vendredi 15 mars 2019

La poésie du quotidien

Pour la photo du mois de mars (vous savez, la photo que les participants postent chaque 15 du mois à midi tapantes), on nous demandait de trouver "La poésie cachée dans notre quotidien". Ce thème m'a tout de suite plu, parce que c'est précisément l'une des choses que j'adore faire : repérer les jolis détails, être attentive aux couleurs, aux jeux d'ombres, mais aussi aux jolies conversations que j'entends autour de moi, aux situations cocasses.

J'aime bien partager ces petits détails poétiques sur mon compte instagram : des gouttes d'eau sur la toile d'un sac à dos, des feuilles sur le capot d'une voiture, le détail d'un graffiti, un smiley dessiné à la craie sur un mur. Pas besoin d'habiter dans un endroit extraordinaire, sur une île tropicale ou dans une ville majestueuse pour voir ce genre de choses. Il suffit juste d'être attentif.

Ce mois-ci, c'est lors d'une jolie balade au bord de l'eau que j'ai croisé mon petit détail poétique. Ce n'est ni un cygne (et pourtant, il y en avait un qui faisait son yoga, si si, allez voir le billet), ni un joli papillon, ni même la lune presque pleine au-dessus des champs, mais quelque chose de plus banal et plus extraordinaire à la fois : un petit cœur... fondu... dans le plastique d'une poubelle. Pour moi, c'est ça, la poésie du quotidien.



Et pour les brins de poésie des autres participants, c'est par ici :

Sous mon arbre, Pat, Julia, Brindille, Alexinparis, Gine, J'habite à Waterford, magda627, Josiane, Jakline, Marie-Paule, Frédéric, Cara, Laulinea, Nanouk, Philisine Cave, Lavandine, FerdyPainD'épice, Bubble gones, Eurydice, Christophe, Giselle 43, Laurent Nicolas, Céline in Paris, Pilisi, Morgane Byloos Photography, Tambour Major, Krn, Akaieric, Nicky, Who cares?, DelphineF, Xoliv', Blogoth67, Danièle.B, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Nanie, Betty, Angélique, El Padawan, écri'turbulente, Mamysoren, Renepaulhenry, Josette, Mirovinben, Gilsoub, Lilousoleil


PS: Avez-vous encore des problèmes de captchas ? Je suis passée en modération pour essayer de les éviter... mais... je ne sais pas si ça a marché.

mardi 12 mars 2019

Gato piman

Aujourd'hui, l'Ile Maurice fête ses 51 ans d'Indépendance.

Si vous ne connaissiez pas encore mon blog il y a cinq ou six ans, alors vous ne le savez peut-être pas encore, mais j'ai vécu là-bas pendant quatre ans et demi. C'est là-bas que je me suis mariée (mon mari étant mauricien), c'est là-bas aussi que notre premier fils est né. Et mon départ là-bas a d'ailleurs été l'impulsion pour créer ce blog !

En 2012, j'avais assisté aux célébrations de la Fête de l'Indépendance au Champ de Mars, à Port-Louis (c'était facile, nous habitions juste à côté). Et ce matin, j'ai quand même fait un petit quelque chose qui a le goût (littéralement !) de l'Ile Maurice : des gato piman ! Contrairement à ce que le nom peut laisser suggérer, ce n'est pas une pâtisserie et ce n'est pas non plus vraiment très pimenté.

J'avais toujours cru que c'était difficile à faire, jusqu'à ce que j'en fasse pour la première fois en décembre dernier. En fait, c'est plutôt facile, si vous avez un mixeur et que vous n'avez pas peur de vider une demi-bouteille d'huile dans une casserole pour les faire frire. Voici la recette que j'ai suivie, si ça vous tente.

Bonne fête, l'Ile Maurice, que ton avenir soit de plus en plus doux...

Gato piman à la mauricienne, miam !

lundi 11 mars 2019

Balade au bord de l'eau - où un cygne faisait du yoga

Ce matin, il neige ! Pour le moment, ça ne tient pas, mais de gros flocons tourbillonnent dans le ciel, parfois accompagnés de quelques gouttes de pluie - si si, je vous assure, c'est possible.

