jeudi 8 avril 2021

Neige de printemps

Il y a eu deux matins cette semaine où j'ai découvert des toits et des pelouses blancs de neige en ouvrant mes volets.

C'était assez poétique de voir les petites fleurs des jardins couvertes de flocons.

J'ai profité de la balade matinale avec le toutou (je garde de nouveau la petite chienne de ma sœur) pour faire quelques photos.

J'aime toujours autant les rayons de soleil du matin.

J'espère quand même qu'on retrouvera vite des températures un peu plus hautes, qu'on puisse laisser les foulards et les gros manteaux à la maison.



jeudi 25 mars 2021

Rats des villes

Il semble que j'aie plus de mal que prévu à me remettre à publier ici, alors voici un petit post tout court pour vous présenter les deux petites bestioles qui squattent un coin de notre salon depuis quelques mois : Myrtille et Rikiki, deux adorables petites ratounettes.

Rikiki, nommée ainsi par mon Grand Loup

J'adore m'assoir dans le petit parc devant de leur cage et attendre qu'elles sortent. Elles se mettent alors à explorer l'endroit, à se glisser dans les boîtes de carton disposées dans l'enclos, à se faufiler dans le tunnel en plastique, à grimper sur mes jambes repliées en tailleur. Elles reniflent tout, fouillent partout, et filent se cacher dès que je fais un geste un peu trop brusque.

Et sa sœurette Myrtille, nommée par le P'tit Loup

On devient petit à petit copines grâce à de savants échanges de nourriture - je prends un peu de bouillie pour bébé sur le bout de doigt (ou de semoule, ou de purée de banane) et je les attire sur mes genoux. Pour le moment, elles ont encore passablement la trouille quand j'essaie de les attraper, mais on y travaille. Elles sont de moins en moins timides, et c'est de plus en plus drôle de les voir me grimper dessus, examiner mes doigts pour voir s'il y a quelque chose de bon à lécher. Elles aiment bien aussi prendre des mouchoirs en papier pour en garnir leur petite maison. Et je leur ai appris un petit tour : elles savent tourner sur elles-mêmes pour pouvoir recevoir leur petite récompense.

J'adore les voir se déplacer, la prudence avec laquelle elles observent l'environnement avant de s'aventurer à découvert. Elles sont extrêmement prudentes et incroyablement rapides. Très malines, aussi. Elles trouvent tous les moyens pour s'échapper de leur petit enclos - y compris en me grimpant sur l'épaule puis sur la tête avant de sauter - enfin, l'une des deux le fait fréquemment. Du coup, je suis aussi devenue deux fois plus attentive, et j'ai dû déployer des trésors d'ingéniosité pour éviter qu'elles ne s'enfuient (parce qu'après, il me faut des heures pour les rattraper et que tout le monde finit stressé, alors on essaie d'éviter).

Alors, comment trouvez-vous ces petites boules de poils ? J'espère n'avoir traumatisé personne (j'ai une amie qui a une grosse, mais vraiment grosse phobie des rongeurs et qui m'a affirmé qu'elle ne pourrait plus venir chez moi quand je lui ai annoncé que j'allais adopter des rats  - j'espère que ce n'est pas votre cas). Pour ma part, je suis complètement tombée amoureuse de ces adorables bestioles.

mardi 26 janvier 2021

Tout va bien !

Bon, je ne sais pas bien comment commencer cet article... après plus d'un mois sans écrire ici, je voulais simplement donner quelques nouvelles. Merci beaucoup à celles qui sont venues poster un petit commentaire ici pour me demander si tout allait bien - rassurez-vous, oui, tout va bien !

En décembre, ça a été un peu la course pour terminer la rédaction de la première version de mon travail de master - car oui, j'ai enfin réussi à envoyer une première version complète de mon travail ! Le 23 à passé onze heures du soir, juste à temps pour passer un Noël puis quelques semaines tranquilles, sans stress lié aux études. 

Les enfants étaient chez moi pendant leur première semaine de vacances. On a passé de chouettes moments ensemble, dont un excellent réveillon de Nouvel An avec mes parents, ma sœur, son copain et leur marmaille respective. Les enfants ont joué dans la neige et on a même construit un igloo !

La deuxième semaine de vacances, les enfants étaient chez leur papa. C'est la première fois que je me retrouvais parfaitement seule pendant tant de jours d'affilée, et c'était absolument génial. J'ai traîné au lit, mangé à n'importe quelle heure, regardé des millions de vidéos sur Youtube, lu un peu... Un jour, ma maman est venue m'aider à faire quelques aménagements chez moi : j'ai inversé la chambre des enfants et la mienne, leur donnant la plus grande pièce.

