jeudi 31 juillet 2014

Instant de vie - Le monsieur et son chien

Je marche dans la rue, mon bébé emballé dans une écharpe de portage sur le ventre. A quelques pas devant moi, un monsieur assez âgé promène son chien.

Au moment où il s'apprête à entrer dans la cour de son immeuble, je remarque qu'il me voit, hésite, s'arrête... et quand j'arrive à sa hauteur, il prend son petit basset dans les bras en me disant :

- Attendez, on va lui montrer le chien ! en désignant le bébé.
- Oh ! Merci, mais il dort.
- Ah ! Parce que d'habitude, ils aiment bien les animaux.

C'était à la fois étonnant et touchant. Il est reparti comme ça, et j'ai continué mon chemin.

mercredi 30 juillet 2014

Légèreté

Comme un sentiment de légèreté aujourd'hui, de bien-être, le sentiment d'être heureuse... Pour de petites choses, presque rien...

x Un rendez-vous avec la sage-femme pour voir que tout s'était bien remis en place après l'accouchement. Tout allait bien, tout va bien, j'étais contente de la revoir et de lui montrer mon Tout-petit qui avait bien sûr bien grandi depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu.

x Une visite guidée privée de l'exposition temporaire du musée d'ethnographie de la ville, par une amie qui a participé à sa réalisation... Vraiment vraiment top !

x Une rencontre inattendue à la gare, d'une amie du temps du lycée... avec une poussette ! Il se trouve que sa petite fille a juste une semaine de moins que mon Tout-Petit. C'était super de bavarder avec elle pendant le trajet en train.

x Un moment en pleine journée à partager avec mon homme, rentré à la maison entre deux rendez-vous...

Plein de petits bonheurs, qui, compilés, font beaucoup de bien.

lundi 28 juillet 2014

Du sommeil de bébé

- Il a bien dormi le bébé cette nuit, non ?

- Non mon amour, c'est toi qui as bien dormi...


jeudi 17 juillet 2014

Bébé de juin

Un bébé de juin, né en Suisse, c'est un bébé d'été ! Et même si l'été de mon Tout-Petit est nettement moins chaud que celui de son grand-frère (fin février, à Maurice, on approche déjà de la fin de l'été, mais il fait encore une bonne trentaine de degrés), il aura quand même eu la chance de sentir le soleil sur sa peau dès ses premières semaines... (d'ailleurs, j'appréhende un peu les mois frisquets qui viendront par la suite... je n'ai jamais eu de bébé en hiver !)

J'aime l'amener dehors sur la terrasse, le matin, l'après-midi, pour le bercer à l'air libre. Ça le calme, il semble aimer sentir le vent sur ses joues, dans ses cheveux, sur ses petites mains. Il s'est déjà endormi plusieurs fois dans mes bras, dans le jardin... Encore ce matin, je me suis assise sur la balançoire pour le bercer doucement. Finalement, on profite presque plus d'être à l'extérieur que quand on était à Maurice et que le Bibou était tout petit, puisqu'on n'avait pas de jardin et que c'était plutôt compliqué de prendre le bus jusqu'à la plage...)

Bébé de juin s'éclate au grand air

Et quand on en a l'occasion, on file à la piscine ou au bord du lac. Et pendant que le Bibou patauge avec son papa ou sa Mamie-Ange, le minus profite de l'ombre des arbres avec maman. La belle vie, quoi !

mardi 15 juillet 2014

Une entrée

Aïe, j'ai bien failli l'oublier. Décidément. D'ailleurs, je crois bien être un peu en retard. J'en suis même sûre. Mais ma photo est là : le thème de la photo de ce mois-ci (oui, je recommence à jouer, après quelques mois d'absence), c'est "une entrée".

Ce thème me donne l'occasion de ressortir une photo assez ancienne, mais que je n'avais jamais publiée, n'ayant pas de blog à cette époque. Elle date de mon voyage en Inde en 2006, pays qui m'a laissé un souvenir indélébile...

