samedi 11 décembre 2010

Aperçu

Depuis qu'on a les clefs de notre nouvel apart, Brian est devenu un passionné du ménage et du rangement. Comme il était en vacances (pour l'université, bien qu'il continue à travailler au centre d'appels deux soirs et un jour par semaine), il y est passé plusieurs fois, quand on n'y avait pas encore installé les meubles, pour passer un coup de balai et de serpillère sur le sol, et même nettoyer les vitres ! (qui en avaient grand besoin).

Pour ce faire, il a d'ailleurs acheté des tas de produits de nettoyage...



Et est parti à l'attaque de la poussière !


Quand à l'appartement en lui-même, en voici un petit aperçu en ombres chinoises ;)

jeudi 9 décembre 2010

On déménage !

Ça y est, nos quelques meubles sont dans notre nouvel appart, ainsi que la plupart de nos vêtements, nos affaires... Presque tout, sauf nous ! On reste encore quelques jours chez les parents de Brian, car depuis mercredi, il travaille tous les soirs, et je n'ai pas vraiment envie de passer mes premières nuits là-bas toute seule. En plus, on vient tout juste (aujourd'hui !) d'acheter des plaques de cuisson et des casseroles ;) Et là-bas, on n'aura pas tout de suite de connexion internet... Ça va être dur de survivre sans !

Ces temps-ci, je suis vraiment morte de fatigue... Je manque de sommeil (il fait chaud, et je dois me retourner au moins une vingtaine de fois avant de trouver une position à peu près confortable... Et ensuite, je me réveille au milieu de la nuit parce qu'on a oublié de mettre l'anti-moustique et que ces satanés vampires me piquent de partout ! (Allez savoir pourquoi, il ne s'attaquent pas du tout à mon homme.)

Et on a encore des tas et des tas de choses à faire avant le mariage... Argh, ça me stresse !

Mais heureusement, tadadam ! Plus que 5 jours de travail, et hop, c'est les vacances ! (vacances qui ne seront sans doute pas beaucoup plus reposantes, mais bien plus agréables. J'ai hâte hâte hâte. Le 16, mon amie Laf et son chéri arrivent ici, puis ce sera le tour d'Audrey et de son chéri à elle, puis de mes parents et petites soeurs... Ça fait tellement longtemps que je ne les ai plus vus ! Je me réjouis...

vendredi 3 décembre 2010

Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Vacances bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé mariage Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Appartement bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé vacances Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Vacances bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé bébé Bébé

jeudi 2 décembre 2010

Bidon

Alors, qu'est-ce que vous en dites ?

mercredi 1 décembre 2010

Appart', yeah !

Oups, ça fait pas mal de temps que je n'ai plus rien posté. Des petits événements, des petits inconvénients... Mais me voilà de retour !

Ces quelques derniers jours, mon Choupinou et moi sommes tout excités par notre nouvel appart. Ça y est, on a signé le contrat et reçu les clefs... J'ai vraiment hâte d'installer les meubles (ou plutôt, d'ordonner à ceux qui m'aideront de mettre les meubles à telle ou telle place, mon gros bidon m'interdisant de faire trop d'efforts de ce type) et de décorer notre petit chez-nous. Le rêve !

Hier, on est allé acheter une machine à laver ainsi qu'un frigo. Youpiiie ! C'est dingue, je suis contente comme une gamine qui reçoit des cadeaux de Noël. Ils devraient faire la livraison demain, Brian va donc devoir aller passer quelques heures là-bas en attendant qu'ils arrivent.

En se baladant dans le magasin de meubles et d'électroménager, on avait envie d'acheter des tas de choses. Il faudra quand même qu'on se retienne un peu pour la bonne santé de notre bourse ! Mais c'est duuur ! On a déjà repéré une jolie table en verre pas trop trop chère qui serait top dans notre salon - salle à manger. On hésite encore... si quelqu'un a envie de nous faire un joli cadeau de mariage, y a pas de soucis ;) Le seul, c'est que peut-être, dans une année et demi, on laissera tout cela pour repartir en Suisse...

...histoire à suivre !

lundi 22 novembre 2010

Chez soi

Youhouhou, on  a eu l'appart !

On est retournés le visiter hier après-midi, accompagnés aussi de ma belle-maman. Normalement, on devrait avoir la clef dès dimanche prochain, puis on compte emménager petit à petit (le temps d'acheter une machine à laver, des plaques de cuisson et autres assiettes ;).

Me réjouis !

Le quartier est vraiment tranquille (adieu, ô route vrombissante et polluante), les murs sont peints en jaune-orangé, la cuisine est ouverte sur le salon... En plus, ce n'est pas loin de mon travail et du centre de Port-Louis, pas loin non plus du Champ de Mars où l'on peut aller faire du sport ou simplement prendre l'air... Bon, les deux chambres ne sont pas très grandes, mais ce n'est pas bien grave. Une à gauche pour bébé, une à droite pour papa et maman ;)

J'ai hâte qu'on puisse commencer à meubler et décorer tout ça :)

Quelle Vie de...

lundi 15 novembre 2010

Echo, écho, écho !

Il aura fallu pas mal de frustration, d'agacement, et une jolie coïncidence pour que je me décide finalement...

Mais ça y est, je l'ai fait !

Ce matin, je suis allée consulter une vraie gynécologue.

Fait banal et tout à fait normal, me direz-vous... Quand on habite en Suisse, ça l'est sans doute. Ici, j'avais préféré jusque-là effectuer le suivi de ma grossesse à l'hôpital. Pas par gaîté de cœur, certes, mais toujours pour économiser quelques sous. J'avais fini par m'y faire, même si je me sentais un peu frustrée après chaque visite.

Rien à voire avec ce matin. Brian et moi nous sommes levés tôt, avons mangé, avons pris notre douche, nous sommes brossés les dents. Puis nous avons dû nous occuper de nos chevelures respectives, trouver de jolis vêtements à mettre, appliquer un peu de crème sur nos visages, du maquillage sur mes yeux, du gras dans les cheveux de mon homme, un peu de parfum chacun. Du coup - comme d'habitude ! - nous sommes sortis en retard.

