vendredi 10 juillet 2020

[Bullet Journal] Libellules et papillons

Bon, on est déjà en juillet, mais j'ai décidé qu'il était temps de vous montrer mes pages de bujo... du mois de juin.


Celles-ci était dédié aux libellules et petits papillons. J'ai beaucoup aimé dessiné toutes ces petites bestioles, et je suis absolument fan de ce mélange de couleurs.


La page de gauche était supposée me servir à m'organiser pour un petit projet que j'aimerais réaliser, mais je n'ai finalement pas eu le courage de me lancer. Ce sera peut-être pour plus tard.


Ce mois-là, j'ai testé plusieurs mises en page pour mes semaines...


...et plusieurs couleurs différentes pour mes petites libellules.


Je crois que celle-ci est ma préférée. En fait, j'avais reproduit à peu près la même chose pour la toute dernière semaine, et j'avais même filmé le processus. Mais je n'ai jamais fait le montage... Si j'ai le courage, je le ferai peut-être prochainement.

En attendant, j'espère que ça vous a plu :)

mercredi 8 juillet 2020

Là-haut sur la montagne

On a commencé à faire quelques projets pour ces vacances d'été - il était temps, elles ont déjà commencé.

Un petit chalet est réservé pour deux semaines : il est perdu dans la montagne, n'a pour eau courante que celle de la fontaine, les toilettes sont dans une petite cabane à l'extérieur.

J'ai hâte, vraiment hâte.


On n'emportera ni téléphone portable, ni tablette, ni Switch. Nos activités, ce sera de se balader, de faire des barrages avec des pierres dans les torrents, d'attraper des sauterelles, d'écouter les cloches des vaches. Avec un peu de chance, il y aura des buissons de myrtilles, pas loin.

Quand on sera fatigué, on fera des jeux de société. Le soir, je lirai une BD aux enfants. Ça a l'air idyllique, n'est-ce pas ? J'espère que la réalité se rapprochera de l'idée que je m'en fais, qu'on réussira à laisser les cris et les frustrations à la maison.

Je n'y resterai que la moitié du temps, normalement. La deuxième semaine, je la passerai seule à la maison, pour avoir le temps de travailler. Mon mémoire n'est toujours pas fini, il avance mais je n'en vois toujours pas le bout. Il faudrait que je le rende en septembre...


Je n'aime pas trop cette situation : je sais que je dois avancer mon mémoire, mais j'aimerais (et je crois que je dois) aussi passer du temps avec mes enfants. C'est difficile de partager son temps de manière adéquate, parce c'est difficile d'estimer combien de temps il me faut pour mon master, parce que je ne sais jamais vraiment si le temps que j'y consacre sera vraiment productif, parce que les jours de beau temps donnent envie de sortir... Je me retrouve donc toujours tiraillée entre deux devoirs, celui de travailler et celui de m'occuper de mes garçons.

Si j'avais terminé mon mémoire - au mois de janvier, je m'étais laissée aller à rêver que ça serait le cas - je pourrais me consacrer pleinement à mes enfants, sans arrière-pensée, sans culpabiliser. Si je n'avais pas d'enfants (ou s'ils étaient en camp, en vacances chez leurs grands-parents...) je pourrais me consacrer à mon mémoire - il « suffirait » de résister à l'appel de l'extérieur, des livres, d'internet... D'accord, pas si facile. Le mieux aurait été d'avoir déjà terminé ce fichu mémoire, mais ce n'est pas le cas.


Alors, je vais faire mon maximum. Travailler du mieux que je peux, comme je l'ai fait aujourd'hui. Réserver des moments pour mes enfants, d'autres pour me balader en forêt, profiter du soleil, d'autres encore pour aller voir mes amies. Traverser l'été du mieux possible, et... on verra bien ce qui se passe après.


lundi 6 juillet 2020

Dans ma forêt

Cela faisait longtemps que je n'avais plus pris le temps de faire un tour en forêt avec les enfants, dans notre coin secret.



On y est retournés deux fois ces quelques derniers jours, et je suppose qu'avec les vacances d'été qui sont arrivées, on aura l'occasion d'y aller plus souvent.



Les fleurs du printemps ont été remplacées par de la verdure, mais la forêt est toujours aussi belle.


Tout près de notre coin secret, un cerisier sauvage a fait des fruits - on a goûté, c'était bon et sucré, à peine un petit peu acide.


