Quand j'ai choisi le thème du mois de mars de mon bullet journal, il faisait encore froid, mais le printemps commençait déjà à pointer le bout de son nez... Et après un mois dans des tons froids et une ambiance hivernale, j'avais besoin de couleurs, de fleurs et de chaleur ! J'ai fait le bon choix, vu la situation actuelle... mon bujo, c'est un petit bout de bonheur que j'ai tous les jours sous les yeux.
Ce sont donc de belles gerbes de fleurs roses dans des cages à oiseaux suspendues qui se sont mises à envahir mon bullet journal, inspirées au départ par cette image (j'ai essayé d'en rechercher la source originale, mais impossible). Sur la page de titre, le monceau de fleurs et la cage à oiseaux prennent presque tout l'espace. J'ai décidé de faire mon habituel calendrier en tout petit sur la page de gauche, car je me rends compte que j'ai rarement plus de deux ou trois événements à y inscrire sur un jour, et que cette taille suffit donc largement.
Arrive ensuite un page sur laquelle je peux faire le suivi des avancées de mon travail de master. Cette fois-ci, j'ai séparé la double page en quatre parties : une pour les avancées (chaque jour où j'ai travaillé, je note en quelques points ce que j'ai fait, où je me suis arrêtée), une pour les idées à creuser (pour noter les trucs qui me passent par la tête et que je devrai peut-être faire plus tard), une pour la méthode et les décisions (par exemple, si je décide d'appliquer une certaine méthode pour traiter les données, etc...) et la dernière partie pour noter les lectures que j'ai faites.
Je n'ai photographié que ma première semaine, puisque les autres n'existaient pas encore au moment où j'ai pris les photos, mais les autres sont assez similaires. Toujours les mêmes dessins, de petites cages suspendues chargées de jolis bouquets de fleurs roses. La première semaine, j'avais laissé un petit espace en bas pour d'éventuelles notes, espace que je n'ai pas reproduit les semaines suivantes.
En postant ces photos, j'avais bien envie d'essayer de faire une petite vidéo pour montrer comment je m'y prends pour dessiner ces jolies gerbes de fleurs... est-ce que cela vous intéresserait ? Et pour celles d'entre vous qui ont un bujo, quel est votre thème ce mois-ci ?
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jeudi 26 mars 2020
mardi 21 janvier 2020
Je me souviens... Le jardin enchanté (9)
Quand j'étais enfant, à l'époque de l'école primaire, j'avais deux meilleures amies. On passait la plupart de nos après-midi ensemble, chez l'une ou l'autre, ou alors dans le village, dans la forêt toute proche, à la piscine en été, à creuser des tunnels dans les tas de neige en hiver.
L'une de mes deux meilleures amies habitait une grande et vieille maison entourée d'un jardin immense, autant dire un immense terrain de jeux pour ces trois petites gamines. On aimait grimper aux arbres, surtout sur le hêtre avec ses belles branches basses, ni trop grosses ni trop minces. Ou le prunier, sur lequel on avait chacune notre « chambre », une branche particulière sur laquelle on s'installait. Un jour, la maman de mon amie nous avait dit qu'elle trouvait étonnant qu'on aime tellement grimper aux arbres, car dans son esprit, c'était plutôt un truc de garçon. Etonnée par cette affirmation, j'avais répondu sans hésitation qu'elle se trompait, que c'était les filles qui grimpaient aux arbres ! Je ne m'étais jamais posé la question, ayant passé mon enfance perchée dans des branches. J'étais à mille lieues de ce type de considérations genrées.
On aimait aussi dénicher des escargots, les arroser de quelques gouttes d'eau, leur proposer des dendelions. Une fois, on avait dessiné sur leur coquille au feutre indélébile, et on s'était amusées à essayer de les retrouver les jours suivants. Parfois, la maman de mon amie amenait des tritons de l'étang du collège où elle travaillait. On les gardait dans des bassines avec un fond d'eau, dans lesquelles on disposait des pierres, des morceaux de bois, des feuilles... C'était rigolo de les attraper, puis de les regarder nager à toute vitesse dès qu'on les reposait dans l'eau. Les mâles étaient tout petits, avec le dos bleu, les femelles plus grandes et d'une couleur plus discrète.
Au début de l'été, on cueillait des raisinets (groseilles). Mon amie m'avait dit que si on les mangeait quand les ils étaient encore verts, on pourrait avoir une aussi belle voix qu'Ariel dans La petite sirène. Elle avait joint le geste à la parole, avait gobé quelques raisinets pas murs avant de se mettre à faire des vocalises. Je l'avais crue et l'avais imitée.
En automne, on ramassait des pommes sous les pommiers. Elles étaient petites et acides, autant dire délicieuses.
Au fond du jardin, il y avait un endroit que l'on aimait beaucoup. D'un côté, un tas de tuiles étaient empilées. De l'autre, c'étaient des pavés hexagonaux. Et ces tas de tuiles ou de pavés formaient nos bureaux, ou plutôt nos établis ou nos laboratoires : on s'installait chacune à sa place attitrée, avec nos petits éléments de dînette. Puis on allait cueillir des plantes, des fleurs, récolter de la terre, des feuilles mortes, des cailloux, et on se mettait à créer nos potions. On y passait des heures. On s'inventait des histoires. On était bien, on était libres...
Vous aussi, racontez-moi un souvenir d'enfance, en commentaire ou sur votre blog, avec un lien vers celui-ci. Je poste chaque mardi (ou presque) un nouveau petit souvenir d'enfance, amusant, beau ou triste.