Je ne sais comment, nous avons toutefois réussi à arriver avant le médecin à son cabinet, où j'étais sa toute première patiente de la journée. Une jolie salle d'attente meublée de canapés en simili-cuir ; ça change des chaises en plastique bleu de l'hôpital. Sur la porte, un drôle de petit mot qui m'a bien fait sourire.


La doctoresse est une femme sympathique, accueillante et plutôt marrante. Elle parle un drôle de français pas très assuré, mais a l'air de s'intéresser vraiment à sa patiente - en l'occurrence, de s'intéresser à moi, ce dont j'avais perdu l'habitude avec les médecins froids et pressés de l'hôpital.

Elle m'a posé des questions, a écouté mes réponses, puis je me suis allongée sur le lit et elle a fait une échographie. C'était super de pouvoir enfin voir notre petit bébé ! On l'a vu bougeotter, et même essayer de sucer son pouce ! C'est incroyable... Tout à coup, ce petit bout de chou est devenu encore plus réel. J'ai tellement hâte qu'il arrive...


Et la coïncidence, me direz-vous ? Eh bien, depuis quelques jours, j'avais envie d'aller faire cette consultation chez un gynécologue. Et de préférence, une gynécologue. J'ai donc demandé à ma belle-maman si elle connaissait quelqu'un à me recommander, et elle a appelé une de ses amies qui lui a donné de nom d'une doctoresse, dont le cabinet est situé à la Rue de la Paix, ici à Port-Louis. 

Je ne l'ai pourtant pas appelée tout de suite.

Un ou deux jours après, Brian et moi sommes allés visiter un appartement. Pas terrible. Pas terrible du tout. Peut-être que je vous raconterai par la suite. Puis en revenant, nous sommes passés devant un immeuble où nous avions déjà visité un petit appart il y a quelques mois, que nous n'avions finalement pas pu avoir. Brian a insisté pour que nous allions frapper chez celle qui aurait été notre voisine de pallier, une gentille vieille dame, pour lui demander s'il était encore occupé.

Celle-ci, toute souriante, nous a appris qu'il était vide. Comme nous n'avions plus le numéro du propriétaire - un docteur - elle nous a alors suggéré... de nous rendre au cabinet de son épouse, une gynécologue installée... à la Rue de la Paix ! Et voilà comment, deux jours plus tard, nous nous retrouvions à l'attendre sur les confortables canapés de simili-cuir noir, et que nous avons pu enfin voir notre futur petit bout.

mercredi 10 novembre 2010

Suivez la Flèche

Ce matin, je ne sais qui a eu l'idée saugrenue de mettre le feu à la poubelle, mais toujours est-il qu'elle fumait, et sa fumée formait de drôles de volutes, modulés par le vent.

mardi 9 novembre 2010

J'aime quand ça flamboie


Tous les matins, depuis quelques jours, en allant au travail, je tombe sur ce spectacle. Cette branche tombant d'un flamboyant a été la première de l'année à fleurir... A chaque fois, j'avais envie de la prendre en photo, mais n'avais jamais mon appareil sur moi... jusqu'à dimanche passé ! Clic, clac, c'est maintenant chose faite !

dimanche 7 novembre 2010

Plouf !

Ça faisait longtemps que j'en avais envie et que j'en parlais, mais c'est seulement hier que cela s'est concrétisé. Hier soir, Brian et moi sommes allés... à la piscine !

Rien de bien extraordinaire, me direz-vous. En effet, m'enfin il faut tout de même savoir qu'ici, les piscines ne sont pas ouvertes au grand public. Pas possible d'aller faire des longueurs ou simplement barboter quand on en a envie... Pour en profiter, il faut obligatoirement s'inscrire à un cours de natation (ou d'aquagym, ou faire partie d'un club).



Du coup, comme la piscine la plus proche de chez nous vient de rouvrir, on a décidé de profiter de l'occasion et de s'inscrire aux cours proposés par la municipalité. On a donc acheté chacun un bonnet de bain (qui est obligatoire), et Brian un petit maillot moulant (obligatoire également), et hop ! C'est théoriquement un cours pour apprendre à nager, et j'avais un peu peur de m'ennuyer, mais après avoir participé à la première séance, je me suis rendu compte que ça ne l'est pas. On a fait de petites traversées, en s'aidant d'une planche, puis sans, en nageant sous l'eau, puis sur le dos...

Bref, je me suis sentie comme un poisson dans l'eau, c'est exactement ce que je voulais. En plus, j'ai lu que la natation était le sport le plus recommandé pendant la grossesse, du coup, ç'aurait été bête de m'en priver !

Plouf, plouf.

mercredi 3 novembre 2010

Du rouge !

Ça y est, les flamboyants commencent à rougir, leurs branches seront bientôt complètement recouvertes de centaines et de centaines de petites fleurs écarlates... Joli, non ?

samedi 30 octobre 2010

J'aime, J'aime pas

Raphaël Poulain n'aime pas : pisser à coté de quelqu'un. Surprendre sur ses sandales un regard de dédain. Sortir de l'eau et sentir coller son maillot de bain.
Raphaël Poulain aime: arracher de grands morceaux de papier peint. Aligner toutes ses chaussures et les cirer avec soin. Vider sa boîte à outils, bien la nettoyer, et tout ranger, enfin.

Amandine Poulain n'aime pas : avoir les mains plissées par l'eau chaude du bain. Être par quelqu'un qu'elle n'aime pas effleurée de la main. Avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin.

Amandine Poulain aime: les costumes des patineurs artistiques sur TF1. Faire briller le parquet avec des patins. Vider son sac à main, bien le nettoyer, et tout ranger, enfin.
Le fabuleux destin d'Amélie Poulain

Il y a quelques temps déjà, ma petite Maman, sur son blog,  avait posté un article où elle nous parlait des 10 petites choses qu'elle aimait. Elle m'avait ensuite suggéré d'en faire de même, mais au moment où elle l'avait fait, je ne me sentais pas vraiment d'humeur... Je l'aurais été plus à faire les "j'aime pas" !

