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mercredi 8 juillet 2020

Là-haut sur la montagne

On a commencé à faire quelques projets pour ces vacances d'été - il était temps, elles ont déjà commencé.

Un petit chalet est réservé pour deux semaines : il est perdu dans la montagne, n'a pour eau courante que celle de la fontaine, les toilettes sont dans une petite cabane à l'extérieur.

J'ai hâte, vraiment hâte.


On n'emportera ni téléphone portable, ni tablette, ni Switch. Nos activités, ce sera de se balader, de faire des barrages avec des pierres dans les torrents, d'attraper des sauterelles, d'écouter les cloches des vaches. Avec un peu de chance, il y aura des buissons de myrtilles, pas loin.

Quand on sera fatigué, on fera des jeux de société. Le soir, je lirai une BD aux enfants. Ça a l'air idyllique, n'est-ce pas ? J'espère que la réalité se rapprochera de l'idée que je m'en fais, qu'on réussira à laisser les cris et les frustrations à la maison.

Je n'y resterai que la moitié du temps, normalement. La deuxième semaine, je la passerai seule à la maison, pour avoir le temps de travailler. Mon mémoire n'est toujours pas fini, il avance mais je n'en vois toujours pas le bout. Il faudrait que je le rende en septembre...


Je n'aime pas trop cette situation : je sais que je dois avancer mon mémoire, mais j'aimerais (et je crois que je dois) aussi passer du temps avec mes enfants. C'est difficile de partager son temps de manière adéquate, parce c'est difficile d'estimer combien de temps il me faut pour mon master, parce que je ne sais jamais vraiment si le temps que j'y consacre sera vraiment productif, parce que les jours de beau temps donnent envie de sortir... Je me retrouve donc toujours tiraillée entre deux devoirs, celui de travailler et celui de m'occuper de mes garçons.

Si j'avais terminé mon mémoire - au mois de janvier, je m'étais laissée aller à rêver que ça serait le cas - je pourrais me consacrer pleinement à mes enfants, sans arrière-pensée, sans culpabiliser. Si je n'avais pas d'enfants (ou s'ils étaient en camp, en vacances chez leurs grands-parents...) je pourrais me consacrer à mon mémoire - il « suffirait » de résister à l'appel de l'extérieur, des livres, d'internet... D'accord, pas si facile. Le mieux aurait été d'avoir déjà terminé ce fichu mémoire, mais ce n'est pas le cas.


Alors, je vais faire mon maximum. Travailler du mieux que je peux, comme je l'ai fait aujourd'hui. Réserver des moments pour mes enfants, d'autres pour me balader en forêt, profiter du soleil, d'autres encore pour aller voir mes amies. Traverser l'été du mieux possible, et... on verra bien ce qui se passe après.


lundi 8 juin 2020

Table de fête

Hier matin, dimanche, ce sont les enfants qui ont mis la table pour le petit déjeuner. Ils ont décidé de dresser une table de fête.


On y trouvait donc de la confiture, du prosecco, plusieurs jus de fruit, du champagne sans alcool, du Redbull, de l'Orangina et même des « verres de luxe », selon l'expression de mon Grand Loup.


S'ils avaient décidé de faire une table de fête, ce n'était pas par hasard : c'est que ce jour-là, c'était l'anniversaire du Petit Loup, qui fêtait ses 6 ans !


Six ans, déjà ! La journée a continué dans la bonne humeur avec ses grands-parents, ses taties, son cousin... Comme repas, de la délicieuse pizza faite maison, et le traditionnel moelleux au chocolat comme dessert, décoré par mes soins de pâte d'amande représentant Cappy, le chapeau magique de Mario dans Mario Odyssey.

Le petit bonhomme a été gâté : deux nouvelles BD, un nouveau jeu pour la Switch et même sa propre tablette. Autant dire qu'il était aux anges...

Joyeux anniversaire mon petit bonhomme !

vendredi 5 juin 2020

Les petites (et grandes) réussites du confinement

Bon, un mois après, c'est peut-être un peu ridicule de parler encore du confinement. En fait, ce message est en cours d'écriture depuis longtemps, j'ai un peu trainé des pieds (ou des doigts ;), mais j'avais quand même envie de le terminer. Et puis, c'est important pour moi de noter les petites choses positives que j'ai réussies à faire - j'ai souvent besoin de petite piqûres de rappel dans ce domaine.

Pendant le confinement, on a dû complétement réorganiser nos journées pour s'occuper de nos deux garçons, qui devaient subitement avoir l'école à la maison. Tout n'a pas toujours été rose, mais il y a eu quelques semaines vraiment chouettes, où on a eu l'occasion de passer de très bons moments en famille, notamment lors de belles balades en forêt. Même si tout ça a commencé petit à petit à se casser la figure vers la fin, au moment où j'ai été malade et que l'énergie et la motivation n'étaient plus vraiment là, ni pour l'école à la maison, ni pour le ménage, ni pour exiger que les enfants aident à mettre ou à débarrasser la table, ni même pour les sorties, j'en garde quand même plusieurs très bons souvenirs, et même quelques petites réussites personnelles ou familiales que j'aimerais partager avec vous.

