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vendredi 21 mai 2021

Quelques nouvelles (à défaut d'un titre plus inspiré)

Depuis quelques jours, je me suis remise à la lecture des blogs que j'avais l'habitude de suivre - je ne m'étais pas rendu compte à quel point ça m'avait manqué. Quel délice de se replonger dans les aventures et les états d'âmes des autres, ces personnes lointaines et proches à la fois. Alors depuis le temps que j'y pense, depuis le temps que je le dis, je compte bien me remettre également à écrire ici.

 

A la fin février, j'ai ENFIN rendu mon travail de master. A la dernière minute, le jour du dernier délai, comme d'hab. Ce qui m'a valu quelques émotions, car je n'avais à ce moment plus accès à l'icône sur le compte en ligne qui m'aurait permis de soumettre la version pdf dudit travail (ce qui est indispensable, en plus des versions papier). Après quelques e-mails paniqués au décanat, à ma prof ainsi qu'à toutes les personnes à qui j'ai pu penser et qui pouvaient potentiellement m'aider, et après quelques heures angoissantes à attendre les réponses, tout s'est arrangé : je pouvais envoyer le pdf par e-mail et venir déposer la version papier à l'université.

J'ai passé plusieurs minutes accroupies au bord du chemin à observer plein de minuscules sauterelles se réchauffer au soleil...

Les dernières semaines avaient été laborieuses, j'avais eu un mal fou à me mettre au travail, à avancer, à faire les modifications demandées par ma prof. J'aurais voulu faire beaucoup mieux, mais j'ai fait aussi bien que possible. 


J'aimerais pouvoir dire que le fait d'avoir rendu ce travail m'a soulagée, mais ça n'a pas vraiment été le cas. En partie parce que je me suis immédiatement mise à angoisser pour la suite (la soutenance, la recherche d'emploi), mais aussi parce que je n'arrivais pas à être vraiment contente de moi. C'est que je suis une personne qui a tendance à être très perfectionniste, et si ce terme peut donner une image prétentieuse, en réalité, ce qui se cache derrière peut être un vrai calvaire. Ça signifie ne pas être capable de lâcher prise, ne pas savoir s'arrêter avant que le résultat ne nous convienne parfaitement, être étonnée quand une chose que l'on a faite est jugée très bonne par quelqu'un d'autre, et être rarement fière de soi et encore moins sûre de ses compétences...

Je ne savais pas qu'il y avait de l'ail des ours à cet endroit avant de voir ces fleurs. L'année prochaine, je saurai où venir en chercher.

Quelques semaines plus tard est venue la soutenance (préparée à peine quelques jours à l'avance, à vrai dire je modifiais encore mon Power Point 45 minutes avant le rendez-vous sur Zoom). C'est allé mieux que je pensais, j'étais plutôt à l'aise et j'ai à peu près réussi à respecter la limite de temps. Le jury a délibéré, j'ai eu ma note, j'ai réussi ! Et enfin, ENFIN, après plus de quatre ans et demi, j'avais FINI, vraiment fini. Je ne sais pas vraiment dire ce que j'ai ressenti à ce moment-là, peut-être qu'il y avait enfin un peu de soulagement. Un grand vide, aussi. Après tout ce temps avec cet objectif en tête, l'obtention de mon master, comme un port éloigné au bout d'une longue traversée en mer... La mer est traversée mais maintenant, il faut réussir à s'adapter à la vie sur terre. 

Sur le point d'éclore...

Je me suis donc inscrite au chômage, et j'envoie mes postulations réglementaires (minimum 8 par mois). Certaines offres m'enchantent et je me donne beaucoup de peine pour écrire ma lettre de motivation. D'autres m'enchantent moins (les jobs que je suis quasiment sûre de ne pas obtenir, ceux qui ne sont pas exactement dans mon domaine...) mais écrire ma lettre me demande quand même beaucoup d'efforts (cf. ci-dessus, mon éternel besoin de perfection...).


A relire mon texte, je me rends compte que ça sonne bien négatif - et c'est vrai que ce n'est pas une période toute facile pour moi. Cela dit, ça pourrait être pire, et il y a quand même l'espoir que cette situation se débloque bientôt, que je sois bientôt enfin appelée pour un entretien, et que je trouve bientôt du travail... on croise les doigts.



vendredi 14 février 2020

Je ne teul'fais pas dire (6)

On est vendredi, et c'est reparti pour le chouette questionnaire de ronchonne de Mahie. Je pense que je vais essayer de le remplir à peu près toutes les deux semaines, ça me semble être un bon rythme. Ça me permet d'évoquer un tas de petites choses auxquelles je ne consacrerais pas un article entier, mais que j'ai quand même envie de raconter.

