mercredi 21 octobre 2020

Entre libération et douleur

En ce moment, je n'ai envie de rien faire et je passe beaucoup plus de temps que nécessaire à dormir - du moins en journée, parce que le soir, j'ai beaucoup de mal à décrocher de mes écrans et à me laisser emporter dans les bras de Morphée. Du coup, plus je dors, plus je suis fatiguée, moins j'ai envie de bouger, plus je me traine...

 

 

J'ai lu un livre il y a quelques semaines qui m'a fait comprendre beaucoup de chose sur ce que j'ai vécu ces dernières années, une partie des mécanismes qui régissaient ma vie et qui m'ont mené là où j'en étais il y a une année, émotionnellement et psychologiquement. Ce bouquin m'a complètement retournée, j'ai reconnu tellement de choses qui parsemaient mon quotidien sans que je puisse tout à fait mettre le doigt dessus, sans que je puisse les nommer, les expliquer. J'ai pris conscience de beaucoup de choses, ce qui m'a apporté un tourbillon d'émotions contradictoires : du soulagement de pouvoir enfin mettre des mots sur une réalité intangible, mais aussi de la confusion et un peu de douleur.


 

Ça m'a fait me demander pourquoi j'avais accepté cette situation si longtemps, et pourquoi je m'y étais fourrée pour commencer. J'aurais dû m'en rendre compte, j'aurais dû voir quelque chose, j'aurais dû agir, non ? Probablement que non, parce que ça ne fonctionne pas comme ça, parce que je devais d'abord sortir du brouillard dans lequel j'étais noyée. « Lorsqu'on est au clair avec soi-même, on découvre généralement que la vision que l'on a de l'autre se précise aussi, et que l'on n'a plus envie d'accepter ce que l'on n'était pas trop sûr de trouver normal et légitime ou non auparavant.* » Il n'empêche que l'on ne m'enlèvera pas de sitôt ce sentiment de culpabilité et de honte - après tout, c'est justement ma manière de fonctionner.

 


Je me pose aussi la question de la responsabilité. Et de la détermination. Prenez la personne dont je parlais dans cet article. Qui a appris depuis toute petite que les relations avec les autres étaient presque toujours conflictuelles, et que le bon moyen - le seul moyen - d'obtenir quelque chose était par la colère ou la manipulation. Qui a vécu des choses tristes, des choses terribles, même, qui n'a pas eu une enfance toute douce dans un jardin enchanté. A partir de quel moment est-ce trop tard pour qu'elle change, pour qu'elle adopte un mode de fonctionnement plus sain, qu'elle réapprenne à faire confiance aux autres comme à elle, qu'elle se rende compte qu'il existe d'autre manières de faire, qui n'impliquent pas de blesser l'autre au passage... ? 

Et cette personne, est-ce sa faute après tout, si elle agit comme ça ? N'est-ce pas la faute à son éducation, à ce qui a cloché dans son passé ? Oui, mais alors... est-ce que cela signifie qu'on peut tout pardonner ? Des paroles blessantes aux coups, du vol au meurtre ? Où doit-on mettre la limite ?

 


 

J'ai parfois peur pour mes enfants. J'ai l'impression de ne pas avoir su leur offrir un foyer stable, rassurant. J'ai l'impression d'avoir échoué à leur transmettre des valeurs qui sont pourtant les miennes, la compassion, le partage, la négociation, la non-violence. C'est allé si mal pendant si longtemps, je n'arrivais pas. J'ai crié, beaucoup. J'ai hurlé. J'ai fait du chantage, menacé, j'ai pleuré. Je n'arrivais plus à faire autrement... Je regardais le joli mémo que j'avais imprimé, affiché au salon, dont j'aurais tant voulu pouvoir appliquer les conseils. J'essayais de le faire, j'ai vraiment essayé, je l'ai fait parfois, mais la plupart du temps, je ne pouvais pas. J'étais enragée. J'espère ne pas avoir fait trop de mal à mes enfants. J'espère pouvoir encore changer, les changer, les amener vers plus de douceur, moins de colère, moins de cris. Le chemin s'annonce long, mais c'est possible, dites-moi ?

Je me suis un peu égarée dans ce billet, et je suis restée un peu cryptique, vous m'excuserez. J'avais besoin de parler de tout ça d'une manière ou d'une autre, pour que ça arrête un peu de tourner en rond dans ma tête.

 

*Yvane Wiart, La perversion relationnelle

lundi 5 octobre 2020

Qui veut du gâteau ?

Ce lundi a eu des airs de dimanche. Les enfants sont en vacances, il a fait gris et je me suis levée plus tard que d'habitude. On a commencé la journée avec un petit déjeuner tous ensemble, puis les enfants ont filé sur leur Switch pendant que je me mettais au travail. 

Après le repas, les enfants ayant épuisé leur temps réglementaire d'écrans, il a bien fallu les occuper. On a donc décidé de faire un peu de pâtisserie, et notre choix s'est porté sur un gâteau aux carottes (la version suisse de la chose, qui n'a en définitive pas tellement le goût de carotte mais est vraiment délicieux). 

