jeudi 5 septembre 2019

La terrible histoire du petit doigt de Grand Loup

22h10, un soir de semaine. Des rires et des exclamations résonnent dans la salle de jeux : le Grand Loup et notre invité, un couchsurfeur d'origine allemande, jouent à Mario Kart. A cette heure-là ?! Laissez-moi vous raconter...

Nous sommes mardi, il est 14h20, je suis chez moi à travailler quand mon téléphone sonne.

- Je vous appelle parce que Grand Loup s'est tordu le doigt en jouant sur un toboggan. Ça a enflé, et c'est en train de devenir bleu... Vous voulez venir le chercher ?

Oups. Les enfants ont une sortie avec l'école, tout le collège est parti en forêt pas très loin d'ici pour une torée - un pique-nique à la neuchâteloise avec saucisson cuit sous les braises. Je réfléchis aux possibilités, mais comme je n'ai pas la voiture, il va devoir rentrer à pied avec les autres. De toute façon, le moment où ils doivent rentrer est déjà presque là.

- Je vais venir l'attendre devant l'école.

samedi 31 août 2019

J'irai dormir chez toi

Cet été, pour les vacances, nous sommes allés en Pologne et en République Tchèque. Ça s'est fait assez spontanément, on n'avait pas vraiment planifié d'aller là-bas. En fait, mon mari a eu l'idée de recontacter un couple que nous avions rencontré il y a sept ans, à l'époque où nous habitions à l'Ile Maurice. Nous les avions rencontrés par le site de couchsurfing, et hébergés deux nuits chez nous.

Ça s'est révélé une très bonne idée ! Non seulement, on a beaucoup aimé la jolie ville de Cracovie - j'en reparlerai ! - mais surtout, ça a été un réel plaisir de revoir Ziggy et Alina. Ils se sont occupés de nous et nous ont gâtés comme s'ils étaient nos parents - et ont été très patients avec nos deux petits terribles.

A une demi-heure de Cracovie, perdu dans la campagne

Chaque jour, Ziggy nous concoctait un petit programme pour la journée :

- Vous pouvez visiter ce parc, je n'y suis jamais allé, mais je pense que ça doit être intéressant avec des enfants.
- D'accord, bonne idée !
- Et puis juste un peu plus loin, il y a un musée de l'aviation. Vous pouvez y aller après le parc.
- Heu...
- Et ensuite, si vous avez le temps, il y a encore un autre musée, juste là.
- D'accord...
- Envoyez-moi un message quand vous partez de là-bas. Le repas sera prêt à votre arrivée.

Évidemment, on n'avait jamais le temps de faire tout ce qu'il nous avait programmé. Mais on a énormément apprécié recevoir ses conseils, c'était comme être en vacances chez des amis de longue date, même si en réalité, nous n'avions plus eu de contacts après leur séjour chez nous.

En rentrant, chaque soir, Alina avait effectivement préparé un très bon repas. On a donc pu goûter plusieurs plats typiquement polonais - dont j'ai déjà oublié le nom, parce que je n'ai aucune mémoire pour ce genre de choses.

Un chat du voisinage qui venait se la couler douce sur la terrasse après avoir mangé un repas servi par Alina


Alina nous a aussi montré l'album photo qu'elle avait fait à son retour de l'Ile Maurice : nous y étions en photo, mon homme, moi et le Bibou, qui n'avait qu'un an, à l'époque. Elle nous a aussi montré l'album de leur mariage, à Hawaï, il y a quelques années. Le récit qui allait avec n'est pas banal : Ziggy avait planifié le mariage en secret, et a fait sa demande dans l'avion, comme dans les films. Ils se sont mariés sur une plage au coucher du soleil...

On était tout tristes de les quitter - quoique, j'étais un peu soulagée pour eux, car j'avais toujours peur qu'ils trouvent nos enfants trop bruyants ou agités, même s'ils n'ont jamais rien dit. En tout cas, je garde de beaux souvenirs des quelques jours passés là-bas.

Dans un prochain billet, je vous parlerai sûrement de nos autres expériences en tant que couchsurfers, entre autres de la nuit où nous avons dormi... dans une école maternelle !

mercredi 28 août 2019

Et si je répondais ?

Ça fait un moment que je lis les p'tits souvenirs du dimanche soir chez Dr. CaSo, ainsi que sur quelques autres blogs, mais je n'ai moi-même participé qu'une seule et unique fois. Non que ça ne m'ait pas tenté plus souvent, mais en général, je découvrais les questions bien en retard, et je finissais par me décourager...

Mais aujourd'hui, j'ai eu deux surprises en lisant les questions de dimanche passé : d'abord, j'ai appris qu'il s'agissait de l'avant-dernière édition (snif), et ensuite, j'ai découvert que Dr. CaSo s'était inspirée d'une question posée sur mon blog (je suis vraiment très flattée ;).

Je ne pouvais donc pas ne pas répondre... alors c'est parti !

* Quand avez-vous discuté avec un inconnu pour la dernière fois ?

Voilà la question tirée de mon blog ! Du coup, comme je ne suis pas beaucoup sortie ces derniers temps, je dirais que ma dernière conversation avec un inconnu est toujours celle que j'ai racontée il y a quelques semaines. Si l'on excepte les quelques mots échangés devant l'école avec d'autres mamans (ou papas)  - qui sont encore, pour certains, des inconnus.

*Est-ce que vous avez beaucoup de vieilles photos? De vieux albums? De souvenirs de plusieurs générations ?

Chez moi, les premiers albums que j'ai datent de l'époque où j'avais environ 6 ans et que je commençais à faire des photos moi-même. Il y en a plein de mal cadrées, floues, et plus tard des photos de mes jouets ou de mes peluches - mes parents ne devaient pas être ravis, étant donné que c'était des photos argentiques et qu'il fallait donc payer pour les faire développer. Sinon, ma maman a plein de jolis albums photos qui remontent à un peu avant ma naissance.

Et l'année passée, pour les 90 ans de ma grand-maman, j'ai emprunté ses albums, ainsi que ceux de ma tante et de mon père. J'y ai choisi les plus belles photos d'elle, de ses enfants puis petits-enfants et arrières petits-enfants, et j'en ai fait un livre, que je lui ai offert. C'était tellement émouvant de la voir enfant, puis adolescente, jeune maman... C'était la première fois que je voyais toutes ces images - et je suis incroyablement heureuse d'avoir pu les voir !

Elle était belle, non ? A 91 ans, elle l'est toujours ;)

A la naissance de sa fille, ma tante.

*Repassez-vous et pliez-vous toutes vos fringues, sous-vêtements inclus ? Ou est-ce que le repassage est plutôt une rareté chez vous, et les tiroirs de sous-vêtements un chenit pas possible ?

J'ai eu plusieurs phases pour le repassage... Je ne suis jamais allée jusqu'à repasser les sous-vêtements, mais il y a une période où je repassais les mouchoirs en tissu. En ce moment, je ne repasse plus rien, sauf les chemises dont mon mari a besoin pour le travail et parfois quelques vêtements, quand ils ont vraiment l'air froissés.

*Quelle est la chanteuse, le chanteur, le groupe, la chanson, ou l’album qui a eu le plus d’influence dans votre vie et pourquoi ?

Question très difficile pour moi qui n'écoute pas vraiment de musique, à part ce qui passe à la radio et parfois, une chanson dont les paroles me touchent et que je me mets à écouter en boucle.

Pour quand même essayer de répondre, disons que depuis quelque temps, j'aime beaucoup Les étoiles filantes des Cowboys Fringants, parce qu'elle correspond assez à mon état d'esprit. Il y a aussi All of me de John Legend, une belle déclaration qui me donne envie de ressentir un amour si parfait pour quelqu'un... J'envoie valser de Zazie, parce que les paroles sont vraiment magnifiques et que j'aurais aimé pouvoir réellement envoyer valser les preuves d'amour en or plaqué.