Les photos de petites fleurs

C'était dans la liste des choses que j'avais envie de faire au début de cette année, inscrit là bien avant le début du confinement. J'avais envie de sortir en forêt et de réussir quelques jolies photos des fleurs du printemps. Le résultat a été bien au-delà de mes espérances : j'ai fait des centaines de photos de fleurs des bois, dont une bonne partie a d'ailleurs été postée ici. Pour la première fois, j'ai vu le sous-bois changer de jour en jour, les différentes espèces fleurir puis faner les unes après les autres. C'était superbe, et j'ai appris le nom de plusieurs plantes. Ce qui m'amène au point suivant :

Une petite orchidée découverte au bord d'un chemin

La découverte de la forêt

En Suisse, on avait la chance de ne pas être vraiment confinés, mais juste encouragés à ne pas s'approcher des autres à moins de deux mètres. Rien ne s'opposait à de régulières sorties en forêt aux abord de notre petit village, où on ne croisait que peu de monde... et on en a énormément profité !
On a réalisé quelques-uns des petits défis envoyés par e-mail par la section locale de l'association Pro Natura, comme créer un abri pour les petits animaux, dans lequel on a de temps en temps déposé quelques noisettes. On a aussi investi un petit coin en forêt, notre "Coin secret" (qui n'a de secret que le nom !) : on a créé un petit foyer, deux genre de bancs avec les nombreuses branches coupées récemment par des bûcherons, et on a passé plein de chouettes moments, tout les quatre, là-haut.

Abri pour petits animaux dans une souche morte - quelqu'un a apprécié les noisettes déposées là.

Les cartes de vœux

Vous le savez, j'aime dessiner... Je dessine dans mon bullet journal, mais quand j'ai déjà fait la page du mois, celle de la semaine, les diverses choses que je fais d'habitude, eh bien... Parfois, je me retrouve frustrée, parce que j'ai encore envie de dessiner, ou de faire du lettering, mais que je n'aime pas vraiment dessiner sans but, sur une feuille blanche, allez savoir pourquoi.

Pendant le confinement, j'ai pris le temps de faire quelques cartes, par exemple une pour ma grand-maman, une pour l'anniversaire d'une amie... J'en ai fait faire aussi plusieurs aux enfants, puis on les a toutes envoyées. Ce qui paraît évident, mais si vous saviez le nombre de cartes qui trainent dans mes tiroirs !

Filmer mon dessin

Une des choses que je suis le plus fière d'avoir faite, c'est de me filmer en train de réaliser mon dessin de fleurs dans une cage à oiseaux. Souvent, déjà, j'avais eu l'idée de faire ce genre de petite vidéo, mais je m'étais à chaque fois découragée, ne trouvant pas le temps de le faire, ou finissant par me dire que ce n'était pas une si bonne idée, que ça n'intéresserait personne, etc. Il a fallu une pandémie mondiale pour que je réussisse enfin à me réserver une bonne heure pour filmer ça un après-midi, puis à prendre quelques heures plusieurs soirs de suite pour faire le montage... Je suis très heureuse de l'avoir fait, et je pense en proposer d'autres dans un futur proche - enfin, si j'y arrive.



Faire de la pâtisserie
Ça n'a pas amélioré ma courbe de poids (au contraire, elle monte, elle monte...), mais ça a sans doute fait du bien à mon moral. J'ai eu l'occasion de confectionner de bonnes petites choses à manger, parfois avec mes enfants, parfois seule. On a fait, entre autres, un délicieux moelleux au chocolat, auquel j'ai apporté une petite variante : j'ai remplacé le beurre par... de la compote de pommes ! C'était une vraie réussite : le gâteau reste moelleux à souhait, et on peut même diminuer la quantité de sucre.

Les bricolages

Les enfants et moi avons fait des tas de petits bricolages ou activités créatrices, que ce soit des cartes de vœux, des collages, des lettres en carton décorées de fils de coton... et même un abat-jour Minecraft en carton et papier coloré ! Il pend fièrement au plafonnier de la chambre de mes Petits Loups, ayant remplacé la boule japonaise qui commençait à se déchirer.

Zombie et Creeper, bizarrement ils ne font pas de cauchemars avec ça au-dessus de leur tête ;)


Renouer avec mes enfants

Enfin, la chose la plus importante, c'est que j'ai réappris à passer de bons moments avec mes enfants. Avant cela, j'ai traversé des mois, des années plutôt difficiles, avec mes deux gamins insupportables, pas d'énergie, pas de plaisir à m'occuper d'eux... Burn out maternel ou dépression... J'ai toujours un peu de mal à mettre des mots là-dessus. Il faudrait que j'essaie, un jour, de faire un article où j'en raconte plus - histoire aussi de rassembler mes idées, de comprendre un peu ce qu'était vraiment ma vie pendant cette période...