Comme la petite épicerie du village n'avait pas les petites carottes en massepain pour la décoration, les garçons ont pu laisser aller leur créativité et modeler tout un tas de formes en pâte d'amande : vous reconnaîtrez donc (ou pas) une carotte, une carapace de koopa, un lapin crétin qui se repose, lapin Mario qui court après sa salopette et une autre salopette de lapin Mario. Amis des jeux vidéos, bonsoir.

 


Demain, ma maman emmène les enfants à la piscine et les garde jusqu'à mercredi, ce qui me laissera du temps pour travailler dans la journée et me goinfrer de gâteau en regardant des vidéos le soir : parfait !

vendredi 2 octobre 2020

Lever de lune

Mercredi soir, les enfants étaient encore en pyjama quand nous sommes sortis dans un verger, juste en bas de la rue, pour assister à un spectacle magnifique : le lever d'une l'une aux teintes orangées presque irréelles.

 


Je l'avais déjà vue la veille, en rentrant d'une balade en solitaire. Mais je n'avais pas mon appareil photo ce soir-là. Et j'avais envie de partager cela avec mes enfants.


 

Nous sommes donc sortis, nous nous sommes extasiés, j'ai photographié... les enfants en ont profité pour se défouler, courir à la place de jeux. Puis je suis rentrée les coucher.




mercredi 30 septembre 2020

Le bal des hirondelles (et la rétrospective du mois de septembre)

Un de ces derniers matins, j'ai vu les hirondelles danser. Certaines étaient agrippées à la paroi d'une maison pendant que les autres voletaient autour d'elles. Soudain, elles partaient toutes ensembles, allaient faire un tour dans le ciel, puis revenaient s'agripper à la paroi. Elles tournoyaient dans le ciel, s'éloignant puis revenant, dans un ballet spectaculaire. 

Après avoir assisté à cette danse, je n'en ai plus revu aucune... Il s'agissait sûrement de leur grande réunion avant d'entamer leur long voyage vers le Sud.


 

Je ne suis pas très prolixe sur mon blog en ce moment. Ce n'est pas faute d'avoir des idées, mais elles tourbillonnent dans ma tête comme ces hirondelles dans le ciel, et il est difficile de les faire se poser. Dans l'ensemble, ce mois de septembre a été un peu lourd, un peu pesant. Pas vraiment difficile, mais pas tout à fait facile non plus.

Il y a les soucis financiers qui n'aident pas à voir la vie en rose. 

Il y a ma grand-maman qui a fait plusieurs allers-retours entre l'hôpital et chez elle, qui commence à perdre la mémoire, à être désorientée. C'est toujours dans un petit coin de ma tête et ça me pèse. 

Il y a... la séparation d'avec mon mari. Oui, je n'en avais pas encore parlé clairement ici, mais nous nous séparons. C'est une très bonne chose en soi, du moins pour moi. Mais évidemment, ça engendre aussi pas mal de soucis.

Il y a mon ordinateur, sur lequel j'ai renversé une tasse de thé... Il a survécu heureusement, mais le clavier est mort, et j'ai dû en acheter un qui se branche par câble USB. Pendant un moment, j'ai aussi cru que la carte réseau avait lâché... mais heureusement, ce n'est pas le cas.

Il y a le fait que je suis de nouveau en charge des enfants pendant la journée, avant et après l'école, et que ça me laisse moins de temps pour travailler. En ce moment, ils veulent toujours avoir leurs tablettes et vont même les piquer dans ma chambre, je ne sais plus où les cacher. Il faudrait que j'aie une bonne conversation avec eux et que je remettre des règles plus strictes, mais je n'en ai pas vraiment le courage pour l'instant.

Il y a le fait que je doive tous les soirs aller me poster devant la porte de la chambre des enfants pour qu'ils arrêtent de discuter, de rigoler, de sauter l'un sur le lit de l'autre, et qu'ils s'endorment enfin. Ils dorment depuis peu les deux dans la même chambre, et c'est la galère. Malgré l'histoire puis la méditation guidée que je leur fais écouter dans l'espoir que ça les calme... je me retrouve quand même chaque soir, vers 9 heures, assise avec mon bouquin devant leur porte à dire "Shhhhhhhhhh !" ou à taper sur la porte dès que j'entends un bruit.

 


 

Heureusement, il y a aussi eu plein de petites choses positives :

J'ai fait du tri dan un gros carton d'habits (de bébé, d'enfant, d'adulte, le tout bien mélangé). J'en ai donné une bonne partie à un magasin de seconde main, d'autres à ma sœur pour son fils. Certains ont été mis en vente sur Internet, sans beaucoup de succès. Je les amènerai sûrement à une autre boutique qui accepte les vêtements pour enfants. Du coup, il ne reste plus qu'un sac en papier dans le placard, et ça fait du bien.

J'ai fait des muffins pour les goûters des enfants, et un jour, on a fait ensemble des petits pains au lait. Les enfants ont adoré les faire comme les manger.

Mon travail de master avance bien, il suffirait juste que je devienne un peu moins perfectionniste et je pourrais bientôt le terminer. De toute façon, maintenant, je n'ai plus le choix : c'est février, dernier délai. Et je compte bien terminer avant. Enfin j'espère.

