J'ai toujours
aimé lire. Certains des livres que j'ai lus pendant mon enfance me laissent d'ailleurs de beaux souvenirs, pour certains très vagues, d'autres plus clairs.
Le tout premier "gros" livre que j'aie lu toute seule, c'était un
Oui-Oui. Je me souviens en avoir été très fière. J'ai ensuite dévoré tous les
Club des cinq, évidemment je m'identifiais plus à Claude qu'à Annie qui avait peur de tout. Je me souviens aussi avoir lu
La rivière à l'envers (j'en ai complètement oublié l'histoire mais il me laisse un souvenir très doux),
Les ombres d'autumn street (une histoire sur le racisme, je crois, j'ai oublié). Et un livre qui s'appelait
Sors de là, dragon - je me souviens juste que le héro du livre, un jeune garçon, marchait dans les rues de sa ville et finissait par se retrouver à un endroit qu'il ne connaissait pas. Il y avait alors ce passage, probablement déformé par mon souvenir :
Cela n'aurait rien eu d'étonnant dans une grande ville, mais dans une petite ville comme celle de [nom de personnage que j'ai oublié], c'était plutôt étonnant. Je me souviens m'être demandé s'il existait vraiment des villes assez grandes pour qu'il soit possible de ne pas en connaître toutes les rues - j'ai grandi dans un village de quelques centaines d'habitants.
En cinquième année (le CM2, pour les français), j'avais lu un très gros livre pas spécialement destiné aux enfants qui m'avait énormément marquée :
Dix chiens pour un rêve. L'histoire vraie d'un homme qui traverse le pôle Nord avec un traîneau et ses chiens. Les titres des chapitres contenaient des mots d'inuit, que j'avais soigneusement recopiés dans un carnet avec leur traduction. Certains des chiens étaient croisés avec des loups - ce qui m'avait fascinée. Et je me souviens d'un moment où un des chiens du narrateur est à terre, presque mort ; pour vérifier s'il respire encore, il place alors un petit bout de verre (peut-être sa boussole ?) sous le museau de la bête, guettant la formation de buée. L'année suivante, quand un policier était venu à l'école pour de la prévention contre les accidents, et qu'il nous avait demandé comment faire pour savoir si une personne qui gît à terre est encore en vie, j'avais donné ça comme réponse. Il avait répondu que ça ne marcherait que s'il faisait froid... et qu'il valait mieux chercher à prendre son pouls.
Quand j'étais ado, j'avais toujours un livre dans mon sac, où que j'aille. A l'école secondaire, on avait une bibliothèque dans le collège, et pendant la récré, j'aimais bien y aller pour regarder les livres. Je parcourais les titres, lisais les quatrièmes de couverture, feuilletais les pages. Je les empruntais et les lisais assez rarement, finalement, parce que je lisais lentement, et parce que si j'adorais les livres, je passais aussi beaucoup de temps sur l'ordinateur familial - c'était les débuts d'internet - ou devant la télé.
Il n'empêche qu'un jour - ça devait être juste avant les vacances d'été, j'avais emprunté
Quand j'avais cinq and je m'ai tué de Howard Buten. Je pense d'ailleurs que je n'avais pas du tout compris ce livre, à l'époque, et je devrais certainement le relire. Mais ce n'est pas l'anecdote que je voulais raconter. A la rentrée, j'avais cherché le livre pour le rendre à la bibliothèque... mais ne l'avais pas retrouvé chez moi. J'avais donc dû le rembourser, je crois me souvenir que j'avais dû payer 14 francs.
L'année suivante, j'étais allée comme chaque été en camp avec des jeunes de mon village. Et là, dans le réfectoire du chalet où nous dormions, sur une petite étagère, j'ai retrouvé... ce livre ! Je l'avais probablement oublié là l'année précédente... Je l'ai donc gardé, puisque la bibliothèque en avait sans doute déjà racheté un nouvel exemplaire. Je ne m'en suis débarrassée que récemment, quand on a fait
un grand tri de nos affaires. Je me souviens très bien de sa couverture jaune, recouverte de papier adhésif transparent pour la protéger. L'image représentait un petit garçon dans un ciré de pluie. Oui, je crois que ça me donne vraiment envie de le relire - j'irai le prendre à la bibliothèque, et j'essaierai de ne pas le perdre.
Et vous, quelles sont vos drôles d'anecdotes sur la lecture et les livres ?
Vous aussi, racontez-moi un souvenir d'enfance, en commentaire ou sur
votre blog, avec un lien vers celui-ci. Je poste chaque mardi un nouveau petit souvenir d'enfance, amusant, beau ou
triste.