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samedi 28 décembre 2013

La crèche, c'est fini !

Ce mardi, le Bibou a passé sa toute dernière matinée à la crèche. Celle-ci est fermée pour les fêtes, et en janvier, il sera gardé par son papa ou sa mamie. La crèche, c'est donc fini !

En guise de remerciement pour les miss du Bibou, nous avons fait de petites cartes de vœux. J'ai demandé au Bibou de faire un petit dessin sur un joli bout de papier, l'ai assemblé à un autre morceau coloré, collé le tout sur du papier épais... et le tour était joué.

Le Bibou a bien voulu mettre de la couleur pour la première, mais n'a voulu que du vert pour les suivantes !

Je ressens un sentiment bizarre à chaque fois qu'une page comme cela se tourne... J'ai hâte de partir, hâte de retourner en Suisse, mais c'est étrange de se dire qu'on n'amènera plus le Bibou à cette crèche à deux pas de chez nous... Que bientôt, on n'habitera même plus cet appartement... Puis qu'on prendra l'avion pour une destination si lointaine, cette fois-ci sans retour.

samedi 9 novembre 2013

Le Divali des tout petits

Voilà dix minutes que j'ai ouvert la page de l'éditeur du blog et que je ne trouve pas d'attaque convenable pour mon billet. Tant pis, on fera sans.

J'ai été peu bavarde ces derniers temps... De la fatigue et un manque de motivation en sont la cause. Pourtant, depuis la fin du mois d'octobre, j'ai énormément de choses à raconter - et de belles photos à vous montrer.

Hier, nous étions invités au petit spectacle de fin d'année à la crèche du Bibou. Sur le thème de Divali - la fête des lumières - les minus et leurs miss présentaient quelques petites « chorégraphies ». A deux ans et demi, autant vous dire que la plupart ne dansait pas vraiment. Il y en avait deux ou trois qui suivaient avec entrain les gestes de leurs éducatrices, mais le Bibou, lui, n'a pour ainsi dire pas bougé du tout.


Il a gardé tout du long sa mine renfrognée. Je crois qu'il n'a pas bien compris ce qu'il faisaient là et pourquoi tous ces gens étaient là à le regarder.


Mais tout ça, ça ne fait rien. Mon fils, c'était évidemment le plus beau et le plus mignon, dans son joli kurta. En toute objectivité, bien sûr... :p


dimanche 2 juin 2013

Bonne fête... en retard !

La fête des mères, c'était dimanche dernier, mais comme je ne suis pas très rapide, ce n'est qu'aujourd'hui que je poste mon billet pour en parler (pourtant écrit le jour même ;)

Et alors que la plupart des bloggeuses que je suis ont choisi, de manière très généreuse, de dédier leur mot du 26 mai à leur petite maman, je serai plus égoïste et vous parlerai de moi... et de mon Bibou !

Il faut dire que le Bibou m'a fait un joli cadeau pour la fête des mères : il m'a chanté une petite chanson apprise à la crèche.


Sur l'air de Frère Jacques, elle est toute gentillette. J'ai craqué sur sa petite choré !

Bonne fête maman, Bonne fête maman
'iens ici ! 'iens ici !
Pour que je t'embrasse, pour que je t'embrasse
Crès crès fort, crès crès fort.

C'est la toute première fois qu'il me chante une chanson pour la fête des mamans. J'en suis toute retournée !

Il y a deux ans, c'était la première fois de ma vie que la fête des mères s'adressait aussi... à moi ! Ça m'avait fait tout bizarre, je m'étais sentie importante... C'est que ça fait bizarre au début, de se dire qu'on est maman. Même si on a les quelques mois de la grossesse pour s'y habituer, ça prend quand même un peu de temps.

Fleurs de papier, bricolage d'enfant fête des mères
Les bricolages que le Bibou m'a offerts

Au début d'ailleurs, je n'arrivais pas à dire "mon fils" en parlant de mon petit. Je disais toujours "mon bébé". J'avais de la peine aussi à parler de lui en l'appelant par son prénom ! Ça me paraissait tout neuf, tout bizarre, c'était une situation très étrange. Je n'avais pas encore apprivoisé ce petit nom, qui pourtant lui va si bien, lui est si bien allé depuis le premier jour.