Et dimanche dernier, les enfants sont allés visiter un chouette musée avec leur papa, et ils en sont rentrés ravis. De mon côté, j'ai eu du temps pour moi, pour coudre deux ou trois choses, trier les photos sur mon ordinateur, me reposer un peu... ce que j'apprécie toujours. 


 

Et vous, dites-moi... comment s'est passé votre mois de septembre ?

 

PS: J'ai posté les nouvelles pages de mon bullet journal sur mon nouveau blog, si ça vous dit d'aller y jeter un œil ;)

samedi 26 septembre 2020

J'entends ta colère, tu peux t'apaiser...

Ce soir, c'est papa qui a pris en main le coucher des enfants. Tout s'est bien passé jusqu'au moment de l'histoire : mon P'tit Loup de 6 ans s'est mis à hurler et à pleurer qu'il voulait que ce soit Maman qui lise. Il a déboulé en larmes dans la cuisine où j'étais en train de faire la vaisselle, hurlant qu'il voulait que je vienne, que c'est moi qui devait lire l'histoire, qu'il ne voulait pas que ce soit papa.

 


 

Je me suis d'abord sentie agacée, et un peu désemparée. Enfin un soir où je n'avais pas à m'occuper des gamins, et on ne me laissait pas tranquille ? Heureusement, je me suis vite reprise. Et j'avoue que je n'en suis pas peu fière. Je lui ai donc demandé :

- Dis-moi, P'tit Loup, qu'est-ce que tu ressens quand tu apprends que c'est Papa qui va lire l'histoire ?

- De la colère ! a-t-il répondu sans hésiter.

- Oh la la... une grosse colère ? Une colère comment ?

Il est alors allé chercher une feuille de papier, un feutre noir, et s'est mis à faire de gros gribouillis sur toute la page, comme un énorme nuage noir. C'est un truc que je lui avais déjà montré il y a quelque temps : faire un dessin de sa colère. 

S'il y a bien quelque chose que j'ai apprise, c'est que quand la personne en face de nous est en colère, ou triste, ou qu'elle a peur, la première chose à faire est d'admettre ce sentiment, de l'accepter, de montrer qu'on comprend quelle est l'émotion qu'elle ressent. Quand vous racontez à votre meilleure amie que vous êtes incroyablement stressée par quelque chose qui se passe à votre travail, ou énervée par une chose que vous a dite votre conjoint, il n'y a rien de plus agaçant que de s'entendre répondre quelque chose du genre « Mais pourquoi tu ne fais pas simplement... » ou « Mais il n'y avait qu'à... ». Non, ce que vous voulez n'est pas une solution miracle à votre problème, ce que vous voulez, c'est avant tout être entendue. Vous souhaitez qu'on compatisse à votre douleur, vous aimeriez entendre que vous avez eu raison de vous mettre en colère, ou que c'est naturel d'être stressé dans cette situation. Se plaindre est en soi un exutoire - sentir qu'on est compris est apaisant. Les conseils peuvent venir dans un second temps.

Ce petit truc marche généralement très bien avec le P'tit Loup. Il suffit de lui dire : « Je vois que tu es en colère... » puis de lui demander de nous parler un peu plus en détails de ce qu'il ressent.

Ce soir, rien que d'avoir recouvert sa feuille de gros traits noirs l'a un peu calmé. Il s'est rendu compte que le feutre ne marchait plus très bien, l'a jeté à la poubelle, est allé en chercher un autre, qui ne marchait plus très bien non plus. Alors, il m'a dit qu'il faudrait en racheter un nouveau, et je lui ai répondu qu'on allait le faire.

- Mais P'tit Loup, dis-moi... est-ce que tu arrives à m'expliquer comment ça se fait que tu ressente de la colère quand tu apprends que c'est Papa qui va lire l'histoire ?

- Ben... c'est parce qu'il fait toujours des accents bizarres !

C'est vrai, c'est quelque chose que je l'ai déjà entendu faire. Il prend l'accent « africain », ou « parisien », et ça a le don d'énerver prodigieusement les enfants, surtout le petit.

Je lui ai demandé si d'autres choses l'agaçaient encore, ou si c'était tout. Il a d'abord dit que c'était tout, puis a ajouté que son Papa « ne savait pas lire », et qu'il ne disait « pas les points d'exclamation ». J'ai traduit qu'il ne mettait pas toujours la bonne intonation quand il lisait des dialogues.

- Mais P'tit Loup, j'ai une super idée ! Toi qui sais si bien lire, tu peux un peu aider ton Papa si tu trouves qu'il ne prononces pas comme il faut. Tu peux lui montrer la bonne intonation, et il va apprendre. Ton Papa t'apprend beaucoup de choses ; mais tu peux aussi lui en apprendre.

Ça a eu l'air de lui plaire, et il a fini par aller tranquillement dans la chambre, écouter la suite de la BD que son Papa avait déjà commencé à lire à son grand frère. Nous avons encore parlé tous ensemble de ce qui s'était passé, et de ce qu'on allait faire pour améliorer la situation. Personne n'a pris d'accent bizarre, et la suite de la lecture s'est déroulée dans le calme le plus parfait.

