lundi 30 septembre 2019

Est-ce que chez toi aussi... ?




Dis-moi... S'il te plaît dis-moi que chez toi aussi...


Il y a des jours comme ça où...


Peu importe où tu regardes...


Il n'y a que désordre, poussière et chaos ?


T'as pas envie de faire la vaisselle...


Tu as nettoyé la salle de bain mais...


...depuis tes gamins sont passés par là.


Y a même des zones dangereuses... surtout une fois que la lumière sera éteinte et que tu marcheras pieds nus.


Alors, dis-moi que chez toi, c'est comme ça aussi parfois ?


samedi 28 septembre 2019

Balade dans la vieille ville de Cracovie

Cet été, nous sommes allés en vacances en Pologne et en République Tchèque. C'était un voyage tout à fait spontané - je vous ai parlé du couple chez qui nous avons passé quelques jours près de Cracovie. On ne s'était pas du tout renseignés sur Cracovie avant de s'y rendre, et on a été agréablement surpris.

Le château qui surplombe la Vistule

La vieille ville est très jolie, et donc très, très touristique. Sur la carte, elle a une forme particulière, comme une goutte à l'envers... ou les petites épingles de Google Maps. Elle est entourée d'une petite bande de verdure, derrière ses remparts.


Comme c'est en grande partie une zone piétonne, il est très agréable de s'y promener. De jolis bâtiments, des églises, des magasins, des boutiques de babioles. Sur la place principale, une basilique et la fameuse Halle aux draps, le Sukiennice, désormais occupé par des restaurants, un musée et des étals de souvenirs. Pour les touristes, des calèches tirées par des chevaux font le tour de la place - pauvres bêtes.


Comme à mon habitude, je n'ai pas pris énormément de photos des bâtiments principaux - je n'ai par exemple pas de photos du Sukiennice. Tout simplement parce qu'il existe déjà suffisamment de belles images de ces monuments, prises au bon moment de la journée, avec un ciel intéressant en arrière-plan. Des photos prises par des personnes qui n'ont pas deux enfants à surveiller en même temps, qui ont le bon matériel, et parfois aussi un talent certain pour l'utilisation de photoshop. J'en parlais à propos du Taj Mahal dans un billet il a plusieurs années.


J'ai par contre aimé photographier la nuée d'oiseaux qui a subitement survolé la place pendant que Grand Loup et moi attendions son petit frère et son papa.


Cette rangée de maisons colorées depuis l'entrée de la Halle aux Draps - j'ai eu de la chance qu'un pigeon passe par là juste à ce moment-là ! J'aime aussi la silhouette de la lanterne.


Le sommet des tours de la basilique Sainte-Marie - avec un autre pigeon.


Et une autre lanterne, avec la basilique en fond. J'ai pris cette photo pendant que j'attendais mon mari et mes enfants allés boire un café et un chocolat chaud chez Starbucks. De ma vie, je ne suis jamais entrée dans un Starbucks, et je compte bien continuer à l'éviter.


Nous n'avons pas visité de musée, ni ne sommes entrés dans les églises. On a même oublié de jeter un coup d’œil au café que notre hôte nous avait recommandé - et dont j'ai oublié le nom. Mais on a beaucoup aimé arpenter ces rues. Si vous allez en Pologne, je vous recommande donc la vieille ville de Cracovie, ainsi que le quartier juif, dont je parlerai dans un prochain billet.

jeudi 26 septembre 2019

Elles descendent de la montagne

Quand j'étais petite, je n'aurais manqué cet événement pour rien au monde. Dans le village où j'ai grandi, la descente des vaches de l'alpage est chaque année l'occasion d'une jolie fête : la Désalpe. Tout le village est décoré, il y a des stands artisanaux, des stands de nourriture, et un cortège. Les enfants de l'école primaire y participent, ainsi que les sociétés locales, d'autres groupes invités, et en guest star, les vaches toutes décorées.