L'une de mes deux meilleures amies habitait une grande et vieille maison entourée d'un jardin immense, autant dire un immense terrain de jeux pour ces trois petites gamines. On aimait grimper aux arbres, surtout sur le hêtre avec ses belles branches basses, ni trop grosses ni trop minces. Ou le prunier, sur lequel on avait chacune notre « chambre », une branche particulière sur laquelle on s'installait. Un jour, la maman de mon amie nous avait dit qu'elle trouvait étonnant qu'on aime tellement grimper aux arbres, car dans son esprit, c'était plutôt un truc de garçon. Etonnée par cette affirmation, j'avais répondu sans hésitation qu'elle se trompait, que c'était les filles qui grimpaient aux arbres ! Je ne m'étais jamais posé la question, ayant passé mon enfance perchée dans des branches. J'étais à mille lieues de ce type de considérations genrées.
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| Féérie après la pluie |
On aimait aussi dénicher des escargots, les arroser de quelques gouttes d'eau, leur proposer des dendelions. Une fois, on avait dessiné sur leur coquille au feutre indélébile, et on s'était amusées à essayer de les retrouver les jours suivants. Parfois, la maman de mon amie amenait des tritons de l'étang du collège où elle travaillait. On les gardait dans des bassines avec un fond d'eau, dans lesquelles on disposait des pierres, des morceaux de bois, des feuilles... C'était rigolo de les attraper, puis de les regarder nager à toute vitesse dès qu'on les reposait dans l'eau. Les mâles étaient tout petits, avec le dos bleu, les femelles plus grandes et d'une couleur plus discrète.
Au début de l'été, on cueillait des raisinets (groseilles). Mon amie m'avait dit que si on les mangeait quand les ils étaient encore verts, on pourrait avoir une aussi belle voix qu'Ariel dans La petite sirène. Elle avait joint le geste à la parole, avait gobé quelques raisinets pas murs avant de se mettre à faire des vocalises. Je l'avais crue et l'avais imitée.
En automne, on ramassait des pommes sous les pommiers. Elles étaient petites et acides, autant dire délicieuses.
Au fond du jardin, il y avait un endroit que l'on aimait beaucoup. D'un côté, un tas de tuiles étaient empilées. De l'autre, c'étaient des pavés hexagonaux. Et ces tas de tuiles ou de pavés formaient nos bureaux, ou plutôt nos établis ou nos laboratoires : on s'installait chacune à sa place attitrée, avec nos petits éléments de dînette. Puis on allait cueillir des plantes, des fleurs, récolter de la terre, des feuilles mortes, des cailloux, et on se mettait à créer nos potions. On y passait des heures. On s'inventait des histoires. On était bien, on était libres...
Vous aussi, racontez-moi un souvenir d'enfance, en commentaire ou sur votre blog, avec un lien vers celui-ci. Je poste chaque mardi (ou presque) un nouveau petit souvenir d'enfance, amusant, beau ou triste.
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samedi 24 mai 2014
Et si on tondait ?
mardi 20 mai 2014
Essais photos, les fleurs d'ici
A Maurice, il y a des fleurs tout au long de l'année. Roses, jaunes ou encore rouge éclatantes, on ne peut pas les rater, elles couvrent arbres et buissons, sont dans toutes les cours, au bord de toutes les routes...
J'avais oublié qu'ici aussi, les fleurs peuvent être impressionnantes.
Ça faisait tellement longtemps que je n'avais plus vu le printemps que j'avais oublié les arbres fruitiers en fleurs, les forsythia jaune soleil, les lilas qui en plus d'exploser de couleurs embaument l'air.

Les fleurs sont peut-être plus petites, moins impressionnantes au premier abord ici, mais au printemps, on en voit apparaître de nouvelles toutes les semaines. Un jour, c'est jaune, un jour, c'est bleu, le suivant, c'est mauve, puis rose, puis blanc...
En fin d'après-midi, inspirée par un tutoriel sur le blog Photo Tuto (blog enfin ressuscité, youpiiiie !), j'ai attrapé mon appareil photo et suis sortie faire quelques clichés.
J'ai gardé l'ouverture maximum pour avoir une toute petite profondeur de champ, et je me suis amusée.
Fleurs, feuilles... presque tout y est passé. J'ai essayé de jouer avec la lumière, fait quelques contre-jour... et je me suis éclatée. Ça faisait longtemps que je n'avais plus fait ce genre de photos. Ça faisait longtemps que je n'avais plus fait de photos tout court. Eh bien, ça m'a fait du bien de m'y remettre.
J'avais oublié qu'ici aussi, les fleurs peuvent être impressionnantes.
Ça faisait tellement longtemps que je n'avais plus vu le printemps que j'avais oublié les arbres fruitiers en fleurs, les forsythia jaune soleil, les lilas qui en plus d'exploser de couleurs embaument l'air.

Les fleurs sont peut-être plus petites, moins impressionnantes au premier abord ici, mais au printemps, on en voit apparaître de nouvelles toutes les semaines. Un jour, c'est jaune, un jour, c'est bleu, le suivant, c'est mauve, puis rose, puis blanc...
En fin d'après-midi, inspirée par un tutoriel sur le blog Photo Tuto (blog enfin ressuscité, youpiiiie !), j'ai attrapé mon appareil photo et suis sortie faire quelques clichés.
J'ai gardé l'ouverture maximum pour avoir une toute petite profondeur de champ, et je me suis amusée.
Fleurs, feuilles... presque tout y est passé. J'ai essayé de jouer avec la lumière, fait quelques contre-jour... et je me suis éclatée. Ça faisait longtemps que je n'avais plus fait ce genre de photos. Ça faisait longtemps que je n'avais plus fait de photos tout court. Eh bien, ça m'a fait du bien de m'y remettre.
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