Plus de deux ans plus tard, je me suis bien habituée à mon nouveau statut. C'est plutôt chouette d'être maman ! Mon petit bonhomme a grandi, et j'ai adoré chaque étape de sa vie. Vraiment. Certaines personnes, au fil du temps, m'ont fait part de leur opinion, voire m'ont mise en garde sur telle ou telle chose, du genre : "Tu verras, quand il commencera à marcher, ce sera le début des problèmes !"

Mais non, au contraire. Chaque nouvelle étape, chaque chose qu'il apprenait, me mettait en joie. Je n'ai jamais non plus été trop impatiente qu'il passe au stade d'après, sauf peut-être pendant les longues minutes où j'avais un minuscule nourrisson qui hurlait dans mes bras sans que je ne puisse rien y faire, et où je rêvais qu'il apprenne vite à parler pour qu'il puisse me dire ce qu'il avait...

J'ai été hyper émue la première fois qu'il a articulé quelques syllabes. J'étais toute excitée le jour où on lui a donné sa première purée. J'ai trouvé super de le voir apprendre à ramper, puis à marcher à quatre pattes. Quand il a enfin tenu debout, ça a été le pied ! Et de le voir apprendre à parler, d'abord mot par mot, puis phrase par phrase, ça a été merveilleux.

Fleurs de papier, bricolage d'enfant
Fleurs de papier

Le Bibou est parfois câlin, parfois ronchon, parfois extrêmement saoulant. Des fois, il vient me faire des bisous, des "gâtés" ("calin" en créole), il me serre fort dans les bras. D'autres fois, il dit "non" à tout, refuse de venir quand je l'appelle, se précipite là où je lui dis de ne pas aller. Mais c'est mon petit garçon d'amour, et je suis très, mais alors très très très heureuse d'être sa maman ! J'ai hâte de voir toutes les surprises qu'il me réserve encore...

Avec un peu (beaucoup ?) de retard, je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, et spécialement à la mienne (même si en Suisse, la fête avait lieu il y a encore plus longtemps, il y a trois semaines).

mardi 30 octobre 2012

Sur le chemin de l'école

Tous les matins, j'emmène mon petit garçon à pied à la crèche. Quand il était plus petit, on le mettait dans sa poussette, mais à présent, je préfère le faire se dépenser un peu. Il faut dire que le parcours est plutôt acrobatique, quand on mesure 80 cm !

On part généralement sous l’œil de notre voisine, une dame âgée qui aime se mettre à sa fenêtre et observer la rue. Celle-ci crie à mon Bibou : "Trappe lamé to mama ! Dégazé, avancé !" ("Attrape la main de ta maman ! Dépêche-toi, avance !"). Puis elle lui dit "Bye bye !" et généralement, le Bibou s'en fiche royalement.

Le parcours est ensuite semé d'embuches. Il y a les mangues pas encore vraiment mûres qui sont tombées par terre et qu'on a très envie de ramasser. Le caniveau dans lequel il vaut mieux faire attention de ne pas tomber. Ici, un tas de cailloux et de morceaux de carrelage cassés qui encombre le trottoir. Là, quelques marches qu'il faut monter, puis redescendre de l'autre côté. Ça, le Bibou aime !


Plus loin, le trottoir est en piteux état. Les pavés de celui-ci, de belles pierres noires, en place depuis l'époque française, si je ne m'abuse, ont apparemment fait de l’œil à certains, qui n'ont pas hésité à les déchausser, une nuit, comme ça. Pour en faire un mur peut-être, ou je ne sais quoi.

Maurice, le pays où on vole même les trottoirs...


Dans cette rue, les murs des terrains à l'abandon sont peints en bleu-blanc-rouge, vestiges des élections législatives de 2010, ou l'Alliance du Cœur affrontait l'Alliance de l'Avenir - formée du Parti Travailliste, dont l'emblème est rouge, du Mouvement Socialiste Mauricien ou MSM, le parti orange et blanc, et du PMSD, dont la couleur est le bleu.


On arrive enfin à la crèche, parfois avec une coquille d'escargot ou un bout de bois dans la main. Là, le Bibou fait comme toujours le timide avant d'entrer dans la salle où l'attendent ses petits camarades : Il avance, puis recule, essaie de s'enfuir, je le rattrape par la main... Jusqu'à-ce que sa miss ne le prenne.