 



vendredi 4 septembre 2020

J'ai retrouvé mon fil

- Grand Loup, avant de partir, prends toi-même un goûter pour toi, et un pour ton petit frère... P'tit Loup, je t'en prie, va mettre tes chaussures !

Il est 8 heures moins 10. Nous sommes jeudi matin, les enfants s'apprêtent à partir à l'école. Moi, je suis assise à la table du petit déjeuner... d'où je n'arrive plus à me relever. Un peu plus tôt, j'ai fait un faux mouvement et crac ! j'ai senti mon dos se bloquer. En poussant des gémissements, je suis venue rejoindre mes enfants à table. Je n'arrive pas à tendre le bras pour attraper le pot de confiture, j'ai mal dès que je tente de changer de position, tourner la tête est une horreur, et je me demande si je réussirai à me relever un jour.

 

 

C'est la semaine entière qui a été terrible. Je l'ai commencée avec une cystite (aïe, ça brûle, ça fatigue, c'est extrêmement désagréable) pour laquelle j'ai eu droit à des antibiotiques. En même temps, je commençais à attraper le rhume de mes chers bambins, qui l'ont eu chacun à leur tour la semaine passée. Si ça a duré à peine plus d'une journée pour eux, j'ai eu pour ma part beaucoup, beaucoup plus de mal à m'en remettre... Ce n'est qu'aujourd'hui (vendredi !) que ma tête est enfin libérée de l'étau qui l'enserrait. Et pour couronner le tout : j'avais mes règles ! Inutile de dire que j'ai été patraque pendant toute la semaine et que j'ai tout laissé trainer - vaisselle, ménage, mémoire...

Il y a aussi de (gros) soucis du côté de mon beau-frère qui ont pesé, ajoutant un bonne dose de stress... D'autant que j'ai m'occuper des enfants toute seule, leur papa étant allé soutenir son frère à Paris pendant ces moments difficiles.

Beaucoup de fatigue, beaucoup de stress, peu de travail effectué, quelques cris et énervements avec les enfants... mais étrangement, pas de déprime. Je dis « étrangement », parce qu'une semaine comme ça aurait sans doute été un enfer il y a une année. J'aurais été désespérée, j'aurais broyé du noir, j'aurais eu envie d'envoyer mes enfants en pension ou qu'on m'enferme moi - à l'asile. 

Mais là, non. 

 


Ça n'a pas été facile, loin de là, mais je n'ai pas ressenti ce profond désespoir, cette chape de plomb qui pesait sur mes épaules. J'avais envie de dormir, mais pas de m'enfuir avec un aller simple sur une île déserte. J'ai un peu crié sur mes enfants, mais j'ai même su me maîtriser un soir où ils ne s'endormaient pas pour leur faire faire un peu de méditation. Enfin, j'ai été reconnaissante que ma maman vienne s'occuper des enfants hier soir, qu'elle fasse un peu de vaisselle et ramasse les legos qui trainaient dans le salon, mais j'ai réussi à aller à la séance de parents malgré le dos encore un peu bloqué, les sinus bouchés et le mal de tête qui s'installait. 

Il y a un an, j'aurais sûrement appelé ma maman beaucoup plus tôt, et j'aurais passé ma soirée dans mon lit à pleurer.

J'ai changé. J'ai guéri. Je crois. C'est étrange et c'est bon et ça rend léger de s'en rendre compte. Étrange, parce que quand j'étais en train de le vivre, je ne me rendais pas compte à quel point j'allais mal, à quel point cette situation n'était pas normale.

Peut-être bien que j'ai retrouvé mon fil, celui que j'avais perdu. Peut-être bien pour de bon, cette fois-ci.


mercredi 2 septembre 2020

La petite souris

L'autre jour, le P'tit Loup a perdu une dent. Encore une !

Et cette fois, il la trouvait tellement belle qu'il n'avait pas envie que la petite souris ne la lui prenne. Alors, il lui a demandé, gentiment, de la lui laisser, mais de quand même lui apporter sa petite pièce.

Le lendemain, voilà donc ce que le P'tit Loup a découvert sous son oreiller :

 



mardi 1 septembre 2020

Quand blesser est un art

*Cette personne* est douée pour le reproche. Le reproche un peu justifié comme celui qu'elle formule juste pour faire oublier ses propres manquements, ses propres erreurs, ses propres échecs.

*Cette personne* est habile pour taper là où ça fait mal, pour raviver une blessure qu'on croyait cicatrisée, pour tourner et retourner le couteau dans la plaie. Elle a les mots pour te faire te sentir tout petit, des mots qui tourbillonnent ensuite dans ta tête et engendrent une lutte violente entre ta raison, qui sait que *cette personne* a tort, et ton cœur, qui hurle de douleur.

*Cette personne* n'hésite pas à affirmer des choses injustes, des choses invraisemblables. Elle sait aussi, par quelque tour de passe-passe, retourner une situation pour se faire passer pour la victime, et toi pour le bourreau. Après t'avoir ensevelie de remarques négatives, elle t'observe sortir tes griffes, t'écoute exposer tes griefs, toi acculée, dos au mur. Puis *cette personne* t'accuse d'être tout le temps en train de lui faire des reproches, et de ne pas voir tout ce qu'elle fait de bien.

