jeudi 17 janvier 2019

Yoga du matin

Il ne s'agit pas tout à fait d'une bonne résolution, parce que je n'ai pas vraiment l'habitude d'en prendre au début de l'année. Mais j'ai des périodes comme ça, où je suis sur une pente ascendante, pleine d'optimisme et où je me mets à prendre une ou plusieurs nouvelles bonnes habitudes.



La dernière fois, c'était en août l'année dernière, quand j'ai commencé à faire du sport et à manger plus de légumes, mais ça n'a pas duré très longtemps si j'en crois mes souvenirs de novembre et décembre : deux mois entiers passés à manger du chocolat (si si, je vous assure, c'est mon principal souvenir de cette période : les délicieux petits chocolats de Noël. Si vous êtes Suisse, vous savez sûrement de quoi je parle.)



Cette fois-ci, c'est le yoga. Le trois janvier, je me suis dit que j'allais essayer d'en faire tous les matins. Ça s'est imposé à moi comme une évidence, tombé de je ne sais où, peut-être bien du ciel au lieu de la neige qui n'est pas beaucoup montrée. J'ai subitement eu envie de faire de petites séances matinales, pour m'aider à me réveiller en douceur et pourquoi pas retrouver un peu de souplesse. Alors j'ai déroulé le tapis que je n'avais presque jamais utilisé, et je m'y suis mise.

Depuis, je n'ai raté que deux matins.



Au début, je trouvais chaque jour une nouvelle vidéo que j'essayais de suivre tant bien que mal. Plutôt mal que bien, à vrai dire. J'étais toute rouillée et je n'ai jamais été du matin. Et puis je tombais sur des vidéos d'enchaînements beaucoup trop durs pour moi, beaucoup trop rapides, pas du tout ce que je recherchais.



Un matin, j'essayais en vain d'enchaîner un chien tête en bas, jambe levée et une planche, avant de devoir me relever à toute allure pour saluer le soleil de mes bras levés puis de plonger aussitôt en cigogne - quand j'ai dit stop ! J'ai pris mon portable et j'ai rageusement tapé "yoga FACILE" dans la barre de recherche. J'ai cliqué sur le premier résultat qui s'appelait sobrement et très à-propos : "Yoga du matin". Et ma rage est retombée. J'avais trouvé exactement ce que je voulais. Un petit enchaînement facile pour se réveiller vraiment en douceur, respirer calmement et profondément, et s'étirer petit à petit.



La jeune femme qui présente est tellement douce, tellement positive, on a envie de l'écouter et de la suivre. Je fais maintenant cet enchaînement tous les matins. Je mets toujours la vidéo même si j'arriverais sûrement à le refaire par cœur, parce que j'aime bien écouter sa voix. J'enlève mes lunettes et je l'écoute, plus besoin de regarder.



En deux semaines, je me suis déjà beaucoup assouplie, et j'arrive maintenant à profiter des postures, du calme et de l'étirement que cela apporte, sans souffrir le martyr. J'adore ma petite séance quotidienne, c'est tellement bon de commencer la journée comme ça !





Ce matin, mes 15 minutes se sont transformées en une heure et demie à cause de ma petite séance de photos - pas si facile de se photographier soi-même avec un trépied. Pas si facile non plus pour moi de me voir en photo - je suis bien plus souvent derrière l'objectif que devant. Mais j'aime finalement bien le résultat, moi dans ces postures, même si ce n'est pas parfait et que je n'ai pas vraiment le corps des femmes qu'on voit d'habitude sur ce genre de photos !

J'ai aussi pris d'autres bonnes habitudes en ce début d'année, mais ce sera pour un autre article... et vous, alors ? Dites-moi tout en commentaires, je suis curieuse.

mardi 15 janvier 2019

Drôle de machine

Machine ou animal, on ne saurait vraiment dire...

En réalité, il s'agit plutôt d'une sorte de sculpture, mais chut ! Ne disons rien, car je dois être dans le thème qui nous a été donné - Drôle(s) de machine(s) - pour la photo du mois en ce mois de janvier !