En fin d'après-midi, le trajet du retour se fait avec super-papa ! Qui sait, peut-être viendra-t-il un jour raconter ici comment ça se passe.

mardi 18 septembre 2012

Pédagogie, pédagogie

Depuis le début du mois de septembre, le Bibou a changé de section à la crèche. Il n'est maintenant plus avec les bébés (il était temps !) mais avec les "grands" de 2 ans. Il apprend à s'assoir à une table pour jouer à des jeux de construction ou faire des dessins, bref, il a enfin des activités variées.

Le hic, c'est que tous les jours, ils le font aussi... regarder la télé ! Et ça, on trouve ça vraiment aberrant. Habituer un enfant de 18 mois à s'assoir sans bouger devant un petit écran, c'est tout à fait ridicule. Apparemment, ça semble malheureusement être comme ça dans la plupart des crèches. A partir de janvier, nous avons décidé de le changer d'endroit ; il ira dans une crèche où il y a un jardin et où les enfants vont donc souvent jouer dehors, ce qui n'est pas le cas là où il est pour le moment (il reste dans une petite salle toute la journée). Mais là-bas aussi (et malgré le coût beaucoup plus élevé), il semblerait qu'ils aient cette (mauvaise) habitude...

Sinon, hier matin, une de ses miss m'a fait une démonstration de sa pédagogie hors du commun. Quand je suis allée le déposer, le Bibou a comme toujours refusé d'entrer tout de suite dans la salle. Il est vraiment drôle : il passe, tout content, par le bureau du directeur que l'on doit traverser, passe dans le couloir, tout fier, mais devant la salle où se trouvent ses miss et ses petits camarades, il hésite. Et hier, donc, une de ses miss, pour le faire entrer, lui a proposé... un biscuit ! Au moment où il allait le prendre, elle a dit : "Entre d'abord !".
Ah, c'est donc ça, la pédagogie qu'on utilise dans les crèches, maintenant ?

lundi 7 mai 2012

Petits pains au lait, pas de biscuit, s'il vous plaît !

Hier soir, prise d'une subite envie de me servir un peu de mes mains, j'ai décidé de faire du pain. Pas n'importe quel pain : du pain au lait pour mon bout d'chou. Le but de l'opération, c'était de lui donner cela pour la crèche, au lieu du traditionnel biscuit que les miss nous demandent d'apporter.

Je ne suis pas très douée en cuisine, ni en pâtisserie, mais il faut avouer que le pain, ça n'a rien de sorcier. De la farine, de la levure, un œuf, du lait, un peu de sucre, un peu de sel; on mélange le tout, et le tour est joué. Ah, oui, et on n'oublie pas de lui donner une jolie forme, pour que le Bibou ait l'occasion de dire "totiiii !" quand il le verra.

La totiii, c'est pour le Bibou, les deux boules informes, pour les parents

Sortie du four, elle a l'air plutôt bonne, non ?

La tortue était énorme - oui, bon, l'apprentie boulangère que je suis avait oublié que ça gonfle autant -, mais j'étais très heureuse de la mettre dans le sac du Minus ce matin. Vous savez, la fierté qu'on ressent quand on a réussi à faire quelque chose, soi-même tout seul ? C'est sûrement le même sentiment qu'éprouve mon Bibou quand il réussit à placer une pièce de puzzle, et qu'il s'applaudit lui-même.

La tortue était énorme, et j'étais toute fière de moi, donc, mais - car il y a un mais - j'ai été un peu déçue par la suite des événements. Déjà, j'avais laissé le petit depuis quelques minutes à la crèche, quand je reçois un coup de fil : "Bonjour, c'est la crèche. Vous avez oublié votre pain dans le sac de votre Bibou". Glumpfff, je fais un gros effort pour rester polie, et lui explique que c'est bien pour lui. Nan, mais elle s'imagine quoi, que j'amène des petits pains en forme de tortue au travail comme repas de midi ?

Ensuite, ce soir, mon chéri me raconte ce que lui ont dit les miss quand il est allé récupérer le Minus. "Il n'a pas tout mangé. On ne lui a donné que les deux boules des 'pattes'." J'aurais compris qu'il n'ait pas tout mangé, la tortue était vraiment grosse, mais le "détail" qui m'a vraiment énervée, c'est qu'au moment même où elle disait cela, le Minus avait dans la main... un biscuit !