Et enfin, les belles chansons de sega (la musique traditionnelle de l'Ile Maurice) me ramènent toujours aux années passées là-bas, aux fêtes, à la plage, à ma belle-famille, aux gato piman, à la vie sur une île qui n'est pas comme on se l'imagine ici... Beaucoup de souvenirs et de nostalgie.


*Est-ce que vous êtes croyant.e ? Si oui, en quoi ou qui croyez-vous ? Pourquoi ? Si non, pourquoi pas ?

Non, je ne suis pas croyante. Je ne pense pas que quelqu'un surveille nos actions de là-haut, ni que nous soyons là pour un but précis. Ce serait rassurant, pourtant...

*Quand vous étiez (plus) jeunes, qui admiriez-vous ? Qui vous a influencé, réconforté, ou inspiré ? Qui vous a fait voir le monde différemment ? 

Mes parents, sûrement. Quand j'étais petite, j'avais cette impression que les parents savaient tout, qu'ils faisaient toujours les choses justes - et je pensais que j'allais devenir comme ça, plus tard. Je me demande si mes enfants ont cette impression eux aussi...

mardi 27 août 2019

C'est la rentrée

Mission : survivre à la première semaine de rentrée
Statut : réussie


Ça y est, les enfants ont repris l'école. La semaine passée.

J'avais oublié le stress que c'était chaque matin : préparer le petit déjeuner, les réveiller, les faire manger (ce sont les deux de vrais escargots), les habiller, leur faire se brosser les dents, s'assurer qu'ils ont un goûter dans leur sac. Et enfin, leur faire enfiler leurs chaussures, et accompagner le petit à l'école. Heureusement qu'on habite à cinq minutes à pied.



Et cette année, nouveauté. Les enfants ne seront gardés que le lundi à la structure parascolaire. Parce que ces bonnes gens de la commune estiment que je peux très bien rédiger mon travail de master pendant que mes enfants sont à l'école. A savoir, pour le plus petit, quatre matins, de 8 heures à 11 heures et demie, et deux après-midi, de 13 heures 30 à 15 heures 10 par semaine. Je n'ai pas osé faire le calcul qui divise les 900 heures de travail qu'il me reste (au minimum) pour l'achever par le nombre d'heures que cela me laisse chaque semaine, mais en tout cas, cette décision me met en rogne, m'attriste, me fâche, me désespère, me laisse un fort sentiment d'injustice et une grosse boule au ventre à chaque fois que je pense à cette situation.

Heureusement, ma maman peut les garder deux jours par semaine. Ce qui m'en laisse deux où je dois aller les chercher à 11h30, leur donner à manger, brossage de dents, chaussures. L'un de ces deux jours, le petit n'a pas l'école l'après-midi. L'autre si.

Pour le moment, ça s'est à peu près bien passé. On a réussi à les lever à temps et à les faire se préparer - il ne sont même presque pas arrivés en retard. Les après-midi où il fait beau, je les emmène à la place de jeux directement après l'école. Je m'assois sur un banc avec mon livre et espère qu'ils joueront tranquillement avec les autres enfants, sans se bagarrer et sans me demander trop souvent de venir les pousser sur la balançoire. On ne rentre qu'au moment où arrive l'heure d'aller faire à souper.

Ça me fait plaisir de passer un peu plus de temps avec eux - et d'avoir un peu plus de temps pour lire. En fait, ce serait parfaitement agréable si je n'angoissais pas presque en permanence en me demandant quand et si j'arriverai enfin à terminer ces études, quand et si j'aurai un jour un vrai travail, stable, fixe, qui me permette de vivre sans avoir besoin de remplir des formulaires de demande de bourse, de subsides, de je-ne-sais-quoi encore...

jeudi 15 août 2019

Mythes et mythologie(s)

Tous les petits Helvètes connaissent cette histoire, celle de Guillaume Tell, que l'on défia de tirer à l'arbalète sur une pomme posée sur la tête de son jeune fils - et qui réussit. C'est le héros légendaire suisse par excellence, symbole du courage et de l'identité nationale - je simplifie un peu les dires de Mme Wikipédia.

C'est donc à lui que je fais un petit clin d’œil dans cette photo, me glissant à la place de son fils, une pomme rouge sur la tête. Heureusement, point d'arbalète. La seule chose qui était pointée sur moi était l'objectif de mon appareil photo, qui n'a pas transpercé la pomme - ni ma tête - mais a immortalisé la scène.

Ceci pour la photo du mois, que des dizaines de blogueurs postent le 15 à midi pile - avec pour thème ce mois-ci : Mythes et mythologie(s).


Allez, filez voir les mythes des autres participants !

Blogoth67, Lavandine, La Tribu de Chacha, Eurydice, Mamysoren, Josette, Krn, Josiane, magda627, Who cares?, Morgane Byloos Photography, Travelparenthesis, Jakline, DelphineF, Mirovinben, Alexinparis, Laurent Nicolas, Giselle 43, Pink Turtle, écri'turbulente, Xoliv', Céline in Paris, Sous mon arbre, Cara, Pilisi, J'habite à Waterford, Philisine Cave, Gilsoub, Julia, FerdyPainD'épice, Gine, Christophe, Marie-Paule, Amartia, Frédéric, Escribouillages, Brindille, Betty, Tambour Major, El Padawan, Renepaulhenry, Lilousoleil, Akaieric

mardi 13 août 2019

Instant de vie - L'homme au chapeau

Je suis assise sur un banc, face au lac, un livre sur les genoux. Je viens de finir de manger un morceau de pain avec du fromage, de lancer quelques miettes à un pigeon boiteux. Il fait beau, mais pas vraiment chaud, j'ai même un peu frais quand passe un coup de vent.

Arrive un homme d'une cinquantaine d'années, plutôt élégant, qui porte un chapeau. Il désigne le banc pour savoir s'il peut s'assoir. Je fais un signe de la tête et un sourire, et l'homme au chapeau s'assied. Il sort un sandwich de son sac, puis une canette d'Energy Drink, et me demande si j'en veux. Je refuse, mais il me dit dans un français hésitant qu'il en a deux, et que je peux en avoir une. Je refuse encore poliment, mais il insiste, et je finis par accepter.

lundi 15 juillet 2019

Bâtisse abandonnée

Nous sommes déjà le 15, et c'est l'heure de la Photo du Mois ! Le thème de ce mois de juillet est "bâtisse(s) abandonnée(s)". En voici donc une sur laquelle la nature a repris ses droits, mais plus pour longtemps ! Les gabarits aux quatre angles indiquent qu'elle sera bientôt reconstruite...


Et pour voir les interprétations des autres participants, c'est par ici :

Cynthia, Jakline, Frédéric, Christophe, El Padawan, Céline in Paris, Krn, Gilsoub, Betty, Mamysoren, Josiane, Morgane Byloos Photography, Laurent Nicolas, Danièle.B, Akaieric, Gine, Lavandine, Cara, Mirovinben, J'habite à Waterford, Alexinparis, Tambour Major, Pink Turtle, Escribouillages, Philisine Cave, Marie-Paule, Amartia, écri'turbulente, DelphineF, Renepaulhenry, Giselle 43, Eurydice, Josette, Pilisi, magda627, FerdyPainD'épice, Sous mon arbre, Brindille, Lau* des montagnes, Lilousoleil, La Tribu de Chacha, Blogoth67, Xoliv', Who cares?

jeudi 4 juillet 2019

Lecture du soir

L'autre soir, mon Grand Loup a voulu continuer à lire un peu après la traditionnelle histoire du soir. Ça arrive très rarement - en fait, jusqu'à il y a quelques mois, quand je lui proposais de lire un peu, il me répondait : « Mais à quoi ça sert, de lire ? »

Du coup, même s'il était déjà un peu tard, je n'ai pas pu lui dire non. Il s'est donc installé sur mon lit - c'est là qu'il s'endort d'habitude - pour lire. Au bout d'un moment, je lui ai demandé d'arrêter et j'ai fermé les volets. Là, j'ai entendu qu'il allait dans sa chambre. Son frère n'était pas là, c'était le soir où il dort chez ses grand-parents. J'ai bien supposé qu'il en profitait sûrement pour lire encore un peu, mais je l'ai laissé tranquille un moment.