 


*Cette personne* aime compter. Tenir des comptes d'épicier pour à peu près tout, les centimes dépensés, mais surtout les efforts investis, l'énergie mise à faire ceci ou cela, le temps dépensé dans telle ou telle activité. Oui, *cette personne* compte. Avec un compte un peu plus généreux quand il s'agit de ses propres efforts, de sa propre énergie. L'énergie des autres, c'est sûr, vaut moins que la sienne.

*Cette personne* aime se bagarrer. Pas se battre pour obtenir quelque chose de précis ou pour faire avancer les choses, non, se bagarrer pour le geste, parce que ça lui permet de te faire porter le chapeau pour ses propres échecs, parce que c'est la seule chose qu'elle connaisse. La meilleure défense de *cette personne*, c'est l'attaque.

Et puis, quand elle est fatiguée de se bagarrer, *cette personne* veut qu'on l'admire, qu'on la flatte. Parce que *cette personne*, au fond, c'est une toute petite personne qui manque de confiance en elle, qui a un besoin terrible et inassouvible d'attention, de tendresse, de reconnaissance. Elle cherche à obtenir des autres ce sentiment de sécurité qu'on ne peut réellement recevoir que de soi-même - cette certitude d'être plein et entier qu'on doit découvrir au fond de soi. Toi, tu ne peux pas lui donner tout ça, mais elle ne le comprend pas, alors elle insiste, elle cherche, elle tape, elle griffe, elle attaque en espérant obtenir comme ça ce qu'elle désire plus que tout.



J'ai eu mal au ventre en traçant le premier jet de cet article dans un cahier, et j'ai à nouveau mal au ventre en le transcrivant ici. Quand blesser est un art... induit par la souffrance... Jusqu'à quand peut-on expliquer, légitimer, pardonner des actes, des paroles, ou l'absence d'actes ? *Cette personne* souffre, mais elle fait aussi beaucoup souffrir. Je lui souhaite de trouver un jour cette précieuse force qui est en elle et qui lui permettra enfin d'avancer... Mais je me dois de me protéger, refermer mes blessures et l'empêcher d'en ouvrir d'autres.

dimanche 30 août 2020

[Bullet Journal] Compositions florales (+ annonce spéciale !)

Ce mois-ci, j'ai adoré faire les dessins dans mon bullet journal. J'avais envie de couleurs et de fleurs, j'avais envie de me lancer dans quelque chose de peut-être un peu plus compliqué que d'habitude.

 

 

Alors je me suis laissée aller et j'ai dessiné un enchevêtrement de fleurs d'automne : dahlias, pétunias et coreopsis (oui, j'ai mon billet de triche pour me souvenir de ce nom-là, d'ailleurs vous pouvez voir les images qui m'ont inspirée ici).

 

 

Sur la troisième page, j'ai décidé de dessiner les fleurs dans un petit encadré, et de colorier le fond en noir. Je trouve qu'elles ressortent encore mieux, et je crois que c'est ma page préférée. Qu'est-ce que vous en pensez ?

 

 

Et je profite de cette occasion pour vous annoncer, roulement de tambour... que j'ai créé un nouveau blog dédié au bullet journal et à d'autres activités créatives. Il est encore un peu vide pour le moment, mais vous pouvez d'ores et déjà, si ça vous dit, y télécharger une page comprenant tous mes dessins de fleurs du mois de septembre, que vous pouvez colorier vous-même pour les utiliser dans votre bujo, ou juste pour le plaisir ;) 

Je continuerai bien sûr à parler des mes états d'âme ici comme jusqu'à présent - et sûrement que je ne résisterai pas non plus à poster quelques extraits de mon bujo.

jeudi 27 août 2020

Quand j'étais enragée

L'autre matin, le P'tit Loup me voit préparer l'antidépresseur que je continue à prendre même si évidemment, je vais beaucoup, beaucoup mieux qu'il y a quelques mois.

- Pourquoi tu dois encore le prendre ? Alors que pourtant, tu n'es plus enragée ?

J'ai été surprise et touchée par ses mots. Enragée, oui c'est probablement à ça que ça devait ressembler, du point de vue de mes enfants.

Qu'il me dise ça comme ça laisse entendre qu'il a vu un changement en moi, dans ma manière d'être avec lui. Il a vu que je souris plus, que je crie moins. Que je réagis moins violemment aux contrariétés, que je les écoute davantage, lui et son frère, que je leur parle plus calmement.

Il l'a vu. Ce n'est pas juste une impression. Il l'a vu. Alors c'est que c'est vrai.

mardi 25 août 2020

Routine retrouvée

Depuis hier, j'ai repris le chemin de ma jolie salle de lecture à la bibliothèque pour travailler. Mes enfants sont de retour à l'école, leur papa est là pour les récupérer à midi puis l'après-midi - j'avais donc envie d'avoir vraiment mes journées, isolée de l'agitation de la maison, pour travailler.