C'est pourtant au soleil que j'ai envie de vous emmener - un beau soleil de février, pas encore bien chaud, juste assez pour rendre une petite balade au bord d'un canal agréable. C'était un dimanche il y a quelques semaines : venez, je vous emmène avec moi.


Les buissons exhibaient des baient d'un rouge intense, et les arbres leurs chatons dorés.


Le P'tit Loup avait enfourché sa bécane et nous autres étions à pieds...


...avec les mains libres pour un petit combat d'épées.




Le Chasseral encore blanc se reflétait dans les marais inondés, et la lune presque pleine nous surveillait de là-haut.


Sur l'eau du canal, des foulques nageaient... et de la berge, mes p'tits Loups leur jetaient des miettes de biscuits (eh, les garçons, les biscuits, c'est pour vous !).



Sur le bras de l'ancienne rivière transformé en zone protégée, un cygne faisait son yoga (non, mais vous avez déjà vu ça, vous ?!).


Les couleurs étaient vraiment exceptionnelles.



Même dans un coin comme ça, on trouve aussi des déchets. Grand Loup en voyant ça a décidé de jouer les chevaliers de la nature : à l'aide d'un bâton, nous avons ramené la bouteille sur la berge, puis il a fait un grand détour pour aller la jeter dans une poubelle. Bien joué, Grand Loup !



Alors que la nature nous offrait de merveilleux spectacles...



...certains d'entre nous passaient un peu plus de temps que nécessaire sur l'écran de leur smartphone.


Vers la fin, P'tit Loup commençait à trouver le temps un peu long. Mais cela tombait bien, parce que la boucle était bouclée et que nous arrivions près de notre voiture. Avec - pour ma part en tout cas - le souvenir d'une après-midi enchantée.

samedi 9 mars 2019

Février sans supermarché - Bilan

Le mois de février est derrière nous, et le défi sans supermarché a officiellement pris fin. C'est donc l'heure de proposer un petit bilan de notre expérience, et de réfléchir à la suite.

Le stand de fromages au marché de Neuchâtel


Pourquoi un mois sans supermarché ?


Mais en fait, pourquoi avoir voulu suivre ce défi ? Il y a probablement autant de motivations différentes à s'éloigner des supermarchés que de participants au challenge - des motivations écologiques et sociales pour la plupart, mais peut-être aussi d'autres choses. Voilà les plus importantes pour moi :

- Réduire les emballages, et surtout le plastique - Ça fait un moment qu'on essaie de réduire nos déchets. Je vois de plus en plus l'aberration qu'il y a à produire du plastique pour le jeter quelques jours plus tard, ou même à produire de l'alu pour le recycler peu après... et côté pratique, ça m'évite des aller-retours en voiture vers la déchetterie, et comme on paie une taxe sur les sacs poubelles, pour tout ce qui n'est pas recyclé, j'économise aussi un peu d'argent.

- Soutenir les petits commerçants du coin - Il y a une petite épicerie, un boucher, un salon de coiffure et une fleuriste dans mon village d'un millier d'habitants ; la boulangerie a fermé il y a quelques années (avant notre arrivée ici) quand le dernier boulanger a pris sa retraite. J'espère que ceux qui sont encore là y resteront encore longtemps : c'est tellement pratique de pouvoir aller vite chercher l'ingrédient qui nous manque pour le repas du soir, d'acheter le pain le matin sans devoir prendre la voiture, d'avoir de la viande fraiche sur place... Et pour qu'ils puissent continuer à garder leur commerce, il faut qu'ils aient des clients.

- Acheter plus local - J'habite dans le Seeland, une région où on cultive beaucoup, beaucoup, beaucoup de légumes. Ce serait plutôt idiot de manger des carottes qui viennent des Pays-Bas ou des courges qui viennent de France, non ? Bon, pour les avocats et les oranges, on fait une exception...

