lundi 20 janvier 2014

Visites de début d'année : la maison eurêka

Début janvier, une petite parenthèse dans nos préparatifs de départ : la venue de deux amies de Suisse, qui ont passé quelques jours chez nous - et nous ont emmenés ailleurs.

La maison Eurêka, à Moka : notre première visite ensemble
Elles sont arrivées un jour de cyclone ; c'est la pluie et le vent qui les ont accueillies en lieu et place du soleil tropical auquel elles s'attendaient sans doute.

Dans la cour, des fleurs extraordinaires
Après deux jours à la maison, on a enfin pu se risquer un peu plus loin. Il faut dire que le cyclone est passé relativement loin de Maurice (il n'a par contre par épargné la Réunion où il y a eu beaucoup de dégâts et même des blessés).

Il avait encore un joli son ! Quant à savoir s'il était accordé...
Nous avons donc pris le bus jusqu'à Moka pour visiter la maison Eurêka, une vieille bâtisse coloniale gardée quasiment en l'état et que l'on peut visiter comme un musée. Cela faisait longtemps que j'avais envie de la visiter, mais je n'en avais encore jamais eu l'occasion.

Je ne sais pas bien ce que c'est, mais j'ai trouvé ça plutôt photogénique
Il y a normalement une visite guidée, à laquelle nous n'avons pas eu droit, à cause - vraisemblablement - d'un petit malentendu à l'accueil. Mais ce n'était pas si mal ; nous avons pu prendre des photos à notre guise et avons pu toucher ce que nous voulions... du moins certains d'entre nous, moi je n'ose pas !

Du temps où on avait le temps et les moyens de faire des meubles si ouvragés...
Des meubles anciens tous plus beaux les uns que les autres, plus ou moins bien conservés. On a un peu l'impression que chaque chose a été laissée à sa place d'origine, qu'un jour on a simplement arrêté de les utiliser et qu'on n'y a plus touché. Ça change beaucoup du Château de Labourdonnais où tout est si propre et a été rénové, où rien ne traine.

La jeune fille à la colombe
Dehors, le vent soufflait et la pluie tombait, par moments très fort. A l'intérieur, on était bien... Les fenêtres étaient ouvertes sur la varangue, laissant circuler l'air humide et chaud.

Il a testé et il l'affirme, même plusieurs dizaines d'années plus tard, les fauteuils sont toujours confortables.
La maison, construite par un certain M. Carr, a ensuite appartenu à la famille Leclézio - si si, vous savez, l'écrivain.

On se croirait en un après-midi pluvieux de la fin du XIXe siècle, non ?
L'un des fils du premier Leclézio, Henry, a eu avec son épouse Genny pas moins de 17 enfants. J'ai de la peine à imaginer à quoi pouvait ressembler la vie de cette femme qui a dû passer la majeure partie de sa vie enceinte. Pour s'occuper de ses enfants et de la maison, elle avait par contre droit à l'aide de plusieurs dizaines de serviteurs.

Dans la salle à manger, la table était mise. Elle était très grande, mais je me demande tout de même
si les dix-neuf membres de la famille pouvaient prendre leur repas tous ensemble.
Quand la dernière tante à avoir hérité de la maison, Simone Leclézio, est décédée en 1980, 104 héritiers se sont présentés pour la succession... Tu m'étonnes, avec des familles aussi nombreuses ! La maison a ainsi finalement été vendue, et appartient aujourd'hui à Jacques de Maroussem.

La varangue sert désormais de restaurant... nous n'avons pour notre part goûté que leurs brownies et leur jus de fruits.
La visite de la maison se poursuit au jardin. On peut normalement se rendre jusqu'à des cascades au fond d'une gorge, mais vu le temps et les terrains détrempés ce jour-là, ce n'était guère possible.

Les volets de bois centenaires battaient au vent et les meubles de rotin prenaient l'eau sur la varangue de derrière.
Nous avons donc simplement erré dans le grand parc qui entoure la maison, entre pelouse bien entretenue et bosquets d'arbres.

La végétation reprend-elle le dessus ?
Dans un coin du parc, se dresse une petite bâtisse devant laquelle s'étend une piscine pavée de superbes pierres bleues...

Sploutch !
...dans laquelle s'égayaient des dizaines de petites grenouilles (crapauds ? Disons batraciens pour être plus sûrs, comme l'a suggéré une commentatrice la dernière fois).

Coâââ !
Une belle découverte que cette maison, et une visite à conseiller.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

waaah, sont trop belles tes photos Cara :D C'est fou, weil même si j'ai été au même endroit que toi, j'ai pas vu les mêmes choses que toi, ou du moins pa sdu même angle. :D
Par contre je peux te l'affirmer, le piano était désaccordé.
Et c'était trop bien de pouvoir ouvrir le tiroirs et toucher les meubles. :D et la table toute mise... trop fou.

Camila a dit…

Trop jolies tes photos ma soeurette !
Ca me donne bien envie de la visiter... Une fois peut-être ! ;)

Camila a dit…

Trop jolies tes photos ma soeurette !
Ca me donne bien envie de la visiter... Une fois peut-être ! ;)

elpadawan a dit…

Profites en avant ton départ pour visiter le plus possible :)

N a dit…

Oh, j'adore ces vieilles maisons où il semblerait que le temps se soit arrêté ! Merci pour la visite, tes photos sont très belles. En plus se genre de maison avec la véranda tout autour c'est vraiment mon style. J'aime! :)

Cara a dit…

Anonyme (pas si anonyme vu ta manière d'écrire inimitable ;) : Merci ! Chacun voit les choses à sa manière... c'est aussi ce que je voulais dire en disant qu'il fallait regarder de l'autre côté pour faire de jolies photos ;)

Camila : Merci sœurette. Oui, on y ira un jour !

Elpadawan : Si on en a le temps, c'est ce qu'on fera.

N : J'adore aussi ces vieilles bâtisses... A l'époque, ils savaient construire pour éviter les forts rayons du soleil, rien à voire avec les maisons en béton d'aujourd'hui (en même temps, à l'époque, les plus pauvres vivaient dans des huttes de paille et de terre...)

Anonyme a dit…

Cara: ouais, j'ai oublié de signer, et après j'me suis dite que tu saurais qui j'étais vu la manière que j'ai d'écrire!