Quand je suis finalement allée éteindre la lumière, j'ai entendu quelques bruits précipités juste avant mon arrivée. Grand Loup était couché dans son lit, enroulé dans son duvet. J'ai simplement fermé les volets, et il m'a demandé :

- Mais... pourquoi tu fermes, au fait ?

J'étais assez amusée par la situation.

- Parce que tu dois dormir. Dis, Grand Loup... tu étais en train de lire, par hasard ?



Il a pris un air étonné et s'est exclamé :

- Comment t'as deviné ?!

- Tu sais quoi, je vais te dire un secret... Quand j'étais petite, mais peut-être quand même un peu plus grande que toi, j'aimais bien lire le soir, et je devais éteindre la lumière à neuf heures et demie. Mais souvent, je lisais un peu plus tard, et dès que j'entendais mon papa ou ma maman monter l'escalier, j'éteignais rapidement pour qu'ils ne me voient pas !

Il a rigolé, et m'a dit sur le ton de la confidence :

- Eh ben moi, tu sais ce que j'ai fait ? Regarde, j'ai caché mon livre sous l'oreiller !

mercredi 26 juin 2019

La boule au ventre

Ce qui se passe, c'est qu'en début d'année, j'avais l'impression de commencer un truc qui allait tenir le coup. De poser des bases solides, de mettre en place de bonnes habitudes, un truc qui allait durer. J'avais l'impression que, peut-être, après une année à tourner en rond pendant laquelle il m'a été difficile d'avancer dans mes études, j'étais enfin à nouveau sur la bonne voie, que j'allais en voir le bout, que mon moral s'améliorait lentement, mais sûrement. J'osais même espérer que les ennuis, les difficultés, le stress iraient en s'amenuisant, qu'on sortait de cette espèce de crise qu'est notre vie.

Je me suis mise à faire du yoga, à faire de jolies pages dans mon bujo, à aller au lit plus tôt, et je retrouvais du courage pour ce que j'avais à faire, gérer les crises des enfants, rédiger mon article et mes travaux, recommencer à faire des repas un peu variés, me remettre à lire - et même aller au marché, essayer de réduire nos déchets, etc. Je postais mes petits accomplissements ici et ça m'encourageait. Bien sûr, tout n'était pas facile - les soucis de P'tit Loup à l'école, les incertitudes face à l'avenir - mais j'avais en moi quelque chose de précieux : l'espoir, l'envie et la force d'avancer.

Et puis il y a eu une semaine de vacances à Pâques - vacances pour les enfants, enfer pour moi - et j'ai recommencé à me coucher tard, j'ai arrêté le yoga, je me suis remise à regarder des séries sans pouvoir m'arrêter. J'ai commencé à travailler moins assidûment. Je me suis mise en service minimum en ce qui concerne le ménage. J'ai commencé à me sentir triste et fatiguée et énervée et angoissée presque tout le temps. Puis il y a eu le coup de grâce il y a quelques semaines, j'en parlerai peut-être dans un autre billet.

Maintenant, il semble que ce que je croyais être des bases solides était en fait un château de cartes en train de s'effondrer. Je contemple les cartes en train de s'éparpiller et je n'ai plus la force de courir pour les rassembler, encore moins de les ramasser et de remonter l'édifice.

Il y a des jours où ça va. Hier, j'ai bien travaillé et énormément avancé au travail que je dois rendre à la fin du mois. Dimanche passé, on a passé une jolie journée dehors, au bord du lac, à jouer, rire, se détendre. Mais le reste du temps, j'ai une boule au ventre quasiment en permanence - elle est là en ce moment, elle me comprime l'estomac pendant que j'écris, me donne envie de pleurer. J'arrive à l'ignorer pendant quelques minutes pendant que je me concentre sur quelque chose d'autre, ou que je m'évade d'une manière ou d'une autre, mais je recommence bien vite à la sentir dès que je laisse aller mes pensées - comment oublier ses enfants, ses études, les vacances qui approchent et n'auront rien de reposant, la rentrée prochaine où il y aura plus de problèmes encore ?

samedi 15 juin 2019

Le village

Avec quelques heures de retard, voici tout de même ma photo du mois de juin, sur le thème : "Le village". J'avais en tête une photo bien précise, que j'ai essayé de faire ce matin mais qui finalement ne rendait pas si bien que je l'aurais cru. Alors, depuis le même endroit, j'en ai pris une autre, qui n'est pas trop mal.

Voici donc le clocher du petit temple du village où j'habite, photographié d'un peu plus loin, à la lisière de la forêt.


Et pour voir les blogs des autres participants, c'est par ici :

Angélique, J'habite à Waterford, Xoliv', Tambour Major, Céline in Paris, Amartia, Danièle.B, Marie-Paule, Josette, Pilisi, Jakline, Betty, Cocazzz, Morgane Byloos Photography, Gilsoub, Eurydice, Sous mon arbre, Mirovinben, Cara, Lavandine, FerdyPainD'épice, Renepaulhenry, Brindille, La Tribu de Chacha, DelphineF, Laulinea, Krn, Akaieric, Frédéric, Who cares?, Mamysoren, Laurent Nicolas, Josiane, Gine, Julia, Giselle 43, El Padawan, magda627, Lilousoleil, Escribouillages, Alexinparis, Travelparenthesis, Christophe, Cynthia, Philisine Cave, Blogoth67, Lau* des montagnes, écri'turbulente, Pink Turtle

mercredi 12 juin 2019

J'ai perdu le fil

Oh merde.

Je suis devant mon ordi depuis... combien de temps ?

J'ai écrit quelque chose, et puis...

J'ai lu d'autres posts de blog (je me suis enfuie parce que je n'arrivais pas à avancer, ce comportement me rappelle quelque chose). Y a ceux qui arrivent encore à ressentir de l'amour pour leurs enfants, ceux pour qui la vie coule, ceux pour qui... Cherchez pas à trouver une logique dans ce que j'écris.

J'ai continué à écrire, et puis...

J'ai joué au 2048.

J'ai ouvert Facebook, quelqu'un avait posté une imbécilité à propos du cancer et du Dr. Otto trucmuche, alors j'ai Googeulé le docteur en question et confirmé que le post étant une ânerie. Mais je n'ai rien écrit à cette personne. Même pas envie.

J'ai effacé tout ce que j'avais écrit. C'était bête. Ça n'avait ni queue ni tête.

J'ai commencé cet article, celui-ci, celui qui pour le moment du moins est encore celui que je pense poster.

Puis je me suis souvenue que je voulais partager le lien d'une vidéo avec une copine blogueuse, alors je l'ai fait.

Je suis revenue ici.

C'est qui, cette fille qui fait du yoga tous les matins ?

Purée, elle fait de belles photos, quand même.

C'est qui cette fille ? Moi ?

J'y comprends plus rien.

Y a des jours où ça va, la vie semble avoir une certaine logique, ou au moins un certain goût.

Et y en a d'autres.

J'y comprends plus rien.

Je clique sur n'importe quoi et je me laisse laver le cerveau.

Tout plutôt que penser ou agir. Même lire, j'y arrive pas. Ah bon, je devais faire la lessive ? J'ai oublié. J'ai juste envie de dormir. J'ai envie qu'on s'occupe de moi, qu'on me mette à l'asile, ou quelque chose comme ça. Je n'aurais plus besoin de penser. Ou de faire à manger. Je n'aurais plus mon natel où regarder des vidéos à la con.

Heu, clairement, y a un truc qui cloche. Mais quoi ?

Oui, je suis allée chercher de l'aide. Mais y a des moments comme ce soir, ou franchement, je ne sais pas comment on va pouvoir m'aider.

