jeudi 15 août 2019

Mythes et mythologie(s)

Tous les petits Helvètes connaissent cette histoire, celle de Guillaume Tell, que l'on défia de tirer à l'arbalète sur une pomme posée sur la tête de son jeune fils - et qui réussit. C'est le héros légendaire suisse par excellence, symbole du courage et de l'identité nationale - je simplifie un peu les dires de Mme Wikipédia.

C'est donc à lui que je fais un petit clin d’œil dans cette photo, me glissant à la place de son fils, une pomme rouge sur la tête. Heureusement, point d'arbalète. La seule chose qui était pointée sur moi était l'objectif de mon appareil photo, qui n'a pas transpercé la pomme - ni ma tête - mais a immortalisé la scène.

Ceci pour la photo du mois, que des dizaines de blogueurs postent le 15 à midi pile - avec pour thème ce mois-ci : Mythes et mythologie(s).


Allez, filez voir les mythes des autres participants !

Blogoth67, Lavandine, La Tribu de Chacha, Eurydice, Mamysoren, Josette, Krn, Josiane, magda627, Who cares?, Morgane Byloos Photography, Travelparenthesis, Jakline, DelphineF, Mirovinben, Alexinparis, Laurent Nicolas, Giselle 43, Pink Turtle, écri'turbulente, Xoliv', Céline in Paris, Sous mon arbre, Cara, Pilisi, J'habite à Waterford, Philisine Cave, Gilsoub, Julia, FerdyPainD'épice, Gine, Christophe, Marie-Paule, Amartia, Frédéric, Escribouillages, Brindille, Betty, Tambour Major, El Padawan, Renepaulhenry, Lilousoleil, Akaieric

mardi 13 août 2019

Instant de vie - L'homme au chapeau

Je suis assise sur un banc, face au lac, un livre sur les genoux. Je viens de finir de manger un morceau de pain avec du fromage, de lancer quelques miettes à un pigeon boiteux. Il fait beau, mais pas vraiment chaud, j'ai même un peu frais quand passe un coup de vent.

Arrive un homme d'une cinquantaine d'années, plutôt élégant, qui porte un chapeau. Il désigne le banc pour savoir s'il peut s'assoir. Je fais un signe de la tête et un sourire, et l'homme au chapeau s'assied. Il sort un sandwich de son sac, puis une canette d'Energy Drink, et me demande si j'en veux. Je refuse, mais il me dit dans un français hésitant qu'il en a deux, et que je peux en avoir une. Je refuse encore poliment, mais il insiste, et je finis par accepter.

lundi 15 juillet 2019

Bâtisse abandonnée

Nous sommes déjà le 15, et c'est l'heure de la Photo du Mois ! Le thème de ce mois de juillet est "bâtisse(s) abandonnée(s)". En voici donc une sur laquelle la nature a repris ses droits, mais plus pour longtemps ! Les gabarits aux quatre angles indiquent qu'elle sera bientôt reconstruite...


Et pour voir les interprétations des autres participants, c'est par ici :

Cynthia, Jakline, Frédéric, Christophe, El Padawan, Céline in Paris, Krn, Gilsoub, Betty, Mamysoren, Josiane, Morgane Byloos Photography, Laurent Nicolas, Danièle.B, Akaieric, Gine, Lavandine, Cara, Mirovinben, J'habite à Waterford, Alexinparis, Tambour Major, Pink Turtle, Escribouillages, Philisine Cave, Marie-Paule, Amartia, écri'turbulente, DelphineF, Renepaulhenry, Giselle 43, Eurydice, Josette, Pilisi, magda627, FerdyPainD'épice, Sous mon arbre, Brindille, Lau* des montagnes, Lilousoleil, La Tribu de Chacha, Blogoth67, Xoliv', Who cares?

jeudi 4 juillet 2019

Lecture du soir

L'autre soir, mon Grand Loup a voulu continuer à lire un peu après la traditionnelle histoire du soir. Ça arrive très rarement - en fait, jusqu'à il y a quelques mois, quand je lui proposais de lire un peu, il me répondait : « Mais à quoi ça sert, de lire ? »

Du coup, même s'il était déjà un peu tard, je n'ai pas pu lui dire non. Il s'est donc installé sur mon lit - c'est là qu'il s'endort d'habitude - pour lire. Au bout d'un moment, je lui ai demandé d'arrêter et j'ai fermé les volets. Là, j'ai entendu qu'il allait dans sa chambre. Son frère n'était pas là, c'était le soir où il dort chez ses grand-parents. J'ai bien supposé qu'il en profitait sûrement pour lire encore un peu, mais je l'ai laissé tranquille un moment.