Toujours est-il que le début de 2020 a sonné un peu comme une renaissance. En mars et avril, on a vécu repliés sur nous-mêmes, avec nos sorties, nos activités en famille, l'école à la maison. Presque pas de contacts à l'extérieur, on ne voyait même pas mes parents. On a créé un rythme qu'on arrivait tous à suivre, qui nous a permis de nous retrouver. On a joué tous ensemble, on a observé les insectes et les fleurs du sous-bois. On s'est fait les chatouilles, on a ri. On a fait des bricolages, j'avais subitement deux enfants intéressés à autre chose qu'à leurs précieux écrans, c'était formidable. Il y a eu des crises aussi : Grand Loup qui ne voulait pas sortir, P'tit Loup qui ne voulait plus avancer, un repas qui ne plaisait pas à Messieurs les enfants, des moments où ils ne voulaient pas couper leurs jeux vidéos, des soirs où tout le monde était si fatigué que plus rien n'allait...

Mais dans l'ensemble, on s'est retrouvés. Ensemble. On a retrouvé les rires. On s'est apaisés. Peut-être que mes enfants n'ont pas changé, peut-être est-ce juste moi qui ai changé. En tout cas, ça se passe mieux qu'avant à la maison, et ça fait beaucoup de bien.

Et vous, y a-t-il aussi de petites choses que vous êtes fiers d'avoir fait pendant ces quelques semaines un peu spéciales ?

mardi 26 mai 2020

Déjeuner au bord de l'eau

Un matin, il fait beau, on décide d'aller acheter des croissants et de les manger au bord du lac.

Arrivés dans notre petit coin tranquille, nous sommes surpris par un drôle d'engin volant.



C'était en fait une montgolfière - on pouvait entendre le bruit du brûleur - avec un petit moteur pour pouvoir se diriger.

On a mangé nos croissants, bu du thé... Les enfants ont fait flotter leurs petits personnages en pâte fimo sur des radeaux. On a joué au frisbee, on a cherché des trèfles à quatre.


En arrivant, on avait été choqué par des tas de détritus entassés autour des poubelles. Quelques minutes plus tard, on a vu un type à vélo venir ramasser les canettes, les bouteilles en plastique, faire un peu d'ordre. J'ai d'abord pensé qu'il ramassait les canettes pour les vendre, mais... si ça aurait été tout à fait plausible à Maurice, ça l'était moins en Suisse.

Comme il s'approchait de nous, toujours en ramassant ce qui trainait ça et là, j'ai cru comprendre. Mais apparemment, pas mon mari, puisqu'il lui a lancé :

- Incroyable, hein, les gens ?

Le cycliste a répliqué :

- Ben, c'était nous ! Hier soir, on a essayé de tout rassembler autour des poubelles, mais on était trop bourrés pour tout ramasser. Alors, je suis revenu ce matin, histoire de me donner bonne conscience.



C'était une très jolie matinée. Bien sûr, les enfants ont assez vite voulu rentrer pour aller jouer à la Switch, mais on a quand même eu le temps de passer un joli moment les quatre ensemble.

jeudi 23 avril 2020

A vos crayons

C'est sur le blog de Mahie que j'ai découvert ce chouette défi : en se basant sur le gabarit d'une pièce, on est invité à dessiner notre lieu de confinement idéal. Puis on peut le partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag #CoronaMaison pour rejoindre l'immeuble géant.

J'ai trouvé l'idée très chouette, et je l'ai proposée comme "activité en famille" hier après-midi. On s'est donc retrouvés les quatre autour de la table, à dessiner notre vision d'un confinement réussi. Je me suis bien amusée à faire ça, je pense que c'est la première fois que je dessinais toute une pièce comme ça, avec plein de petits détails... Ça m'a plu, même si, comme vous pouvez le voir, ma maîtrise de la perspective est pour le moins bancale ;) J'y suis aussi peut-être allée un peu fort sur les couleurs... Mais enfin, c'était rigolo à faire !

Si ça vous dit de participer, ou si vous voulez tout simplement admirer les créations des autres, vous pouvez aller jeter un œil au site de la corona-maison. En attendant, voici les nôtres :

Ma corona-maison, dans les mêmes couleurs que mon bullet journal d'avril !

Pour le Grand Loup : Télé géante, console vidéo... et sur la petite table à gauche : un ordinateur et des chaises pour faire l'école à la maison !

Pour le Petit Loup : la télé, l'ordinateur et la console dans sa chambre, pour qu'il puisse jouer quand il veut.
Le deuxième dessin du Petit Loup : remarquez le joli cadre 'creeper'.

Pour mon homme : une plante, un tableau au mur, une orchidée sur le bord de la fenêtre et un tapis de yoga sur le sol.

Alors, et les vôtres ?

lundi 30 mars 2020

Petits miracles du confinement

Je ne vais pas mentir, quand les écoles ont fermé et que le Conseil fédéral a commencé à nous demander de rester autant que possible à la maison, j'ai d'abord cru que je n'allais jamais m'en sortir. Rester enfermée chez moi avec mes sales gosses et mon mari me paraissait... comment dire... un peu comme la pire chose qui pouvait m'arriver. Entre les cris des uns, les pressions de l'autre pour que j'avance à tout prix dans mon mémoire, le stress engendré par la psychose due au coronavirus, le compte des personnes atteintes et des morts, les mesures de plus en plus strictes...