Puis retour des enfants, retour à l'école pour eux, retour d'une routine et d'un peu de structure dans mes journées, ce qui n'était pas plus mal. J'ai aussi eu un feedback de ma prof sur mon travail lors d'une petite visio sur zoom. Elle me demande quand même de retravailler toute la partie théorique et la méthodo, ce que j'ai commencé à faire. Pour l'analyse en tant que telle, elle n'a pas tout lu, mais le début était "excellent" alors elle ne se fait "pas de soucis". Plus que quelques semaines de travail, et j'aurai bel et bien fini ! Du moins pour l'écrit.

La suite s'est enchainée, les repas à préparer à l'heure pour des gosses affamés, des moments de jeux, des petites sorties (surtout avec mon petit, surtout quand il y a de la neige, parce qu'il adore jouer dans la neige !), les devoirs à ne pas oublier, des crises de nerfs le soir au moment du coucher - la routine habituelle. De ma part, une grosse lutte pour sortir de mes addictions (ces écrans, ces fichus écrans) et me remettre à mon travail, à mon ménage, à ma lecture - je crois que j'y suis à peu près parvenue.

J'ai plusieurs idées d'articles, plein de choses que j'aimerais raconter - je vais essayer de le faire prochainement ! Après une période de vide, c'est toujours le premier pas le plus difficile à faire (ou le premier article le plus difficile à rédiger) alors je ne me fais pas trop de souci pour la suite, elle suivra.

En attendant, je vous souhaite à tous une bonne année, en espérant qu'elle vous / nous apporte un peu moins d'ennuis que la précédente (ça semble moyennement bien parti, mais sait-on jamais).

samedi 12 décembre 2020

Jour de neige

Les enfants rentraient juste de l'école, à midi, quand il s'est mis à neiger. De jolis flocons, qui assez rapidement ont recouvert les toits, puis les arbres, les pelouses et enfin les rues.

 

 

Mon Petit Loup était tout excité, il a voulu mettre les moufles et le pantalon de neige et repartir en avance à l'école pour avoir le temps de jouer un peu dans la cour enneigée.

 


 

Quant à moi, j'ai mis une veste et des chaussures bien chaudes, un bonnet sur la tête, et je suis partie faire un tour en forêt.

 


 

Une fois dehors, je me suis rendue compte que ça faisait littéralement plusieurs semaines que je n'étais plus vraiment allée me balader, depuis la balade aux couleurs d'automne dont j'avais parlé ici. Ça m'a fait du bien d'être dehors, seule, de prendre le temps de respirer, sans musique dans les oreilles, sans vidéo sous les yeux, seule avec la forêt et la neige et mes pensées.

 


Tout était très calme, j'entendais la neige craquer sous mes pas. J'ai repéré des traces qui semblaient être celles d'un lapin, et d'autres qui auraient bien pu celles d'un renard - mais je suis loin d'être une experte.

 


 

Ça m'a donné envie d'aller déposer des noisettes dans la souche creuse près de notre coin secret. J'y irai sans doute un de ces jours avec les enfants, les petits habitants de la forêt apprécieront sûrement.

 


 

Il ne faisait même pas vraiment froid et j'ai même fini par avoir trop chaud. J'ai adoré photographier tous ces petits détails, toutes ces petites merveilles. J'aime surtout repérer les petits éléments colorés qui contrastent avec le blanc de la neige. Il continuait à neiger tout doucement.



 

J'ai fait ma boucle habituelle un peu plus lentement que d'habitude, déjà parce que je n'avais pas envie de glisser sur la neige, et puis parce que la montée m'a carrément essoufflée. Comme je ne fais plus aucun sport et que je ne sors pas beaucoup de chez moi, je n'ai plus aucune condition physique...



 

Il se trouve que j'ai bien fait de sortir tout de suite, car à peine une heure après mon retour, la neige se changeait en pluie et tout se mettait à fondre. Le P'tit Loup est rentré avec des moufles et des chaussettes absolument trempées !



 

Là, les enfants sont partis chez leur papa depuis hier soir, et j'ai de nouveau un week-end rien que pour moi, ce que j'apprécie grandement, même si j'ai passé mon samedi à faire des courses, et qu'il faut que je passe une partie du dimanche à faire le ménage (vous seriez choquées par le désordre et la saleté qui règnent ici...) et une autre partie à avancer sur mon mémoire (je rends normalement une première version à  ma prof à la fin de la semaine prochaine, youhouhou !).



