Aujourd'hui, notre Grand Loup a eu 8 ans !
Huit années que l'on partage la vie de ce petit mec étonnant, fatigant, merveilleux, surprenant, épuisant, intelligent, énervant, magnifique, beau, adorable, fantastique... Sa naissance me paraît à la fois proche et lointaine, comme si elle avait eu lieu hier, mais il y a des millénaires en même temps.
Je me souviens encore très nettement des détails dont je parlais dans ce billet, ce que j'ai ressenti quand la sage-femme a posé ce petit bonhomme sur mon ventre, puis juste un peu plus tard quand il a commencé à téter pour la première fois. Je me souviens qu'il dormait dans un berceau dans notre chambre, et que nous dormions la tête du mauvais côté du lit pour être le plus près possible de lui, et être sûrs de l'entendre quand il aurait besoin de nous. Je me souviens de tout ça, et c'était pourtant à dix mille kilomètres d'ici, sur un autre continent, dans ce qui semble maintenant être une autre vie, notre vie mauricienne, bien loin d'ici, tellement différente aussi...
Joyeux anniversaire à notre Bibou devenu Grand Loup, j'espère que la vie sera douce avec toi et que tu trouveras ta place dans ce monde... On t'aime fort.
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lundi 25 février 2019
samedi 28 juin 2014
Mettre au monde, ici ou là-bas
Ici ou là-bas, là-bas où ici, j'ai vécu deux naissances très, mais alors très, très différentes. Le premier ou le deuxième, ça fait aussi une différence...
Pour le premier, on ne sait pas à quoi s'attendre, du tout. C'est comment, une contraction ? Ça fait si mal que ça ? Et ce petit bébé, là... comment est-ce que je m'en occupe ? Pourquoi est-ce qu'il pleure ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Bon, j'avoue, pour le deuxième, la cigogne a de nouveau oublié de livrer le mode d'emploi avec son colis. Mais le fait d'avoir déjà eu un petit modèle similaire, ça aide quand même énormément.
Ici ou là-bas, premier ou deuxième, voilà ce qui a changé, entre la naissance du Bibou et celle du Tout-Petit. (Ah, et pardon si mon blog est devenu un blog de maman-qui-ne-parle-que-de-ses-enfants).
Pour le premier, on ne sait pas à quoi s'attendre, du tout. C'est comment, une contraction ? Ça fait si mal que ça ? Et ce petit bébé, là... comment est-ce que je m'en occupe ? Pourquoi est-ce qu'il pleure ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Bon, j'avoue, pour le deuxième, la cigogne a de nouveau oublié de livrer le mode d'emploi avec son colis. Mais le fait d'avoir déjà eu un petit modèle similaire, ça aide quand même énormément.
Ici ou là-bas, premier ou deuxième, voilà ce qui a changé, entre la naissance du Bibou et celle du Tout-Petit. (
Là-bas, le premier...
J'étais seule pour l'accouchement. Mon mari n'avait pas le droit d'y assister. Ni personne d'autre. Pendant le travail, j'étais vraiment seule, allongée sur un lit dans une salle sombre et grise (croyez-le ou non, mais il faisait vraiment très sombre), à subir les contractions sans que personne ne m'explique quoi que ce soit, ce qui allait se passer ensuite, combien de temps cela pouvait encore durer...
Ici, le deuxième...
Mon homme était là, nous étions avec une sage-femme que nous connaissions, que nous avions rencontrée plusieurs fois pour les consultations. Nous n'étions pas à l'hôpital mais dans une Maison de naissance. Les murs n'étaient pas blancs et les fenêtres avaient des rideaux verts et mauves. La sage-femme nous expliquait se qui allait se passer, où on en était...
Là-bas, le premier...
Je n'avais pas le droit de manger, ni même de boire. On me disait que le bébé ne pourrait pas passer si ma vessie était pleine. Après une nuit de contractions, j'étais assoiffée... Je n'avais pas non plus le droit de me lever. "Allonge-toi sur le côté gauche, et attends !" C'est quasiment mot-à-mot ce qu'une sage-femme m'a dit. Quand je faisais quelques pas autour de mon lit pour tenter d'atténuer un peu la douleur, je semblais l'agacer au plus haut point...
Ici, le deuxième...
"Essaie de manger un peu, tu auras besoin de forces !" m'a dit la sage-femme quand je lui ai dit ne pas avoir faim. C'était juste après que nous soyons rentrés d'une balade en forêt, non loin de la Maison de naissance, que nous avions faite pour tenter d'intensifier les contractions. Balade au lever du soleil, vue sur le lac, chant des oiseaux dans les branches...
Là-bas, le premier...
Personne ne m'a expliqué comment pousser. Comment respirer. Heureusement, la sage-femme qui était là à ce moment était gentille, ce n'était plus la grincheuse de la veille. Au bout d'un moment, j'avais tellement mal partout que je ne savais plus si j'étais en train d'avoir une contraction ou non. J'ai gémi plusieurs fois : "Mo pa pu kapav... Je ne vais pas y arriver". La gentille sage-femme m'encourageait : "To bizin kapav, tu dois y arriver".
Ici, le deuxième...
On m'avait expliqué comment pousser, mais sur le moment, j'avais tout oublié. Alors on m'a réexpliqué. Prendre sa respiration, la bloquer en poussant. Respirer à fond entre deux contractions, essayer de se détendre, reprendre des forces pour la suivante... Je me suis plainte aussi, mais je savais que j'allais y arriver, je l'avais déjà fait. Et j'étais encouragée dès que je manquais de forces. Je n'étais pas allongée sur un lit pieds dans les étriers, et ça, ça fait une grande différence aussi.
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Tout-petit, mon deuxième né ici |
Là-bas, le premier...
Quand enfin il est arrivé, et que la sage-femme me l'a posé sur le ventre, ça m'a fait une drôle de sensation. C'est comme si à force de pousser, d'avoir mal, d'attendre, j'avais oublié que tout cela était destiné à faire venir mon bébé ! J'ai été presque étonnée, l'espace d'une demi-seconde, puis tellement soulagée d'avoir enfin mon petit tout contre moi. La sage-femme l'a soulevé à nouveau en me disant : "Guette ki bébé tone gagné" - "Enn ti garçon..." ais-je murmuré, même si je le savais déjà. J'étais tellement bien, heureuse enfin...
Ici, le deuxième...
Quand il est sorti, je crois bien que j'ai pleuré, mon homme a pleuré... Quelle émotion... La sage-femme me l'a tendu et je l'ai pris dans les bras. Cette fois-ci, j'étais curieuse d'enfin savoir : "Oh, c'est un garçon !" Je l'ai serré dans mes bras. J'avais encore très mal, mais mon petit était là. Enfin. Mon deuxième petit bonhomme.
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