Enfin, maintenant que c'est passé, je vais essayer de m'y lancer... C'est parti pour les dix petites choses que j'aime ! Pas forcément dans l'ordre, c'est difficile de classer... Des petites choses et des plus grandes qui me procurent du plaisir, en vrac.

J'aime...

1)  ... Manger ! Surtout quand il s'agit de spaghettis ou autres pâtes, avec toutes sortes de sauces : carbonara d'abord (Mmmmh ! Surtout quand c'est moi ou ma petite Maman qui l'a faite), pesto ensuite (Comme ça me manque, ici, ces bons sachets de pesto rouge que Mam avait l'habitude d'acheter), et tout le reste enfin !

2) ... Faire la planche, dans une mer calme (parce que dans la piscine, je n'arrive pas à flotter). Regarder le ciel bleu et les quelques nuages, n'entendre que des bruits feutrés par l'eau...

3) ... Discuter sur skype avec ma petite famille, ou mes amies, et avoir quelques petits aperçus de la Suisse, me remémorer de bons souvenirs. Me sentir un instant comme si j'étais là-bas.

4) ... Écouter Couleur 3 sur Internet tout en lisant mes e-mails, en visitant Facebook, en parcourant le blog de ma Maman, ou en écrivant sur le mien.

5) ... Prendre des photos. De tout et de rien, surtout des détails, des paysages, des couleurs qui marquent, de tout ce qui est insolite. J'aime photographier les gens aussi, quand ils ne me regardent pas et n'ont pas encore eu le temps de sentir mon objectif sur eux.

6) ... Conduire ! Au volant d'une voiture, on se sent fort... sans efforts. On peut aller vite... J'aimais bien la grande Opel Zafira de mes parents, on est un peu en hauteur, pour moi qui ne suis pas bien grande, ça me change un peu ! Ici, je n'ai pas l'occasion de conduire beaucoup, et je me sens beaucoup moins à l'aise à devoir rouler à gauche, changer les vitesses de la mauvaise main... sans parler des essuie-glace que j'enclenche à chaque fois au lieu de mettre le clignotant !

7) ... Lire. Des romans, surtout. Même si maintenant, je le fais moins qu'avant... La télé est trop souvent allumée peut-être... Et le soir, au moment de me coucher, je me sens la plupart du temps extrêmement fatiguée, lasse... Alors qu'en Suisse, j'étais capable de lire jusqu'à tard, jusqu'à ce que mes yeux se ferment tout seuls et que les phrases s'emmêlent dans ma tête.

8) ... Tous les bons petits trucs qu'on peut s'acheter à manger, ici, chez les marchands ambulants. Des tas de gâteaux frits, chana puri ou gâteau piment. Des pistaches grillées, trois cuillères pour 10 roupies. Des fruits confits, arrosés d'un peu de tamarin, avec un soupçon de sel mélangé à du piment en poudre. Et des boulettes ! Petites boulettes de viande, légumes, poisson, etc... cuites dans du bouillon. Miam ! On trouve de tout cela, partout ou presque.... J'aime bien avoir cela sous la main pour caler un petit creux, n'importe quand et n'importe où.

9) ... Les langues. Celles que j'ai eu l'occasion d'apprendre, et celles que j'apprendrais si seulement j'avais le courage de tout recommencer de zéro. La dernière que j'ai apprise et que j'aime particulièrement, c'est bien sûr le créole mauricien. Tellement coloré, tellement exotique, et pourtant si proche du français... Il y a de très jolies expressions, des jurons expressifs, des mots tendres à se murmurer à l'oreille. J'aime le parler et l'écouter. Et quant à la langue que j'apprendrais si j'en avais la patience, c'est l'hindi ! Pour comprendre un peu des films indiens que je regarde de temps en temps, et des chansons que mes collègues aiment écouter au travail.

10) Et enfin, en ce moment, j'aime, j'adore m'allonger sur le dos, poser mes mains sur mon ventre, et sentir mon bébé bouger à l'intérieur de moi. Je sais alors qu'il est là...

mercredi 27 octobre 2010

Un an, déjà !

Eh oui. Cela fait déjà un an que Brian et moi nous sommes dit "oui" et avons apposé notre signature sur un petit bout de papier. Ce jour-là, il faisait beau... Lui, ses parents et moi nous sommes bien habillés et nous sommes rendus au bureau de l'état civil. Cela s'est passé très vite, sans grande cérémonie. Tout juste un photographe qui a pris quelques photos.

Puis Brian et moi sommes allés faire un tour à la plage, dans la voiture qu'on avait louée, fenêtres grandes ouvertes et cheveux au vent. On a mangé quelques frites et un kebab, on n'est pas difficiles, nous. On ne s'est pas baignés, parce qu'on avait oublié de prendre nos serviettes de bain. Mais on a profité du coucher de soleil en construisant un château de sable. Puis, après un petit détour près d'un phare, nous sommes rentré manger le délicieux repas que ma désormais belle-maman avait préparé pour nous.

Une vraie journée de bonheur...

Depuis, on a dû s'habituer à dire "mon mari" et "ma femme" au lieu de "mon copain" ou "ma copine", et j'ai du me faire à mon nouveau nom. Sans trop de problèmes, d'ailleurs ! Bientôt, on se dira "oui" à nouveau, à l'église cette fois-ci, et devant notre famille et nos amis. J'ai hâte que ce moment arrive !

Mais entre les deux événements, un troisième est arrivé, inattendu celui-ci, du genre à bouleverser notre vie du tout au tout. Un petit quelque chose, tout petit d'abord, a commencé à pousser... au creux de mon ventre. Un petit quelque chose, futur petit quelqu'un, un petit bonheur, qu'on se réjouit de voir arriver pour de bon !

samedi 16 octobre 2010

Couleur Nostalgie

Rien de tel, pour me rendre nostalgique, que d'écouter Couleur 3, la chaîne de radio que j'aimais laisser jouer. De temps en temps, quand je traîne sur le net, je me connecte sur le site et l'écoute en direct.

