J'ai participé au cortège pendant toute mon enfance, avec ma classe. Je me souviens qu'une année, j'étais déguisée en papillon, avec d'immenses ailes de carton que j'avais peintes n'importe comment (contrairement à d'autres filles qui, elles, avaient peint de jolies formes très harmonieuses, dans des couleurs coordonnées). J'aurais dû penser à chercher la photo dans l'album photo de ma maman pour vous la montrer.
Cette année, le thème de la fête était « panique au poulailler ». La plupart des enfants de l'école - et ceux de la petite école enfantine de ma maman - étaient déguisés en poules, en poussins ou encore en renards. Quant aux sociétés locales, elles ont un rien détourné le thème, comme à leur habitude.
On a donc eu droit à la « poulice »... composée de renards qui lançaient des confettis avec un souffleur.
Et au « poule dance » - je vous laisse voir en image à quoi cela ressemblait :
Bien sûr, il y avait des groupes plus traditionnels. Des sonneurs de cloches, des claqueurs de fouet, des lanceurs de drapeaux, des fanfares.
J'adorais cette fête étant enfant. Avec mes copines et ma petite sœur, on a tenu pendant plusieurs années un petit stand où on vendait des bracelets brésiliens (ces bracelets de fils de coton). On passait des heures à les fabriquer, pendant les mois qui précédaient la fête, puis on les vendait à 1 franc ou 1 franc 50 pièce. N'empêche, on arrivait parfois à se faire un sacré petit pactole grâce à ça, au moins du point de vue de gamines de 8 ou 9 ans.
Maintenant que je suis « grande », j'apprécie toujours cette fête, et j'y vais encore chaque année, depuis que nous sommes retournés vivre en Suisse. Mes enfants ont aussi chacun pu participer au cortège, en tant qu'élèves de la petite école de ma maman, alors en quelque sorte, on peut dire que la boucle est bouclée.