Quand je suis finalement allée éteindre la lumière, j'ai entendu quelques bruits précipités juste avant mon arrivée. Grand Loup était couché dans son lit, enroulé dans son duvet. J'ai simplement fermé les volets, et il m'a demandé :

- Mais... pourquoi tu fermes, au fait ?

J'étais assez amusée par la situation.

- Parce que tu dois dormir. Dis, Grand Loup... tu étais en train de lire, par hasard ?



Il a pris un air étonné et s'est exclamé :

- Comment t'as deviné ?!

- Tu sais quoi, je vais te dire un secret... Quand j'étais petite, mais peut-être quand même un peu plus grande que toi, j'aimais bien lire le soir, et je devais éteindre la lumière à neuf heures et demie. Mais souvent, je lisais un peu plus tard, et dès que j'entendais mon papa ou ma maman monter l'escalier, j'éteignais rapidement pour qu'ils ne me voient pas !

Il a rigolé, et m'a dit sur le ton de la confidence :

- Eh ben moi, tu sais ce que j'ai fait ? Regarde, j'ai caché mon livre sous l'oreiller !

mercredi 26 juin 2019

La boule au ventre

Ce qui se passe, c'est qu'en début d'année, j'avais l'impression de commencer un truc qui allait tenir le coup. De poser des bases solides, de mettre en place de bonnes habitudes, un truc qui allait durer. J'avais l'impression que, peut-être, après une année à tourner en rond pendant laquelle il m'a été difficile d'avancer dans mes études, j'étais enfin à nouveau sur la bonne voie, que j'allais en voir le bout, que mon moral s'améliorait lentement, mais sûrement. J'osais même espérer que les ennuis, les difficultés, le stress iraient en s'amenuisant, qu'on sortait de cette espèce de crise qu'est notre vie.

Je me suis mise à faire du yoga, à faire de jolies pages dans mon bujo, à aller au lit plus tôt, et je retrouvais du courage pour ce que j'avais à faire, gérer les crises des enfants, rédiger mon article et mes travaux, recommencer à faire des repas un peu variés, me remettre à lire - et même aller au marché, essayer de réduire nos déchets, etc. Je postais mes petits accomplissements ici et ça m'encourageait. Bien sûr, tout n'était pas facile - les soucis de P'tit Loup à l'école, les incertitudes face à l'avenir - mais j'avais en moi quelque chose de précieux : l'espoir, l'envie et la force d'avancer.

Et puis il y a eu une semaine de vacances à Pâques - vacances pour les enfants, enfer pour moi - et j'ai recommencé à me coucher tard, j'ai arrêté le yoga, je me suis remise à regarder des séries sans pouvoir m'arrêter. J'ai commencé à travailler moins assidûment. Je me suis mise en service minimum en ce qui concerne le ménage. J'ai commencé à me sentir triste et fatiguée et énervée et angoissée presque tout le temps. Puis il y a eu le coup de grâce il y a quelques semaines, j'en parlerai peut-être dans un autre billet.

Maintenant, il semble que ce que je croyais être des bases solides était en fait un château de cartes en train de s'effondrer. Je contemple les cartes en train de s'éparpiller et je n'ai plus la force de courir pour les rassembler, encore moins de les ramasser et de remonter l'édifice.

Il y a des jours où ça va. Hier, j'ai bien travaillé et énormément avancé au travail que je dois rendre à la fin du mois. Dimanche passé, on a passé une jolie journée dehors, au bord du lac, à jouer, rire, se détendre. Mais le reste du temps, j'ai une boule au ventre quasiment en permanence - elle est là en ce moment, elle me comprime l'estomac pendant que j'écris, me donne envie de pleurer. J'arrive à l'ignorer pendant quelques minutes pendant que je me concentre sur quelque chose d'autre, ou que je m'évade d'une manière ou d'une autre, mais je recommence bien vite à la sentir dès que je laisse aller mes pensées - comment oublier ses enfants, ses études, les vacances qui approchent et n'auront rien de reposant, la rentrée prochaine où il y aura plus de problèmes encore ?

samedi 15 juin 2019

Le village

Avec quelques heures de retard, voici tout de même ma photo du mois de juin, sur le thème : "Le village". J'avais en tête une photo bien précise, que j'ai essayé de faire ce matin mais qui finalement ne rendait pas si bien que je l'aurais cru. Alors, depuis le même endroit, j'en ai pris une autre, qui n'est pas trop mal.

Voici donc le clocher du petit temple du village où j'habite, photographié d'un peu plus loin, à la lisière de la forêt.


