mercredi 30 mars 2011

Coin lecture

Puisque de temps en temps, il faut bien varier un peu de sujet, pour ne pas trop lasser son auditoire, je laisse le temps d'un post les bébés de côté pour vous parler d'une autre de mes passions : la lecture !

Cela faisait très (très, très) longtemps que je ne m'étais plus acheté de livre. L'année dernière, j'avais un abonnement à une médiathèque, et y prenais de temps en temps quelque chose à lire. Elle se trouvait tout près de chez mes beaux-parents (chez qui j'habitais), et pourtant, je ne trouvais presque jamais le temps d'y aller, et n'ai échappé que par miracle aux amendes pour retard que j'aurais parfois dû payer. Du coup, après notre déménagement, j'ai pensé qu'il serait peu judicieux d'y prolonger mon inscription.

Mais quand je n'ai pas de livre à lire, ça me manque ! Du coup, l'autre jour (il y a quelques semaines, quand même), je me suis acheté un bouquin, le premier depuis que je suis à Maurice. Pour que ça vaille la peine, j'en ai choisi un gros... plus de 700 pages ! Et afin d'être sûre qu'il me dure vraiment longtemps, je l'ai choisi... en anglais.




Cela faisait très longtemps que j'avais envie de lire ce livre : The Cider House Rules de John Irving, en français : L'oeuvre de Dieu, la part du Diable. En partie parce qu'on me l'avait conseillé, en partie parce que j'avais vu, il y a quelques années, le début du film qui en est tiré (avec le bel Elijah Wood dans le rôle d'Homer Wells - c'était du temps de ma passion pour le Seigneur des Anneaux), et que cela m'avait bien plu.

Eh bien, c'était un très bon choix ! J'aime beaucoup la manière d'écrire d'Irving, l'ironie dont il use pour nous raconter ces personnages aux parcours de vie parfois durs. Les passages les plus tragiques en deviennent ainsi parfois les plus drôles. Tous ces gens ont l'air d'avoir vraiment existé, et d'avoir vraiment regardé les choses avec cet espèce de détachement philosophe dont se sert l'auteur. Les événements coulent d'eux-mêmes, et pourtant, Irving nous surprend pratiquement à chaque page. C'est tellement passionnant que j'en oublie parfois de m'endormir, pendant la sieste de mon bébé, quand un petit somme me ferait pourtant du bien. Et quant au fait de le lire en anglais, ce n'en est que plus agréable ! J'aime avoir la version originale, lire exactement ce que l'auteur à écrit, comme il a voulu l'écrire.

Bref, un achat que je ne regretterai pas, qui me fait passer de vraiment bons moments.

mardi 29 mars 2011

Quand Papa change les couches...

Quand Papa change les couches, il n'est pas ce qu'on pourrait appeler très rapide. Du coup, le mignon bébé, fesses à l'air sur un petit drap posé simplement sur notre lit, a tout le temps d'avoir un petit peu frais... un petit courant d'air, et hop ! Une envie pressante se fait sentir, qu'il n'essaie même pas de retenir. Pscchuiiiit, un petit pipi sur le lit de Papa et Maman !

Et surtout, il aime bien tenir son enfant tout contre lui, tout nu contre son torse... Confiant, car le pipi est déjà fait, il le serre amoureusement dans ses bras. Mais c'est là qu'un autre genre d'envie se fait sentir, que le "mignon" bébé n'essaie pas plus de retenir ! Et pschouufff, un gros coulis tout jaune sur le short de Papa et - parce ce ne serait pas assez marrant, sinon - sur le drap (blanc, bien sûr) du lit.

Du coup, le charmant bébé file directement.... Dans le bain !

lundi 28 mars 2011

9 mois

Bon, pour ceux qui aimeraient voir de jolies photos de balades dans l'Ile... Il faudra repasser. En ce moment, toutes mes pensées, toute ma vie, est évidemment tournée vers une seule chose... ce petit bonhomme qui, pour le moment, dort à poings fermés dans son berceau (pourvu que ça dure un peu, il n'a presque pas dormi de la journée !).