Non. Impossible. J'aurais souhaité ne pas avoir d'enfants, ne pas avoir de mari, être seule chez moi pour pouvoir me terrer dans mon lit, angoisser et ressasser mes idées sombres. Si j'avais pu, j'aurais voulu m'endormir et me réveiller six ou sept semaines plus tard, quand tout serait derrière nous. Enfin, peut-être.

Oui, ça n'allait pas très fort.

Et puis le temps a passé. L'angoisse a diminué petit à petit. J'ai commencé à apprécier certains aspects de cette situation, comme les sorties en forêt avec les enfants. Les bricolages. Le pain fait maison.

Enfin, au début de la semaine passée, j'ai décidé qu'on allait se reprendre en mains. J'ai ressorti un petit tableau noir qu'on n'utilisait plus depuis pas mal de temps, ai inscrit la date du jour tout en haut et ai appelé mes enfants. Ensemble, on a préparé un programme pour la journée. Le programme de nos journées, à présent, du lundi au vendredi.

Programme familial des journées de « confinement »

Le matin, c'est école à la maison pour les enfants (avec leur papa), travail sur mon mémoire pour moi. On fait trois sessions de 45 minutes, avec un quart d'heure de pause entre elles. Deux heures et quart de travail efficace par jour, c'est un bon départ.

Après le repas, une fois que la table est débarrassée et la cuisine rangée, on a réussi à instaurer un temps calme. Ça paraît peut-être banal ou évident pour certains d'entre vous, mais chez nous c'était loin, très loin de l'être. Là, on installe chaque enfant dans une pièce différente (un dans la chambre, l'autre au salon), avec comme consigne de lire ou de faire un dessin. Seules ces deux activités sont autorisées ! On met une minuterie d'une heure... et on va se reposer, nous aussi, dans notre chambre. Ça marche plutôt bien, à mon grand étonnement.

Ensuite, c'est le moment d'une activité en famille. On fait de la pâtisserie, un bricolage ou un jeu de société. C'est un très chouette moment ensemble, un petit moment de plaisir retrouvé... Ça fait du bien. En général, le week-end, c'est difficile de motiver les enfants à faire quoi que ce soit : ils ne pensent qu'à jouer à leur console ! Là, comme c'est dans le planning, ils acceptent volontiers l'activité. Mieux, ils la réclament ! On a déjà fait un moelleux au chocolat, une décoration avec des perles, des petites cartes de vœux avec de la peinture...

Coccinelles, une jolie idée trouvée sur Pinterest

Après l'activité, c'est l'heure de la sortie. On a la chance de pouvoir aller en forêt, ou sur des petits chemins de campagne où on ne croise pas grand-monde. On fait donc un tour tous les jours, sauf quand il fait vraiment trop froid ou trop moche.

Pour finir, les enfants ont droit à un temps libre... En général, ça veut dire qu'ils se ruent sur leur tablette. En temps normal, ils n'ont droit aux écrans que le week-end, mais on a décidé d'être un peu plus souples. Ils ont donc droit à une heure de tablette... mais pas à la console. Ça, c'est toujours uniquement le week-end !

Pervenche en forêt

Et il me semble que peut-être, doucement, on retrouve un petit peu d'harmonie, un équilibre. On prend du plaisir à être ensemble. Je prends du plaisir à être avec mes enfants, ce qui n'a de loin pas toujours été le cas. On a vécu pas mal de passages difficiles, où il me semblait que notre vie n'était que cris, pleurs, frustrations, refus, chantage et fatigue. Petit à petit (pas seulement depuis le confinement) les choses semblent enfin être en train de changer... Il y a quelques petites lueurs d'espoir. Des rires. De bons moments partagés.

Espérons que ça dure.

dimanche 15 mars 2020

Vous avez dit virus ?

C'est tellement étrange, les écoles fermées, les cinémas aussi, les réunions de plus de 100 personnes interdites. Ce week-end, il faisait bon, on est allé se promener. Samedi, en forêt, on n'a croisé qu'un homme qui faisait du jogging. Nous, on a dessiné un cœur en pives et épines de pin, et construit des petits bidules avec des bouts de bois.


Le matin, on était allés faire les courses normalement, sans les enfants. Il y avait du monde au supermarché, mais les rayons étaient encore remplis. Sauf celui des pâtes, bien entamé. Et il était 9 heures du matin. Au marché, c'était comme d'habitude. Je crois. Sauf que certains maraîchers portaient des gants de chirurgien. J'ai acheté mes carottes, mes endives, mes champignons, mon brocoli, en essayant de ne pas trop me coller aux gens.


Aujourd'hui, dans le village, beaucoup de familles étaient sorties se promener. Nous aussi. On se croise, on se salue, on ne se mélange pas. Mais ça ressemblait à un dimanche normal en somme. Il y a juste un je-ne-sais-quoi d'étrange qui flotte dans l'air, et une idée unique, comme un nuage qui tourne autour de toutes les têtes : coronavirus, coronavirus, virus, virus...