 

Je suis contente qu'on ait eu un peu de neige, même si elle n'a pas duré longtemps, pour le moment. L'année passée, on n'avait pas eu un seul flocon, et je préfère un hiver avec un peu de blanc à un hiver entièrement gris !


samedi 28 novembre 2020

Magie des lumières

Il était six heures moins vingt, le P'tit Loup lisait une BD pendant que son grand frère et moi jouions à un jeu. Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation, mais le P'tit loup a soudain proposé qu'on aille voir les décorations de Noël, et surtout l'arbre, au milieu du village, décoré de si belles lumières blanches et bleues qui scintillent.

 

Ni une, ni deux, dans nos manteaux et nos bonnets, nous descendions la rue principale pour admirer l'arbre illuminé. Les enfants étaient émerveillés. Comme rarement je les vois émerveillés. Ou peut-être est-ce juste que je ne savais pas voir leur émerveillement, avant ? Avant, j'aurais de toute façon été trop fatiguée pour sortir voir les lumières, trop de mauvaise humeur pour supporter leurs cris, et on ne serait sûrement pas sortis.

Mais là, mes deux grands garçons se tenaient devant l'arbre et poussaient des cris de joie. J'ai proposé de faire le tour du village, et de voir si certains avaient déjà décoré leurs balcons et leurs devantures. On s'est déplacé en faisant des pas chassés, en marchant sur les murets, en s'extasiant devant les guirlandes de lumières, les jaunes, les bleues, les blanches. Tout le monde semble pressé de voir Noël arriver cette année, le village était déjà tout décoré.

De retour devant chez nous, les enfants ne voulaient pas encore rentrer. On est donc repartis dans une autre direction pour découvrir encore plus de lumières clignotantes et scintillantes, d'étoiles lumineuses, de rennes tirant leur traineaux, et même un gros flocon de neige bleu, puis jaune, puis rouge.

Les enfants ont couru, les enfants ont crié (ils ne savent pas parler doucement). Ils se sont dépensés, ils ont fait les fous. C'était bien, c'était bon, c'était un merveilleux moment plein de joie et de douceur, dans le froid piquant de cette fin de novembre.

mercredi 25 novembre 2020

Blablas et couleurs d'automne

C'est à travers une légère brume que le soleil nous réchauffait l'autre jour, mais ma petite balade a été très agréable. J'ai même rapidement pu enlever le coupe-vent que j'avais mis « au cas où ». C'était il y a plus d'une semaine, depuis, les températures ont bien baissé.

Ces derniers temps, j'avance plutôt bien sur mon travail, et j'ai pris la grande décision de faire mon maximum pour mettre de côté mes tendances perfectionnistes et de juste écrire, écrire, modifier mais pas trop, pour pouvoir envoyer une première version de mon mémoire à ma prof et pouvoir bientôt, enfin, le terminer. Yeah, on y croit. Certains jours, c'est plus difficile que d'autres.

J'ai aussi avancé pas mal de petits projets, l'album photo de l'année passée (je fais un album par année, avec des photos de la vie de tous les jours comme des vacances), des cadeaux de Noël faits maison (mais chut, c'est top-secret), un genre de panier à linge avec des banderoles coupées dans de vieux jeans (ça faisait des siècles que je voulais le faire...), parmi d'autres petites choses. C'est très agréable d'avoir l'impression d'avancer, de faire quelque chose, de réussir.

Le week-end passé a été consacré au déménagement du papa de mes enfants... c'est une page qui se tourne. Ça aussi, ça me donne l'impression d'aller de l'avant, même si ça engendre aussi pas mal de peurs et de petites inquiétudes.

Depuis quelques jours, le temps s'est bien rafraîchi et on est souvent enfouis sous le brouillard. Je n'arrive pas à croire qu'on est déjà bientôt en décembre (j'ai même déjà fait les premières pages de ce mois dans mon bujo). Le temps passe vraiment vite, et l'hiver se profile à l'horizon... J'espère au moins qu'il nous apportera un peu de neige cette année !

Il faudra que je pense à préparer le calendrier de l'Avent pour mes louveteaux. Depuis quelques années, j'y glisse chaque jour un chocolat pour chacun, et une petite carte avec la « mission du jour », une petite activité à faire en famille, comme décorer le sapin, faire des biscuits de Noël, bricoler des cartes de vœux, etc. Les enfants adorent, même si ça me demande beaucoup de courage et d'énergie pour mener à bien toutes ces petites activités.

J'oscille un peu entre les jours où je suis pleine de motivation et d'énergie, où mon travail avance, où mon appartement est à peu près en ordre, et ceux où je n'ai rien le courage de faire, que me coucher dans mon lit en début d'après-midi avec mon natel ou mon livre. Mais dans l'ensemble, j'ai plutôt des projets, l'envie de voir les choses avancer, et à peu près l'énergie de m'y mettre, et ça, c'est une grande amélioration par rapport à où j'en étais il y a une année.