Je ne sais pas vraiment pourquoi ça me met dans cet état, peut-être parce que j'y entends le genre de chansons que j'avais l'habitude d'entendre en Suisse. Peut-être est-ce le fait de savoir que les animateurs que j'entends sont en ce moment même à Lausanne, dans mon petit pays, tout là-bas... Même les informations, où j'entends parler de toutes ces choses qui me paraissent si lointaines, réussissent à me faire me sentir un peu mélancolique.

En tout cas, je n'ai jamais réussi à trouver de meilleure chaîne de radio. J'aime leur musique, j'aime leurs émissions drôles, j'aime (presque) tout sur Couleur 3 ! Ici, les programmes sont souvent banals; leur programmation musicale encore plus. Il y a les chaînes qui passent de la musique indienne (les grands succès Bollywood), celles qui passent des musiques américaines ou françaises ont finalement un point en commun, elles ne passent que du très convenu, du très commercial. Quand une chanson plaît, elle est sur toutes les chaînes, à toutes les heures. On l'entend aussi dans toutes les voitures, à pleins tubes, par les fenêtres, comme sonnerie de portable. D'octobre à décembre l'année dernière, on n'a entendu que deux chansons (à part les chansons indiennes) : Lady Mélodie de Tom Frager et Stereo Love de . Ensuite, pour la coupe du monde, ça a été Waka Waka de Shakira, qui a réussi à éclipser celle qui commençait à s'imposer : Alors on Danse de Stromae.

Allez, celle-ci, je l'aime bien, je vous la mets en entier:

jeudi 14 octobre 2010


Quand on est enfant, le monde est encore un peu magique... On barbote des heures dans l'eau claire, on saute, on plonge. On appelle les grands pour qu'ils nous regardent pendant qu'on fait la planche. Puis on se fait enterrer dans le sable, on creuse un peu à l'aide de notre petite pelle, on cherche coquillages et bouts de corail pour décorer notre pâté. Et quand vient le soir et le temps des grillades, on n'est même pas fatigué, on rit, on s'amuse. Elle est belle, la vie, parfois ! Et pas que pour les enfants.


(Jolie et gracieuse silhouette que celle de la filleule de mon amour, n'est-ce pas ?)

mardi 12 octobre 2010

Tombée du Ciel


Est-elle tombée, cette petite étoile, s'est-elle décrochée de la voûte céleste pour se laisser cueillir par nos mains ?

lundi 11 octobre 2010

Petite baladinette

Pour ne pas passer la journée de dimanche uniquement à réviser pour l'un, à roupiller et bouquiner pour l'autre, mon chéri et moi avons décidé, à l'heure du thé, de nous préparer une petite salade - j'ai des envies de verdure ! - et d'aller la déguster dans un parc où nous étions déjà allés une fois déjeuner en famille.


Bon, comme nos estomacs criaient famine (famiiiiiiiine !) et que quelques feuilles de laitue n'allaient sans doute pas suffire à les remplir, on a acheté à un marchand ambulant... des frites (en gobelet ;) et une petite brochette de viande. Puis, comme on n'en avait toujours pas assez, Brian est allé chercher pour lui encore quelques petits gâteaux - gâteaux arouy et chana puree - et pour moi une grosse part de pastèque ! (les envies de verdure on la vie dure !) (Et c'est que l'été arrive, et ses fruits juteux avec)


Ensuite, assise dans ce jardin à observer les gens et contempler les arbres, j'ai pensé à ma chère amie Laf qui va sans doute adorer observer les plantes d'ici, quand elle va venir, en décembre. Je me suis dit qu'il faudra qu'on l'emmène à cet endroit ! Et j'ai pensé aussi qu'elle, à ma place, y serait sans doute déjà venue bien plus souvent en toute une année à habiter à pas même un kilomètre de là.

En tout cas, de petites escapades comme celle-ci font le plus grand bien au moral, c'est garanti !

samedi 9 octobre 2010

« ...arrachées à la toison de brume des collines »

« C'était un magnifique et charmant spectacle que Paris, et le Paris d'alors surtout, vu du haut des tours de Notre-Dame aux fraîches lueurs d'une aube d'été. On pouvait être, ce jour-là, en juillet. Le ciel était parfaitement serein. Quelques étoiles attardées s'y éteignaient sur divers points, et il y en avait une très-brillante au levant dans le plus clair du ciel. Le soleil était au moment de paraître. Paris commençait à remuer. Une lumière très-blanche et très-pure faisait saillir vivement à l'œil tous les plans que ses mille maison présentent à l'orient. L'ombre géante des clochers allait de toits en toits d'un bout de la grande ville à l'autre. Il y avait déjà des quartiers qui parlaient et qui faisaient du bruit. Ici un coup de cloche, là un coup de marteau, là-bas le cliquetis compliqué d'une charrette en marche. Déjà quelques fumées se dégorgeaient çà et là sur toute cette surface de toits comme par les fissures d'une immense solfatare. La rivière, qui fronce son eau aux arches de tant de ponts, à la pointe de tant d'îles, était moirée de plis d'argent. Autour de la ville, au dehors des remparts, la vue se perdait dans un grand cercle de vapeurs floconneuses à travers lesquelles on distinguait confusément la ligne indéfinie des plaines, et le gracieux renflement des coteaux. Toutes sortes de rumeurs flottantes se dispersaient sur cette cité à demi réveillée. Vers l'orient le vent du matin chassait à travers le ciel quelques blanches ouates arrachées à la toison de brume des collines. »

Notre-dame de Paris, Victor Hugo

Il faut avouer qu'il sait choisir ses mots.  « ...qui fronce son eau aux arches de tant de ponts...» Ahhh.

lundi 4 octobre 2010

1ère bougie

Voilà, aujourd'hui, cela fait un an que je suis arrivée à Maurice. C'était un dimanche matin, tôt... Toute la famille de Brian était venue me chercher à l'aéroport, et nous étions partis en vadrouille dans le sud, là où de hautes falaises noires protègent la terre des assauts de la mer.

A part les cheveux de Brian... on a changé ?



Cela fait aussi un an que je n'ai plus revu ma famille... Ils me manquent, bien sûr. Heureusement, je me sens bien avec mon chéri, et que je me suis habituée à ma vie d'ici. Ce n'est donc pas trop dur de vivre loin d'eux, mais il y a des moments où j'aimerais bien que ma maman soit là pour me conseiller, entendre les gags de mon papa, ou faire la folle avec mes petites soeurs...



