mercredi 15 janvier 2020

Je troque Instagram contre...

Vous arrivez à l'arrêt de bus et jetez un coup d’œil sur l'écran lumineux : votre bus n'arrive que dans cinq minutes. Vous plongez alors la main dans votre poche et vous emparez de ce petit objet que vous avez presque toujours sur vous : votre téléphone portable. D'un air absent, vous en déverrouillez l'écran, puis vous posez votre pouce sur l'une des petites icônes dont celui-ci est orné. Le f blanc sur un fond bleu ? L'appareil photo stylisé encadré d'orange et de violet ? Le petit combiné de téléphone dans une bulle de conversation verte ? Peut-être même le triangle blanc dans un cadre rouge ?

Vous vous mettez alors à parcourir les images, les vidéos, les textes. Ce n'est pas que ce soit passionnant, mais ça a le mérite de faire passer le temps.

Balade de décembre

«Vous», c'est moi. Et ce que je viens de décrire, c'est la (mauvaise) habitude que j'essaie de perdre. Comme j'ai bien lu l'article de Valvita sur la perte des mauvaises habitudes, j'ai retenu qu'il y avait notamment deux éléments qui permettent d'y parvenir plus facilement : se mettre des bâtons dans les roues et remplacer cette habitude par une autre. J'ai donc décidé d'essayer de «convertir» des minutes Instagram en minutes de lecture. Je laisse désormais mon téléphone dans mon sac à dos (moins accessible que la poche de mon manteau), et je garde mon bouquin à la main pour marcher jusqu'à la gare. Comme ça, une fois arrivée, il me suffit de l'ouvrir, et de commencer ma lecture. Je la continue dans le train. Et dans le bus. Et à la fin de la journée, j'ai raté plein de stories mais j'ai gagné des phrases, des mots, des pensées, des réflexions. J'ai saisi l'occasion pour mon esprit d'être créatif, d'imaginer des lieux, des personnages, des sensations.

Et je me sens mieux.

Balade de décembre

C'est plus facile quand je suis en train de lire un livre qui me passionne, qui m'entraine, dont j'apprécie chaque mot. Alors je vais essayer de ne lire que des choses qui me plaisent, et de ne pas hésiter à laisser tomber un livre s'il ne m'attire finalement pas.

J'aime toujours Instagram, mais je ressens moins le besoin de regarder chaque image, chaque story, de lire chaque légende. Je regarde encore des vidéos sur Youtube, mais sans exagérer. Pour le moment, ça marche. Je ne sais pas combien de temps ça va tenir, parce que ce n'est pas la première fois que je me fixe un objectif similaire, que je tiens pendant une petite période de temps et que je finis par lâcher. Mais tant pis, ça tiendra le temps que ça tiendra, et en attendant, je profite de ce que cela peut m'apporter. Je suis dans une période de boulimie de lecture, j'ai des tas de livres qui m'attendent chez moi, d'autres que j'aimerais emprunter à la bibliothèque. Je vais essayer d'en lire le plus possible, pendant que ça me procure du plaisir.

mardi 14 janvier 2020

Calme matin d'hiver

Comment décrire le calme, la quiétude et la beauté du paysage, ce matin d'hiver ? Les cormorans tout en haut de leur perchoir, les canards dans l'eau, les mouettes qui nous survolent... Comment décrire le soleil qui essaie de percer à travers les nuages bas qui dissimulent toute une partie du paysage, de l'autre côté du lac, son disque doré perçant par moment à travers le brouillard ? Les teintes rose pâle du ciel, l'ambiance feutrée, le temps comme suspendu.

Je n'avais que mon portable pour fixer cet instant, mais comme on dit qu'une image vaut mieux que mille mots, voici pour vous un millier de paroles.




vendredi 10 janvier 2020

70 pages

Comme la période des examens approche (pas pour moi, mais pour les autres étudiants), « ma » salle de lecture à la bibliothèque est carrément prise d'assaut ces derniers temps. Il vaut mieux ne pas arriver trop tard si on ne veut pas avoir une place en bout de table (sans petite lampe et un peu loin de la prise de courant), voire si on veut avoir une place tout court. Lundi matin, quelques minutes après que je sois arrivée, une pancarte sur la porte affichait « complet ». Bien sûr, il y a un peu de mouvement au fil de la journée, certains s'en vont et d'autres arrivent, mais la salle ne désemplit jamais beaucoup.