- Faire d'une corvée un moment agréable ! - Ça, je l'ai découvert au mois de janvier, quand j'ai commencé à aller au marché tous les samedis. Plutôt que de passer une heure au supermarché, de n'y éprouver aucun plaisir et donc en quelque sorte de soustraire cette heure à ma vie, je vais passer 1h30 ou 2h au centre-ville, à passer un bon moment et à garder ces 90 ou 120 minutes dans les moments positifs de ma vie. Je considère généralement mes enfants comme spécialement pénibles, à toujours hurler et à ne jamais être d'accord avec rien, mais vraiment, au marché, ils me suivent sans ronchonner, jouent, reçoivent des carottes... Bref, ils sont heureux.

D'accord, ici ça vient d'Italie et d'Espagne, pas très local. J'ai quand même acheté de la coriandre en attendant que pousse celle qu'on a semée dans un pot sur le rebord de notre fenêtre.


- Être plus conscients de nos dépenses et éviter les tentations - Depuis que j'ai fait un grand tri de mon appartement façon Marie Kondo, j'essaie d'éviter d'y faire entrer tout ce qui n'est pas indispensable. J'achète peu de vêtements, je n'achète pas de déco, j'essaie de convaincre mes enfants qu'ils ne seront pas plus heureux avec des tas de jouets en plastique (ça, c'est dur) et côté alimentation, j'essaie d'éviter de laisser les aliments pourrir dans le frigo ou dans le panier à fruits. Ce qui m'aide beaucoup, c'est de planifier les repas. J'achète ensuite juste les quantités nécessaires pour la semaine. Au supermarché, on est toujours tenté par les promos, les prix baissés pour les aliments à consommer jusqu'au lendemain, etc. Et résultat, on achète souvent plus que nécessaire, et au final, on dépense davantage.

Pour moi, il est aussi de plus en plus important de faire des choix, et d'être consciente de ce que je fais. Est-ce que je préfère me faire plaisir avec cet avocat, ou me rappeler que la culture de ce fruit pose tout un tas de problèmes dans son pays d'origine ? Est-ce que je veux continuer à manger de la viande tous les jours, ou y renoncer quelques jours par semaine pour des questions écologiques et économiques ? Est-ce que j'achète un aliment vendu à -50% dans une grosse barquette en plastique, ou est-ce que je choisis de payer un peu (voire beaucoup) plus cher pour le même produit, local et sans emballage ?

Ma réponse à ces questions varie selon les jours, selon mes envies, selon comment je conçois notre situation financière à un moment donné. Je ne suis pas parfaite, loin de là, et je craque souvent pour l'option "pas raisonnable". Mais ce qui est important pour moi, c'est d'être consciente que c'est un choix que je fais, et dans une certaine mesure des implications de ce choix. Ça ne fait pas si longtemps que je pense comme ça - j'étais à des années-lumières de ces questions quand nous habitions à l'Ile Maurice et qu'il ne nous restait presque plus rien une fois le loyer, la crèche et les courses payés, ou même quand on venait de rentrer en Suisse et qu'on n'avait pas de (vrai) travail. C'est venu petit à petit, et ce sont des questions que je me pose de plus en plus.

Résumé des points positifs


- Acheter des produits frais et locaux
- Moins d'emballages, et donc moins de sacs poubelles à jeter
- Discuter avec des commerçants sympas pendant les courses
- Éviter les tentations et les dépenses inutiles
- Contribuer à la vie de mon village
- Créer des souvenirs agréables à mes enfants

Mais il y a bien sûr aussi quelques aspects négatifs...


- Les prix élevés de certains produits
- Certains produits sont difficiles à trouver hors des supermarchés, comme le papier toilette
- Les courses peuvent prendre pas mal de temps si on doit se rendre à différents endroits
- Cela demande une certaine organisation pour s'assurer qu'il ne manque rien
- Les petits commerces ont en général des horaires d'ouverture un peu plus restreints (fermés à midi, par exemple), mais en même temps, ils sont souvent ouverts le dimanche matin (ce qui n'est pas le cas des supermarchés en Suisse)

Je suis tombée amoureuse de ces belles carottes multicolores ! J'en achète chaque semaine.