Sinon, la Suisse me manque. L'insouciance. On a tout là-bas, tout ce qu'il faut, et même tout ce dont on n'a pas besoin. Si on a un grosse envie de chocolat, on l'achète, on le mange. On va au restaurant, on s'assied sur les terrasses en été et on boit un coca pourtant beaucoup plus cher qu'au supermarché, une bière, un café au lait. Si une vitre est cassée, on la fait réparer. On décide du jour au lendemain de partir en voyage au bout du monde; avec Easy Jet, on file à Istanbul pour un week-end, et avec Air India, on s'en va visiter les merveilles du Rajasthan. A Noël, les cadeaux s'empilent sous le sapin, on offre sans compter. Les gens promènent leur bébé dans de belles poussettes, vont au travail dans de jolies voitures, rentrent le soir dans leur maison coquette.

Et c'est normal, et tout cela paraît normal, et pourtant, ici les vitres cassées peuvent le rester des années, on peut ne jamais trouver l'argent pour repeindre une pièce ou même peindre sa maison en entier; une partie reste alors nue, grise. On savoure chaque biscuit que l'on déguste, chaque morceau de fromage encore plus. Un voyage à la mer quand on habite Port-Louis, c'est un moment rare, on ne sort pas tous les week-ends. On se sent un peu coupable d'être aller manger au McDo, car c'est beaucoup d'argent dépensé pour un seul repas. Son bébé, on le porte dans les bras, parce qu'une poussette, ça coûte cher et qu'on ne la ferait pas entrer par la porte étroite et surélevée des bus.

Je ne parle pas de moi. Je ne parle pas de tous non plus. Certains peuvent ici aussi se permettre d'aller au cinéma tous les mois et chez le coiffeur toutes les semaines pour leur brushing ; certains aussi n'ont malgré leur salaire pas même assez pour payer l'électricité, pas même assez pour se nourrir. Je ne parle pas de nous, je parle de vous surtout, de votre insouciance, de la chance que vous avez, de l'envie que cela peut susciter de voir sur Facebook un statut: "Trop cool ce voyage à Barcelone" ou même "Ce soir, c'est soirée pizza les filles !". De cette impression qu'il n'y a pas d'issue, pas vraiment de lumière, de soulagement à attendre, parce que les salaires n'augmentent pas mais que le coût de la vie, lui, ne cesse de monter, monter, monter.

Je ne pensais pas m'aventurer jusque-là en commençant ce post. Ça fait du bien de le dire. Je devrais arrêter de ne parler que de nos sorties et nos moments de plaisir, pour parler un peu d'autre chose parfois...

samedi 2 octobre 2010

Quel bazar !

Ce matin, petit tour au marché de Port-Louis avec ma belle-maman, pour acheter de la viande en prévision des grillades au bord de mer de demain. On y a aussi retrouvé Fidou, la tante de mon chéri, qui sera elle aussi de la partie.

J'aime bien me balader en ville le samedi, même si ce n'est pas de tout repos. Au bord des rues noires de monde (et de véhicules), s'entassent de nombreux marchands ambulants, qui vendent de tout, absolument de tout : des vêtements plus ou moins jolis, des montres de fausse marque, des ceintures, des bijoux fantaisie. On trouve aussi de petits vendeurs de fruits et légumes, ceux qui vendent leurs petits tas de mangues vertes, ceux qui proposent des bouquets de persil, de thym ou de cotomili à 5 ou 10 roupies. Des allumettes, des cotons-tiges, des sparadraps, des craies anti-insectes, des passoires ; on trouve absolument de tout dans la rue.

La plus bondée est celle qui mène au bazar. Plus ou moins piétonne, elle est encombrée de chaque côté d'étals en tous genre. Le marché en lui-même compte trois parties : un côté fruits et légumes où j'ai l'habitude d'aller acheter quelques fruits ou une salade (quand je ne les prends pas sur le chemin du travail), un côté viande et poisson, et un côté "bazar pour touristes" où le pris des babioles et autres est au moins cinq fois plus élevé que n'importe où ailleurs.

Nous nous sommes donc rendues du côté de la viande. Là où je n'aime pas trop m'aventurer. Les morceaux de boeuf, de poulet ou de porc sont disposés à même les étals, à la merci des mouches (et même parfois des chats !), subissant la chaleur en été, ou alors suspendus à des crochets, le tout sous un plafond sur la charpente duquel on n'a pas du passer la poussière une seule fois depuis sa construction en 1828.


Autant dire que l'odeur de ce charmant mélange est quelque peu prenante. On peut y acheter du frais comme du congelé (eh oui, la modernité y a quand même fait son apparition).



Bref, je n'ai jamais osé y faire mes courses toute seule (ahh, les bons vieux congélateurs des supermarchés !), mais il n'empêche que là, au moins, on peut demander exactement la quantité que l'on veut, de ce dont on a besoin.


Comme mes photos (prises avec mon téléphone portable) n'étaient pas terribles, j'ai testé le filtre "aquarelle" de photoshop. Plutôt chouette, non ? De quoi rendre le tout beaucoup plus poétique ;)

Octobre

Je n'arrive pas à croire qu'on soit déjà en octobre. Quoi, tout ce temps s'est déjà écoulé ? Quand j'ai commencé à travailler au journal, juin me paraissait à des éternités de là. Quand on a commencé à faire quelques projets pour notre mariage, décembre me paraissait encore bien flou, tout là-bas à l'horizon.

Et pourtant...

Novembre, décembre approchent, et avec eux le chaud et l'été, même s'il ne semble pas très pressé. Après une semaine où les températures étaient bien montées, elles sont redescendues un peu. On peut même avoir frais en s'habillant un peu trop légèrement. Je n'ai plus osé me tremper dans la mer depuis bien longtemps. Ce sera sans doute pour demain, puisque nous allons à la plage en famille !

Le mariage n'est plus très loin. Avec lui, un peu de vacances, enfin. Un peu de bon temps.

