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samedi 9 mars 2019

Février sans supermarché - Bilan

Le mois de février est derrière nous, et le défi sans supermarché a officiellement pris fin. C'est donc l'heure de proposer un petit bilan de notre expérience, et de réfléchir à la suite.

Le stand de fromages au marché de Neuchâtel


Pourquoi un mois sans supermarché ?


Mais en fait, pourquoi avoir voulu suivre ce défi ? Il y a probablement autant de motivations différentes à s'éloigner des supermarchés que de participants au challenge - des motivations écologiques et sociales pour la plupart, mais peut-être aussi d'autres choses. Voilà les plus importantes pour moi :

- Réduire les emballages, et surtout le plastique - Ça fait un moment qu'on essaie de réduire nos déchets. Je vois de plus en plus l'aberration qu'il y a à produire du plastique pour le jeter quelques jours plus tard, ou même à produire de l'alu pour le recycler peu après... et côté pratique, ça m'évite des aller-retours en voiture vers la déchetterie, et comme on paie une taxe sur les sacs poubelles, pour tout ce qui n'est pas recyclé, j'économise aussi un peu d'argent.

vendredi 1 mars 2019

Février sans supermarché, quatrième semaine - Journal

Et voilà, le mois de février s'est achevé, et avec lui le défi "sans supermarché". Dans quelques jours, je vous dresse le bilan de l'expérience, mais en attendant, voici déjà mes petites aventures de la semaine, et les réflexions notées au fur et à mesure.


Vendredi 22

Je commence à me lasser un peu du challenge. Mais peut-être est-ce simplement parce que je suis fatiguée : cette semaine, j'ai accompagné les enfants de l'école à deux journées de ski, ce qui était loin d'être de tout repos. Et j'ai passé mes soirées à préparer une chasse au trésor et des activités pour l'anniversaire de mon Grand Loup avec ses copains, qui aura lieu samedi.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée à passer d'un magasin à l'autre pour essayer de trouver de petites surprises pour la chasse au trésor, de la pâte Fimo et du papier de couleur pour les bricolages prévus. J'ai fini par acheter un paquet de feutres-tampons dans une papeterie, des autocollants dans un magasin qui vend des déguisements et des bidules en plastique (aucune idée de comment le caractériser), et la Fimo dans un grand magasin de bricolage - pas un supermarché en tant que tel, mais quand même une grosse enseigne.

Puis je me suis souvenue qu'on n'avait pas encore de gâteau pour le lendemain, et je suis passée à la boulangerie-pâtisserie dans un autre village - Grand Loup voulait un mille-feuilles, et je n'ose pas me lancer là-dedans ! Comme ce n'était pas possible de l'avoir pour le lendemain - c'est ça de faire les choses à la dernière minute - je l'ai commandé pour dimanche puisqu'on fête de nouveau, cette-fois-ci avec les grands-parents et les taties. Et vers la fin de la journée, en allant chercher mon mari au travail, je suis quand même vite passée au supermarché pour acheter du chocolat afin de faire un petit gâteau pour le lendemain. Ouf. C'était une longue journée.

dimanche 24 février 2019

Février sans supermarché, troisième semaine - Journal

Comme vous le savez (peut-être), cette année nous avons décidé de faire le défi Février sans supermarché. Nous avons donc fait les courses au marché, au magasin en vrac, chez le boucher et dans l'épicerie du village... Voici les réflexions de la troisième semaine du challenge.


Vendredi 15

Encore une journée passée à la bibliothèque (et dans le train), cette fois encore avec les restes de la veille emportés dans un tupperware, et ma gourde pour ne pas avoir soif.

Comme j'avais envie d'un dessert, je suis allée en acheter chez Ässbar, un chouette endroit qui propose du pain, des sandwichs et des pâtisseries de la veille, récupérés dans les boulangeries de la région et vendus à un prix tout petit. J'adore cet endroit, et particulièrement le côté des douceurs : des mille-feuilles, des éclairs, des tartelettes à la fraise, des pains au chocolat... de quoi me faire baver.

Samedi 16

On a commencé nos courses par la boucherie du village, où je n'étais encore jamais allée - en y pensant, j'avoue que j'ai un peu honte. Ce n'était pas si cher, et c'est tellement agréable de pouvoir choisir exactement la quantité que l'on veut plutôt que d'en prendre la quantité que le magasin a bien voulu mettre dans l'emballage ! Mes Loups ont même reçu chacun un petit morceau de charcuterie, à déguster.

Puis, comme chaque samedi, c'était le marché ! Il faisait grand beau ; j'ai même pu mettre ma petite veste de printemps plutôt que mon manteau d'hiver.

Mes enfants avaient chouiné avant de partir, comme à leur habitude. Mais ils ont assez vite oublié qu'ils ne voulaient pas venir en se mettant à jouer qu'ils étaient des Pokémons - leur nouveau dada. On a aussi acheté un pain au chocolat énorme qui contenait presque plus de chocolat que de pain, puis des olives pour P'tit Loup - il adore.