L'aspect financier


Nous n'avons pas tenu de carnet de comptes, et je ne peux donc pas vraiment comparer avec un mois "normal". Mais je n'ai pas l'impression qu'on ait dépensé plus, et ce surtout pour une raison : nous avons consommé moins ! Nous avons acheté juste les quantités qu'il nous fallait, n'avons pas acheté de boîtes de biscuits, de plaques de chocolat, ni fait de réserves à l'infini de conserves en tout genre, ne nous sommes pas laissés tenter par trop d'à-côtés (chewing-gum, jouets, magazines, etc.). Nous ne nous sommes pas privés pour autant : au marché, nous avons acheté des petits pains ou des olives comme goûter pour les enfants, par exemple.

Alors certes, si nous étions encore à la période où nous achetions uniquement les produits les moins chers du supermarché, cela aurait sans doute fait une différence. Mais pas vraiment avec notre manière récente de consommer.

Ce que je vais continuer à faire


Cela fait une semaine que le défi est fini, et je n'ai pour ma part toujours pas remis les pieds dans un supermarché - contrairement à mon mari qui, lui, était soulagé d'avoir l' "autorisation" d'y retourner.

Je pense que je vais continuer autant que possible à aller à la boulangerie, chez le boucher, à l'épicerie du village, à l'épicerie en vrac, au petit magasin indien... Les courses du samedi au marché sont une habitude désormais bien installée, et je n'ai aucun envie de revenir en arrière.  Je crois qu'en été, il y a aussi un petit marché dans le village à côté du mien, les mercredis. Pas loin d'ici, il y a aussi des champs où on peut cueillir des fraises ; en automne, on peut acheter des courges au bord de la route.

Cet été, j'aimerais aussi faire le plus possible de confitures (avec les fraises cueillies par nos soins), et peut-être aussi des conserves de tomate - mais on verra si je le fais vraiment ou si ça reste un rêve pieux. Parce que je me connais, je suis souvent pleine de bonnes intentions, mais ce n'est pas toujours si facile de les réaliser. Dommage qu'on n'ait pas de jardin, j'aimerais bien pouvoir planter des courgettes, des carottes, des tomates...

On ira au supermarché pour acheter certaines choses (le papier toilette, du jus de fruits, de la sauce andalouse (mon péché pas si mignon que ça), du saumon et du nori pour faire des sushis de temps en temps)... mais pour moi en tout cas, ce ne sera pas un réflexe. Pour mon homme, probablement un peu plus.

Et voilà ce qu'on peut en faire, ici une simple salade endive - carotte jaune.



lundi 4 mars 2019

[Bullet Journal] Les flocons de neige de février

Ce mois-ci, j'avais envie de neige. Et si elle n'est plus tombée comme en janvier (du moins, pas à notre altitude), elle aura au moins orné les pages de mon bujo.


Pour la page de titre, j'ai simplement repris une page d'Amanda Rach Lee (une chouette youtubeuse qui fait plein de contenu bullet journal). Je n'ai jamais rempli la page de gauche où je note généralement mes objectifs, les choses que j'aimerais réaliser ce mois-là. Pas le temps, pas l'envie.


J'ai tellement aimé dessiner ces flocons de neige que j'en ai fait... sur toutes les pages. Pour mon calendrier, toujours avec des semaines présentées verticalement, j'ai tenté quelque chose de plus léger : au lieu de faire un cadre pour chaque jour, j'ai simplement dessiné des lignes horizontales. Ça m'a bien plu, et d'ailleurs, je viens de faire quelque chose de similaire pour mars.


La page de gauche, c'est le suivi de mes séances de yoga ! J'avais dessiné 28 "bases" de flocons, comme celles que vous voyez encore le 6, le 9, le 13... Et chaque fois que j'avais effectivement pu faire mes 15 minutes de yoga quotidiennes, je transformais la base en un flocon plus élaboré. Même chose sur la page de droite pour mon ménage, mais avec de plus petits flocons.

C'était vraiment sympa à faire. Les premiers jours, je tapais "snow flake doodle" sur Pinterest pour trouver des idées. Puis je me suis contentée de recopier des flocons que j'avais déjà faits, avec de petites variantes. J'ai manqué plus de matins que le mois passé, mais je suis contente de réussir à tenir ma petite habitude du yoga matinal.