Il y a une semaine encore, j'avais croisé une copine au magasin en vrac et on s'était fait la bise en riant, affirmant qu'on n'avait « pas peur ». En une semaine, beaucoup de choses ont changé.


Je ne sais pas trop ce que je ressens face à tout ça. Vendredi, je l'avoue, une espèce de panique vague et irraisonnée s'emparait de moi. Une crainte diffuse, pas pour moi, pas pour mes enfants, puisqu'il parait que les enfants son peu touchés, et qu'on est plutôt en bonne santé. Mais pour les autres. Je pensais à mes parents, à ma grand-mère. Mes beaux-parents tout là-bas, dans un pays où il vaut mieux ne pas avoir besoin de respirateur artificiel si on n'a pas les moyens de payer une clinique privée. Je pensais même aux autres, à tous ces gens que je ne connais pas, qui risquent de souffrir, de mourir peut-être. Chaque mort, c'est quelqu'un qui perd sa mère, son frère, sa tante, son mari. Ce n'est pas parce que je ne les connais pas que ce n'est pas triste.


D'un point de vue un peu plus philosophique, par contre, cette situation est plutôt fascinante. Notre société va devoir ralentir. Et ralentir, c'est bien. Pendant un temps, pas de shopping irraisonné, pas de voyages en Thaïlande ou de week-ends à  Barcelone. On oublie les gros événements et on reste en famille. En petits comités. C'est bien, mais c'est aussi inquiétant. Quel impact est-ce que ça aura sur l'économie ? Les petits commerçants, toutes les personnes qui travaillent en indépendant... comment vont-ils s'en sortir ? Et puis, les gens... Nous, on est quatre à la maison. Et ceux qui vivent seuls ? Ces fameuses "personnes vulnérables", est-ce qu'elles ont quelqu'un pour s'occuper d'elles ?


Cette situation est inquiétante, étonnante, presque irréelle. En tout cas, tout à fait inédite pour moi, et la plupart des gens ici. On va s'en sortir, oui, sûrement. J'espère en tout cas que toutes ces mesures auront l'effet escompté, que les gens respecteront les consignes, que les services de santé ne seront pas surchargés, et que dans quelques mois la situation retournera un peu à la normale...

vendredi 14 février 2020

Je ne teul'fais pas dire (6)

On est vendredi, et c'est reparti pour le chouette questionnaire de ronchonne de Mahie. Je pense que je vais essayer de le remplir à peu près toutes les deux semaines, ça me semble être un bon rythme. Ça me permet d'évoquer un tas de petites choses auxquelles je ne consacrerais pas un article entier, mais que j'ai quand même envie de raconter.

Aujourd’hui je me sens : Plutôt bien, mais un peu stressée aussi.

Fin janvier, une marche en forêt, en famille

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : J'ai salué une femme qui promenait son chien, sur le chemin de la gare, puis j'ai remercié la fille assise en face de moi dans le train qui venait de ramasser le bandeau que j'avais fait tomber.

J’ai été super contente de : D'un truc dont la psy m'a fait me rendre compte, hier. Quand j'y repense, je sens encore mon cœur tout léger comme s'il avait des ailes.

Sculptures de glace au-dessus du ruisseau

Ça m’a franchement énervé de : m'apercevoir que je redevenais accro à Youtube, et que par la même occasion je laissais mon livre de côté. Il faut que ça change !

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Rester plusieurs heures figée devant mon ordinateur, à faire tout et n'importe quoi d'autre que ce que je devrais faire, juste parce que je suis morte de trouille d'envoyer un simple petit e-mail... Surréaliste, mais véridique. Qu'est-ce que j'ai docteur ? Je sens qu'il y a encore des sujets à aborder avec ma psy.

L'année passée, il y avait de la neige, et un peu plus de glace.

Je suis grognon : Bah non, aujourd'hui ça va.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Que les légumes bio soient systématiquement emballés sous une grosse couche de plastique au supermarché ?

C’est exquis de : Manger un bon burger avec des frites tout en parlant lectures avec une personne très sympathique !

Mais c'était très beau quand même

Ça me rend extatique : J'ai perdu du poids et je suis en train de prendre de bonnes habitudes alimentaires, à ma sauce et sans trop faire d'efforts. C'est agréable.

En ce moment je lis : Un recueil d'histoires courtes de Dino Buzzati, Le K. Elles sont toutes plus surprenantes les unes que les autres, mais il faut bien avouer que la plupart d'entre elles donnent le cafard.

Encore de délicates sculptures...

Je dis « respect » à : Aux personnes qui ont le courage de se lancer et d'agir pour réaliser leurs rêves, plutôt que de les laisser dormir dans un coin de leur tête. 

Je ne résiste pas à : Jeter un coup d’œil dans toutes les boîtes à livres que je croise, même si j'ai déjà une pile immense de bouquins qui m'attend à la maison.

Plus bas, on pénétrait dans le brouillard...
 
J’vais t’dire une bonne chose : C'est pas parce que la météo annonce du mauvais temps qu'on n'aura pas l'occasion de s'assoir sur un banc pour manger des cupcakes !