Aujourd’hui je me sens : Plutôt bien, mais un peu stressée aussi.

Fin janvier, une marche en forêt, en famille

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : J'ai salué une femme qui promenait son chien, sur le chemin de la gare, puis j'ai remercié la fille assise en face de moi dans le train qui venait de ramasser le bandeau que j'avais fait tomber.

J’ai été super contente de : D'un truc dont la psy m'a fait me rendre compte, hier. Quand j'y repense, je sens encore mon cœur tout léger comme s'il avait des ailes.

Sculptures de glace au-dessus du ruisseau

Ça m’a franchement énervé de : m'apercevoir que je redevenais accro à Youtube, et que par la même occasion je laissais mon livre de côté. Il faut que ça change !

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Rester plusieurs heures figée devant mon ordinateur, à faire tout et n'importe quoi d'autre que ce que je devrais faire, juste parce que je suis morte de trouille d'envoyer un simple petit e-mail... Surréaliste, mais véridique. Qu'est-ce que j'ai docteur ? Je sens qu'il y a encore des sujets à aborder avec ma psy.

L'année passée, il y avait de la neige, et un peu plus de glace.

Je suis grognon : Bah non, aujourd'hui ça va.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Que les légumes bio soient systématiquement emballés sous une grosse couche de plastique au supermarché ?

C’est exquis de : Manger un bon burger avec des frites tout en parlant lectures avec une personne très sympathique !

Mais c'était très beau quand même

Ça me rend extatique : J'ai perdu du poids et je suis en train de prendre de bonnes habitudes alimentaires, à ma sauce et sans trop faire d'efforts. C'est agréable.

En ce moment je lis : Un recueil d'histoires courtes de Dino Buzzati, Le K. Elles sont toutes plus surprenantes les unes que les autres, mais il faut bien avouer que la plupart d'entre elles donnent le cafard.

Encore de délicates sculptures...

Je dis « respect » à : Aux personnes qui ont le courage de se lancer et d'agir pour réaliser leurs rêves, plutôt que de les laisser dormir dans un coin de leur tête. 

Je ne résiste pas à : Jeter un coup d’œil dans toutes les boîtes à livres que je croise, même si j'ai déjà une pile immense de bouquins qui m'attend à la maison.

Plus bas, on pénétrait dans le brouillard...
 
J’vais t’dire une bonne chose : C'est pas parce que la météo annonce du mauvais temps qu'on n'aura pas l'occasion de s'assoir sur un banc pour manger des cupcakes !

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : Dance Monkey, de Tones and I. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais j'aime bien cette chanson et je l'ai dans la tête en ce moment.

La pensée hautement philosophique de la semaine : Y a plus d'saisons, ma bonne dame.

...qui créait une atmosphère particulière
 
Je me taperais bien : Un bon cupcake comme ceux que Valvita m'a offerts lundi. Ou alors une mousse au chocolat.

J’ai été raisonnable : Pas tellement. Je m'étais dit que je n'allais pas reprendre de bouquins dans des boîtes à livres, ni en emprunter à la bibliothèque tant que je n'avais pas lu ceux que j'ai chez moi... Eh bien hier, j'en ai emprunté deux, et pris trois dans une boîte (ou même quatre, je ne sais plus). Mais comme je lis beaucoup, ces derniers temps, on va dire que ce n'est pas grave !

Les enfants marchaient loin devant, en parlant de leurs jeux vidéo

Cette semaine pour la première fois j’ai : Je me suis installée dans un petit coin lecture de la bibliothèque (un matelas et des coussins dans un genre de petite alcôve), et... je me suis carrément endormie.

C’est bien la dernière fois que je : Que j'oublie mon portemonnaie le jour où je vais au marché ! Heureusement que ma sœur tient un magasin en ville et a pu me dépanner.

Je me suis rendue compte qu'ils avaient grandi. Ils ne se sont pas plaints une seule fois
 
L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Une interview de Mike Horn, à propos de l'expédition au pôle Nord lors de laquelle il a bien failli perdre la vie. Je ne sais pas si le magazine était très récent ou pas, je l'ai lu dans la salle d'attente chez la psy.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Être toute nue dans un sauna, une agréable odeur de pin flottant dans l'air, ma transpiration ruisselant sur mon corps, et rien d'autre à faire que profiter de l'instant et me reposer.