Voilà donc le chemin d'accès au fort de Jodhpur, la ville bleue, dans le Rajasthan. On peut y voir la foule de touristes (indiens, pour la plupart), qui viennent visiter ce magnifique monument... La rampe permettait de surveiller les allées et venues. Un peu plus haut, mais invisible sur la photo, se trouve une porte fortifiée, après un virage à angle droit, vers la droite. Le guide (ou était-ce un audioguide ?) nous avait expliqué qu'on les construisait ainsi afin d'éviter que la porte puisse être défoncée... par un éléphant mené par les ennemis !

L'entrée du Merangharh, à Jodhpur, Rajasthan, Inde

Et pour voir les contributions des autres blogueurs, c'est par ici :

Memories from anywhere, Anne, Christophe, Pixeline, Les bonheurs d'Anne & Alex, Filamots, La Fille de l'Air, Laurent Nicolas, Frédéric, Giselle 43, Calamonique, Annick, Mimireliton, Maria Graphia, La Berlinoise, Eva INside-EXpat, Ann, Lucile et Rod, El Padawan, Lavandine83, Dr. CaSo, Crearine, hibiscus, Alexinparis, Renepaulhenry, A chaque jour sa photo, La Dum, Krn, Julia, Akaieric, Claire's Blog, Cynthia, Nicky, François le Niçois, Un jour, une vie, Tataflo, Homeos-tasie, Kantu, Cécile - Une quadra, Agnès, Nie, Blogoth67, Fanfan Raccoon, Laulinea, Lau* des montagnes, Dame Skarlette, Oscara, Galinette, Sylvie, Marie, Testinaute, Alice Wonderland, BiGBuGS, Sandrine, Laurie, Ava, DelphineF, Elsa, Blue Edel, Lyonelk, La Nantaise à Paris, Cricriyom from Paris, Mamysoren, Gilsoub, Isa ToutSimplement, Eurydice, princesse Emalia, Céline in Paris, Gizeh, Cécile Atch'oum, Xoliv', MauriceMonAmour, Isa de fromSide2Side, MissCarole, Isaquarel, Pilisi, Chat bleu, Lavandine, Cara, Chloé, eSlovénie, Rythme Indigo, Mahlyn, Tuxana, Louisianne, Aude, magda627, Les Filles du Web, A'icha, KK-huète En Bretannie, Marmotte, Champagne, Josiane, Thalie, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Arwen, Woocares, Alban, The Parisienne, Philae, Bestofava, Sephiraph, Guillaume


vendredi 11 juillet 2014

La vie de famille (élargie)

En ce moment, on est un peu comme ces familles qui dans d'autres pays ou d'autres cultures, vivent réunies sous le même toit. Mes deux sœurs, qui étudient toutes les deux tout près d'ici, vivent toujours sous le toit familial (après un petit détour par l'Amérique centrale pour l'une, qui s'apprête d'ailleurs à y repartir). Nous, nous sommes là en attendant d'avoir mis un peu de sous de côté, avec nos désormais deux bouts de chou - et je ne sais pas comment nous aurions fait sans mes parents, ils nous ont beaucoup, beaucoup aidés.

Le Bibou cuisine avec sa Mamie-Ange

Pour les enfants, c'est vraiment le paradis. Il y a (presque) toujours quelqu'un pour jouer avec le Bibou, faire un puzzle avec lui, lui lire une histoire. Quand le Tout-Petit pleure, il y a de fortes chances pour qu'une de ses taties le prenne dans les bras et le berce. Pour les parents aussi, c'est plutôt agréable - on trouve souvent une bonne âme d'accord de changer une couche, d'habiller le grand pendant que je donne à téter au petit, de faire la baby-sitter pendant que je fais la sieste avec le tout mini.