Je vous souhaite aussi d'avoir des rêves et des projets et de les voir approcher.

mercredi 18 novembre 2020

Ma voisine Kala

Quand je vivais à l'Ile Maurice, j'ai d'abord habité pendant un peu plus d'une année chez mes beaux-parents. J'étais enceinte de 10 mois quand on a emménagé dans un petit appartement à la ruelle D., à Port-Louis.

Nos voisines de palier étaient une vielle femme, son mari et leur fille d'une trentaine d'années, avec qui on a rapidement lié connaissance. 

La vieille femme, que nous appelions Kala (« ma tante »), passait toutes ses journées à la maison, généralement postée à la fenêtre pour observer les rares passants de notre petite impasse. A chaque fois qu'on rentrait à la maison, on était pratiquement sûrs d'apercevoir sa petite tête ovale, ses cheveux gris montés en chignon, dans l'embrasure de la fenêtre de sa chambre. Son mari était malade et il est d'ailleurs décédé quelques mois plus tard - nous n'avons jamais vraiment eu l'occasion de parler avec lui. Leur fille, N., était comptable et gagnait bien sa vie. Elle nous racontait souvent plein d'histoires plus ou moins intéressantes sur sa famille, ses soucis, etc. Elle connaissait aussi tous les petits ragots, récents ou anciens, sur les gens du quartier.

On voit la fenêtre, mais Kala ne semble pas avoir été à son poste ce jour-là.
Devant l'immeuble, moi et mon gros bidon de femme enceinte, et ma soeur dans sa jolie robe rose.

Kala H. nous donnait souvent des restes de repas, généralement des take-away ramenés par sa fille, en précisant à chaque fois qu'elle n'avait pas mangé directement dans la barquette qu'elle nous tendait (d'ailleurs, à force de l'entendre le répéter, on a fini par se demander si on ne devait pas croire plutôt le contraire). Une fois, elle nous avait donné un reste de mine frire (des nouilles chinoises sautées), avec son habituel : "Hein, vine prend, pas restant ça ! Sauffe-li to manzé !" ("Tiens, prends-le, je n'ai pas mangé dedans ! Chauffe-le et mange-le !"). Le jour suivant (ou le soir même, je ne sais plus trop), on avait été malades tous les deux, au point qu'on était allés à l'hôpital où on nous avait mis sous perfusion pour nous réhydrater (Bon, on s'en serait sans doute très bien sortis sans, hein, mais vu le stress de mon mari légèrement hypocondriaque, on a préféré aller consulter). Toujours est-il que c'est devenu une blague entre nous et elles, comme quoi notre brave Kala avait failli nous empoisonner avec ses mines frire.

On allait souvent acheter le pain pour elles et nous en même temps. Comme N. partait assez tôt au travail, elle n'avait pas forcément le temps de passer prendre les trois pains réservés à la petite boutique chinois à deux pas de chez nous. Alors Kala H. venait frapper à notre porte, nous tendait l'argent et nous demandait si on pouvait y aller pour elle. A la mort du père, elle a continué à réserver trois pains, comme avant, et du coup nous en donnait un. Le week-end, N. allait souvent acheter des gato piman à l'autre bout de la ville, et elle nous emmenait parfois avec elle dans sa petite voiture verte.

La boutique chinois où on achetait du pain tous les matins


Elles avaient une petite chienne blanche appelée Chiara, qui ne sortait quasiment jamais de l'appartement (N. se contentait de passer la serpillère quand elle avait fait ses besoins par terre). Elle aboyait éperdument dès que quelqu'un montait l'escalier, et on ne pouvait donc pas rentrer sans être repérés, même si par hasard notre brave Kala n'était pas à son poste d'observation à la fenêtre.

Kala H. utilisait de drôles de mots en créole, elle disait lasam bain (« la chambre de bain ») pour salle de bain, et lakaz zernié pour toile d'araignée (que mon mari aurait plutôt prononcé zarainié). Elle nous a aussi raconté plusieurs fois que sa fille avait voulu les faire déménager, mais que Kala n'avait pas aimé la nouvelle maison à cause du bruit de la rivière toute proche : ça faisait « waaaaaaaah !! », nous racontait-elle de sa bouche sans dents. Alors, elles étaient revenues.