Depuis 9 mois, d'ailleurs, c'est ce petit être qui a accaparé la plus grande part de mes pensées. C'est il y a neuf mois, en effet, que j'apprenais, de sûr que j'étais enceinte... Bon, cela faisait quelques jours que je m'en doutais. J'avais déjà deux semaines de retard dans mes règles, et ma poitrine s'était subitement mise à gonfler... Il y a des signes qui ne trompent pas !

Le 27 juin, j'étais déjà convaincue qu'il se tramait quelque chose. J'ai donc évité de goûter au punch coco et au vin que l'on avait achetés pour mon anniversaire et celui de ma belle-sœur (nous sommes nées le même jour, avec trois ans d'écart) - et que je ne refuse d'habitude jamais ! - ce qui n'a pas manqué de mettre la puce à l'oreille de certains.

Le lendemain, après le travail, j'ai pris le chemin de l'hôpital. Devant le médecin, j'ai bredouillé : "Bonjour, heu... au fait, je pense que je suis enceinte". Un petit pipi dans un flacon, une bonne heure d'attente... Et on me remet une feuille, avec le résultat. Positif.

Je ne savais pas trop quoi penser... Un bébé, ce n'était pas du tout prévu dans nos plans ! J'avoue que j'ai eu quelques temps des pensées sombres. Je n'avais pas vraiment envie de cet enfant... pas à ce moment-là ! Mais cela m'a vite passé. Après quelques temps, j'ai commencé au contraire à attendre sa venue avec impatience. Et à me faire du souci pour lui. Tout le temps. Il faisait à peine quelques centimètres dans mon ventre que je commençais déjà à m'inquiéter pour lui ! Peur qu'il arrive quelque chose... Je n'osais plus rien porter de lourd, ni dormir sur le ventre, alors même qu'il était encore complétement plat.

Les nausées sont venues... Pas trop fortes, heureusement, je n'ai jamais vomi... Mais je haïssais mes collègues quand elles mangeaient un pain au curry de poisson à côté de moi, devant leur ordinateur ! Moi, je ne mangeais plus que des pâtes, et des nouilles chinoises. Et j'ai eu pendant quelques jours une irrépressible envie de sauce pesto, jusqu'à-ce que je me décide à acheter du basilic et à la faire moi-même (je ne sais pas pourquoi, je n'avais pas envie d'en acheter un tout fait). Pendant une semaine, j'emmenais donc mes pâtes au pesto dans un tupperware pour mon repas de midi.

Ensuite, j'ai commencé à le sentir bouger. De petites bulles d'abord, comme des chatouilles. Je n'étais jamais sûre qu'il s'agisse vraiment de ça, et j'avais tellement peur que ce ne soit qu'une illusion, tellement peur que cette petite chose puisse encore disparaître... Puis ce sont devenu de vrais coups. Des petits coups de pieds en bas à gauche de mon ventre. Après un ou deux mois, je sentais les coups en haut à droite. Il s'était retourné ! Mais j'avais toujours aussi peur pour lui. Et hâte qu'il naisse. Enfin, il serait là, il serait visible, je pourrais arrêter de craindre qu'il ne disparaisse...

Je n'imaginais pas ce que cela allait être. Je crois que c'est tout bonnement impossible à imaginer avant d'être plongé dedans. Je parlais à tout le monde, dans mes mails, du "joli changement" que ça allait être dans nos vies. Je ne savais pas encore à quel point !

vendredi 25 mars 2011

Mensiversaire

Qui l'eût cru ?

Aujourd'hui, mon petit Mini fête déjà son premier mois ! Un petit mois, d'accord, puisqu'il s'agissait de celui de février. Quatre semaines tout juste, mais tout de même un mois.

Mon amie Laf m'a proposé - si seulement elle n'habitait pas aussi loin - de lui amener un petit muffin avec une bougie. Ma sœurette m'a quant à elle suggéré de lui faire un gâteau de lait ou de me mettre une bougie sur le tété... Trop bête, aucune de ces idées ne sera réalisée, mais je ne pense pas que le Minus s'en portera plus mal ! Vous repasserez pour ses un an.