Le temps passe...

mercredi 29 septembre 2010

Et une, et deux !

Ça faisait bien longtemps que mon homme et moi avions laissé tomber nos bonnes résolutions et n'étions plus allés escalader la montagne ou même marche-marcher. Je commençais à sentir mon corps s'endormir et se ramollir, et Brian à trouver qu'il prenait du ventre...

Du coup, hier soir, nous avons pris notre courage à deux pieds et sommes allés faire un petit tour au Champ de Mars. Pas trop loin de mon travail, il s'agit au fait d'un hippodrome. Tous les samedis, ce sont les chevaux, montés de leurs jockeys, qui foulent à toute allure le sable de la piste. Mais en semaine, l'endroit est ouvert à tous, et ce sont joggeurs et autres marcheurs que l'on y croise.

Pour s'y remettre doucement, nous n'avons fait qu'un seul tour de piste... Avant de se diriger, au centre, vers une place de jeux où sont aussi installés des appareils de fitness: un "tapis roulant" (au fait, des cylindres roulant, plus exactement), des machins pour balancer ses jambes et muscler le fessier et autres engins dans ce genre-là... Le tout sans électricité bien sûr, et libre d'accès. Plutôt chouette ! Sans compter que ça fait du bien de se bouger un peu. A refaire !

jeudi 23 septembre 2010

samedi 11 septembre 2010

L'été pé rentrer !

Depuis quelques jours, le temps s'est quelque peu réchauffé. Les nuages se promènent encore souvent par le ciel, mais le thermomètre affiche depuis peu dans les... 28 degrés ! Il parait, disent les journaux, que la température est supérieure à la moyenne pour la saison. En tout cas, hier en fin d'après-midi, on s'est retrouvé à rallumer le ventilateur pour la première fois depuis bien longtemps !

jeudi 9 septembre 2010

Pèlerinage

Une marche dans la nuit, des centaines de gens convergeant vers le même lieu. Au bord du chemins, différentes associations offrent biscuits, sandwichs, farathas et autres tasses de thé et verre de jus de fruit.



Où vont-ils ?

Rendre hommage au défunt Père Laval, et se recueillir sur son tombeau, à St-Croix, tout près de Port-Louis. Quelques années après l'abolition de l'esclavage, il était arrivé à l'Ile Maurice et a beaucoup œuvré pour les anciens esclaves, les baptisant, et surtout, les respectant. Il reste un symbole fort, et chaque année, à la date anniversaire de sa mort, les pèlerins se rendent en nombre sur sa tombe.



Nous y avons participé hier soir, nous y sommes allés à pied. Nous avons goûté à des tas de bonne nourriture qu'on nous offrait sur notre passage, avons acheté un petit bouquet de fleurs pour la déposer sur le tombeau. A l'entrée de celui-ci, les gens s'entassaient en une file qui devait bien faire un kilomètre de long, et que nous avons mis plus d'une heure à franchir.



Puis nous avons été invités à boire un café chez la tante de mon cher et tendre, qui habite juste à côté de là, avant que son époux nous ramène en voiture.

Avec tout ça, nous nous sommes couchés vers une ou deux heures du matin. Du coup, j'étais très fatiguée pendant toute la journée, avec pour conséquence qu'absolument tout m'agaçait, des rires de mes collègues à la personne au bout du fil qui ne me parlait pas trop poliment (sans compter les imbéciles qui croient que j'adore quand de parfaits inconnus me disent "bonjour miss" avec un grand sourire pervers).

samedi 4 septembre 2010

Tissus tissus tissus

Ouf !

Mes petits petons sont tout endoloris et mes jambes fatiguées... Pourquoi ? On vient de passer presque toute la journée à parcourir les rues de Port-Louis à la recherche de... tissus ! Pour ma robe de mariée, mais également les robes des demoiselles d'honneur, ainsi que pour ma belle-maman et sa soeur, qui feront faire leur robe par la même couturière. Ladite modiste était d'ailleurs avec nous pour nous conseiller.

Il y a une rue magique dans Port-Louis, lorsque l'on cherche du tissus. Dans la rue de la Corderie, il n'y a que des boutiques d'étoffes de toutes les couleurs et toutes les textures possibles et imaginables. J'ai trouvé assez vite un tissu qui me plaisait et ferait l'affaire pour le modèle que j'ai choisi; mais je ne l'ai pas pris tout de suite, de peur de trouver mieux après.

La maman de brian et sa soeur ont trouvé assez rapidement leur bonheur elles aussi, puis nous sommes allées dans une autre rue, un peu (beaucoup) plus loin, une rue pleine de boutiques de robes de mariées et de magasins de tissu. Finalement, rien d'intéressant par là, alors nous sommes retournées dans la rue de la Corderie.

J'ai alors pris l'étoffe que j'avais repérée, et nous avons également trouvé un joli tissu pour la plus petite demoiselle d'honneur, la cousine de Brian qui a 7 ans, et qui sera habillée différemment des trois autres, plus grandes. Pour elles, malheureusement, nous n'avons encore rien... Tout le monde commençait à avoir très faim, et rien ne semblait convenir... Finalement, nous devrons retourner faire les boutiques la semaine prochaine, à Curepipe cette fois-ci, où nous devrions trouver notre bonheur.

Après tous ces kilomètres, ça faisait du bien de reposer un peu ses pieds, posés sur la table basse du salon, les fesses confortablement calées sur le canapé.

vendredi 13 août 2010

Les amoureux

Un peu de poésie visuelle avec ces deux amoureux sur fond de coucher de soleil. N'ont-ils pas l'air seuls au monde ?

Mariage et agence de voyage

Décidément, ces derniers temps, je n'ai pas posté beaucoup ici. Il faut dire que je me sens souvent fatiguée, et en rentrant du travail, je préfère m'allonger ou regarder la télévision que de rallumer un ordinateur - je passe déjà toute la journée devant un écran... Et quant à rédiger des messages pour mon blog, c'était tout à fait au-dessus de mes forces.

Mais enfin, aujourd'hui, j'ai décidé de prendre mon courage à deux mains, et me voici !