J'ai participé au cortège pendant toute mon enfance, avec ma classe. Je me souviens qu'une année, j'étais déguisée en papillon, avec d'immenses ailes de carton que j'avais peintes n'importe comment (contrairement à d'autres filles qui, elles, avaient peint de jolies formes très harmonieuses, dans des couleurs coordonnées). J'aurais dû penser à chercher la photo dans l'album photo de ma maman pour vous la montrer.


Cette année, le thème de la fête était « panique au poulailler ». La plupart des enfants de l'école - et ceux de la petite école enfantine de ma maman - étaient déguisés en poules, en poussins ou encore en renards. Quant aux sociétés locales, elles ont un rien détourné le thème, comme à leur habitude.


On a donc eu droit à la « poulice »... composée de renards qui lançaient des confettis avec un souffleur.


Et au « poule dance » - je vous laisse voir en image à quoi cela ressemblait :


Bien sûr, il y avait des groupes plus traditionnels. Des sonneurs de cloches, des claqueurs de fouet, des lanceurs de drapeaux, des fanfares.






J'adorais cette fête étant enfant. Avec mes copines et ma petite sœur, on a tenu pendant plusieurs années un petit stand où on vendait des bracelets brésiliens (ces bracelets de fils de coton). On passait des heures à les fabriquer, pendant les mois qui précédaient la fête, puis on les vendait à 1 franc ou 1 franc 50 pièce. N'empêche, on arrivait parfois à se faire un sacré petit pactole grâce à ça, au moins du point de vue de gamines de 8 ou 9 ans.

Maintenant que je suis « grande », j'apprécie toujours cette fête, et j'y vais encore chaque année, depuis que nous sommes retournés vivre en Suisse. Mes enfants ont aussi chacun pu participer au cortège, en tant qu'élèves de la petite école de ma maman, alors en quelque sorte, on peut dire que la boucle est bouclée.

mardi 24 septembre 2019

Je me souviens... - Les lettres noires (1)

J'avais six ans, j'étais à l'école enfantine. Je crois que j'aimais bien aller à l'école - j'avais de bonnes copines, des copains, j'aimais bien les activités qu'on y faisait et la maîtresse était gentille. Même quand j'étais malade, je refusais de rester à la maison.

Dans la classe, il y avait le coin famille avec des poupées et de la dînette, le coin jeux de société, le coin lecture, le coin pâte à modeler... et le coin peinture : des panneaux de liège accrochés au mur, auxquels on pouvait punaiser de grandes feuilles et peindre ce qu'on souhaitait. Un jour, je ne sais plus si c'était la récré ou si la maîtresse avait juste le dos tourné, j'avais pris un pinceau dans le pot de peinture noire et m'étais appliquée à écrire mon prénom en grandes lettres majuscules... directement sur les panneaux de liège. J'étais très fière de mon œuvre, mais bizarrement, la maîtresse n'avait pas semblé ravie et je m'étais fait gronder.

Des années après, on pouvait encore voir mon prénom, en grandes lettres noires, au mur de la classe d'école enfantine. Je les apercevais à travers les fenêtres, la salle se trouvant au rez-de-chaussée. Elles étaient petit à petit recouvertes par les coups de peinture des autres enfants, quand ils débordaient de leurs feuilles blanches. Je ne pense pas qu'aucun autre ait jamais eu l'idée de m'imiter.





Vous aussi, racontez-moi un souvenir d'enfance, en commentaire ou sur votre blog, avec un lien vers celui-ci. Je vais essayer de poster chaque mardi un nouveau petit souvenir d'enfance, amusant, beau ou triste.

vendredi 20 septembre 2019

L'art du langage

- Alors Grand Loup, tu veux quoi sur ta tartine ? demandé-je.
- Biduf ! répond-il en pointant du doigt le pot de miel.