Et pour voir les blogs des autres participants, c'est par ici :

Angélique, J'habite à Waterford, Xoliv', Tambour Major, Céline in Paris, Amartia, Danièle.B, Marie-Paule, Josette, Pilisi, Jakline, Betty, Cocazzz, Morgane Byloos Photography, Gilsoub, Eurydice, Sous mon arbre, Mirovinben, Cara, Lavandine, FerdyPainD'épice, Renepaulhenry, Brindille, La Tribu de Chacha, DelphineF, Laulinea, Krn, Akaieric, Frédéric, Who cares?, Mamysoren, Laurent Nicolas, Josiane, Gine, Julia, Giselle 43, El Padawan, magda627, Lilousoleil, Escribouillages, Alexinparis, Travelparenthesis, Christophe, Cynthia, Philisine Cave, Blogoth67, Lau* des montagnes, écri'turbulente, Pink Turtle

mercredi 12 juin 2019

J'ai perdu le fil

Oh merde.

Je suis devant mon ordi depuis... combien de temps ?

J'ai écrit quelque chose, et puis...

J'ai lu d'autres posts de blog (je me suis enfuie parce que je n'arrivais pas à avancer, ce comportement me rappelle quelque chose). Y a ceux qui arrivent encore à ressentir de l'amour pour leurs enfants, ceux pour qui la vie coule, ceux pour qui... Cherchez pas à trouver une logique dans ce que j'écris.

J'ai continué à écrire, et puis...

J'ai joué au 2048.

J'ai ouvert Facebook, quelqu'un avait posté une imbécilité à propos du cancer et du Dr. Otto trucmuche, alors j'ai Googeulé le docteur en question et confirmé que le post étant une ânerie. Mais je n'ai rien écrit à cette personne. Même pas envie.

J'ai effacé tout ce que j'avais écrit. C'était bête. Ça n'avait ni queue ni tête.

J'ai commencé cet article, celui-ci, celui qui pour le moment du moins est encore celui que je pense poster.

Puis je me suis souvenue que je voulais partager le lien d'une vidéo avec une copine blogueuse, alors je l'ai fait.

Je suis revenue ici.

C'est qui, cette fille qui fait du yoga tous les matins ?

Purée, elle fait de belles photos, quand même.

C'est qui cette fille ? Moi ?

J'y comprends plus rien.

Y a des jours où ça va, la vie semble avoir une certaine logique, ou au moins un certain goût.

Et y en a d'autres.

J'y comprends plus rien.

Je clique sur n'importe quoi et je me laisse laver le cerveau.

Tout plutôt que penser ou agir. Même lire, j'y arrive pas. Ah bon, je devais faire la lessive ? J'ai oublié. J'ai juste envie de dormir. J'ai envie qu'on s'occupe de moi, qu'on me mette à l'asile, ou quelque chose comme ça. Je n'aurais plus besoin de penser. Ou de faire à manger. Je n'aurais plus mon natel où regarder des vidéos à la con.

Heu, clairement, y a un truc qui cloche. Mais quoi ?

Oui, je suis allée chercher de l'aide. Mais y a des moments comme ce soir, ou franchement, je ne sais pas comment on va pouvoir m'aider.

Putain, mais c'est qui, cette fille qui faisait du yoga tous les matins ?

I used to work in a place like this.
I lasted about two weeks.
You do the same thing every day.
Same thing.
After a while, you begin to feel like a number.
A number.
You're just like everybody else.
Everybody else.

Read more: https://www.springfieldspringfield.co.uk/view_episode_scripts.php?tv-show=monk&episode=s04e04
I used to work in a place like this.
I lasted about two weeks.
You do the same thing every day.
Same thing.
After a while, you begin to feel like a number.
A number.
You're just like everybody else.
Everybody else.

Read more: https://www.springfieldspringfield.co.uk/view_episode_scripts.php?tv-show=monk&episode=s04e04



PS : S'il vous plaît, je vous supplie, je vous implore, pas de "tu verras, ça va passer" dans les commentaires, parce que NON, ça ne va pas passer comme ça. Mais vous êtes autorisés à essayer de me remonter le moral quand même.

mardi 21 mai 2019

Tu as un coeur d'or

Aujourd'hui, mon Grand Loup :

- Maman, si un jour tu n'as plus assez d'argent, tu me demandes, d'accord ? Et c'est moi qui vais acheter à manger. Je suis très riche, en ce moment !

- Oh, c'est gentil, mon chéri.

- Sur mon compte, j'ai 143 francs !