Je me demandais si j'allais devoir porter le masque toute la journée, mais non. Ils ont juste retiré une grande partie des chaises - il n'en reste plus que 3, bien espacées, autour des grandes tables qui peuvent normalement accueillir jusqu'à 9 personnes. Le traditionnel distributeur de désinfectant pour les mains se trouve à l'entrée, et sur chaque table est posé un vaporisateur bleu, accompagné d'une affiche nous invitant à nettoyer notre place de travail à notre départ. Le masque n'est obligatoire que dans les couloirs, le hall, et dans la partie "lecture publique" de la bibliothèque.


Désolée pour la photo ultra-moche, mais je n'avais que mon téléphone sous la main
 

Ça fait du bien de retrouver ma petite routine : prendre le train (pas trop bondé, à 8 heures), descendre à pied depuis la gare, faire quelques pas au bord du lac avant d'aller prendre place à la bibliothèque. Pouvoir travailler sans se soucier de l'heure du retour des enfants, sans être tentée d'aller vite mettre une machine à laver ou d'aller me réchauffer un reste de lasagnes du frigo. Espérons que je réussisse à être productive. Espérons que j'arrive enfin, bientôt, à terminer ce fichu travail de master.

mardi 18 août 2020

[Bullet journal] Les hiboux du mois d'août

Hou-hou !

Pour esquisser la silhouette de mon premier hibou du mois d'août, je me suis très fortement inspirée d'une image trouvée sur Pinterest.

J'ai fait ceux de la deuxième page un peu sur le même modèle, avec quelques variantes. Pour l'écriture, j'ai tout simplement imité une très jolie police dénichée sur dafont.

Le troisième hibou a une silhouette très similaire, mais beaucoup plus de détails. Oui, ça m'a pris beaucoup de temps !

Celui de la semaine suivante est enfin un peu différent ; je me suis davantage laissée aller, je me suis davantage fait confiance, et je me suis directement inspirée d'une photo pour dessiner ce petit hibou qui penche la tête de côté. J'adore le résultat de cette page, le dessin, les lignes grises pour délimiter les jours.

Du coup, j'ai refait presque la même chose pour la semaine suivante, avec un dessin inspiré d'une autre photo de hibou.

J'avais d'abord laissé tous les dessins en noir, puis j'ai eu envie d'y ajouter un peu de couleur, mais pas trop. J'aime bien ce bleu-mauve un peu pastel, combiné au gris clair, le rendu est plutôt joli.

Et si ça vous dit de colorier un hibou, vous pouvez télécharger l'un de ceux que j'ai dessinés.

Hou-hou !

samedi 15 août 2020

Noir c'est noir

J'ai commencé à lire un livre que je trouve d'ores et déjà passionnant : Noir, histoire d'une couleur de Michel Pastoureau.

Il parle de la perception et de la symbolique de la couleur noire à travers le temps, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Je savais déjà que les couleurs n'avaient pas la même signification selon les cultures : par exemple, la couleur du deuil, en Inde, c'est le blanc, et non le noir. Et dans de nombreuses langues d'Afrique de l'ouest, c'est le même mot qui désigne le jaune, l'orange et le rouge - pour eux, il s'agit donc des différentes nuances d'une seule et même couleur. Mais je n'avais jusque-là encore jamais pensé au fait que cette conception avait aussi évolué avec le temps.


Robe noire
  
 

En latin, il y avait deux termes pour désigner le noir : ater et niger. Le premier mot désignait un noir terne, le second un noir brillant. On retrouvait la même différence entre les deux termes désignant le blanc : albus (blanc mat) et candidus (blanc brillant). Et d'autres langues européennes possédaient aussi ces deux termes distincts :

On remarque que, autant en allemand qu'en anglais, les termes qui désignent le noir brillant et le blanc brillant ont tous la même origine : un verbe germanique, *blik-an, qui veut dire "briller".

Je trouve ça absolument fabuleux de savoir ça. Je me suis toujours demandé pourquoi l'allemand et l'anglais (modernes) avaient un mot similaire pour dire blanc (weiss / white), mais chacun un mot très différent pour dire noir (schwarz / black). Eh bien, j'ai enfin ma réponse : c'est tout simplement parce que ce n'est pas le même des deux mots d'origine qui a fini par s'imposer dans chacune des deux langues.


Tableau noir
 

Ce que ça veut dire aussi, c'est qu'à l'époque, on percevait une plus grande différence entre une couleur brillante et une couleur mate qu'entre le noir et le blanc. Autrement dit, le blanc brillant ressemblait plus au noir brillant qu'au blanc mat... Le christianisme n'était pas encore passé par là avec son opposition forte entre les ténèbres et la lumière, et donc entre le noir (le péché, le mal) et le blanc (la pureté, le bien). Ça demande une drôle de petite gymnastique du cerveau pour comprendre ça, et c'est le genre de choses qui m'intéressent énormément. Ça fait résonner en moi à la fois tout ce qui m'a intéressé dans l'anthropologie (que j'ai étudiée en bachelor) et tout ce qui m'intéresse en linguistique (c'est ce que j'étudie en ce moment !).