« Biduf » fait partie d'un ensemble de quelques mots qu'il a inventés lui-même, qui composent sa nouvelle langue et qu'il utilise à toutes les sauces, même quand on préférerait qu'il utilise des phrases et des mots « normaux » à la place ; je veux dire, des mots de notre bon vieux français.

Pour Grand Loup, en ce moment, « biduf » désigne un objet quelconque, « baduf » désigne quelque chose qu'il adore (comme par exemple, sa Nintendo Switch), et j'ai oublié la signification de « gabuche », qu'on entend aussi régulièrement (Ah, ça veut dire « bulle », vient de me dire Grand Loup. Allez savoir.). Ah, oui, et « daduche » veut tout simplement dire « merde ». Le P'tit Loup, en tant que bon petit frère, se met aussi à utiliser le même vocabulaire.


Autant vous dire qu'on a parfois du mal à se comprendre, et qu'on a droit à des conversations légèrement surréalistes à la maison. Par exemple, un dimanche matin :

- Coucou Grand Loup, tu as bien dormi ?
- Baduf ?
- Non, pas de jeux vidéo avant le déjeuner, tu le sais très bien !

Question invention de langues imaginaires, il n'en est pas à son coup d'essai. Vers 3 ou 4 ans, il avait créé le « pourititi », un langage qui contenait au moins une bonne vingtaine de mots, dont il se souvenait et qu'il utilisait toujours pour désigner la même chose - pas comme son petit frère qui lui aussi, invente des mots généralement longs et imprononçables, mais les a déjà oubliés quelques secondes après les avoir dits.

Un exemple notable de mot de pourititi, qui est toujours utilisé par une partie de la famille, est le mot « mondokène ». Il désigne la poignée du robinet de la terrasse, chez mes parents, qui s'enlève assez facilement (ce qui est très utile, pour empêcher les enfants d'ouvrir le robinet et de s'asperger).

- Mam, tu as mis où le mondokène ?
- Sur le micro-ondes.

Il a aussi créé des phrases entières, comme celle-ci : « Bin nen preken kese tin dine », qui signifie « Je ne comprends pas ce que tu dis ». Je vous suggère de bien la retenir, au cas où vous étiez amené à discuter avec mon fils.

Récemment, il a même fait un cours accéléré de pourititi à son petit frère. Voilà le panneau que j'ai retrouvé, scotché sur leur armoire :



Quand j'étais petite, j'avais moi aussi inventé quelques mots, qu'on a utilisé pendant des années, dans ma famille. Il y avait d'abord le « piroudi », qui désigne une acrobatie que j'adorais faire, enfant : un adulte nous tient par les mains, pendant qu'on grimpe avec ses pieds sur ses genoux, puis sur son torse, jusqu'à faire, toujours tenu par les mains rassurantes, un genre de pirouette en arrière. Un piroudi, quoi. Et vous connaissez sans doute ces espèces de moustiques géants qu'on voit voleter en été (mais qui ne piquent pas, heureusement), les cousins ? Je les avais baptisé « lubards ». Eh bien pour mes parents comme pour moi, il est maintenant difficile de les appeler autrement !

J'avais aussi créé le mot « plasnouiller », qui signifie tout simplement « embêter ». J'ai très souvent dû demander à ma sœur d' « arrêter de me plasnouiller ».

Alors bon, autant ça me plasnouille d'entendre mon fils me répondre « biduf » plutôt que d'utiliser une phrase entière avec des mots précis que je comprends, autant je ne peux pas vraiment lui en vouloir - il a de qui tenir. Et je reconnais toute l'étendue de sa créativité !



Et vous, des petits mots inventés à partager avec moi, les vôtres ou ceux des enfants qui vous entourent ?

mardi 17 septembre 2019

Le chat de la cure


Dimanche matin, je sors de l'appartement pour aller dans le couloir quand j'aperçois... un petit chat noir. Il faut dire que la porte, en bas des escaliers, reste grande ouverte presque tout l'été, bloquée par une brique. Je caresse donc la fourrure toute douce du petit minet (ou plus probablement, de la petite minette), et quand je rentre... hop ! elle se faufile entre mes pieds et entre dans l'appartement.