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : Dance Monkey, de Tones and I. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais j'aime bien cette chanson et je l'ai dans la tête en ce moment.

La pensée hautement philosophique de la semaine : Y a plus d'saisons, ma bonne dame.

...qui créait une atmosphère particulière
 
Je me taperais bien : Un bon cupcake comme ceux que Valvita m'a offerts lundi. Ou alors une mousse au chocolat.

J’ai été raisonnable : Pas tellement. Je m'étais dit que je n'allais pas reprendre de bouquins dans des boîtes à livres, ni en emprunter à la bibliothèque tant que je n'avais pas lu ceux que j'ai chez moi... Eh bien hier, j'en ai emprunté deux, et pris trois dans une boîte (ou même quatre, je ne sais plus). Mais comme je lis beaucoup, ces derniers temps, on va dire que ce n'est pas grave !

Les enfants marchaient loin devant, en parlant de leurs jeux vidéo

Cette semaine pour la première fois j’ai : Je me suis installée dans un petit coin lecture de la bibliothèque (un matelas et des coussins dans un genre de petite alcôve), et... je me suis carrément endormie.

C’est bien la dernière fois que je : Que j'oublie mon portemonnaie le jour où je vais au marché ! Heureusement que ma sœur tient un magasin en ville et a pu me dépanner.

Je me suis rendue compte qu'ils avaient grandi. Ils ne se sont pas plaints une seule fois
 
L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Une interview de Mike Horn, à propos de l'expédition au pôle Nord lors de laquelle il a bien failli perdre la vie. Je ne sais pas si le magazine était très récent ou pas, je l'ai lu dans la salle d'attente chez la psy.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Être toute nue dans un sauna, une agréable odeur de pin flottant dans l'air, ma transpiration ruisselant sur mon corps, et rien d'autre à faire que profiter de l'instant et me reposer.

jeudi 7 novembre 2019

La roue tourne

Dimanche soir, ma maman nous a invitées, mes sœurs et moi, à aller manger au restaurant. C'était un restaurant assez chic et raffiné, tenu par une très bonne copine de ma petite sœur. On avait donc une table VIP (nous a-t-on dit) et le service a été évidemment très sympa.


Jour de pluie dans la forêt

J'avais très faim en arrivant, et heureusement, parce qu'on a eu droit à toutes sortes de petites choses qu'on n'avait même pas commandées, incluant de délicieux amuse-bouches, du potage, un "pré-dessert" (vous connaissiez ce concept, vous ?) et des petites mignardises. Ça, plus l'entrée, le plat plus que généreux et le dessert - autant dire qu'on est sorties de là repues.

Jour de pluie dans la forêt

Mais surtout, surtout, on a passé toute la soirée à rigoler comme des baleines pour tout et pour rien - j'ai même failli m'étouffer vers la fin, tellement j'étais prise dans une crise de fou-rire. Au passage, je leur ai annoncé que j'avais commencé à prendre des antidépresseurs pour qu'elles ne l'apprennent pas sur mon blog, en leur précisant qu'elles ne devaient pas trop s'inquiéter du billet déprimant qui allait paraitre le lendemain, parce qu'il avait été écrit quelques jours plus tôt. Elles m'ont encouragée et soutenue - j'ai vraiment une famille en or.

Rayon de soleil, un jour de pluie

J'ai ri aussi avec mes enfants, l'autre soir, à l'heure du coucher. On a ri et on s'est fait des câlins, c'était un moment tout doux, sans débordements. Après les cris, ça fait du bien. J'ai l'impression que les choses s'améliorent, mais comme je suis une habituée de la roue qui tourne (on est en haut, puis on redescend tout en bas), je ne sais pas si ça va durer.

lundi 26 novembre 2018

Matinée cinéma

Imaginez une salle de cinéma. Sur l'écran, plusieurs courts métrages d'animation. Dans la salle, des tas de gamins tout petits, 4 ans, 6 ans, 7 ans, et même des bébés dans les bras de leurs parents.

Mes enfants ont beaucoup apprécié tous ces petits films, tous sur le thème de la maison, de l'habitation. Nous aussi d'ailleurs. C'était aussi sympa d'être dans ce cinéma rempli d'enfants. On entendait de temps en temps une question - "Pourquoi elle a fait ça, la dame ?" - mais pas un cri, pas un pleur, le petit public était captivé.




Mon mari et moi avons tous deux préféré le court métrage Outdoors. Une petite fille en patins à roulettes cherche une grand-mère qui elle-même cherche son oiseau qui s'est envolé... Le tout dans les rues de New York, entre les grattes-ciels immenses et au milieu des taxis jaunes. Très joli, très poétique. Quant aux enfants, ils ont tous deux adoré Le Pingouin, qui reprend la chanson du pingouin qui avait trop froid sur sa banquise et s'en va vivre sous les tropiques.

Après la séance, les enfants pouvaient faire un petit collage pour fabriquer une maison en papier. Ils s'en sont donné à cœur joie avec leur tube de colle et leurs crayons... Comme d'habitude, très concentrés sur leur tâche.