Cheveux noirs
 

J'ai vu que Michel Pastoureau avait fait notamment toute une série de livres, chacun sur une couleur différente. En plus du noir, on trouve le bleu, le vert, le rouge et le jaune (celui-ci date de 2019). Il a un style très agréable, ça se lit facilement et c'est passionnant : je lirai sans doute les autres quand j'aurai fini celui-ci, mais pas tout de suite. Et je vous les recommande, si ce genre de sujet vous intéresse !

mercredi 12 août 2020

Je vous le livre en vrac

Depuis des jours, j'ai plein de bribes d'idées de choses à raconter sur ce blog, mais je n'arrête pas de me décourager avant que ça prenne consistance et me donne la matière pour un billet entier... Alors voici ce qui m'arrive, ce qui me touche, ce qui m'occupe l'esprit en ce moment.

Je suis depuis des jours l'histoire du vraquier échoué qui vomit son contenu noir et poisseux dans les eaux protégées du lagon de Blue Bay, à l'Ile Maurice, tuant la faune et mettant à mal les pêcheurs de la région. Pendant que les autorités trainent des pieds, les ONG et des centaines de bénévoles travaillent d'arrache-pied pour éponger le désastre. Ça m'attriste, ça m'atterre...

 

Ici, on se met à reprendre un rythme normal pour la rentrée qui aura lieu lundi. Je mets les enfants au lit chaque soir un peu plus tôt, pour que dimanche ils soient prêts à dormir à 8 heures moins 20. Finies, les longues soirées d'été...

J'avance bien à mon mémoire, mais lentement, toujours trop lentement. Je sens que je ne vais pas le terminer avant la prochaine échéance, et que je serai repartie pour un semestre... ce qui ne m'enchante guère. Enfin, peut-être qu'en travaillant bien, peut-être...



 

En attendant, je sème des graines pour l'avenir, je postule ici et là, dès qu'une offre d'emploi intéressante se présente. C'est toujours un gros stress, toujours un gros effort de rédiger une lettre, de relire mon CV, de cliquer sur "envoyer" - ou parfois, quand c'est demandé, de coller un timbre et d'envoyer le tout par la poste. Mais j'ai bon espoir, ça devrait marcher bientôt. Non ?

Il fait chaud, très chaud. Le matin, au lieu d'ouvrir en grand les volets, je les laisse à demi fermés pour conserver la fraîcheur tant que je peux. Dans le salon, je ferme d'abord les stores des trois fenêtres côté sud, et plus tard ce des deux côté ouest, pour suivre la course du soleil. 


De l'autre côté de l'Atlantique, le président orange s'empêtre et persiste dans ses mensonges, ses tentatives pour noyer le poisson, pour semer le doute. Je ne peux m'empêcher de regarder les vidéos des ses discours sans queue ni tête, des interviews où il répond à côté, où il sort des diagrammes qu'il ne comprend sans doute même pas pour assurer que si, si, ce qu'il a fait pour contrer le covid est excellent et que la pandémie disparaitra dans tous les cas avant novembre, juste à temps pour les élections.

L'autre jour j'ai fait une chouette randonnée avec ma copine Valvita. Sur les hauteurs, à travers la forêt, puis les pâturages, puis la forêt encore et encore un pâturage qui sert aussi de piste de ski en hiver, et que nous avons remontée sous un soleil de plomb. La petite bière et le Sprite que nous avons bu sur une terrasse, une fois la boucle bouclée, étaient bien méritées.


Deux jours plus tard, c'est avec ma sœur, son copain, et nos marmailles respectives que nous avons marché. Après une montée en funiculaire, un pique-nique et un tour à la place de jeux, nous sommes redescendus à pieds dans la forêt, sur un sentier caillouteux, parfois raide, mais très joli. J'ai dû donner ma "main magique qui donne de l'énergie" à la petite de mon (presque) beau-frère qui ne voulait plus avancer, et j'ai pu constater en même temps que mes garçons avaient grandi, qu'ils marchaient sans râler, tout en racontant leurs exploits sur Minecraft à leur petit (presque) cousin par alliance. Ça fait plaisir.

Chaque soir, je me dis que je dois aller me coucher tôt, et chaque soir je finis par éteindre la lumière vers minuit - 23h30 si vraiment mes yeux se ferment sur mon livre. Je dors ensuite d'un sommeil de plomb, bercé de drôles de rêves graves et profonds.

Et la morale de cette histoire ? Il n'y en a pas, mais écoutez donc cette chanson de Pascal Rinaldi (jusqu'à la fin) pour savoir pourquoi je l'ai dans la tête depuis que j'ai pensé à ce titre pour ce billet ;)


jeudi 30 juillet 2020

Merveilleuses montagnes

Je suis de retour d'une semaine de vacances, une semaine un peu magique, dans un chalet à la montagne.



Le chalet se situe dans un endroit à couper le souffle : au milieu des pâturages et des bois, sans même une route pour le rejoindre, avec une vue époustouflante sur des sommets où se réfugie encore un peu de neige et la vallée en contrebas. Pour y accéder, il faut traverser un champ - le premier jour, on a dû tracer une sorte de sentier entre les herbes hautes et tenter d'éviter les orties et les chardons.