Le grand hall et son lustre - je ne me lasserai jamais de la beauté de ce bâtiment

Je continue quand même à y aller malgré tout, parce que c'est toujours beaucoup plus facile pour moi de me concentrer là-bas qu'à la maison. Je suis même très fière de moi, parce que j'y suis allée trois fois pendant les vacances des enfants, ce qui peut paraître peu mais qui est déjà trois fois plus que les dernières années, à la même période ! (Enfin, trois fois zéro, ça devrait toujours faire zéro, mais vous m'avez comprise).

Balustrade

Mon travail avance bien. Je suis contente. Ça fait du bien. Bon, quand je dis à mon mari que « ça avance », il s'imagine que j'ai déjà écrit 15 pages sur 70, ou quelque chose dans le genre, alors qu'en réalité, j'ai déjà rédigé... zéro pages. Mais ce dont il ne se rend pas compte, c'est qu'avant de pouvoir écrire quoi que ce soit, il faut savoir ce qu'on va faire, et donc parcourir la littérature pour voir quel est l'état des connaissances sur son sujet, avoir une idée de la méthodologie à utiliser. Une fois qu'on sait ce qu'on va faire, et qu'on a une idée plus trop vague de comment on va le faire, il faut... se lancer dans la récolte des données. Ben oui. J'en suis à peu près là, en ce moment : je parcours des manuels de FLE, page après page, texte après texte, et je remplis un petit (enfin, plutôt grand, voire interminable) tableau Excel. Ensuite, il faudra analyser tout ça. Faire des liens intelligents entre les données, en s'aidant de la littérature. Comparer nos résultats avec ce qui a déjà été fait. Puis écrire quelque chose de clair, concis et intéressant. Environ 70 pages.

La porte est condamnée, mais cette poignée, waouh !

Bref, je ne suis pas encore au bout, loin de là. Mais pour la première fois depuis des mois, la fin de ce travail me semble presque proche, elle est devenue réelle. Si je tends un peu le bras, je pourrais presque la toucher. Ça m'est apparu comme une révélation il y a quatre ou cinq jours : si tout se passe bien, tout ça sera derrière moi d'ici quelques mois. Je vais terminer ce mémoire. Cette fois j'en suis (presque) sûre. Du moins, si aucun nouvel événement ne s'ingénie à me faire redescendre au trente-sixième dessous...


Allez, on y croit.


mercredi 8 janvier 2020

J'ai reçu du courrier

Une nouvelle carte postale a rejoint la porte de notre cuisine. Merci, Dr. CaSo !


(En vrai, je l'ai reçue lundi, mais je n'avais pas encore trouvé le temps de la photographier et de publier ce mini-billet)

Ce matin, j'ai vu...

Je suis au bord du lac. Il est encore tôt. Il ne fait pas trop froid aujourd'hui, et de toute façon je suis bien habillée. Le ciel est bleu au-dessus de la ville, mais l'autre côté du lac est invisible, masqué par d'épais nuages gris et bas - on doit être dans le brouillard, en face.

Des dizaines d'oiseaux volent au-dessus de la rive et de l'eau. Je repère une corneille qui se fait poursuivre par deux mouettes - la corneille a un gros morceau de pain dans le bec qu'elle compte bien conserver, et que les oiseaux blancs aimeraient bien lui piquer. C'est comme un ballet dans le ciel, elles plongent puis remontent, décrivent une courbe dans un sens puis virent de bord. La corneille finit par réussir à s'enfuir, le quignon de pain toujours dans son bec. Peut-être que les mouettes auraient eu plus de chance avec la technique du renard : Bonjour, madame la corneille, que vous êtes jolie et que vous me semblez belle !

Un peu plus loin, six ou sept pigeons se tiennent côte à côte, sur le bord d'un muret. Je me demande ce qu'ils font là, les uns à côté des autres. Je m'arrête pour les regarder, et soudain, ils s'envolent tous en même temps en direction du lac, puis décrivent un grand arc de cercle, passent entre les arbres nus qui bordent la rive et je les perds de vue. Alors, je comprends : ils étaient alignés sur la ligne de départ, l'un d'eux a dû donner le signal (A vos marques, prêts... partez !) et ils se sont tous élancés dans une course au parcours sinueux. Je n'ai pas vu qui a gagné.

J'ai encore fait quelques pas en regardant les oiseaux, les vagues, les nuages poussés par le vent - ils ne tarderaient pas à masquer la petite portion de ciel bleu au-dessus de ma tête - puis je me suis dirigée vers la bibliothèque.