Putain, mais c'est qui, cette fille qui faisait du yoga tous les matins ?

I used to work in a place like this.
I lasted about two weeks.
You do the same thing every day.
Same thing.
After a while, you begin to feel like a number.
A number.
You're just like everybody else.
Everybody else.

Read more: https://www.springfieldspringfield.co.uk/view_episode_scripts.php?tv-show=monk&episode=s04e04
I used to work in a place like this.
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You do the same thing every day.
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After a while, you begin to feel like a number.
A number.
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Everybody else.

Read more: https://www.springfieldspringfield.co.uk/view_episode_scripts.php?tv-show=monk&episode=s04e04



PS : S'il vous plaît, je vous supplie, je vous implore, pas de "tu verras, ça va passer" dans les commentaires, parce que NON, ça ne va pas passer comme ça. Mais vous êtes autorisés à essayer de me remonter le moral quand même.

mardi 21 mai 2019

Tu as un coeur d'or

Aujourd'hui, mon Grand Loup :

- Maman, si un jour tu n'as plus assez d'argent, tu me demandes, d'accord ? Et c'est moi qui vais acheter à manger. Je suis très riche, en ce moment !

- Oh, c'est gentil, mon chéri.

- Sur mon compte, j'ai 143 francs !

vendredi 17 mai 2019

J'ai un nouvel appareil photo

Ça fait plus d'une année que j'y pensais, plusieurs mois que j'en ai pris la décision, et quelques jours que je l'ai enfin fait. J'ai acheté un nouvel appareil photo, que j'ai reçu aujourd'hui.

Je guettais les bonnes affaires sur un site d'enchères depuis pas mal de temps - j'avais déjà en tête le modèle précis que je voulais, le Nikon D7500, pour celles à qui cela dit quelque chose. Une enchère m'était déjà passée sous le nez il y a quelques semaines, alors quand j'ai vu celui-ci, moins cher et avec encore plus d'une année de garantie, je n'ai pas hésité : j'ai payé directement le prix qui me permettait de l'obtenir tout de suite.

En temps normal, je ne suis pas une grande acheteuse en ligne ; je préfère voir et toucher l'objet avant de l'acheter. Mais je voulais l'acheter d'occasion (devais serait plus juste, vu son prix neuf), alors je n'avais pas vraiment le choix.

Il était temps que j'en achète un nouveau ; j'avais reçu celui que j'ai actuellement en 2013, peu après m'être fait voler l'ancien, et depuis quelques semaines son écran ne s'allumait plus ! Comme c'est un reflex, je pouvais toujours déclencher, mais pas voir l'image s'afficher (oh, souvenir de l'époque lointaine des appareils argentiques !) ni changer aucun des paramètres qui nécessitent le menu. J'avais d'ailleurs bien galéré pour mettre le déclencheur automatique afin d'immortaliser ma nouvelle coupe, en avril.

mercredi 15 mai 2019

Une image merveilleuse

Merveilleux, c'est le thème de la photo du mois, celle que des blogueurs postent chaque 15 du mois à midi pile, heure de Paris. Plus précisément, on nous demandait de trouver « le merveilleux dans [notre] vie ». Ces derniers jours, j'ai un peu de mal à trouver des choses merveilleuses autour de moi, ou plutôt, disons que le sentiment d'enchantement à la vue des jolies choses a du mal à tenir.

Voici tout de même une de ces jolies choses, un petit bout de bonheur dans des journées un peu grises : de magnifiques pensées qui poussent sur un sol de béton, photographiées sous un rayon de soleil alors que plus tard, dans la même journée, il avait neigé.


Et pour voir les merveilles des autres participants, c'est par ici :

Pilisi, Xoliv', Cocazzz, Escribouillages, Christophe, Sous mon arbre, FerdyPainD'épice, Philisine Cave, Giselle 43, Amartia, Krn, Lau* des montagnes, Renepaulhenry, Josette, Laulinea, Josiane, Cara, Céline in Paris, Pink Turtle, Gilsoub, magda627, Blogoth67, Marie-Paule, Cynthia, Angélique, Eurydice, Jakline, La Tribu de Chacha, Nanie, El Padawan, Mamysoren, écri'turbulente, Gine, Danièle.B, Alexinparis, Tambour Major, Lavandine, J'habite à Waterford, Frédéric, Laurent Nicolas, DelphineF, Nanouk, Mirovinben, Who cares?, Morgane Byloos Photography, Julia, Akaieric, Lilousoleil, Betty

samedi 11 mai 2019

Jardin botanique

Le dimanche de notre joli week-end ensoleillé à Düsseldorf, nous sommes allé faire un tour au jardin botanique. C'est moi qui avais lancé l'idée, comme on voulait faire quelque chose à l'extérieur, et pas rester en pleine ville, pour que ce soit plus agréable pour les enfants.


vendredi 10 mai 2019

Les coulisses d'une image... épicée !

Ça fait déjà plusieurs années que je suis passionnée par la photo. Je me suis beaucoup améliorée avec le temps, il suffit de regarder les premiers billets de mon blog pour s'en rendre compte. Entre temps, j'ai aussi changé (plusieurs fois) d'appareil photo, jusqu'à avoir le reflex que j'ai maintenant. Comme il arrive bientôt en fin de vie (l'écran ne s'allume plus !), j'ai enfin décidé... de m'en acheter un autre ! Ça fait un moment que je guette la bonne affaire sur Ricardo (un site d'enchères suisse), et je l'ai enfin trouvée ! Un reflex d'une gamme légèrement au-dessus de ce que j'ai maintenant. Je le recevrai normalement dans quelques jours... Mais ce n'est pas tout à fait le sujet de mon article.



jeudi 9 mai 2019

Réveil matin

Ce matin, les enfants nous ont réveillé juste après 6 heures. C'était beaucoup trop tôt, mais pour une fois nous n'étions pas en colère, parce que c'était le plus mignon des réveils :

- Bon anniversaire Papa ! a crié P'tit Loup depuis son lit, dès qu'il s'est réveillé.

Puis il a pris le cadeau caché sous son lit et a couru dans le nôtre.

- Tiens Papa, tu peux ouvrir ton cadeau !

Grand Loup est arrivé à ce moment-là en souhaitant lui aussi un bon anniversaire à son papa. Comme on était quand même encore un peu endormis, j'ai suggéré qu'il ouvre son cadeau un petit peu plus tard, au petit déjeuner, et que les enfants viennent plutôt nous faire quelques câlins. Ils étaient tellement surexcités qu'au bout de 5 minutes, ils étaient partis dans le salon pour jouer.

Quand on s'est enfin levés, les enfants ont tout de suite donné son cadeau à leur papa. Ils étaient tellement fiers des jolies cartes qu'ils avaient faites et des quelques douceurs qu'ils avaient achetées avec leur grand-maman, c'était magnifique de les voir si heureux et si impatients ! Le petit était tellement content qu'il nous a fait un bon millier de bisous.

Maintenant, c'est à moi de lui offrir sa surprise. Au moment où j'écris ce billet, il est 8h45, j'attends qu'il termine deux ou trois obligations pour le travail (il a pris congé, mais...) puis nous partons pour... un spa ! J'ai réservé un massage pour deux, j'espère qu'il appréciera autant que moi.

Bon anniversaire, mon chéri.

mercredi 8 mai 2019

J'étais pourtant dans le bon train

Il est 11h33 et je monte dans un train qui part à 11h36 pour rentrer chez moi. Je ne suis pas spécialement pressée, j'ai fait quelques courses et je m'apprête à me faire à manger, puis à travailler un peu cet après-midi.

11h35, le haut-parleur se met à grésiller et une voix nous annonce que le trafic ferroviaire à destination de la Chaux-de-Fonds est interrompu suite à un accident. Nous n'allons pas dans cette direction, alors je ne m'inquiète pas trop. Mais le train ne démarre pas.