Je ne suis pas vraiment fan de mes deux premières semaines, mais les voici quand même. Je me suis un peu rattrapée pour la troisième avec de jolis sapins enneigés.


Je me suis inspirée de ce petit tuto, trouvé sur Pinterest. J'ai d'abord dessiné les sapins avec un feutre Tombow vert foncé, puis la neige avec un stylo blanc couvrant. C'est beaucoup plus simple que ça en a l'air, et j'adore le résultat ! Au point que je l'ai répété la semaine d'après, en changeant juste l'emplacement des listes de courses et de repas.


Clairement, j'ai été moins inventive que le mois passé. On voit aussi au nombre d'inscriptions sur les différents jours que j'ai moins utilisé mon bujo. Une petite baisse de forme et de moral, sans doute... Mais j'ai toujours beaucoup de plaisir à le regarder, à en tourner les pages, et à écrire à l'intérieur.

Et ainsi s'achève le mois de février. Pour le mois prochain, c'est à nouveau Amanda Rach Lee qui m'a inspirée, et je suis partie sur des feuilles tropicales et de grands arbres verts... Rendez-vous dans un mois pour découvrir tout ça !

vendredi 1 mars 2019

Février sans supermarché, quatrième semaine - Journal

Et voilà, le mois de février s'est achevé, et avec lui le défi "sans supermarché". Dans quelques jours, je vous dresse le bilan de l'expérience, mais en attendant, voici déjà mes petites aventures de la semaine, et les réflexions notées au fur et à mesure.


Vendredi 22

Je commence à me lasser un peu du challenge. Mais peut-être est-ce simplement parce que je suis fatiguée : cette semaine, j'ai accompagné les enfants de l'école à deux journées de ski, ce qui était loin d'être de tout repos. Et j'ai passé mes soirées à préparer une chasse au trésor et des activités pour l'anniversaire de mon Grand Loup avec ses copains, qui aura lieu samedi.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée à passer d'un magasin à l'autre pour essayer de trouver de petites surprises pour la chasse au trésor, de la pâte Fimo et du papier de couleur pour les bricolages prévus. J'ai fini par acheter un paquet de feutres-tampons dans une papeterie, des autocollants dans un magasin qui vend des déguisements et des bidules en plastique (aucune idée de comment le caractériser), et la Fimo dans un grand magasin de bricolage - pas un supermarché en tant que tel, mais quand même une grosse enseigne.

Puis je me suis souvenue qu'on n'avait pas encore de gâteau pour le lendemain, et je suis passée à la boulangerie-pâtisserie dans un autre village - Grand Loup voulait un mille-feuilles, et je n'ose pas me lancer là-dedans ! Comme ce n'était pas possible de l'avoir pour le lendemain - c'est ça de faire les choses à la dernière minute - je l'ai commandé pour dimanche puisqu'on fête de nouveau, cette-fois-ci avec les grands-parents et les taties. Et vers la fin de la journée, en allant chercher mon mari au travail, je suis quand même vite passée au supermarché pour acheter du chocolat afin de faire un petit gâteau pour le lendemain. Ouf. C'était une longue journée.

Samedi 23

Cette fois-ci, pas de grandes courses. J'ai vite filé seule et en voiture en ville, pour un petit passage au marché et dans une épicerie fine. J'ai acheté uniquement ce qui manquait pour l'après-midi (l'anniversaire avec les copains) et le lendemain (l'anniversaire avec la famille). Ça m'a quand même pris plus d'une heure.



Mardi 26

Comme je n'avais pas vraiment fait les courses samedi, nous y sommes allés aujourd'hui. Un petit tour chez le boucher du village pour acheter quelques lardons, puis départ pour le marché. Il y a un peu moins de stands le mardi, mais j'ai quand même trouvé ce qu'il me fallait. Un petit tour chez Go Vrac pour les pâtes et les fruits secs, puis on peut rentrer. Enfin, c'était compter sans mon beau-frère (de passage chez nous) et mon mari qui avaient envie de manger du poulet grillé et des frites... et les ont achetés au supermarché.