A nouveau, une tête d'ail offerte, quelques francs retirés sur la grosse addition du stand de fromage - on a pris beaucoup de fondue pour l'anniversaire du Grand Loup, dimanche prochain. Un tour chez Go Vrac où j'ai craqué pour de la pâte à tartiner aux noisettes écolo au prix qui fait peur. Puis le petit magasin indien pour le riz basmati - et au passage, du thé Bois Chéri (de l'Ile Maurice !) et des achards (des fruits conservés dans du vinaigre et de l'huile avec du piment, qu'on mange avec les plats de là-bas).

Ça nous a pris du temps (environ deux heures entre la boucherie au village puis le marché en ville), mais qu'est-ce que j'aime ces moments...

Lundi 18

Mon mari ne travaillait pas aujourd'hui, et est allé faire un peu de shopping (des vêtements pour les enfants, en prévision de l'anniversaire du Grand Loup). Du coup, comme il était au centre commercial, il en a profité pour acheter quelques aliments au supermarché. Je n'étais pas vraiment contente d'apprendre ça, au départ... Je crois qu'on n'a pas vraiment la même vision de ce défi - peut-être même des défis en général. Au final, ça n'a bien sûr rien de vraiment dramatique. On a beaucoup modifié nos habitudes pendent ce mois, et quelques "écarts" ne changent pas le fond. C'est juste que j'aime faire les choses complètement, aller jusqu'au bout - et pas me décourager ou céder à la facilité.

Mercredi 20

Je me suis rendu compte / rappelé que la viande achetée chez le boucher ne se conservait pas forcément aussi longtemps que celle bien emballée des supermarchés... Et que donc, tout acheter le samedi n'était pas forcément une bonne idée. En fait, comme j'avais prévu aussi plusieurs repas végétariens, ce n'était pas vraiment un problème cette semaine. Mais à l'avenir, j'essaierai d'en acheter une partie un autre jour. Comme je n'ai pas vraiment d'horaires fixes - en ce moment, je travaille principalement de la maison, pour l'université comme pour le travail - ça ne devrait pas poser de problème.


samedi 16 février 2019

Février sans supermarché, deuxième semaine - Journal

Cette année, je participe au défi "Février sans supermarché" : on privilégie les petits commerçants, les produits frais et locaux, si possible sans (trop d') emballages. Déjà une deuxième semaine d'écoulée - même un peu plus, puisque j'ai un peu de retard pour publier ce "journal".


Samedi 9

Pour la première fois depuis bien longtemps, mon mari ne travaillait pas et il a pu venir avec nous au marché. On a passé un bon moment tous les quatre, à acheter nos fruits et légumes, malgré les quelques gouttes de pluies. Il me fallait des olives pour une recette, alors on est allé à un stand qui en propose différentes sortes - au basilic, à la provençale, etc. Mon p'tit Loup, qui adore ça, a pu en goûter une ou deux, et on en a acheté quelques-unes comme petite collation

Ensuite, on est passés au stand de la fromagerie, et les garçons ont pu goûter quelques langues de fromage avant d'en choisir chacun une sorte. Ils étaient ravis.

On s'est arrêté un moment pour regarder un petit spectacle de rue, puis on est encore passés à la boucherie et à l'épicerie en vrac. Enfin, comme il était déjà presque midi, on a décidé d'aller manger un kebab.

P'tit Loup a adoré la boule de verre, mais l'artiste n'était quand même pas trop rassuré.

Côtés positifs : On était à l'extérieur, les enfants n'ont (presque) pas râlé, on a pu parler à de vrai êtres humains et demander des conseils, on a reçu quelques brins de persil, on a pu goûter des olives et du fromage. Les enfants ont même reçu chacun une petite tranche de jambon. Avec notre petit caddie, on n'a rien à porter et ça reste très facile de circuler.

Côtés négatifs : Certaines choses coûtent quand même plus cher qu'en supermarché. Pour nous, c'était surtout la viande (mais comme on n'en a pas pris des quantités astronomiques, ça restait tout à fait acceptable) et les mandarines (au supermarché, je prends en général les filets de 2 kilos, qui sont souvent en promo et qui me reviennent donc trois ou quatre fois moins cher).

L'après-midi, on s'est quand même rendu compte qu'on avait oublié d'acheter le pain pour la fondue... Alors mon mari est allé en prendre au supermarché. Zut.

Lundi 11

En ville, avec mon mari, nous avons fait un détour avant de retourner à la voiture pour passer à la boulangerie et acheter du pain pour le lendemain, et un petit en-cas pour lui. En temps normal, on se serait peut-être arrêtés au supermarché qui était sur notre chemin. Mais plus j'y pense, plus je me dis que je continuerai à faire comme ça même après le mois de février. Du moins, quand c'est possible et que ça ne demande pas trop d'efforts, et tant pis pour le prix un peu plus élevé.


Mercredi 13

Je suis allée passer la journée à la bibliothèque dans la ville où j'étudie, à Fribourg. Contrairement à ce que je fais souvent, j'avais bien pensé à emmener une gourde et un repas dans un tupp'. Ce n'est pas directement lié au challenge, mais ça va un peu dans la même direction : acheter mieux, utiliser plus efficacement ce qu'on a déjà, éviter de devoir acheter des bouteilles en plastique... On a la chance d'avoir de l'eau potable partout en Suisse, j'ai donc pu remplir ma gourde au robinet des toilettes une fois qu'elle était vide.