Je discute avec les quelques passagers autour de moi, on disserte sur les vertus de la patience et on fait quelques spéculations sur les causes de ce retard. Mais nous n'aurions jamais imaginé la raison qu'un contrôleur, arrivé dans notre wagon, nous annonce finalement :

- Le mécanicien est monté dans le mauvais train, et a démarré depuis un autre quai !

lundi 6 mai 2019

Erasmus dix ans après sous le soleil de Düsseldorf

Cette année, nous avons passé le week-end de Pâques en Allemagne, à Düsseldorf, où nous allions surtout pour voir des amis qui ont eu une petite fille l'été passé. Avez-vous vu la suite de l'Auberge Espagnole, Casse tête chinois de Cédric Klapisch ? Les anciens étudiants en échange à Barcelone se retrouvent quinze ans plus tard, la plupart d'entre eux ont désormais des enfants... Eh bien, c'était exactement nous. Mon homme et moi avons connu Anne à la Réunion : j'étais étudiante Erasmus là-bas, mon mari y tentait une première année d'université, et elle avait décidé de terminer sa licence sous les tropiques de l'océan Indien.

Depuis, on s'était revus quelques fois, en France ou en Suisse, et nous avions eu l'occasion de rencontrer son copain, mais c'est la première fois que nous allions lui rendre visite en Allemagne, et surtout, la première fois que nous rencontrions sa fille de 10 mois.


C'était génial de se revoir - et tellement naturel que c'est comme si nous ne nous étions jamais quittés. On aurait presque pu se croire encore sur le balcon de la cité universitaire où on prenait la plupart de nos repas - si l'on excepte le fait que je devais parfois interrompre notre conversation pour demander à mes garçons d'arrêter de se chamailler, ou elle pour aller donner à téter à sa fille.

jeudi 2 mai 2019

Les mots régionaux : vos réponses

Il était temps : j'ai enfin pu me pencher sur les résultats du petit sondage sur quelques mots de vocabulaire. A l'aide de photos, je vous avais demandé comment vous nommiez différentes choses. Vous avez été nombreuses à me répondre, merci beaucoup à toutes ! J'ai enfin "libéré" vos commentaires qui étaient restés en attente de modération, et j'ai répondu à chacune.

"Buchstabensalat", littéralement la "salade de lettres",
une installation du Festival des lumières de Morat.

Mais passons aux réponses que vous m'avez données.

vendredi 26 avril 2019

Le nid et l'oeuf

Le jeudi juste avant Pâques, j'étais en ville pour acheter deux ou trois choses quand j'ai repéré un policier qui bloquait l'accès à la Rue du Château. J'ai d'abord pensé qu'il y avait un problème, genre, un bagage suspect retrouvé sur les escaliers, mais ça aurait quand même été étonnant, ici.

Alors je me suis approchée, et j'ai écouté ce que le policier répondait aux gens qui lui demandaient pourquoi ils ne pouvaient pas passer.

- Un hélicoptère va amener un nid et un œuf sur la Tour de Diesse !

Un... quoi ?

Comme je devais de toute façon attendre quelques minute que la fromagerie rouvre après la pause de midi, je me suis assise dans les environs. Au bout d'un moment, un vrombissement s'est fait entendre et un hélicoptère muni d'un long câble est arrivé. Il a disparu un instant derrière des maisons, et en est remonté en transportant... un... nid. Géant. Qu'il a déposé au sommet de la tour.

Puis il est allé chercher un œuf, tout aussi géant, auquel il a fait faire le même trajet.



Je n'avais que mon téléphone avec moi (et pas mon réflex), mais je m'en suis quand même donnée à cœur joie pour les photos. Ce matin, j'étais à nouveau en ville et l’œuvre était toujours là. Je n'avais toujours pas mon appareil sur moi, mais je suis quand même montée au château pour prendre quelques photos avec mon natel.


Finalement, je trouve ça pas mal comme œuvre d'art, pas vous ?


PS: Je sais qu'il faut que je fasse un article avec les résultats du petit sondage sur le vocabulaire. Je vais essayer de la faire prochainement.

mercredi 17 avril 2019

Jeu des 7 différences

Je vous mets au défi : saurez-vous retrouver les sept différences entre ces deux images ?

Jeu des 7 différences : avant / après

C'est peut-être le retour du printemps, allez savoir, mais depuis quelque temps, j'avais envie de changement. Ça m'a pris plusieurs semaines pour sauter le pas, mais c'est fait : j'ai coupé mes longs cheveux !

lundi 15 avril 2019

Avril, avril

Le thème de la Photo du mois est une histoire de fil, rapport au diction bien connu sur le mois d'avril. Pas sûre d'avoir bien compris ce qu'il fallait dérouler ; voici une photo de mon fils, qui ne marche pas tout à fait sur un fil, mais semble filer au gré du vent. Au fil du temps, il n'a cessé de nous étonner... et il nous étonnera sans doute encore souvent. En plus, le dicton s'appliquait tout à fait le jour de la photo (c'est-à-dire, hier), puisque avec les 5 ou 6 degrés qu'il faisait, on n'avait guère envie de se découvrir d'un seul fil.


Voulez-vous suivre le fil des autres participants à la Photo du mois ? C'est par là :

Morgane Byloos Photography, Xoliv', Amartia, Mamysoren, Angélique, Laulinea, Lavandine, Sous mon arbre, DelphineF, Josiane, Akaieric, FerdyPainD'épice, Krn, Blogoth67, Céline in Paris, J'habite à Waterford, Gine, magda627, Julia, Pink Turtle, Tambour Major, Nanouk, Gilsoub, Alexinparis, Danièle.B, Pat, Renepaulhenry, Who cares?, Josette, Nanie, Cara, Frédéric, Lilousoleil, Brindille, Laurent Nicolas, Mirovinben, Philisine Cave, Jakline, La Tribu de Chacha, Pilisi, Christophe, Cocazzz, Aude, Cynthia, Escribouillages, Betty, écri'turbulente, El Padawan, Lau* des montagnes

dimanche 14 avril 2019

Un samedi ordinaire

Hier, c'était jour de marché. J'y suis allée en train avec mes deux enfants, et en plus la petite chienne de ma sœur qui est en pension chez nous pour quelques jours. Dans le train, on a fait des charades et les enfants ont été extrêmement sages. La chienne était couchée à mes pieds. C'était parfait.

On est descendu à pieds depuis la gare jusqu'à l'épicerie en vrac. Ça allait bien jusqu'à mi-chemin, quand P'tit Loup a décrété qu'il était trop fatigué pour continuer et qu'il voulait prendre le bus. On arrivait presque à l'arrêt où on aurait dû descendre de toute façon, alors on a continué, mais il a hurlé tout le reste du chemin, en se couchant par terre de tout son long de temps en temps.

Après un biscuit, c'est allé un peu mieux.

En ville, il y avait un stand Swissmilk, qui vous rappelait que boire du lait était bon pour la santé, et juste à côté, un petit stand Milk kills, qui disait que boire du lait était une chose horrible. Il y avait plus de monde chez Swissmilk, mais il faut dire qu'ils offraient des milkshakes et des ballons, et ils avaient une fausse vache que les enfants pouvaient jouer à traire. Milk kills, eux, n'avaient que des images de pis ensanglantés et de veaux morts à proposer.

Mes enfants ont insisté pour avoir un ballon alors j'ai fini par accepter.


J'ai acheté une bouteille de lait sans souci particulier, sauf que la chienne ne voulait pas rester dehors et que mes enfants se mettaient eux aussi devant la porte, empêchant les gens d'entrer. P'tit Loup s'était remis à pleurnicher qu'il était fatigué, et à ce stade j'étais passablement énervée et fatiguée, moi aussi.

On était tout juste arrivés devant le stand de fromage que P'tit Loup m'a dit qu'il devait faire pipi, et que c'était même déjà un peu trop tard. On a donc dû se re-frayer un chemin à travers la foule du marché pour aller un peu plus loin trouver des toilettes publiques. Heureusement que Grand Loup était là pour garder le toutou et le petit caddie, parce que je ne sais pas comment j'aurais fait, sinon.