J'avais déjà fait des photos des belles fleurs blanches de ce cerisier, mais je pensais qu'il ne ferait pas de fruits, car en réalité, il est tombé, sûrement au cours d'une tempête. Vous voyez son tronc sur la photo suivante, cassé, mais encore retenu à la souche... Est-ce qu'assez de sève réussit encore à passer par là pour le nourrir, et lui donner des fruits ? Ça semble incroyable, mais pourtant...


J'ai aussi découvert deux chenilles sur une plante. Elles sont très jolies, blanches avec des points noirs et jaunes. Quatre jours après, elles étaient toujours exactement sur la même plante, mais plusieurs des petits boutons avaient été dévorés. D'après une amie qui s'y connait, c'est un comportement typique pour une chenille.



Je ferai sans doute un autre billet pour vous montrer leur évolution... Je compte bien y retourner plusieurs fois les prochains jours. D'autant qu'en ce moment, j'ai de nouveau envie d'éviter les gens, d'éviter le monde, à cause du coronavirus, surtout. La perspective d'une nouvelle hausse des cas me fait peur, alors je préfère m'isoler un peu.


jeudi 25 juin 2020

Les idiots aussi se ressemblent tous

Ça fait longtemps que je n'ai plus répondu au chouette questionnaire de Mahie, mais sa question sur la conversation surréaliste m'est tout de suite venue à l'esprit l'autre jour quand j'ai eu un échange avec cet homme.

Dans un magasin de seconde main, un client noir discute avec l'un des vendeurs (bénévole, sauf erreur), puis s'en va. Le vendeur se retourne alors vers moi, et me lance :

- Oh la la, ces Africains, ils se ressemblent tous !

Sidérée, je ne sais pas quoi répondre. J'essaie un timide et sceptique :

- Ah... bon ?

- Ben oui ! Mon beau-frère ressemble un peu à ce gars, mais en plus costaud... Mais c'est comme les Asiatiques, on ne dit pas qu'ils se ressemblent comme deux gouttes de thé ?

- Heu...

Il me souriait de manière insistante et ne me semblait pas vouloir me laisser m'en aller. Avec ma timidité, mais ma politesse légendaires, je ne savais pas trop comment couper court à la conversation. J'ai donc essayé avec un pathétique :

- Moi, je ne suis pas forte pour reconnaître les visages, de toute façon.

- Oui, mais moi, si vous me revoyez demain, vous allez me reconnaitre, non ?

Je lance un regard au type. Il a des cheveux blond-gris qui lui tombent jusqu'aux épaules, une barbe de trois jours et doit mesurer dans les 1m55. Oui, il y a bien des chances que je le reconnaisse, il ne doit pas y en avoir deux comme lui !

Comme je fais mine de m'en aller, il semble se rappeler qu'il travaille ici, et me demande s'il peut m'aider. Je décline son offre, disant que je me dirige vers l'étage inférieur, où se trouvent les vêtements.

- Ah oui bien sûr, c'est que les femmes ça a besoin d'habits !

Et hop, après les propos racistes, on passe au sexisme, évidemment. Mais cette fois-ci, j'ai eu un peu plus de répartie :

- Remarquez, les hommes aussi ! et je suis descendue au sous-sol en espérant ne pas le croiser en remontant.

mardi 23 juin 2020

Les petites voitures de Sophie

L'autre jour, en lisant une (ancienne) BD de Cédric à mes garçons, je me suis rendu compte d'un truc : sa maman est presque systématiquement représentée en train de faire le ménage. Elle a pratiquement tout le temps un fer à repasser, un plumeau, une éponge ou une spatule à la main. Le papa, lui, on le voit systématiquement rentrer du travail le soir. Quant au grand-père, si vous connaissez la BD, vous savez sans doute qu'il est pratiquement toujours sur son fauteuil, à lire le journal ou à regarder la télé.


J'en ai fait la réflexion à mes petits mecs. Ils ont trouvé ça bizarre, eux aussi, et ont été bien d'accord que les mamans, ça fait aussi autre chose que la vaisselle et la poussière.

Ça m'a par contre rappelé un truc chouette que j'avais remarqué pendant la période du confinement, en parcourant certaines des fiches d'exercices reçues par mon Grand Loup. Par exemple, sur celle-ci :

Quand j'ai lu la consigne, je n'ai pas pu m'empêcher d'être surprise : Sophie, petites voitures ?