La Plage des Six Pompes, La Chaux-de-Fonds, Suisse, Août 2014


Quels engins étonnant auront dénichés les autres photographes ? A vous d'aller le découvrir, c'est par là :

Betty, Morgane Byloos Photography, Julia, Mamysoren, Lilousoleil, Pat, Blogoth67, Renepaulhenry, Philisine Cave, Xoliv', Giselle 43, Aude, Who cares?, Gilsoub, écri'turbulente, Mirovinben, Amartia, Nanouk, Christophe, Dr. CaSo, Sous mon arbre, Lau* des montagnes, Pilisi, Jakline, J'habite à Waterford, Krn, Céline in Paris, Brindille, Escribouillages, Cara, Frédéric, Josiane, Nicky, magda627, Tambour Major, Gine, Laurent Nicolas, Akaieric, Lavandine, DelphineF, Marie-Paule, Alexinparis, Danièle.B, La Tribu de Chacha, Eurydice, Nanie, El Padawan, FerdyPainD'épice

jeudi 10 janvier 2019

Petits souvenirs

Chaque dimanche soir, Dr. CaSo, du blog C'est pas moi je l'jure ! pose une série de questions, auxquelles elle répond elle-même et nous invite à répondre sur notre blog ou en commentaire. A force de voir cette jolie rubrique chez N (A Never Ending Summer), j'ai décidé de me lancer et d'y répondre à mon tour. Même si on est déjà plutôt loin de dimanche.

Quelle chanson vous rend nostalgique à chaque fois que vous l’entendez ?

Il y a une chanson d'Anne Sylvestre, Noël au bout du monde. Elle se demande comment on fête Noël dans les pays où cette fête a lieu en été.

Mets-tu des guirlandes sur un bananier ?
Ou bien sur les branches du frangipanier
Qui a de belles fleurs si blanches...

J'y repense à chaque fois pendant les fêtes de fin d'années, et ça me rend nostalgique, à la fois de mon enfance où on écoutait les chansons d'Anne Sylvestre pendant les fêtes, et de mes propres Noëls au bout du monde, quand j'habitais à l'Ile Maurice ou à la Réunion. Maintenant, je sais qu'on y met des guirlandes sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un sapin, et que les fleurs du frangipanier ne sont pas blanches mais blanches et roses ou blanches et jaunes. J'ai aimé les Noëls sous les tropiques, au bord de la mer, ou sous les flamboyants, mais j'aime aussi Noël ici, avec le froid, le soleil qui disparaît tôt, les villes décorées de centaines de lumières.




Pour quelle invention récente êtes-vous le plus reconnaissant ?

Question difficile... les réflexes numériques et Lightroom qui me permettent de faire plein de belles photos, les smartphones et Whatsapp qui me permettent d'échanger des images et des pensées avec des gens, même ceux qui vivent loin, Youtube et tout le chouette contenu qu'on peut y trouver... même si les deux derniers peuvent aussi être des poisons, parfois.

Si vous pouviez construire la maison de vos rêves, quelle serait sa particularité ?

Quand j'étais petite, je rêvais d'une maison pleine de passages secrets, avec des toboggans pour descendre les étages, des portes rondes et des pièces biscornues. Maintenant, je crois que ma maison de rêves serait juste entourée d'un grand jardin avec un pommier, un prunier, et un potager avec des tomates, des fraises, des tournesols et des courges. Et une grande cabane en bois pour mes enfants.

Pensez-vous que les enfants nés aujourd’hui auront une vie meilleure ou pire que la nôtre ?

Je pense que cela dépend plus de l'endroit où on naît que de l'époque... Mais j'aimerais espérer qu'ils auront une belle vie.

Quels sont les trucs les plus chers que vous ayez jamais achetés ?

Des billets d'avion pour aller à l'Ile Maurice ! Et une voiture... d'occasion, mais tout de même.

Quelles sont vos résolutions du Nouvel An ?

Je n'ai pas pris de résolutions à proprement parler, mais en ce moment, je suis dans une période où j'ai envie de faire les choses un peu mieux qu'avant. Depuis quelques jours, je fais un peu de yoga tous les matins, je limite le nombre vidéos que je regarde sur Youtube et je vais me coucher tous les soirs aux alentours de 22h. Ah oui, je mange un peu mieux, aussi. Pas difficile, j'ai mangé tellement de chocolat en novembre et décembre que je suis carrément écœurée. Je sais bien que tôt ou tard, je serai de nouveau dans une phase où rien ne va, et où je fuirai la réalité en mangeant et en regardant des séries. Mais en attendant, je profite.

lundi 7 janvier 2019

Sortie cinéma

2018 a entre autres été pour moi l'année où j'ai recommencé à aller au cinéma. Un soir de février ou mars, j'avais besoin de m'évader, de passer du temps pour moi, de fuir les cris des enfants, les frustrations, de m'échapper de chez moi.

