vendredi 11 juillet 2014

La vie de famille (élargie)

En ce moment, on est un peu comme ces familles qui dans d'autres pays ou d'autres cultures, vivent réunies sous le même toit. Mes deux sœurs, qui étudient toutes les deux tout près d'ici, vivent toujours sous le toit familial (après un petit détour par l'Amérique centrale pour l'une, qui s'apprête d'ailleurs à y repartir). Nous, nous sommes là en attendant d'avoir mis un peu de sous de côté, avec nos désormais deux bouts de chou - et je ne sais pas comment nous aurions fait sans mes parents, ils nous ont beaucoup, beaucoup aidés.

Le Bibou cuisine avec sa Mamie-Ange

Pour les enfants, c'est vraiment le paradis. Il y a (presque) toujours quelqu'un pour jouer avec le Bibou, faire un puzzle avec lui, lui lire une histoire. Quand le Tout-Petit pleure, il y a de fortes chances pour qu'une de ses taties le prenne dans les bras et le berce. Pour les parents aussi, c'est plutôt agréable - on trouve souvent une bonne âme d'accord de changer une couche, d'habiller le grand pendant que je donne à téter au petit, de faire la baby-sitter pendant que je fais la sieste avec le tout mini.

Le Tout-Petit sur les genoux de sa tatie

Pourtant parfois, j'en ai assez de cette situation... De cette impression de ne pas être en contrôle de ma vie. De devoir constamment compter sur quelqu'un d'autre. Je me sens parfois comme retombée en enfance (ou du moins, en adolescence), à laisser ma maman cuisiner pour nous, faire la lessive... Cette langueur qui m'assaille et me pousse à trainer plutôt que de me prendre en mains. Et puis il y a cette petite voix qui me dit que peut-être, j'aurais dû faire d'autres choix... D'autres études peut-être, quelque chose de plus appliqué, faire un master au lieu de m'arrêter avant. (J'ai en projet de reprendre, de continuer, de faire quelque chose, mais quand ?)

Dans les bras de sa deuxième tatie

Au fond, je ne regrette rien. Ce n'est pas vraiment mon genre, et puis ça ne sert pas à grand-chose. Le passé est ce qu'il est, et la seule chose sur lequel on ait quelque pouvoir, c'est l'avenir ! Et je suis très, mais alors très, très heureuse d'avoir eu mes deux bouts de chou. Je suis ravie d'être encore plus jeune que beaucoup de mamans de nouveaux-nés que je vois autour de moi - pas parce que j'ai peur de vieillir, je n'en ai justement aucune peur parce que j'ai déjà l'impression d'avoir fait quelque chose. Et quand on me demande en me voyant avec mon tout-petit si c'est mon premier enfant, je suis très fière de dire que non, et de préciser que mon grand a déjà plus de trois ans.

Alors, je croise les doigts, prends mon mal en patience, tente de profiter de tous les avantages que m'offre le présent... tout en sachant que tout cela n'est que provisoire, et que tout ne peut qu'aller en s'améliorant !

3 commentaires:

elpadawan a dit…

Si ça peut te rassurer, ici on a l'arrière grand-mère au rez de chaussée, les beaux-parents et le beau-frère avec sa femme et leur bébé sont nos voisins. Comme tu le dis, ce n'est que provisoire. Prenez le temps de prendre vos marques, de vous installer, avant de passer à l'étape suivante :)

N a dit…

Je compatie vraiment parce que ça fait des années que nous sommes dans des situations provisoires. J'aimerai me planter quelque part, avec une maison à nous, et prendre racines. Nous n'avons vécu que 2 mois chez les beaux-parents à notre arrivée au Brésil et je trouvais la proximité difficile, surtout vers la fin, même si on s'entend tous très bien. Pourtant maintenant j'espère qu'on vivra bientôt plus proches. C'est tellement super d'avoir de la famille autour de soi, surtout avec des enfants en bas âge!

lavandine a dit…

Je suis sûre que tes parents sont ravis de pouvoir profiter de leurs deux petits fils 24H sur 24.
Arrivera un moment où vous aurez à nouveau votre indépendance..
Chaque chose en son temps !
Bizzzzzzzz