C'était en fait une bonne surprise : le protagoniste d'une problème de maths est une fille, qui plus est, une fille qui a des petites voitures. Quand on sait que les manuels scolaires comptent la plupart du temps moins de personnages féminins que masculins, et que les rôles des deux genres sont encore largement stéréotypés (les femmes et les filles dans la sphère domestique et familiale, les hommes et les garçons à l'extérieur), j'ai été ravie de voir que ce n'était pas le cas ici.

Je ne sais pas exactement d'où viennent les fiches que les enfants recevaient pendant le confinement (leur livre de maths, ou une autre source ?), mais il semble que pour une bonne partie d'entre elles, on avait prêté bien attention à alterner entre les personnages garçons et les personnages filles, et surtout à donner de chouettes rôles aux filles. D'ailleurs, revoici Sophie, qui cette fois-ci a inventé une fusée supersonique. (!!!)


Ici, on a affaire à une conductrice de taxi : franchement inhabituel de voir une femme dans ce genre de métier, et ça me plait carrément !



Du coup, je me suis mise à chercher des contre-exemples, et bien sûr, j'en ai aussi trouvé. Par exemple, pourquoi tous les musiciens de ce problème doivent-ils avoir des prénoms masculins (à moins que Dominique ne soit une fille, c'est vrai) ? Peut-être qu'Alain aurait pu s'appeler Aline, et Pascal Pascale. Surtout que je ne pense pas avoir vu de problème dans lequel tous les protagonistes sont féminins. Ça n'arrive pour ainsi dire jamais.


Ce genre de détails m'interpelle, m'intéresse. Je pense qu'il est important d'y faire attention, de montrer aux enfants qu'on peut être une fille et fabriquer des fusées supersoniques, qu'on peut être un garçon et avoir une poupée, que les femmes peuvent aussi conduire des taxis et acheter des maisons et diriger une entreprise. Mais aussi, qu'on peut faire tout ça en étant en chaise roulante, ou si notre peau est noire, ou si on a les yeux bridés... Bref, leur montrer un monde où on n'est pas limité à un type d'activité ou une classe sociale juste en raison de son genre ou de son ethnicité.

Alors, à défaut de pouvoir éviter complètement de genre de biais, quand je vois des détails qui m'agacent dans un livre ou une BD que je lis aux enfants, je fais une réflexion, j'en parle avec eux. Et ça marche, je pense qu'ils y sont sensibles maintenant, eux aussi. Et je suis toute fière quand mon P'tit Loup, la fois suivante, me lance lui-même : « Eh, t'as vu ? La maman de Cédric, elle est toujours en train de faire la lessive ! »

lundi 22 juin 2020

En ce moment, j'ai envie...

Je me suis acheté un nouveau haut que je trouve plutôt élégant, un superbe bas de pyjama tout léger et tout doux. J'ai fabriqué un joli porte-photos qui surmonte désormais mon bureau, j'aimerais commander des tirages de mes images pour décorer les murs. J'ai envie de m'acheter des ballerines en cuir avec de petites lanières, qui me fassent de jolis pieds et me durent longtemps.

En ce moment, j'ai envie de jolies choses.

J'ai acheté des tomates jaunes et oranges et rouges et noires au marché, des carottes avec leurs fanes, de la feta. Je suis allée boire un mojito et manger une coupe Danemark sur une terrasse avec ma petites sœur. J'ai mangé un plat de nouilles asiatiques au tofu auquel j'ai allégrement rajouté du piment. J'ai acheté des cerises, j'ai cueilli des fraises avec mes enfants et j'en ai fait de la confiture.

En ce moment, j'ai envie de bonnes choses.

J'ai pris rendez-vous chez la coiffeuse, j'ai envie de couper, couper, couper, et j'ai pris une grande décision qui s'apprête à bouleverser complètement ma vie, et je me sens libérée, soulagée, un peu effrayée aussi.

En ce moment, j'ai envie de changement.

J'ai fait du yoga ce matin, pour la première fois depuis bien, bien longtemps. J'ai hâte que les nuages s'en aillent pour de bon pour pouvoir porter mes petites robes d'été. Hier soir, j'ai pris mon vélo sur un coup de tête et j'ai roulé, roulé, au bord du canal, j'ai admiré les cygnes, les champs de blé qui se changent en or, les oiseaux dans les haies qui bordent le cours d'eau, le soleil d'abord caché derrière un nuage qui en sort pour dorer doucement ma peau.