Je suis allée au cinéma, seule, c'était un dimanche soir, on devait être quatre ou cinq dans la salle. J'ai pris un petit paquet de popcorn et une bouteille de coca. Le film, c'était 3 billboards outside Ebbing, Missouri - je crois que titre en français est Les panneaux de la vengeance, mais c'est un mauvais titre parce que ce n'est pas vraiment une histoire de vengeance.

J'ai adoré ce film, mais sur le moment ce n'est pas ce qui était important. C'était surtout tellement bon d'être là, d'y être seule, de n'avoir attendu personne pour y aller, d'avoir pour une fois laissé le pyjama-brossage-de-dents-histoire-du-soir à mon mari. De manger du popcorn même si ça fait grossir. De ne penser à rien d'autre qu'à l'histoire - tragique, drôle, surprenante - qui se jouait sur l'écran. C'était tellement bon d'être libre...


10 films en une année, pour moi, c'est un record ! J'ai même vu plus de films que je n'ai lu de livres.

Au cours de l'année, j'y suis retournée plusieurs fois seule. Quelques fois aussi avec mon mari, une amie, ou mes enfants. Et même si aucune de ces séances n'a eu tout à fait ce même goût de liberté, j'ai été heureuse de recommencer enfin à sortir un peu plus souvent. Et je compte bien continuer en 2019 !

Et vous, vous irez au cinéma cette année ? S'il y a un film dont vous attendez la sortie impatiemment, n'hésitez pas à me le recommander.

vendredi 4 janvier 2019

Hurlements

Mes enfants hurlent. Ils hurlent en permanence. Ils hurlaient au moment où j'imaginais écrire ces lignes, ils hurlent pour dire qu'ils sont contents, pour dire qu'ils ne sont pas d'accord, parce qu'ils sont fatigués, parce que le repas du soir ne leur plait pas, parce que je leur ai refusé quelque chose. A croire que c'est leur activité favorite. À chacun d'eux. Hurler et faire hurler son frère.

Et quand ils ne hurlent pas, ils disent non. On en est arrivé à un point où c'est une réponse automatique et immédiate à presque tout. Si je leur propose de faire un bricolage ou de faire un petit jeu de société, ils me disent non. On va au soleil, voir la neige, les enfants ? Non ! Quand je leur propose un tour à la place de jeux, ils me disent non. Quand c'est l'heure d'en repartir, c'est à nouveau non. Les enfants, allez mettre votre pyjama ! Hurlements. Non.

Et à chaque fois, je dois déployer une énergie incroyable pour les convaincre ou les faire céder. Une énergie que je n'ai pas, une énergie que je n'ai plus. Une énergie que j'aimerais utiliser à autre chose qu'à argumenter sans arrêt sur les mêmes choses, à menacer, ou à compter jusqu'à trois.

Tout ça est de ma faute, bien sûr, parce que je crie aussi beaucoup pour qu'ils fassent ce que je leur demande. Alors ils comprennent que hurler est une solution valable - acceptable, banale, normale - pour obtenir ce qu'ils veulent. Et on se retrouve pris dans un cercle vicieux, sans savoir comment en sortir, sans même être sûr qu'il est possible d'en sortir.

J'ai passé un bon moment avec mes enfants à la place de jeux, aujourd'hui. On a joué, on a couru, on s'est balancé, on a ri. Les rires sont là aussi, mais j'aimerais qu'ils prennent enfin le dessus sur les cris et les pleurs...

mardi 1 janvier 2019

Au-dessus des nuages

Quand tout le plateau Suisse est enfoui sous une épaisse couche de stratus depuis plusieurs jours, et qu'on a la chance d'habiter juste à côté des crêtes qui sont bien au-dessus des nuages... on aurait tort de ne pas profiter d'aller y faire un tour !


Il faisait plus chaud à 1600 mètres d'altitudes que chez nous, à 400... 


La neige tombée il y a quelques semaines avait bien fondu... J'espère qu'il en tombera encore un peu ces prochains mois.


 Nous y étions à l'heure où les rayons du soleil descendant donnaient une teinte or au paysage.

 

Et nous surplombions une véritable mer de nuages...


De quoi faire quelques belles photos, avant de redescendre dans le brouillard.