Jeudi 28

Dernier jour du challenge. Mon mari est allé acheter du jambon chez le boucher pour son petit déjeuner - les enfants n'étaient pas là et il avait envie de se faire un petit plaisir - et a trouvé le prix très élevé. Je lui ai fait remarquer qu'il avait quand même pris le jambon de campagne, le plus cher évidemment. Et il s'est rendu compte par la suite que les emballages vendus en grande surface contienne une plus petite quantité, ce qui donne l'impression que c'est moins cher... alors que le prix au kilo est similaire.

mercredi 27 février 2019

Les oiseaux de la réserve naturelle de Cudrefin

C'était un samedi, j'étais seule avec les enfants et il faisait un temps magnifique. Avec mes parents, nous sommes donc allés nous balader dans une réserve naturelle, tout près de chez nous, sur la rive sud-est du lac de Neuchâtel.


Depuis le Centre-Nature de La Sauge, nous avons longé le canal de la Broye pour atteindre, tout au bout, le môle duquel on a une vue imprenable sur des bancs de sable où viennent nicher toute sorte d'oiseaux, en sécurité puisqu'il s'agit d'une zone protégée.




Les reflets sur l'eau du canal étaient féériques... C'était comme un miroir gigantesque qui s'étendait à nos pieds. On avançait lentement, les enfants ramassaient des bouts de bois et des tiges de roseau, et les deux photographes de la famille - ma maman et moi - prenions des photos.


C'est ce jour-là que notre Grand Loup a pleuré, crié qu'il ne voulait pas venir. Heureusement, après plusieurs longues minutes, quelques centaines de mètres parcourus, quelques cailloux lancés dans l'eau, il a fini par se laisser aller - enfin - et à vivre le moment présent.


Tout le long du chemin, on croisait des gens avec d'énormes téléobjectifs et des trépieds venus observer et photographier les oiseaux. Mon petit 200 millimètres faisait pâle figure à côté.




Nous avons mis presque deux heures à parcourir les quatre kilomètres qui nous séparaient du bout du môle, à vitesse de P'tits Loups qui s'arrêtent pour tout ramasser le long du chemin. Et pour taper les herbes et les buissons à coup d'"épée" de bois. J'aimerais leur apprendre à respecter davantage la nature, surtout quand on se promène dans une réserve naturelle... mais c'est difficile.



La vue de la digue est formidable, presque irréelle. Le soleil descendait doucement vers l'ouest, baignant le lac et ses bancs de sable d'une lumière dorée.




Il y a des oiseaux partout, des canards, des cygnes, des goélands, des mouettes, d'autres espèces encore - je suis loin d'être ornithologue. On les entend piailler, pépier, on les voit nous survoler en couples ou en groupes.



Les cygnes nageaient tranquillement, tout en plongeant leur tête sous l'eau à la recherche de nourriture.




Les bancs de sable accueillent beaucoup d'oiseaux nicheurs, et d'autres qui viennent passer l'hiver dans nos contrées. La réserve est une partie de la Grande Cariçaie, une grande zone marécageuse qui borde la rive sud du lac de Neuchâtel, et dont une grande superficie est protégée.


Tout au bout de la digue, on a mangé quelques biscuits avant de repartir dans l'autre sens, les enfants toujours à la recherche de bouts de bois et de tiges de roseau.






Quelque part le long du chemin, un amas de branchage : probablement la maison de castors... On repère aussi leurs traces ici et là, des arbres rongés comme des crayons taillés grossièrement.

 

Sur le chemin du retour, comme le soleil disparaissait peu à peu à l'horizon, la lune brillait de plus en plus. De grands groupes d'oiseaux nous survolaient, dans leurs formations en V. Est-ce qu'ils repartent déjà vers le Nord ? Je ne m'y connais pas assez pour le dire...






Ce lieu est vraiment un petit coin de paradis, un peu à part, un peu hors du temps. Et même si le départ n'a pas été facile pour Grand Loup, tout le monde a fini par y trouver son compte. Si vous passez dans la région des trois lacs, je ne peux que vous recommander d'aller faire un tour dans cet endroit.