En attendant, je te souhaite un joyeux mensiversaire*, mon Mini !


* Du latin mensis "le mois" et versus, part. passé de vertere « tourner »

mardi 22 mars 2011

Grands débuts du Petit Mini

Ça fait plusieurs jours que j'essaie dans ma tête de formuler des phrases, d'isoler dans mon esprit un sujet, un détail, quelque chose d'intéressant à mettre ici. Mais malgré toutes ces réflexions, je n'ai rien réussi à trouver.

De quoi parler ? Que décrire ? Comment raconter tout ce qui s'est passé pendant ces quelques semaines, les premières de la vie du Mini ?

On s'attend à entendre parler de "l'immense joie d'être parents", de notre "merveilleux bébé". Oui, c'est un grand bonheur d'avoir un bébé... Quand il sourit, quand il dort comme un ange, quand il tète doucement ou au contraire comme un glouton. Quand il ouvre grand ses yeux pour regarder les dessins de lumière sur le rideau de la fenêtre. Quand, alors qu'il a à peine quelques jours, il arrive déjà à soulever sa tête lorsqu'il est allongé sur le ventre pour regarder de l'autre côté.

Mais il y a aussi tous les mauvais côtés, qui malheureusement ont parfois tendance à prendre le dessus. L'épuisement, l'incertitude, les soucis. D'autres choses personnelles dont je ne parlerai pas.

Après le départ de ma maman, qui était tellement impatiente de voir son petit fils qu'elle a pris un avion pour venir l'accueillir et passer deux semaines avec lui (et nous !), c'était tout à coup moins évident. Le Mini a eu un rhume, a toussé... On l'a emmené à l'hôpital. Même cirque que d'habitude, un médecin l'ausculte, nous envoie ailleurs pour qu'on lui débouche le nez, n'est plus là quand on revient, un autre médecin prend le relais. On sort de là avec des antibiotiques, du paracétamol (mais pourquoi, parce qu'il n'avait pas de fièvre ?!) qu'on ne lui a pas donné, du sirop pour la toux (qu'il n'aimait pas, mais pas du tout, et qu'on a eu de la peine à lui donner !), des gouttes pour le nez. Une semaine après, la toux est toujours là, le nez coule encore de temps en temps... Inquiets, on cherche un pédiatre dans l'annuaire. Quand on va le voir, il nous dit qu'il vaut mieux ne pas lui donner de médicaments, et laisser son système immunitaire se défendre par lui-même...

Le Mini a aussi pleuré. Beaucoup, beaucoup, il a carrément hurlé hier après-midi, à s'en décoller les poumons, pour aucune raison apparente. Le prendre dans les bras, lui passer de l'huile de camomille autour du nombril au cas où il s'agisse de coliques, le laisser s'époumoner pendant quelques minutes (pas trop longtemps, je n'en avais pas le courage !), rien n'y faisait ! La voisine est même venue voir ce qui se passait, pour me trouver en larmes, épuisée, avec un Brian un peu énervé de ne pas comprendre ce que le bébé avait... On ne sait toujours pas. Mais heureusement, il était beaucoup plus calme aujourd'hui !

Et puis, il y a la différence culturelle. La meilleure manière d'élever un bébé selon une Mauricienne (ma belle-maman) et une Suissesse (ma maman) n'est pas du tout la même ! Faut-il lui donner le bain le matin ou le soir ? Lui donner des tas de trucs (anti coliques, miel, etc...) ou plutôt le moins possible ? Accepter que les bébés pleurent parfois sans que l'on puisse vraiment savoir ce qu'ils ont, ou faire une prière spéciale car c'est sans doute que li finn gagn lizié ?