Depuis quelque temps, nous sommes en pleins préparatifs pour notre mariage, qui aura lieu le 29 décembre. J'ai passé des heures à chercher un joli modèle de robe sur internet (pour faire ça, allumer mon laptop n'était pas trop compliqué ;). Et je crois que j'en ai trouvé un qui me plaît ! Surprise, je ne vous en révélerai pas plus... On devrait rencontrer bientôt la couturière qui devrait la coudre, j'espère qu'elle pourra la faire comme je le veux... Ah, je me réjouis !

Brian, de son côté, a trouvé un magnifique tissu pour faire son gilet, un autre pour son costume, et un bon tailleur. Il va être beau, mon homme !

Sinon, on joue depuis quelques semaines le rôle d'agents de voyage (pas toujours très efficaces), pour les personnes qui viendront ici en décembre. Après plusieurs recherches, on a déjà trouvé de superbes petits studios pour deux couples d'amis, dans le Nord de l'ile, tout près de la mer. J'espère qu'ils aimeront l'endroit, mais je suis presque sûre que ça sera le cas. Là, on doit encore trouver quelque chose de convenable pour mes chers petits parents et petites soeurs... De nouvelles pérégrinations à Flic-en-Flac, puis dans le Nord nous attendent probablement ce week-end.

dimanche 1 août 2010

Vieux Grand Port

Aïe, ça commençait à faire vraiment longtemps que je n'avais plus rien posté... Comme me l'a dit ma petite Maman, mon blog avait pris des vacances... Je dirais même qu'il est resté quelques temps en jachère ! Mais il est temps de semer à nouveau quelques mots et quelques images, en espérant que la récolte sera bonne.


Aujourd'hui, nous avons fait une chouette visite dans le Sud de l'Ile, à Mahébourg. Cette année, on fête le bicenternaire de la bataille de Grand Port, une bataille que les Anglais, qui tentaient de prendre possession de l'Ile, ont menée contre les Français, qui étaient alors les possesseurs de l'Isle de France. C'est d'ailleurs la seule et unique victoire navale que les Français aient remporté du temps de Napoléon ! Mais elle a été de courte durée, car deux ans plus tard, les Anglais attaquaient à nouveau par le Nord et prenaient définitivement le contrôle de l'Ile, jusqu'à son indépendance.


Du coup, plusieurs festivités sont organisées à Mahébourg, dans le sud-est, tout près de là où à eu lieu la fameuse bataille.


On commence la visite par une reconstitution du village de Saint-Malo, point de départ de nombreux colons Français venus s'établir ici, et surtout le village natal de Mahé de Labourdonnais, qui fut le premier gouverneur de l'Ile Maurice et de la Réunion. Malheureusement, Brian et moi n'avons pas pu l'apprécier à sa juste valeur, car c'est à ce moment qu'il s'est mis à pleuvoir... Et nous sommes vite allés nous réfugier sous un bananier du "jardin endémique" créé un peu plus loin, le temps que ça se calme un peu. De notre abri, nous avions vue sur une charmante maison coloniale :



Suivaient diverses reconstitutions de scènes de vie des esclaves, des engagés, et autres habitants de l'Ile aux débuts de la colonisation, le tout accompagné de panneaux explicatifs plutôt bien faits. Nous avons même eu droit à quelques timides rayons de soleil !


Il y avait également un musée sur l'histoire du peuplement de maurice, avec encore des scènes reconstituées, quelques films, etc... Assez sympa à visiter. Et tout à la fin, l'histoire de quelques familles de diverses origines, qui ont toutes vécu à l'Ile Maurice.



Le soir, des spectacles devaient avoir lieu, ainsi qu'un feu d'artifices. Nous ne sommes pas restés, mais vu la pluie qu'il y avait, je doute que tout ait pu avoir eu lieu comme prévu ! Dommage, pour le premier jour d'ouverture du parc... Mais heureusement, cela ne se termine pas là, les festivités dureront pendant encore un mois. Peut-être qu'on aura l'occasion de revenir y faire un tour.

jeudi 8 juillet 2010

Balade

Des tas de petits collègues sympathiques, un bus pour nous amener dans le sud... Et on est parti pour quelques heures d'une petite balade très tranquille, entre falaises noires et champs de cannes.





De grosses vagues venaient se fracasser contre les rochers... Pour le plus grand plaisir des yeux et de mon objectif !





De ces paysages merveilleux... Très sauvages, en trois couleurs : bleu, noir et quelques touches de vert.



Le beau temps était au rendez-vous... Et le clou de la rando : on a dû traverser une petite langue de mer... en marchant dans l'eau ! J'en ai eu "presque" jusque sous les bras.






Les champs de cannes sont en fleur en ce moment... Elles font jusqu'à 4 ou 5 mètres de haut ! C'est vraiment magnifique.



Une petite langue de sable fin, sur laquelle on aurait à peine la place d'installer sa serviette de bain... Mais quel beau dîner romantique on pourrait y faire ! (à condition qu'il n'y est pas trop de randonneurs passant sur le sentier où nous nous trouvions ;)



Et pour nourrir tous ces randonneurs affamés, un bon briani arrosé de délicieux... coca ;)

jeudi 1 juillet 2010

Tête en l'air

Quand on oublie un peu de laisser ses pieds sur terre, et qu'on folâtre gaiement, nez dans les nuages, on fait parfois la rencontre d'êtres étranges dont on ne soupçonnait pas même l'existence !



Ceux-ci nous observent, ou font un petit somme, bercés par le vent, réchauffés par le doux soleil, et passent, indolents, au-dessus des têtes des frêles êtres humains.

mercredi 30 juin 2010

Hiver

L'hiver est là, l'hiver est frais. Hier matin, mes manches courtes me paraissaient très, très courtes sur le chemin du travail, et aujourd'hui, même mes manches longues me semblaient bien, bien minces... La brise était bien frisquette, et une petite pluie fine et glacée a même commencé à tomber lorsque je rentrais chez moi. Brrrrr ! Un temps qui n'avait rien de très tropical.