C'est au moment où j'ai eu acheté mes tomates, mon brocoli et mes champignons de Paris que je me suis rendue compte que j'avais oublié un sac avec la salade et les carottes que je venais d'acheter à un autre stand. Comme les enfants pleurnichaient cette fois-ci les deux qu'ils étaient fatigués et que P'tit Loup s'était à nouveau jeté par terre, je les ai laissés un instant avec le chien et le caddie pendant que j'allais récupérer le sac et prendre le fromage que je n'avais pas encore eu le temps d'acheter.

Oh, c'est bon d'habiter dans une petite ville de Suisse où on se sent en sécurité.

L'après-midi, j'ai fait une sieste, et j'ai dormi jusqu'à-ce que les cris des enfants me réveillent ; P'tit Loup avait éteint la tablette de Grand Loup et celui-ci l'avait tapé. J'ai dit à Grand Loup qu'il ne devait pas taper le petit, et à P'tit Loup que ce n'était pas à lui d'éteindre la tablette de son frère, même si effectivement il n'avait en principe pas le droit de l'utiliser à ce moment-là. Grand Loup s'est mis à pleurer que c'était toujours lui qui était puni, et qu'en plus il était toujours tout seul et n'avait jamais personne pour jouer avec lui.

Ensuite, ils ont pris un bain chacun leur tour, puis se sont mis tout seuls en pyjama, ce qui était top. J'avais profité du moment du bain pour faire des sushis, et on est allé les manger devant un film, Moi, moche et méchant, que je n'avais jamais vu et les enfants non plus. P'tit Loup a eu la trouille quand Gru entre chez l'autre méchant pour lui voler le canon rétrécisseur, et manque de se faire surprendre. Il voulait même qu'on arrête le film, alors on a dû mettre sur pause et prendre une grande couverture derrière laquelle se cacher. Je l'ai serré fort dans mes bras pour le rassurer, il était tout doux et sentait bon le savon.

Finalement, il a trouvé le film trop drôle, surtout le moment où les Minions photocopient leur derrière en disant "Fesses ! Fesses !" et en se marrant comme des baleines.

Après le brossage de dents, on a encore lu une histoire et j'ai mis les enfants au lit. On s'est fait des câlins, puis j'ai voulu sortir cinq minutes avec la chienne pour qu'elle puisse faire ses besoins, mais P'tit Loup s'est mis à pleurer qu'il voulait son papa et qu'il n'arriverait jamais à s'endormir s'il ne venait pas (il travaillait pendant la journée, et ce soir il est sorti). On l'a appelé, mais P'tit Loup a continué à pleurer et à hurler, alors je me suis mise à hurler aussi que j'en avais marre d'avoir des enfants, et qu'à 21h30, j'aurais bien aimé avoir un peu de temps pour moi. Puis j'ai pris sur moi, je lui ai fait encore un câlin et il s'est enfin calmé.

Je suis sortie quelques minutes avec la chienne et quand je suis rentrée, il s'était endormi.

Et me voilà devant mon ordinateur, dans un salon en parfait désordre, avec de la vaisselle pas faite dans la cuisine, à raconter ma journée sur mon blog. Les enfants dorment dans leur lit, la petite chienne dans son panier. C'est à ça que ressemble un samedi ordinaire chez moi... Et chez vous, c'est comment ?

vendredi 12 avril 2019

La consigne

Depuis quelques semaines, je suis très contente parce que j'ai enfin trouvé un endroit où acheter du lait dans des bouteilles en verre. On n'en boit pas beaucoup, mais on en met dans notre thé, le matin. Je suis contente de l'acheter dans des bouteilles en verre parce que, comme vous l'avez déjà compris si vous lisez mon blog depuis quelque temps, j'essaie de diminuer la quantité de plastique et de déchets en général.

Les bouteilles sont consignées, et un samedi, j'ai ramené les deux bouteilles de la semaine précédente et je ne voulais en reprendre qu'une seule. Le litre de lait coûte 2 francs, la consigne est à 1,50. Après un petit calcul, la femme qui m'a servie m'a demandé 2.50 francs pour la bouteille que je prenais. J'avais l'impression que ce n'était pas le bon prix, mais je me suis dit que c'était sûrement moi qui me trompais. J'ai donc payé 2 francs 50 et je suis repartie avec ma bouteille de lait, faire la suite de mes courses au marché.

mercredi 10 avril 2019

[Bullet journal] Les arbres du mois de mars

Je ne suis pas très en avance ce mois-ci pour vous présenter le mois de mars dans mon bullet journal. Mais voilà, j'ai enfin réussi à prendre le temps de le photographier, et à flouter ce qu'il fallait. (Et je voulais le publier hier, mais comme ma petite question de vocabulaire était un peu plus urgente, je l'ai décalé d'un jour).

Pour la page de titre, j'ai recopié reproduit la page d'Amanda Rach Lee. J'aime bien regarder ses vidéos, même si en général je ne m'en inspire pas directement. Là, ça me plaisait bien, alors j'ai repris sa page de titre, et c'est ça qui m'a donné le thème pour la suite.

Sur la page de gauche, une petite phrase pour me motiver à avancer dans certains projets. J'en ai fait deux sur quatre, c'est déjà pas mal (dont un article pour une revue, ce qui n'est pas rien !).


Pour la page du mois, j'ai gardé les mêmes longs arbres aux jolies branches. Ça me plait bien. Je fais toujours mes semaines verticalement (et non pas horizontalement comme sur un calendrier), alors le design des arbres se prêtait bien à ça.

mardi 9 avril 2019

Question de vocabulaire

Pour l'université, je fais un petit travail sur le français de Suisse romande, enfin, plus précisément, sur la place du français de Suisse romande dans les manuels de français utilisés à l'école en Suisse alémanique. J'ai passé en revue les manuels et ai repéré beaucoup de mots comme septante, natel, souper ou yogourt, pour lesquels on trouve facilement des articles de linguistes qui expliquent où ces mots sont utilisés, et où on leur préfère leurs équivalents soixante-dix, portable (ou GSM), dîner et yaourt.

Mais pour certains mots repérés, je ne trouve aucune documentation, alors j'aurais besoin de votre aide pour confirmer mon intuition.

dimanche 7 avril 2019

Statistiques

Depuis quelques temps, j'ai installé Google analytics sur mon blog. Plus par curiosité qu'autre chose, j'ai toujours bien aimé les statistiques. Les chiffres m'importent peu, quoi que, mais j'aime surtout bien regarder de quelles parties du monde les gens se connectent ici, quels sont les articles les plus lus. J'adore quand je me connecte et que je vois qu'il y a un visiteur en ce moment même sur mon site - oui, il y en a rarement plus qu'un. On voit un point orange sur le lieu d'où le visiteur se connecte, c'est excitant ! Et c'est aussi toujours drôle de voir quelles recherches Google ont mené jusqu'à moi.

Un billet qui apparaît TOUJOURS dans les pages les plus vues, c'en est un que j'ai écrit il y a bientôt 5 ans, à l'époque où j'étais enceinte de P'tit Loup. Je l'avais intitulé Fille ou Garçon ?, et je ne m'étais pas douté qu'il aurait tant de "succès". Apparemment, on peut tomber dessus quand on fait une recherche comme "sentir bebe tot fille ou garcon", "bebe bouge beaucoup fille ou garcon" ou "
calendrier chinois 2013 fille ou garçon". Désolée pour toutes ces femmes enceintes qui cherchent des réponses, je crains de ne pas en avoir beaucoup.

vendredi 5 avril 2019

Mes écrans bien aimés

Bon.