En ce moment, j'ai envie de légèreté.





Et toi, de quoi as-tu envie ?

lundi 8 juin 2020

Table de fête

Hier matin, dimanche, ce sont les enfants qui ont mis la table pour le petit déjeuner. Ils ont décidé de dresser une table de fête.


On y trouvait donc de la confiture, du prosecco, plusieurs jus de fruit, du champagne sans alcool, du Redbull, de l'Orangina et même des « verres de luxe », selon l'expression de mon Grand Loup.


S'ils avaient décidé de faire une table de fête, ce n'était pas par hasard : c'est que ce jour-là, c'était l'anniversaire du Petit Loup, qui fêtait ses 6 ans !


Six ans, déjà ! La journée a continué dans la bonne humeur avec ses grands-parents, ses taties, son cousin... Comme repas, de la délicieuse pizza faite maison, et le traditionnel moelleux au chocolat comme dessert, décoré par mes soins de pâte d'amande représentant Cappy, le chapeau magique de Mario dans Mario Odyssey.

Le petit bonhomme a été gâté : deux nouvelles BD, un nouveau jeu pour la Switch et même sa propre tablette. Autant dire qu'il était aux anges...

Joyeux anniversaire mon petit bonhomme !

vendredi 5 juin 2020

Les petites (et grandes) réussites du confinement

Bon, un mois après, c'est peut-être un peu ridicule de parler encore du confinement. En fait, ce message est en cours d'écriture depuis longtemps, j'ai un peu trainé des pieds (ou des doigts ;), mais j'avais quand même envie de le terminer. Et puis, c'est important pour moi de noter les petites choses positives que j'ai réussies à faire - j'ai souvent besoin de petite piqûres de rappel dans ce domaine.

Pendant le confinement, on a dû complétement réorganiser nos journées pour s'occuper de nos deux garçons, qui devaient subitement avoir l'école à la maison. Tout n'a pas toujours été rose, mais il y a eu quelques semaines vraiment chouettes, où on a eu l'occasion de passer de très bons moments en famille, notamment lors de belles balades en forêt. Même si tout ça a commencé petit à petit à se casser la figure vers la fin, au moment où j'ai été malade et que l'énergie et la motivation n'étaient plus vraiment là, ni pour l'école à la maison, ni pour le ménage, ni pour exiger que les enfants aident à mettre ou à débarrasser la table, ni même pour les sorties, j'en garde quand même plusieurs très bons souvenirs, et même quelques petites réussites personnelles ou familiales que j'aimerais partager avec vous.

Les photos de petites fleurs

C'était dans la liste des choses que j'avais envie de faire au début de cette année, inscrit là bien avant le début du confinement. J'avais envie de sortir en forêt et de réussir quelques jolies photos des fleurs du printemps. Le résultat a été bien au-delà de mes espérances : j'ai fait des centaines de photos de fleurs des bois, dont une bonne partie a d'ailleurs été postée ici. Pour la première fois, j'ai vu le sous-bois changer de jour en jour, les différentes espèces fleurir puis faner les unes après les autres. C'était superbe, et j'ai appris le nom de plusieurs plantes. Ce qui m'amène au point suivant :

Une petite orchidée découverte au bord d'un chemin

La découverte de la forêt

En Suisse, on avait la chance de ne pas être vraiment confinés, mais juste encouragés à ne pas s'approcher des autres à moins de deux mètres. Rien ne s'opposait à de régulières sorties en forêt aux abord de notre petit village, où on ne croisait que peu de monde... et on en a énormément profité !
On a réalisé quelques-uns des petits défis envoyés par e-mail par la section locale de l'association Pro Natura, comme créer un abri pour les petits animaux, dans lequel on a de temps en temps déposé quelques noisettes. On a aussi investi un petit coin en forêt, notre "Coin secret" (qui n'a de secret que le nom !) : on a créé un petit foyer, deux genre de bancs avec les nombreuses branches coupées récemment par des bûcherons, et on a passé plein de chouettes moments, tout les quatre, là-haut.

Abri pour petits animaux dans une souche morte - quelqu'un a apprécié les noisettes déposées là.

Les cartes de vœux

Vous le savez, j'aime dessiner... Je dessine dans mon bullet journal, mais quand j'ai déjà fait la page du mois, celle de la semaine, les diverses choses que je fais d'habitude, eh bien... Parfois, je me retrouve frustrée, parce que j'ai encore envie de dessiner, ou de faire du lettering, mais que je n'aime pas vraiment dessiner sans but, sur une feuille blanche, allez savoir pourquoi.