Le Tout-Petit sur les genoux de sa tatie

Pourtant parfois, j'en ai assez de cette situation... De cette impression de ne pas être en contrôle de ma vie. De devoir constamment compter sur quelqu'un d'autre. Je me sens parfois comme retombée en enfance (ou du moins, en adolescence), à laisser ma maman cuisiner pour nous, faire la lessive... Cette langueur qui m'assaille et me pousse à trainer plutôt que de me prendre en mains. Et puis il y a cette petite voix qui me dit que peut-être, j'aurais dû faire d'autres choix... D'autres études peut-être, quelque chose de plus appliqué, faire un master au lieu de m'arrêter avant. (J'ai en projet de reprendre, de continuer, de faire quelque chose, mais quand ?)

Dans les bras de sa deuxième tatie

Au fond, je ne regrette rien. Ce n'est pas vraiment mon genre, et puis ça ne sert pas à grand-chose. Le passé est ce qu'il est, et la seule chose sur lequel on ait quelque pouvoir, c'est l'avenir ! Et je suis très, mais alors très, très heureuse d'avoir eu mes deux bouts de chou. Je suis ravie d'être encore plus jeune que beaucoup de mamans de nouveaux-nés que je vois autour de moi - pas parce que j'ai peur de vieillir, je n'en ai justement aucune peur parce que j'ai déjà l'impression d'avoir fait quelque chose. Et quand on me demande en me voyant avec mon tout-petit si c'est mon premier enfant, je suis très fière de dire que non, et de préciser que mon grand a déjà plus de trois ans.

Alors, je croise les doigts, prends mon mal en patience, tente de profiter de tous les avantages que m'offre le présent... tout en sachant que tout cela n'est que provisoire, et que tout ne peut qu'aller en s'améliorant !

samedi 28 juin 2014

Mettre au monde, ici ou là-bas

Ici ou là-bas, là-bas où ici, j'ai vécu deux naissances très, mais alors très, très différentes. Le premier ou le deuxième, ça fait aussi une différence...

Pour le premier, on ne sait pas à quoi s'attendre, du tout. C'est comment, une contraction ? Ça fait si mal que ça ? Et ce petit bébé, là... comment est-ce que je m'en occupe ? Pourquoi est-ce qu'il pleure ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Bon, j'avoue, pour le deuxième, la cigogne a de nouveau oublié de livrer le mode d'emploi avec son colis. Mais le fait d'avoir déjà eu un petit modèle similaire, ça aide quand même énormément.

Ici ou là-bas, premier ou deuxième, voilà ce qui a changé, entre la naissance du Bibou et celle du Tout-Petit. (Ah, et pardon si mon blog est devenu un blog de maman-qui-ne-parle-que-de-ses-enfants).

Là-bas, le premier...
J'étais seule pour l'accouchement. Mon mari n'avait pas le droit d'y assister. Ni personne d'autre. Pendant le travail, j'étais vraiment seule, allongée sur un lit dans une salle sombre et grise (croyez-le ou non, mais il faisait vraiment très sombre), à subir les contractions sans que personne ne m'explique quoi que ce soit, ce qui allait se passer ensuite, combien de temps cela pouvait encore durer...

Ici, le deuxième...
Mon homme était là, nous étions avec une sage-femme que nous connaissions, que nous avions rencontrée plusieurs fois pour les consultations. Nous n'étions pas à l'hôpital mais dans une Maison de naissance. Les murs n'étaient pas blancs et les fenêtres avaient des rideaux verts et mauves. La sage-femme nous expliquait se qui allait se passer, où on en était...


Là-bas, le premier...
Je n'avais pas le droit de manger, ni même de boire. On me disait que le bébé ne pourrait pas passer si ma vessie était pleine. Après une nuit de contractions, j'étais assoiffée... Je n'avais pas non plus le droit de me lever. "Allonge-toi sur le côté gauche, et attends !" C'est quasiment mot-à-mot ce qu'une sage-femme m'a dit. Quand je faisais quelques pas autour de mon lit pour tenter d'atténuer un peu la douleur, je semblais l'agacer au plus haut point...
Le Bibou, mon premier né là-bas

Ici, le deuxième...
"Essaie de manger un peu, tu auras besoin de forces !" m'a dit la sage-femme quand je lui ai dit ne pas avoir faim. C'était juste après que nous soyons rentrés d'une balade en forêt, non loin de la Maison de naissance, que nous avions faite pour tenter d'intensifier les contractions. Balade au lever du soleil, vue sur le lac, chant des oiseaux dans les branches...