Quelques siècles après tout le monde, mon mari et moi avons découvert La Casa de Papel. Avec trois conséquences principales :

1 - J'ai ENFIN compris pourquoi on entendait des reprises de Bella Ciao partout. J'avais appris cette chanson à un cours d'italien quand j'avais 13 ou 14 ans, et je me demandais bien pourquoi toutes les radios semblaient soudain s'intéresser à ce chant révolutionnaire. Maintenant, j'ai compris.

2 - J'ai foiré ma résolution d'aller me coucher vers 22 heures tous les soirs.

3 - J'ai eu la confirmation de ce que je savais déjà : je suis incapable de regarder une série qui me plait sans devenir complètement gaga (gaga comme dans "je m'abonne au compte Instagram d'Álvaro Morte - le beau El Profesor - et je passe des heures à regarder toutes ses photos des trois dernières années" ou dans "je regarde les vidéos behind the scenes même pas vraiment intéressantes sur Youtube" ou encore, dans "j'ai subitement envie d'apprendre l'espagnol").

4 - (Oui, j'avais oublié la quatrième) J'ai aussi foiré ma résolution consistant à ne regarder des séries ou des vidéos que le week-end.



Pourtant (rapport aux points 2 et 4), depuis le début de l'année, j'avais plutôt bien réussi à tenir mes résolutions. J'arrêtais mes activités assez tôt tous les soirs pour être au lit avant 23 heures (ma définition personnelle d' "aller dormir à 22 heures"), et j'avais arrêté de regarder des vidéos Youtube sur mon natel en cuisinant, en faisant le ménage, ou en retouchant mes photos sur l'ordinateur.

mercredi 3 avril 2019

Je ne sais pas cuisiner...

 ...mais je me soigne !

Passer des heures dans la cuisine, ce n'est vraiment pas mon truc... Quand je cuisine, la plupart du temps, c'est pour manger, et pour manger vite. Pas le temps de déchiffrer une recette interminable avec des tas d'ingrédients (dont une partie dont on n'avait jamais entendu parler). Je ne pense pas non plus forcément à ajouter telle épice, à parsemer l'assiette de persil et à faire une jolie présentation.

Et quand je suis toute seule chez moi, mes repas ressemblent à quelque chose comme ça :

Coquillettes au fromage bleu, arrosées "de sauce andalouse"...

Bon, pour le soir, j'essaie quand même de faire mieux, histoire que les enfants mangent un peu de légumes (oui, et moi aussi accessoirement). Depuis quelques temps déjà, j'essaie de prévoir les repas de la semaine à l'avance (vous aviez d'ailleurs pu l'apercevoir dans les pages de janvier ou de février de mon bullet journal). Je fais ça depuis Novembre, si mes souvenirs sont bons, mais il y a eu plusieurs semaines au milieu où j'avais laissé tombé, par manque de temps, flemme, à cause d'imprévus...

En ce moment, ça marche plutôt bien. Je ne prévois pas de repas pour tous les jours, j'en prévois en général six - pour les soirs. On a trois livres de recettes faciles à faire (la collection Super Facile de chez Marabout, mais il en existe d'autres). C'est une collègue qui m'en avait parlé la première fois, et personnellement, je trouve pratique d'avoir ces recettes faciles à faire, avec peu d'ingrédients (et généralement pas de trucs introuvables), et en principe assez rapides - même si parfois, avec le temps de cuisson, il faut quand même s'y prendre assez à l'avance.

Le vendredi soir (ou le samedi matin, à la der'), je puise mon inspiration dans ces bouquins ou sur internet et je fais une liste de 6 repas dans mon bullet journal. Puis je note tout ce que je dois acheter sur ma liste de courses (toujours dans le bujo). Et le samedi, je vais au marché et à deux ou trois autres endroits acheter tout ce qu'il faut pour la semaine (j'ai gardé la routine du mois de février même si le défi sans supermarché s'est achevé).

Enfin, ça c'est le plan. Ça ne marche pas toujours aussi bien, mais il y a déjà un mieux par rapport à avant.

Ce système me plaît bien, parce qu'il m'évite beaucoup de gaspillage. J'étais souvent du genre à acheter bien plus que ce qu'il nous fallait, et on avait régulièrement des carottes, un quart de chou ou un brocoli qui moisissait dans le frigo... Sans compter que parfois, mon mari revenait avec un légume incongru - on fait quoi avec des blettes ? Vous savez peut-être, mais moi pas - et que, eh bien... je ne savais tout simplement pas comment le cuisiner. Ou qu'il me faisait si peu envie que... je le laissais traîner jusqu'à-ce qu'il soit bon pour le compost.

Bref, maintenant, si j'ai noté 2 carottes sur ma liste, j'achète 2 carottes, et c'est tout. Je les utilise les deux pour la recette que j'avais prévue... et le monde tourne plus rond. Mon monde, en tout cas.

dimanche 31 mars 2019

Mal élevé

Il y en avait sûrement un dans votre école, en primaire : un gamin insupportable qui n'écoutait rien de ce que disaient les maîtresses et exaspérait tout le monde. Ou alors, vous l'avez croisé à la place de jeux; il faisait des croche-pieds aux autres enfants ou piquait leur seau dans le bac à sable.

Eh bien cet enfant si insupportable, c'est mon fils.
Mon P'tit Loup de 4 ans et demi.

A l'école, ses maîtresses ont toutes les peines du monde à le faire tenir en place. Elles sont constamment en train de lui demander de se taire, de se calmer, d'arrêter d'embêter les autres enfants.

Mon fils est un petit garçon merveilleux, son sourire ferait fondre un iceberg. Il est très câlin, il nous fait des milliers de bisous tous les jours. Il fait de magnifiques dessins. Le dernier en date : une princesse pour l'anniversaire de sa cousine, « parce que je suis sûre qu'elle adore les princesses ! »  Il adore son grand frère, son idole - à lui aussi il fait plein de câlins, enfin quand le grand se laisse faire. A quatre ans et demi, il commence à déchiffrer quelques mots, a déjà compris comment chantent la plupart des lettres. Il a une très bonne mémoire et se souvient où il a laissé ses jouets, son bonnet, sa gourde - contrairement à son frère (et à moi, mais chut !) qui oublie toujours tout. Il sait déjà (presque) faire du vélo sans les petites roues.


Il est formidable, mais il est épuisant. Il ne sait pas tenir en place, il ne fait pas ce qu'on lui demande, il touche à tout, il ne tient pas à table pendant tout un repas, jamais. Il se promène dans la chambre pendant l'histoire du soir et ne peut pas s'empêcher de me parler pendant que je lui brosse les dents. Il pleurniche qu'il est "trop fatigué" dès qu'on lui demande de ranger ses jouets, mais se met à hurler quand on lui suggère une sieste. Quand il était plus petit, surtout, il adorait appuyer sur tous les boutons : un jour, il a carrément éteint le frigo des boissons dans un kiosque en appuyant sur "off". Il a déjà plusieurs fois appuyé sur la sonnette d'inconnus.

vendredi 15 mars 2019

La poésie du quotidien

Pour la photo du mois de mars (vous savez, la photo que les participants postent chaque 15 du mois à midi tapantes), on nous demandait de trouver "La poésie cachée dans notre quotidien". Ce thème m'a tout de suite plu, parce que c'est précisément l'une des choses que j'adore faire : repérer les jolis détails, être attentive aux couleurs, aux jeux d'ombres, mais aussi aux jolies conversations que j'entends autour de moi, aux situations cocasses.

J'aime bien partager ces petits détails poétiques sur mon compte instagram : des gouttes d'eau sur la toile d'un sac à dos, des feuilles sur le capot d'une voiture, le détail d'un graffiti, un smiley dessiné à la craie sur un mur. Pas besoin d'habiter dans un endroit extraordinaire, sur une île tropicale ou dans une ville majestueuse pour voir ce genre de choses. Il suffit juste d'être attentif.