Pendant le confinement, j'ai pris le temps de faire quelques cartes, par exemple une pour ma grand-maman, une pour l'anniversaire d'une amie... J'en ai fait faire aussi plusieurs aux enfants, puis on les a toutes envoyées. Ce qui paraît évident, mais si vous saviez le nombre de cartes qui trainent dans mes tiroirs !

Filmer mon dessin

Une des choses que je suis le plus fière d'avoir faite, c'est de me filmer en train de réaliser mon dessin de fleurs dans une cage à oiseaux. Souvent, déjà, j'avais eu l'idée de faire ce genre de petite vidéo, mais je m'étais à chaque fois découragée, ne trouvant pas le temps de le faire, ou finissant par me dire que ce n'était pas une si bonne idée, que ça n'intéresserait personne, etc. Il a fallu une pandémie mondiale pour que je réussisse enfin à me réserver une bonne heure pour filmer ça un après-midi, puis à prendre quelques heures plusieurs soirs de suite pour faire le montage... Je suis très heureuse de l'avoir fait, et je pense en proposer d'autres dans un futur proche - enfin, si j'y arrive.



Faire de la pâtisserie
Ça n'a pas amélioré ma courbe de poids (au contraire, elle monte, elle monte...), mais ça a sans doute fait du bien à mon moral. J'ai eu l'occasion de confectionner de bonnes petites choses à manger, parfois avec mes enfants, parfois seule. On a fait, entre autres, un délicieux moelleux au chocolat, auquel j'ai apporté une petite variante : j'ai remplacé le beurre par... de la compote de pommes ! C'était une vraie réussite : le gâteau reste moelleux à souhait, et on peut même diminuer la quantité de sucre.

Les bricolages

Les enfants et moi avons fait des tas de petits bricolages ou activités créatrices, que ce soit des cartes de vœux, des collages, des lettres en carton décorées de fils de coton... et même un abat-jour Minecraft en carton et papier coloré ! Il pend fièrement au plafonnier de la chambre de mes Petits Loups, ayant remplacé la boule japonaise qui commençait à se déchirer.

Zombie et Creeper, bizarrement ils ne font pas de cauchemars avec ça au-dessus de leur tête ;)


Renouer avec mes enfants

Enfin, la chose la plus importante, c'est que j'ai réappris à passer de bons moments avec mes enfants. Avant cela, j'ai traversé des mois, des années plutôt difficiles, avec mes deux gamins insupportables, pas d'énergie, pas de plaisir à m'occuper d'eux... Burn out maternel ou dépression... J'ai toujours un peu de mal à mettre des mots là-dessus. Il faudrait que j'essaie, un jour, de faire un article où j'en raconte plus - histoire aussi de rassembler mes idées, de comprendre un peu ce qu'était vraiment ma vie pendant cette période...


Toujours est-il que le début de 2020 a sonné un peu comme une renaissance. En mars et avril, on a vécu repliés sur nous-mêmes, avec nos sorties, nos activités en famille, l'école à la maison. Presque pas de contacts à l'extérieur, on ne voyait même pas mes parents. On a créé un rythme qu'on arrivait tous à suivre, qui nous a permis de nous retrouver. On a joué tous ensemble, on a observé les insectes et les fleurs du sous-bois. On s'est fait les chatouilles, on a ri. On a fait des bricolages, j'avais subitement deux enfants intéressés à autre chose qu'à leurs précieux écrans, c'était formidable. Il y a eu des crises aussi : Grand Loup qui ne voulait pas sortir, P'tit Loup qui ne voulait plus avancer, un repas qui ne plaisait pas à Messieurs les enfants, des moments où ils ne voulaient pas couper leurs jeux vidéos, des soirs où tout le monde était si fatigué que plus rien n'allait...

Mais dans l'ensemble, on s'est retrouvés. Ensemble. On a retrouvé les rires. On s'est apaisés. Peut-être que mes enfants n'ont pas changé, peut-être est-ce juste moi qui ai changé. En tout cas, ça se passe mieux qu'avant à la maison, et ça fait beaucoup de bien.

Et vous, y a-t-il aussi de petites choses que vous êtes fiers d'avoir fait pendant ces quelques semaines un peu spéciales ?