Là-bas, le premier...
Personne ne m'a expliqué comment pousser. Comment respirer. Heureusement, la sage-femme qui était là à ce moment était gentille, ce n'était plus la grincheuse de la veille. Au bout d'un moment, j'avais tellement mal partout que je ne savais plus si j'étais en train d'avoir une contraction ou non. J'ai gémi plusieurs fois : "Mo pa pu kapav... Je ne vais pas y arriver". La gentille sage-femme m'encourageait : "To bizin kapav, tu dois y arriver".

Ici, le deuxième...
On m'avait expliqué comment pousser, mais sur le moment, j'avais tout oublié. Alors on m'a réexpliqué. Prendre sa respiration, la bloquer en poussant. Respirer à fond entre deux contractions, essayer de se détendre, reprendre des forces pour la suivante... Je me suis plainte aussi, mais je savais que j'allais y arriver, je l'avais déjà fait. Et j'étais encouragée dès que je manquais de forces. Je n'étais pas allongée sur un lit pieds dans les étriers, et ça, ça fait une grande différence aussi.

Tout-petit, mon deuxième né ici

Là-bas, le premier...
Quand enfin il est arrivé, et que la sage-femme me l'a posé sur le ventre, ça m'a fait une drôle de sensation. C'est comme si à force de pousser, d'avoir mal, d'attendre, j'avais oublié que tout cela était destiné à faire venir mon bébé ! J'ai été presque étonnée, l'espace d'une demi-seconde, puis tellement soulagée d'avoir enfin mon petit tout contre moi. La sage-femme l'a soulevé à nouveau en me disant : "Guette ki bébé tone gagné" - "Enn ti garçon..." ais-je murmuré, même si je le savais déjà. J'étais tellement bien, heureuse enfin...

Ici, le deuxième...
Quand il est sorti, je crois bien que j'ai pleuré, mon homme a pleuré... Quelle émotion... La sage-femme me l'a tendu et je l'ai pris dans les bras. Cette fois-ci, j'étais curieuse d'enfin savoir : "Oh, c'est un garçon !" Je l'ai serré dans mes bras. J'avais encore très mal, mais mon petit était là. Enfin. Mon deuxième petit bonhomme.

jeudi 12 juin 2014

Vous savez que vous êtes maman quand....

Vous savez que vous êtes maman d'un nouveau-né quand...


*Vos vêtements sentent le lait du matin au soir et du soir au matin.

*Vous trouvez que dormir trois heures d'affilée, c'est énorme.

*Votre aîné de trois ans vous paraît étonnamment grand et lourd, mais aussi très indépendant.

*Vous ne comptez plus le nombre de couches que vous changez en une journée.

*Les gens qui vous rendent visite ne s'intéressent pas du tout à vous, mais bien plus à votre mini crevette.

*Votre poitrine semble prête à exploser sous la pression du lait.

*Vous pouvez passer de longues minutes à contempler un petit visage endormi dans vos bras.


*Vous vous demandez quand votre ventre tout flasque retrouvera un aspect humain.

*Vous pouvez à nouveau rincer quelque chose dans l'évier sans vous pencher de 45 degrés en avant.

*Vos pieds ou le sol ne semblent soudain plus se trouver à quelques kilomètres de vous.

*Vous êtes épuisée chaque soir, et que vous vous diriez bien que vous "allez bien dormir cette nuit", mais que vous savez que c'est impossible.

*Votre routine, vos habitudes, bref, votre vie se trouve bouleversée par une petite chose qui ne mesure pas 50 cm et ne pèse même pas 3 kilos.

PS: C'est un garçon !