Au chalet, pas d'eau courante : une petite fontaine alimentée par un puits fait l'affaire. On y prend l'eau pour cuisiner, faire la vaisselle, et même se laver - dans une petite bassine, avec un gant de toilette. Pas vraiment d'électricité non plus : un petit panneau solaire permet juste d'alimenter quelques prises dans la cuisine pour y brancher une petite lampe ou y charger un portable. On cuisine sur un réchaud à gaz, posé à côté de l'antique cuisinière à bois.


L'entrée se fait directement dans la cuisine, par une porte en deux parties, l'une en haut, l'autre en bas, comme les anciennes portes d'étable. On l'ouvre à l'aide d'une grosse et antique clé. Le plafond est bas, je suis contente de ne pas être bien grande. Un petit escalier, caché derrière une porte qu'on avait d'abord prise pour celle d'un placard, monte vers deux toutes petites chambres, chacune équipée d'un lit : parfait pour chacun de nos deux loups. Après la cuisine, le salon, une table de bois, un ancien canapé, un autre plus récent. Au fond, on a rajouté une porte pour accéder à une autre chambre avec un lit double. Tous les duvets, les oreillers et les couvertures sont emballés dans des sacs poubelles et suspendus en hauteur, à cause semble-t-il des souris, qui dévorent tout quand le chalet est inoccupé.


Le premier jour, les enfants se sont battus pour faire la vaisselle. Le deuxième, ils ont commencé à réclamer leur Switch. Ça a surtout été difficile pour Grand Loup, qui est vraiment accro à ses écrans et ne se laisse pas si facilement changer les idées. Ce n'est pas de sa faute, c'est sa manière de fonctionner. Ça lui a pris plusieurs jours, mais il a fini par lâcher un peu de lest. Le cinquième ou sixième soir, il a murmuré : « Aujourd'hui, il n'y a eu que des trucs bien ». J'étais soulagée, enfin.


On a eu l'occasion de faire toutes les jolies choses que j'avais imaginées, et même plus encore. On a observé les papillons dans le pâturage tout autour du chalet - c'était incroyable, le nombre de papillons qu'il y avait. On a joué à attraper des sauterelles - pas facile, elles ont tendance à... sauter pour s'échapper ! On a cueilli de petites fraises des bois et des framboises dans les talus, on a fait des barrages de pierres et des tours de cailloux sur le bord d'une rivière. On a joué à des jeux de société, les enfants ont lu leurs BDs, nous nos livres.


Puis on s'est rendu compte qu'on avait droit à des activités gratuites dans la région en payant comme il faut la taxe de séjour. Alors on a pris les télécabines pour faire plaisir au Petit Loup, Grand Loup a fait de la tyrolienne, de l'accrobranche.

On s'est nourris principalement de pâtes avec une sauce aux légumes toute prête, de riz avec des haricots blancs à la sauce tomate, et surtout de pain, de saucisse, de terrine de porc et de fromage. On s'est aussi fait plaisir en allant au resto manger une fondue, puis une pizza pour les louveteaux. Avec une boule de glace comme dessert, citron pour le grand, framboise pour le petit, ou alors mangue.


C'était vraiment une chouette et belle semaine. Je suis toute nostalgique de ces bons moments, le champ plein de papillons et de sauterelles, les couchers de soleils incroyables sur les montagnes qui se parent d'orange puis de rose, les levers sans stress, les moments passés à lire, les rires des enfants... à refaire, vraiment.

mercredi 15 juillet 2020

Mes jolies chenilles

Dans un précédent billet, je vous avais promis des photos de l'évolution des chenilles que j'ai découvertes en me promenant dans la forêt.

Le 1er juillet, leurs jolies couleurs avaient attiré mon attention. Je m'étais donc arrêtée pour les photographier.

Chenille cucullie, 1er juillet 2020

Les belles ont posé pour moi, immobiles sur leur haute tige. Le compagnon de ma meilleure amie m'a dit, d'après les photos, qu'il s'agissait de cucullies. Il en existe plusieurs espèces, mais d'après mes recherches, il s'agit surement de la cucullie de la scrofulaire.

Chenille cucullie, 1er juillet 2020

On a du mal à imaginer que ces jolies chenilles colorées se transformeront en un discret papillon de nuit !

Chenille cucullie, 1er juillet 2020

Quand je suis revenue 4 jours plus tard, je me suis aperçue qu'elles étaient toujours exactement au même endroit. Elles avaient juste bien grandi, et dévoré une bonne partie des graines de la plante.

Chenille cucullie, 5 juillet 2020

Chenille cucullie, 5 juillet 2020

Pas embêtantes, elles ont bien voulu m'accorder une seconde séance de photos.

Chenille cucullie, 5 juillet 2020

Chenille cucullie, 5 juillet 2020

Chenille cucullie, 5 juillet 2020

J'ai voulu revenir une troisième fois pour voir si elles étaient encore là, mais si j'ai bien retrouvé la plante, il n'y avait plus de chenilles à l'horizon. Une fois bien nourries et arrivées au dernier stade de leur évolution en tant que chenilles, elles se laissent tomber dans la terre pour y faire leur cocon. Elles y restent ensuite toute une année, voire même plusieurs, avant de se transformer en papillon.