Sur les étals des marchands, les pulls ont depuis quelques semaines remplacé les petits hauts, et au lieu de short et de mini-jupes, on voit de plus en plus de bonnets et autres doudounes.

mardi 29 juin 2010

Prison Break

C'est officiel, la dernière saison de cette fameuse série est en tournage en ce moment à Maurice ! En tournage ? A moins qu'ils n'aient oublié les caméras...

Dimanche, en fin d'après midi, des détenus d'une prison toute proche de chez nous se sont soulevés en nombre contre leurs gardiens. Après la promenade, ils ont refusé de réintégrer leur cellule, et une trentaine d'entre eux ont réussi à s'évader. Le coup était probablement préparé... Immédiatement après, un hélicoptère a commencé à sillonner le ciel, on le voyait (et l'entendait !) faire des allers-retours au-dessus de chez nous. Depuis le balcon, on l'a vu éclairer de son projecteur les buissons de la 'Montagne' toute proche, à la recherche des fugitifs... On se serait crus dans un film policier !




A en croire les journaux et la radio, ils ont réussi à rattraper certains des évadés, et d'autres se sont constitués prisonniers. Les autres courent toujours...

27 Juin

Il y a maintenant 23 ans, un 27 juin, ma petite Maman devait se rendre à la maternité, à Zurich, car son ventre devenu trop gros devait libérer la précieuse petite chose qu'il abritait depuis 9 mois... Et c'est ainsi que je naquis !

Dimanche était donc un jour de fête. D'autant plus que, par un hasard pour le moins exceptionnel (peut-être bien un de ces hasards objectifs dont parlaient les surréalistes ?), c'était également l'anniversaire de ma belle-soeur. Ainsi, il y a 26 ans, c'est sa maman à elle qui se rendait à l'hôpital, et qui accouchait d'une petite fille qu'elle décidait d'appeler... Joanna !






Pour les deux Joanna, on avait donc prévu de savoureux repas et de gourmandes douceurs. Le matin, du pain grillé à tartiner de pâté de foie (mmmmh :), ainsi que du manioc bouilli (avec un peu de beurre, c'est délicieux).

A midi, des lasagnes (au poulet pour nous, au poisson pour beau-papa), qui, bien qu'un peu dures par-dessous (la faute à ce four qu'on ne peut pas régler correctement), n'ont pas fait de vieux os. Le tout agrémenté d'une opulente salade de laitue, carrottes et concombres... Miam !






Et le soir, un repas de fête typiquement mauricien composé uniquement de... viande ! (et poisson). Des boulettes de pommes de terre et poisson, des croquettes de crevette et d'autres de poulet, savamment frites, et enfin, de bonnes côtelettes d'agneau... Le tout dégusté en famille. De plus, fait rarissime, on avait même réussi à éteindre la télévision. Il ne manquait que ma petite famille à moi...


 


Si l'on rajoute un délicieux gâteau agrémenté de 26 bougies magiques que Joanna et moi avons soufflées ensemble... Cette journée n'était que du pur bonheur. D'autant plus que c'est ce jour-là que nous avons appris une bonne nouvelle: Le cousin de Brian, Jimmy, est devenu papa d'une petite fille... Encore une du 27 ;) A tous les deux, si vous passez par ici, je vous souhaite tout plein de bonheur avec votre petit bout de chou.

Orange

Orange, couleur de crépuscule.




Orange se mêle au bleu.

mardi 22 juin 2010

Tout et rien

J'aurais beaucoup de choses à écrire, et ai plein d'idées d'articles pour mon blog, mais n'ai malheureusement pas le temps, là, maintenant. Je vais donc juste me laisser aller à une petite rêverie...

C'est le matin, il est 08h26. Brian est parti depuis presque une heure, pour travailler avec son oncle chez Total, à peser des bouteilles de gaz ou je ne sais quoi. Moi, j'ai un peu rangé la chambre et passé le balai, tout en écoutant Couleur 3 sur le site de la Radio Suisse Romande.

Du coup, ça me rend un peu nostalgique... Les promos pour les festivals de l'été où je n'ai aucune chance d'aller cette année. Pas que j'avais l'habitude d'y aller, mais au moins, si j'avais voulu, j'aurais pu. Des chansons comme j'aime, et qui changent un peu de la musique indienne qu'une de mes collègue aime nous passer en boucle au travail, ou de l'éternel Waka waka que les radios locales, elles, passent en boucle. Les 2 minutes du peuple, enfin, qui me font toujours autant rire ! J'aime Couleur 3.

Il est 08h31, je devrais y aller... Vers midi, je vais retrouver Brian, et on va aller acheter ensemble... un produit anti-punaises, car depuis quelques temps, on a de mystérieuses piqures un peu partout... Et nous nous sommes rendus compte que nous étions infestés par ces "charmantes" bestioles. Qui, soit dit en passant, semblent increvables et ont résisté à un énergique sprayage de machin anti-insectes.

Erf.

Mon chéri ira ensuite travailler au centre d'appels, aujourd'hui de 14h à... 23h. J'espère le retrouver vivant ensuite...
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jeudi 17 juin 2010

Musique d'avant-nuit

A la tombée du jour, tous les oiseaux du voisinage se donnent rendez-vous dans les hauts, si hauts arbres du Jardin. Il viennent là se raconter leur journée, échanger bonnes expériences et mésaventures, qui la découverte d'un quignon de pain presque entier, qui le chien errant affamé ayant, au détour d'un chemin, tenté de le croquer.

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Il causent et rient et piaillent tant et si bien que le vacarme en est assourdissant, et tout promeneur, passant à portée des grands arbres, ne peut s'empêcher de lever les yeux, se demandant comment il est possible que des êtres bien sûr nombreux, mais si petits ma foi, puissent mener tel étonnant ramdam, tel effrayant charivari. De loin, il les voit tournoyant, virevoltant, de cime en cime et si proches, si proches des nuages. Mais lorsqu'il s'aventure sous les branches, c'est à peine s'il distingue, au-dessus de sa tête, quelques ombres fuyantes qui se meuvent dans le noir du feuillage.


Ce raffut, ce chahut, ce cinéma, c'est le bal, le bal de la gent ailée, qui chaque soir, sur des airs endiablés, vient pour causer et s'amuser au sommet des grands pieds.