Sans parler des autres qui s'en mêlent... Des cousines aux voisins, en passant par les collègues, les amis, et même les parfaites inconnues croisées au supermarché, toutes et tous ont leurs conseils plus ou moins farfelus à donner sur la manière de s'occuper de cet enfant. Je dois... boire beaucoup d'eau pour que le bébé n'ait pas de boutons, le poser souvent pour qu'il ne s'habitue pas trop à être dans les bras, lui mettre de la poudre contre les boutons de chaleur, ne pas trop mouiller son nombril même si son cordon est déjà tombé, lui donner un peu d'eau dans un biberon tous les jours, boire un verre de lait chaud avant chaque tétée, ne pas boire d'eau glacée... et j'en passe et des meilleures ! Ah oui ! Et on a eu doit également à trois ou quatre théories sur la manière de bien lui faire faire son rot... sur le ventre dans le creux de notre bras, en lui tapotant le dos de bas en haut // contre l'épaule en lui frottant le dos de bas en haut (surtout ne pas taper !) // sur l'épaule en le tapotant de haut en bas... Et chacun, ou plutôt chacune des donneuses de conseil croit dur comme fer que sa version et la bonne, et que ce genre de détail a une importance !

Il y a la fatigue aussi, mes yeux qui se ferment et ma tête qui manque parfois de tomber quand je lui donne à téter pendant la nuit, l'envie irrépressible de dormir à peine le soleil se... lève. Les paupières lourdes dès neuf heures et demie le soir, et l'irrépressible envie de faire une sieste dès que bébé en fait une dans l'après-midi ! Cette nuit, j'ai trouvé que j'avais "bien dormi" parce que j'ai pu dormir... quatre heures d'affilée, de 23h à 3h (avant de me faire réveiller à 4h30, 5h30 et 6h30).

M'enfin, quand j'ai mon petit bout de chou dans les bras (qui ne pleure pas), que je regarde ses yeux adorables, sa petite bouche qui fait de drôles de mimiques, ses minuscules mains aux minuscules doigts, quand je masse un peu ses petits pieds, quand je lui donne son bain et qu'il me regarde, mi-étonné, mi-content... j'oublie tous ces petits inconvénients, et mon cœur fond devant ce petit être.

C'est vraiment moi qui ai fabriqué tout ça ?

jeudi 10 mars 2011

IL est arrivé !





Après ces longs mois d'attente... ça y est ! Bébé est arrivé !

Le 25 février, à 6h40, après une longue nuit, la sage-femme posait sur mon ventre un petit être tout chaud, tout fragile, qui prenait son premier souffle et criait pour accueillir ce monde... Mon bébé, celui que je portais depuis si longtemps en moi, pour qui je m'étais déjà fait si souvent du souci alors qu'il restait encore invisible, celui que j'avais hâte de voir arriver, sans savoir encore tout à fait à quoi m'attendre, était enfin là !

Un petit garçon, qui pesait 1 kg 160 pour 54 centimètres. Clic, clac, le cordon coupé, on l'a habillé. Une fois un peu remise, on m'a emmenée dans la salle post-natale... Quelle émotion quand je l'ai pris dans mes bras pour la première fois et lui ai donné le sein ! Cette petite bouche accrochée à moi qui tète avidement pour la toute première fois de sa vie. Ce sont des moments que je n'oublierai jamais.









Quelques jours après, c'était déjà un petit bonhomme plein de vie et d'énergie qui partageait notre vie. Nous, on s'est efforcés tant bien que mal d'apprendre à devenir parents, de décrypter ce que signifiaient les pleurs de notre Petit Mini. Avec l'aide et les conseils des Grand-Mamans, je trouve qu'on s'en est plutôt bien sortis !

Demain, il aura tout juste deux semaines. Il me semble à la fois qu'il vient d'arriver et qu'il est là depuis toujours. C'est étrange d'imaginer qu'il n'y a pas si longtemps, j'avais encore le ventre tout rond et tout tendu. A l'intérieur, c'était déjà lui qui se cachait, mais on ne le savait pas, on ne le connaissait pas encore...  Je me faisais alors déjà du souci pour lui, et je l'aimais déjà tellement ! Je sens que je suis pas près d'avoir fini de m'en faire, et encore plus loin d'avoir fini de l'aimer.