Ce matin, j'ai vu une corneille qui échappait à des mouettes et des pigeons qui faisaient la course. Et vous, vous avez vu quoi, ce matin ?

mardi 7 janvier 2020

Quatre petites pattes

Depuis un peu plus d'une semaine, nous avons une petite invitée à la maison... une invitée à quatre pattes ! C'est Sango, la petite chienne de ma sœur (la chanceuse est partie pour deux semaines au Mexique et nous a laissé son toutou en pension).

Cette chienne est vraiment adorable et facile à vivre : elle ne mord pas, n'aboie pas, ne perd pas ses poils, ne fait jamais ses besoins dans la maison.



Quand on se dirige vers la porte d'entrée et qu'on commence à s'habiller pour sortir, elle s'approche de nous et nous regarde pleine d'espoir, l'air de demander : Je viens aussi ? C'est seulement quand on décroche sa laisse du portemanteau et qu'on lui passe son harnais qu'elle commence à frétiller de la queue et à poser ses pattes sur nous jambes : Youpie, je viens avec vous !

S'il faut l'emmener quelque part en voiture, elle saute toute seule à l'arrière, puis s'installe sur la banquette entre les deux enfants. Elle reste ensuite tranquille pendant tout le trajet, sans se plaindre.



En balade, on peut lâcher sa laisse, et elle nous suit en faisant sa petite vie - elle renifle à gauche, à droite, et revient docilement quand on l'appelle (enfin, en général).


Elle a bien un peu pleuré quand sa « maman » l'a laissée, mais depuis, elle semble parfaitement heureuse d'être là. Les enfants sont tout contents, surtout le Petit Loup qui adore tenir sa laisse. Et j'avoue qu'à moi aussi, ça me fait plaisir d'avoir ce petit être à la maison, qui est immanquablement content de nous revoir quand on rentre le soir, qui aime venir se coucher près de nous, sans rien demander de plus que notre présence.

A gauche ou à droite ?

Ce n'est pas mal non plus d'être un peu forcée à sortir pour aller la promener, même le soir, même quand il fait froid... Je ne passe pas des heures dehors, le soir, avec cette bise (il fait dans les 1 ou 2 degrés), mais les quelques pas que je fais avec elle ne peuvent pas me faire de mal.

Ça me donnerait presque envie d'avoir un chien à moi ! Un jour, peut-être...

samedi 4 janvier 2020

Mes lectures préférées de l'année dernière

Au début de 2019, je m'étais lancé comme défi de lire au moins 12 livres. J'avais préféré mettre un objectif pas trop haut que j'étais sûre de réussir - et ça représentait déjà une amélioration par rapport aux années précédentes. J'en ai finalement lu 22, plus celui que je viens à peine de commencer. Pas mal, non ? En 2020, je pense que l'objectif sera de 20. Ça devrait être dans mes cordes.

Je me suis donc dit que j'allais parler ici des livres que j'ai préférés, en espérant que cela vous donnera envie de les lire.  J'en ai sélectionné cinq, tous écrits par des femmes (ce qui est un hasard), tous des livres que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire, et que j'ai pour la plupart terminés en à peine quelques jours.

Regardez, le point numéro 17 !


Mal de pierres, de Milena Agus

Le tout premier livre que j'ai lu a aussi été mon coup de cœur absolu. Trois femmes, sur trois générations, leur vie avec ce qu'elle a de dur souvent, de beau parfois, et surtout d'étonnant. On entre dans leurs pensées, c'est merveilleusement bien écrit. Aucun personnage n'est caricatural, même pas la méchante belle-mère - on comprend un peu plus tard quel vécu, quelles blessures ont fait d'elle cette femme détestable. J'ai vraiment adoré. Et je vous le recommande. Il n'a pas beaucoup de pages et se lit donc très vite.


Le Grand Marin, Catherine Poulain

Une femme part pour l'Alaska et se fait embaucher sur un bateau de pêche. Elle nous embarque avec elle et nous fait vivre le froid, ce travail très dur, la liberté de la mer infinie, les injustices, l'alcool et les bars quand le bateau retourne à terre. Loin des clichés, c'est très bien écrit... l'auteure a elle-même pêché en Alaska pendant de nombreuses années ! Un livre marquant aussi, à lire si vous en avez l'occasion.


Le coeur battant de nos mères, de Brit Bennett

L'histoire d'une jeune fille noire en Californie, une histoire belle mais plutôt dure qui parle de la perte d'un être cher, d'avortement, de viol, de secrets... Mais aussi d'espoir. J'ai été happée par le style de l'auteure, et ce livre m'a beaucoup plu, même s'il se finit un peu en queue de poisson.