Ce mois-ci, c'est lors d'une jolie balade au bord de l'eau que j'ai croisé mon petit détail poétique. Ce n'est ni un cygne (et pourtant, il y en avait un qui faisait son yoga, si si, allez voir le billet), ni un joli papillon, ni même la lune presque pleine au-dessus des champs, mais quelque chose de plus banal et plus extraordinaire à la fois : un petit cœur... fondu... dans le plastique d'une poubelle. Pour moi, c'est ça, la poésie du quotidien.



Et pour les brins de poésie des autres participants, c'est par ici :

Sous mon arbre, Pat, Julia, Brindille, Alexinparis, Gine, J'habite à Waterford, magda627, Josiane, Jakline, Marie-Paule, Frédéric, Cara, Laulinea, Nanouk, Philisine Cave, Lavandine, FerdyPainD'épice, Bubble gones, Eurydice, Christophe, Giselle 43, Laurent Nicolas, Céline in Paris, Pilisi, Morgane Byloos Photography, Tambour Major, Krn, Akaieric, Nicky, Who cares?, DelphineF, Xoliv', Blogoth67, Danièle.B, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Nanie, Betty, Angélique, El Padawan, écri'turbulente, Mamysoren, Renepaulhenry, Josette, Mirovinben, Gilsoub, Lilousoleil


PS: Avez-vous encore des problèmes de captchas ? Je suis passée en modération pour essayer de les éviter... mais... je ne sais pas si ça a marché.

mardi 12 mars 2019

Gato piman

Aujourd'hui, l'Ile Maurice fête ses 51 ans d'Indépendance.

Si vous ne connaissiez pas encore mon blog il y a cinq ou six ans, alors vous ne le savez peut-être pas encore, mais j'ai vécu là-bas pendant quatre ans et demi. C'est là-bas que je me suis mariée (mon mari étant mauricien), c'est là-bas aussi que notre premier fils est né. Et mon départ là-bas a d'ailleurs été l'impulsion pour créer ce blog !

En 2012, j'avais assisté aux célébrations de la Fête de l'Indépendance au Champ de Mars, à Port-Louis (c'était facile, nous habitions juste à côté). Et ce matin, j'ai quand même fait un petit quelque chose qui a le goût (littéralement !) de l'Ile Maurice : des gato piman ! Contrairement à ce que le nom peut laisser suggérer, ce n'est pas une pâtisserie et ce n'est pas non plus vraiment très pimenté.

J'avais toujours cru que c'était difficile à faire, jusqu'à ce que j'en fasse pour la première fois en décembre dernier. En fait, c'est plutôt facile, si vous avez un mixeur et que vous n'avez pas peur de vider une demi-bouteille d'huile dans une casserole pour les faire frire. Voici la recette que j'ai suivie, si ça vous tente.

Bonne fête, l'Ile Maurice, que ton avenir soit de plus en plus doux...

Gato piman à la mauricienne, miam !

lundi 11 mars 2019

Balade au bord de l'eau - où un cygne faisait du yoga

Ce matin, il neige ! Pour le moment, ça ne tient pas, mais de gros flocons tourbillonnent dans le ciel, parfois accompagnés de quelques gouttes de pluie - si si, je vous assure, c'est possible.

C'est pourtant au soleil que j'ai envie de vous emmener - un beau soleil de février, pas encore bien chaud, juste assez pour rendre une petite balade au bord d'un canal agréable. C'était un dimanche il y a quelques semaines : venez, je vous emmène avec moi.


Les buissons exhibaient des baient d'un rouge intense, et les arbres leurs chatons dorés.


Le P'tit Loup avait enfourché sa bécane et nous autres étions à pieds...

samedi 9 mars 2019

Février sans supermarché - Bilan

Le mois de février est derrière nous, et le défi sans supermarché a officiellement pris fin. C'est donc l'heure de proposer un petit bilan de notre expérience, et de réfléchir à la suite.

Le stand de fromages au marché de Neuchâtel


Pourquoi un mois sans supermarché ?


Mais en fait, pourquoi avoir voulu suivre ce défi ? Il y a probablement autant de motivations différentes à s'éloigner des supermarchés que de participants au challenge - des motivations écologiques et sociales pour la plupart, mais peut-être aussi d'autres choses. Voilà les plus importantes pour moi :

- Réduire les emballages, et surtout le plastique - Ça fait un moment qu'on essaie de réduire nos déchets. Je vois de plus en plus l'aberration qu'il y a à produire du plastique pour le jeter quelques jours plus tard, ou même à produire de l'alu pour le recycler peu après... et côté pratique, ça m'évite des aller-retours en voiture vers la déchetterie, et comme on paie une taxe sur les sacs poubelles, pour tout ce qui n'est pas recyclé, j'économise aussi un peu d'argent.

lundi 4 mars 2019

[Bullet Journal] Les flocons de neige de février

Ce mois-ci, j'avais envie de neige. Et si elle n'est plus tombée comme en janvier (du moins, pas à notre altitude), elle aura au moins orné les pages de mon bujo.


Pour la page de titre, j'ai simplement repris une page d'Amanda Rach Lee (une chouette youtubeuse qui fait plein de contenu bullet journal). Je n'ai jamais rempli la page de gauche où je note généralement mes objectifs, les choses que j'aimerais réaliser ce mois-là. Pas le temps, pas l'envie.

vendredi 1 mars 2019

Février sans supermarché, quatrième semaine - Journal

Et voilà, le mois de février s'est achevé, et avec lui le défi "sans supermarché". Dans quelques jours, je vous dresse le bilan de l'expérience, mais en attendant, voici déjà mes petites aventures de la semaine, et les réflexions notées au fur et à mesure.


Vendredi 22

Je commence à me lasser un peu du challenge. Mais peut-être est-ce simplement parce que je suis fatiguée : cette semaine, j'ai accompagné les enfants de l'école à deux journées de ski, ce qui était loin d'être de tout repos. Et j'ai passé mes soirées à préparer une chasse au trésor et des activités pour l'anniversaire de mon Grand Loup avec ses copains, qui aura lieu samedi.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée à passer d'un magasin à l'autre pour essayer de trouver de petites surprises pour la chasse au trésor, de la pâte Fimo et du papier de couleur pour les bricolages prévus. J'ai fini par acheter un paquet de feutres-tampons dans une papeterie, des autocollants dans un magasin qui vend des déguisements et des bidules en plastique (aucune idée de comment le caractériser), et la Fimo dans un grand magasin de bricolage - pas un supermarché en tant que tel, mais quand même une grosse enseigne.

Puis je me suis souvenue qu'on n'avait pas encore de gâteau pour le lendemain, et je suis passée à la boulangerie-pâtisserie dans un autre village - Grand Loup voulait un mille-feuilles, et je n'ose pas me lancer là-dedans ! Comme ce n'était pas possible de l'avoir pour le lendemain - c'est ça de faire les choses à la dernière minute - je l'ai commandé pour dimanche puisqu'on fête de nouveau, cette-fois-ci avec les grands-parents et les taties. Et vers la fin de la journée, en allant chercher mon mari au travail, je suis quand même vite passée au supermarché pour acheter du chocolat afin de faire un petit gâteau pour le lendemain. Ouf. C'était une longue journée.

mercredi 27 février 2019

Les oiseaux de la réserve naturelle de Cudrefin

C'était un samedi, j'étais seule avec les enfants et il faisait un temps magnifique. Avec mes parents, nous sommes donc allés nous balader dans une réserve naturelle, tout près de chez nous, sur la rive sud-est du lac de Neuchâtel.


Depuis le Centre-Nature de La Sauge, nous avons longé le canal de la Broye pour atteindre, tout au bout, le môle duquel on a une vue imprenable sur des bancs de sable où viennent nicher toute sorte d'oiseaux, en sécurité puisqu'il s'agit d'une zone protégée.




Les reflets sur l'eau du canal étaient féériques... C'était comme un miroir gigantesque qui s'étendait à nos pieds. On avançait lentement, les enfants ramassaient des bouts de bois et des tiges de roseau, et les deux photographes de la famille - ma maman et moi - prenions des photos.