Une jolie matinée en famille... qui n'a pas empêché les cris de revenir, plus tard. Mais chut, ceci est une autre histoire.

jeudi 15 janvier 2015

Ce que m'évoque l'océan

On est dimanche, et la plage est bondée. Des enfants jouent dans l'eau ou creusent des trous dans le sable dans un gai brouhaha. Un soleil de plomb brûle au-dessus de nos têtes, si bien que la plupart des adultes se sont réfugiés à l'ombre des hauts filaos. Certains ont installé des tentes, d'autres de simples bâches entre les arbres et des couvertures sur le sol. Dans l'air, flotte un alléchant parfum de grillades : poulet, poisson, agneau, on ne se prive de rien. On vient à peine d'entamer les gajaks, de boire son premier verre de coca ou sa première bouteille de bière.

Soudain, un homme commence à frapper un rythme de séga sur un djembé ou une ravanne et entonne un air, repris par le groupe. Certains et certaines se laissent aller à quelques déhanchés. On ira se baigner tout à l'heure, quand il fera un peu moins chaud. On a le temps, on est bien. La vie est douce, le travail ne reprendra que demain - la pollution, les embouteillages sont loin, très loin. Le bus qui nous a amené là en famille (élargie) ne viendra nous rechercher qu'une fois le soir venu, et le trajet du retour sera encore l'occasion de chants et de rires.

Il y a trois ans, nous étions sur cette plage de Flic-en-Flac, avec la famille, les cousins, les cousines, les oncles, les tantes, la marmaille. Le soleil, la chaleur et le sable semblent loin maintenant, mais quand je pense à l'océan, c'est ça que je revois : l'Ile Maurice, la famille, le séga, le repas interminable, la joie, beaucoup de joie.

Plage de Flic-en-Flac, Ile Maurice, avec beaucoup de monde
A nou al lamer (cliquez pour voir en plus grand)

"Qu'évoque pour vous l'océan ?", c'était le thème de la photo du mois, publiée tous les quinze du mois à midi pile, heure de Paris. Je me réjouis de voir ce qu'évoque l'océan pour les autres participants.


Xoliv', DelphineF, Tuxana, Blogoth67, Luckasetmoi, A'icha, Eurydice, Agnès, Thalie, Angélique, Chat bleu, La Fille de l'Air, Brindille, Krn, Nicky, Mamysoren, Voyager en photo, Pilisi, Loulou, Milla la galerie, Sandrine, Laulinea, Dr. CaSo, Testinaute, Yvette la Chouette, Calamonique, Jülide-Trognon de pomme, Marmotte, BiGBuGS, Cricriyom from Paris, Bestofava, Claire's Blog, Eva INside-EXpat, Destination Montréal, Memories from anywhere, A chaque jour sa photo, KK-huète En Bretannie, Photo Tuto, Guillaume, CetO, Morgane Byloos Photography, Pixeline, Céline, Gizeh, El Padawan, Les bonheurs d'Anne & Alex, Tambour Major, MauriceMonAmour, Champagne, Laurent Nicolas, Sylvie, Frédéric, Arwen, Amy, Homeos-tasie, François le Niçois, Renepaulhenry, Josiane, Rythme Indigo, Tofashionandbeyond, Maria Graphia, Utopique-Lily, Lavandine83, Isa ToutSimplement, Blue Edel, Mimireliton, Tataflo, Autour de Cia, Julia, CécileP, Nanouk, Woocares, Christophe, Galéa, Mahlyn, Wolverine, Estelle, Lavandine, Ava, Agrippine, magda627, Isa de fromSide2Side, Alexinparis, Philae, Salon de Thé, Josette, Agathe, Lau* des montagnes, Cara, Marie, Isaquarel, Dame Skarlette, Gilsoub, Lyonelk, princesse Emalia, MissCarole, MyLittleRoad, Marion, Vanilla, Chloé, Akaieric, Iris, Giselle 43, Zaza, Alban, Laurie, Aude, Fanfan Raccoon, Cocazzz, Céline in Paris

jeudi 17 juillet 2014

Bébé de juin

Un bébé de juin, né en Suisse, c'est un bébé d'été ! Et même si l'été de mon Tout-Petit est nettement moins chaud que celui de son grand-frère (fin février, à Maurice, on approche déjà de la fin de l'été, mais il fait encore une bonne trentaine de degrés), il aura quand même eu la chance de sentir le soleil sur sa peau dès ses premières semaines... (d'ailleurs, j'appréhende un peu les mois frisquets qui viendront par la suite... je n'ai jamais eu de bébé en hiver !)

J'aime l'amener dehors sur la terrasse, le matin, l'après-midi, pour le bercer à l'air libre. Ça le calme, il semble aimer sentir le vent sur ses joues, dans ses cheveux, sur ses petites mains. Il s'est déjà endormi plusieurs fois dans mes bras, dans le jardin... Encore ce matin, je me suis assise sur la balançoire pour le bercer doucement. Finalement, on profite presque plus d'être à l'extérieur que quand on était à Maurice et que le Bibou était tout petit, puisqu'on n'avait pas de jardin et que c'était plutôt compliqué de prendre le bus jusqu'à la plage...)

