Toute l'Ile Maurice est en plein
branle-bas de combat. Le 5 mai prochain (
notre date d'anniversaire, en plus !) auront lieu les élections générales... Le peuple devra élire le nouveau
premier ministre.
Il y a des jours où je suis heureuse de ne pas (encore) avoir la nationalité mauricienne. Si j'avais droit au vote, je ne saurais pas bien à qui donner ma voix dans toute cette
mascarade. Depuis des mois, on n'entend parler que de possibles alliances, d'engueulades entre les membres du parlement, etc... les journaux reprennent toutes leurs frasques et en font des gros titres, mais jusqu'à l'annonce de la date précise - il y a à peine une semaine ou deux ! - on n'a pas lu une seule ligne ni entendu un seul mot de leur
programme politique ou de leurs
idées pour l'avenir.
Les Mauriciens se retrouvent donc, en gros, avec le choix entre Navin Ramgoolam, le président sortant, du "Parti Travailliste", parti de droite modérée malgré ce que laisse présumer son nom (allié avec deux autres partis, ils forment
l'alliance bleu-blanc-rouge), et Paul Bérenger, du parti
mauve, le "Mouvement Militant Mauricien", un peu plus à gauche... encore que ce soit difficile à juger, vu, comme je vous l'ai dit, qu'on entend très peu parler de ce qu'il compte faire.
En bref, si j'avais à voter, je pense que ma préférence irait tout de même au
second, mais vraiment uniquement parce que voter pour un autre parti n'a pas vraiment de sens, étant donné leur peu de chance de gagner.
Les rues sont
bariolées de fanions bleu-blanc-rouge ou mauves, de banderoles, les journaux et la télévision ne parelent que de cela... Pour la petite Suissesse que je suis, toute cette agitation est très
inhabituelle et
ne me plaît guère. Pendant quelques jours, juste avant et pendant les votes, les restaurants et bars auront l'interdiction de vendre de l'alcool... Histoire de limiter les mouvement de violence pendant les manifestations qui risquent d'y avoir...
Ca promet !