Bébé, papa, N., Kala H. et la chienne Chiara, un jour où N. nous avaient emmené à la plage

Quand on est retournés à l'Ile Maurice pour des vacances il y a trois ans, on est aller frapper à sa porte. Kala H. était ravie de nous revoir, elle nous a offert un verre de coca (ou un thé, je ne sais plus) et on a discuté. C'était étonnant de se retrouver après plusieurs années. A présent, Kala H. n'avait plus besoin de se poster à la fenêtre pour voir passer les gens ; à la place, elle fixait l'écran qui affichait l'image des caméras de surveillance installées dans la rue, dans l'allée et dans l'escalier ! Le toutou était toujours là, mais devenu vieux, il n'aboyait plus à l'arrivée d'étrangers.

Sa fille était au travail ce jour-là, mais elle nous a invités au restaurant quelques jours plus tard - là aussi, c'était un drôle de sentiment que de se revoir après tant de temps. On avait un peu l'impression de débarquer d'une autre galaxie, tant notre vie, notre quotidien avait changé depuis l'époque de la ruelle D.

Repenser à tout ça me rend toute nostalgique... ça fera bientôt 7 ans qu'on a quitté l'Ile Maurice, mais ça me parait à des millénaires...


Inspiré par le défi Les gens qu'on aime de Dr. CaSo (Quelqu'un qui est un.e voisin.e, #14)

samedi 14 novembre 2020

Je n'teul fais pas dire (7)

Ça faisait un bail que je n'avais plus rempli le questionnaire de ronchonne de Mahie, mais aujourd'hui, ça me tente ! Alors c'est parti.



Aujourd’hui je me sens
: Bien. J'ai bien dormi, j'ai eu le temps d'aller au marché tranquillement, j'ai pris une bonne douche, je n'ai rien de spécial à faire aujourd'hui à part un peu de ménage... tout va bien.

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : Un des vendeurs du stand de légumes, qui était plutôt sympa même s'il avait l'air assez timide.

J’ai été super contente de : Me lever seulement à 8h30 ce matin, et que mes enfants aillent acheter le pain.

Ça m’a franchement énervée de : Devoir demander à mes enfants de se taire, dix fois par soir, tous les soirs de la semaine.



Ma conversation/situation surréaliste de la semaine
 : Se tenir à la sortie de l'église, après l'enterrement de ma grand-maman, sans trop savoir quoi faire, puisqu'on ne pouvait pas se réunir pour prendre un verre tous ensemble... On a quand même pu discuter quelques minutes, sur le parvis du temple, avec nos masques et un peu de distance entre nous.

Je suis grognon : Non, aujourd'hui ça va. Ça devrait aller jusqu'au moment de mettre mes enfants au lit ; là, je râle immanquablement.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Donald Trump s'accroche à la Maison Blanche comme un gamin de maternelle à son joujou qu'il ne veut pas prêter ?

C’est exquis de : Discuter avec sa meilleure copine à la place de jeux, tout en poussant sa petite filleule sur la balançoire, avec un doux soleil qui nous réchauffe délicatement.



Ça me rend extatique :
De faire des croix dans mon bullet journal lorsque j'ai réussi à terminer une tâche que j'avais programmée.

En ce moment je lis : A son of the circus, de John Irving (Un enfant de la balle, en français). J'aime beaucoup cet auteur, mais j'ai un peu de mal à entrer dans l'histoire de celui-là... Je vais quand même continuer.

Je dis « respect » à :  Ma grand-maman, pour avoir été une personne si gentille et merveilleuse pendant toutes ces années.

Je ne résiste pas à : Manger quelques carrés de chocolat tous les jours. J'adore le chocolat.

J’vais t’dire une bonne chose : Y a pas de mal à se faire du bien !



Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond :
Ce qui passe à la radio, je suis pas compliquée.

La pensée hautement philosophique de la semaine : Mieux vaut entendre ses enfants hurler que d'être sourd. Non ?

Je me taperais bien : Un repas dans un resto chic, une nuit dans une cabane dans les arbres ou un voyage à l'Ile Maurice. Pour tout ça, il va encore falloir attendre bien longtemps...

J’ai été raisonnable : Je me remets à manger un peu correctement, et le mieux c'est que ce n'est même pas difficile.



Cette semaine pour la première fois j’ai :
Pris mon vélo jusqu'au village d'à côté pour acheter quelques habits de seconde main pour mon fils. Je n'avais plus sorti ma bécane depuis des mois.

C’est bien la dernière fois que je : Non, là je ne trouve rien.

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Les discours du futur ex président américain qui ne veut pas admettre qu'il a perdu.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Être allongée dans un sauna ou encore mieux, sur une table de massage...

Et vous alors, comment s'est passée votre semaine ?