Quand sort la recluse, de Fred Vargas

On change carrément de style et d'univers, mais cette année, j'ai lu pour la première fois des livres de Fred Vargas, celui-ci et un autre qui m'a légèrement moins plu. Une enquête policière menée par une brigade aux policiers un peu étranges et attachants, une enquête bien ficelée et un style sympa. Il n'en fallait pas plus pour me faire passer un bon moment, moi qui lis assez peu de romans policiers.


Journal d'une psychothérapeute, Sylvie Tenenbaum

Encore une fois, quelque chose de bien différent puisque ce n'est pas un roman : il s'agit, comme le titre l'indique, d'une sorte de journal, tenu par une psychothérapeute, pendant une année. Elle y parle de ses patients, dont certains reviennent souvent - on s'attache alors à eux, on peut voir leur évolution. Elle évoque aussi ses ressentis face à certaines des choses qu'on lui raconte, et ouvre la réflexion sur plusieurs sujets importants et touchants... Bref, j'ai aimé. Ce genre de témoignage a pour moi quelque chose de fascinant, c'est comme se transformer en mouche pour entrer dans un endroit qui nous est interdit, et en découvrir ses secrets.


Et vous, quels ont été vos coups de cœur de l'année 2019 ? S'ils m'inspirent, j'essaierai de les lire.

jeudi 2 janvier 2020

Une nouvelle année qui commence

Nouvel An, c'est toujours un peu le stress, pour moi. Je ne suis pas une grande fêtarde, je ne tiens pas spécialement à danser jusqu'au bout de la nuit. Mais je n'aime pas non plus ne rien faire, ce soir-là. Aller dormir avant minuit, sans boire un petit verre de champagne, le 31 décembre... je trouve ça quand même ça dommage.

En général, les mois d'avant, j'espère toujours que quelqu'un nous propose quelque chose. Un repas entre amis comme l'année dernière, une soirée jeux de société avec mes parents et mes sœurs comme je ne sais plus quelle année, ou des retrouvailles avec des personnes qu'on n'avait plus vues depuis longtemps comme à la fin 2015, tout me va. Pourvu que quelqu'un l'organise pour moi. Oui, parce que je suis nulle pour organiser des sorties, et une fête, n'en parlons pas.

Des tas de bonnes choses

Cette fois-ci, le 30, on n'avait toujours rien de prévu. On avait déjà dit à mes parents qu'ils n'avaient pas besoin de garder nos enfants - pas moyen de partir faire la fête sur un coup de tête (de toute façon, ce n'est pas ce qui m'aurait le plus emballée, même si mon homme aurait sans doute apprécié). Mais j'ai finalement eu l'idée d'envoyer un petit message à une amie pour l'inviter, elle et son mari, à un petit repas sans prétention, au cas où ils n'avaient encore rien de prévu. Et ils ont tout de suite accepté !

On a donc mangé plein de bonnes choses : j'avais prévu des petites crudités, fait des gato piman, et pour la toute première fois, j'avais essayé de faire du faux gras (un foie gras végétal). Je ne connaissais pas le concept jusqu'à en voir récemment sur un blog (mais lequel ? impossible de me souvenir). J'ai suivi cette recette, parce que c'est celle qui comportait le moins d'ingrédients improbables et que ça avait l'air plutôt facile (je suis une quiche en cuisine). Eh bien, ça a très bien marché, et j'ai trouvé ça délicieux.

Mon délicieux faux gras

Le Grand Loup a raconté en long, en large et en travers à nos invités tout ce qu'on pouvait faire sur Minecraft, Luigi's Mansion et Mario Odyssey - les trois nouveaux jeux vidéo que les enfants ont reçus pour Noël. Quand on lance le Grand Loup sur le sujet, il ne s'arrête plus. Apparemment, ça a donné envie à nos invités puisqu'une fois les enfants au lit, J. a lancé l'idée qu'on fasse une partie de Mario Kart sur la Switch. C. et moi nous sommes regardées en soupirant (« Ah, ces mecs ! »), mais on est quand même allés tous les quatre faire quelques tours du Circuit Champignon et de la Piste de l'Etoile.

A minuit, on a bu le champagne en se couvrant de serpentins. Puis on est passé au délicieux dessert amené par C. Lors de la partie de jeu de société qui a suivi, on commençait déjà tous à être plutôt fatigués... et on a fini par aller se coucher.

Champagne à minuit - oui, notre sapin de Noël est toujours là

J'espère que vous avez vous aussi passé un bon réveillon. Et comme c'est la tradition, je vous souhaite le meilleur pour l'année qui commence... Pour moi, 2019 s'est finalement bien terminée, et 2020 semble avoir bien commencé. J'espère que ça va continuer.