Bébé de juin s'éclate au grand air

Et quand on en a l'occasion, on file à la piscine ou au bord du lac. Et pendant que le Bibou patauge avec son papa ou sa Mamie-Ange, le minus profite de l'ombre des arbres avec maman. La belle vie, quoi !

vendredi 11 juillet 2014

La vie de famille (élargie)

En ce moment, on est un peu comme ces familles qui dans d'autres pays ou d'autres cultures, vivent réunies sous le même toit. Mes deux sœurs, qui étudient toutes les deux tout près d'ici, vivent toujours sous le toit familial (après un petit détour par l'Amérique centrale pour l'une, qui s'apprête d'ailleurs à y repartir). Nous, nous sommes là en attendant d'avoir mis un peu de sous de côté, avec nos désormais deux bouts de chou - et je ne sais pas comment nous aurions fait sans mes parents, ils nous ont beaucoup, beaucoup aidés.

Le Bibou cuisine avec sa Mamie-Ange

Pour les enfants, c'est vraiment le paradis. Il y a (presque) toujours quelqu'un pour jouer avec le Bibou, faire un puzzle avec lui, lui lire une histoire. Quand le Tout-Petit pleure, il y a de fortes chances pour qu'une de ses taties le prenne dans les bras et le berce. Pour les parents aussi, c'est plutôt agréable - on trouve souvent une bonne âme d'accord de changer une couche, d'habiller le grand pendant que je donne à téter au petit, de faire la baby-sitter pendant que je fais la sieste avec le tout mini.

Le Tout-Petit sur les genoux de sa tatie

Pourtant parfois, j'en ai assez de cette situation... De cette impression de ne pas être en contrôle de ma vie. De devoir constamment compter sur quelqu'un d'autre. Je me sens parfois comme retombée en enfance (ou du moins, en adolescence), à laisser ma maman cuisiner pour nous, faire la lessive... Cette langueur qui m'assaille et me pousse à trainer plutôt que de me prendre en mains. Et puis il y a cette petite voix qui me dit que peut-être, j'aurais dû faire d'autres choix... D'autres études peut-être, quelque chose de plus appliqué, faire un master au lieu de m'arrêter avant. (J'ai en projet de reprendre, de continuer, de faire quelque chose, mais quand ?)

Dans les bras de sa deuxième tatie

Au fond, je ne regrette rien. Ce n'est pas vraiment mon genre, et puis ça ne sert pas à grand-chose. Le passé est ce qu'il est, et la seule chose sur lequel on ait quelque pouvoir, c'est l'avenir ! Et je suis très, mais alors très, très heureuse d'avoir eu mes deux bouts de chou. Je suis ravie d'être encore plus jeune que beaucoup de mamans de nouveaux-nés que je vois autour de moi - pas parce que j'ai peur de vieillir, je n'en ai justement aucune peur parce que j'ai déjà l'impression d'avoir fait quelque chose. Et quand on me demande en me voyant avec mon tout-petit si c'est mon premier enfant, je suis très fière de dire que non, et de préciser que mon grand a déjà plus de trois ans.

Alors, je croise les doigts, prends mon mal en patience, tente de profiter de tous les avantages que m'offre le présent... tout en sachant que tout cela n'est que provisoire, et que tout ne peut qu'aller en s'améliorant !

lundi 3 mars 2014

Deux semaines et demi

Canards et mouettes sur le lac

Voilà déjà un peu plus de deux semaines que nous sommes en Suisse. Enfin, quand je dis "nous", c'est le Bibou et moi. Le papa est encore à Maurice... les démarches pour le visa prenant du temps. Fichu visa.

Le Bibou a troqué son short contre un bonnet et un gros manteau

C'est étrange de se retrouver ici, dans cet endroit que je connais si bien mais dont j'ai perdu l'habitude depuis si longtemps. On se réhabitue vite au climat, à mettre de gros manteaux pour sortir et des pulls à l'intérieur de la maison. Il faut par contre réapprivoiser les gens les leur manière de faire... j'en reparlerai sans doute.

Mouettes en plein vol...

Par contre, c'est un réel bonheur de se retrouver dans ma famille (qui a quelque peu grandi depuis que je l'ai quittée !). Mes sœurs sont toujours pareilles à elles-mêmes, marrantes et complices (y compris avec moi), toujours prêtes à s'occuper du Bibou. A 24 et 20 ans, elles habitent toujours chez nos parents, et y ont même amené chacune leur copain. Ça nous fait donc une grande famille de 8 où heureusement tout le monde s'entend très bien. Il ne manque plus que le neuvième membre... que j'ai hâte, mais vraiment, vraiment hâte de voir arriver.

Lancer du pain aux canards, quel bonheur !

Ah, et pendant que j'y pense, il se pourrait bien qu'un dixième pointe bientôt le bout de son nez... Si on en croit mon ventre qui s'arrondit et pousse de jour en jour, cela pourrait bien être pour le début du mois de juin :)