Autant dire que les enfants étaient ravis de cette visite impromptue. Après moult caresses, on a fini par la remettre dans le couloir, puis carrément par la porter à l'extérieur, car elle miaulait désespérément devant la porte. Le soir, on l'a revue... sur le toit ! J'ai eu le temps de la prendre en photo, et je ne résiste pas à vous montrer sa jolie petite silhouette.


Quant au titre de mon billet, il vient d'une expression qu'utilisait souvent ma maman, quand j'étais petite. Le chat de la cure, c'est celui que l'on accuse quand on n'a aucun autre coupable. Par exemple :

- Qui a fini toutes les céréales ?
- Sûrement le chat de la cure !

(Est-ce que vous connaissez cette expression ? Je n'en trouve pas trace sur le grand internet. C'est peut-être tout simplement jurassien...)

dimanche 15 septembre 2019

Objet d'enfance

Quand j'étais petite, je glissais des sucreries, des plumes d'oiseau, et je ne sais quelles autres merveilles dans les tiroirs de mon petit meuble - c'est comme ça que je l'appelais. Je pense que je devais avoir 7 ou 8 ans quand je l'ai reçu de la part de ma marraine, et je l'ai tout de suite beaucoup aimé.

Maintenant, j'y range quelques bijoux, mon maquillage, des coupe-ongles et quelques vernis, des élastiques pour les cheveux dont je n'ai plus vraiment besoin depuis que je les ai coupés. Le tiroir qui ne porte pas d'étiquette est réservé à mon homme - je ne sais pas trop ce qu'il met dedans. C'est un des rares objets de mon enfance que j'utilise encore tous les jours ! Et c'est donc pour cela que je l'ai choisi pour la photo de ce mois de septembre, sur le thème "Objet(s) de votre enfance".



Et pour voir les objets d'enfance des autres photographes du mois, c'est par ici :

DelphineF, Frédéric, Christophe, Gine, El Padawan, Mirovinben, Josette, Renepaulhenry, Giselle 43, écri'turbulente, Travelparenthesis, Brindille, Danièle.B, Cara, Marine D, Blogoth67, Jakline, Céline in Paris, J'habite à Waterford, Lavandine, La Tribu de Chacha, magda627, Krn, Philisine Cave, Lilousoleil, Escribouillages, Gilsoub, Laurent Nicolas, Morgane Byloos Photography, Mamysoren, Pilisi, Josiane, FerdyPainD'épice, Betty, Julia, Amartia, Tambour Major, Xoliv', Sous mon arbre, Alexinparis, Pink Turtle, Akaieric

jeudi 5 septembre 2019

La terrible histoire du petit doigt de Grand Loup

22h10, un soir de semaine. Des rires et des exclamations résonnent dans la salle de jeux : le Grand Loup et notre invité, un couchsurfeur d'origine allemande, jouent à Mario Kart. A cette heure-là ?! Laissez-moi vous raconter...

Nous sommes mardi, il est 14h20, je suis chez moi à travailler quand mon téléphone sonne.

- Je vous appelle parce que Grand Loup s'est tordu le doigt en jouant sur un toboggan. Ça a enflé, et c'est en train de devenir bleu... Vous voulez venir le chercher ?

Oups. Les enfants ont une sortie avec l'école, tout le collège est parti en forêt pas très loin d'ici pour une torée - un pique-nique à la neuchâteloise avec saucisson cuit sous les braises. Je réfléchis aux possibilités, mais comme je n'ai pas la voiture, il va devoir rentrer à pied avec les autres. De toute façon, le moment où ils doivent rentrer est déjà presque là.

- Je vais venir l'attendre devant l'école.