En ce moment, on est un peu comme ces
familles qui dans d'autres pays ou d'autres cultures, vivent réunies sous le même toit. Mes deux sœurs, qui étudient toutes les deux tout près d'ici, vivent toujours
sous le toit familial (après un petit détour par l'Amérique centrale pour l'une, qui s'apprête d'ailleurs à y repartir). Nous, nous sommes là
en attendant d'avoir mis un peu de sous de côté, avec nos désormais
deux bouts de chou - et je ne sais pas comment nous aurions fait sans mes parents, ils nous ont beaucoup,
beaucoup aidés.
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| Le Bibou cuisine avec sa Mamie-Ange |
Pour les enfants, c'est vraiment le
paradis. Il y a (presque) toujours quelqu'un pour
jouer avec le Bibou, faire un puzzle avec lui, lui lire une histoire. Quand le Tout-Petit
pleure, il y a de fortes chances pour qu'une de ses taties le prenne dans les bras et le
berce. Pour les parents aussi, c'est plutôt
agréable - on trouve souvent une bonne âme d'accord de changer une couche, d'habiller le
grand pendant que je donne à téter au
petit, de faire la baby-sitter pendant que je fais la sieste avec le tout mini.
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| Le Tout-Petit sur les genoux de sa tatie |
Pourtant parfois, j'en ai
assez de cette situation... De cette impression de
ne pas être en contrôle de ma vie. De devoir constamment compter sur quelqu'un d'autre. Je me sens parfois comme retombée en enfance (ou du moins,
en adolescence), à laisser ma maman cuisiner pour nous, faire la lessive... Cette
langueur qui m'assaille et me pousse à trainer plutôt que de me prendre en mains. Et puis il y a cette petite voix qui me dit que peut-être, j'aurais dû faire
d'autres choix... D'autres études peut-être, quelque chose de
plus appliqué, faire un master au lieu de m'arrêter avant. (J'ai en projet de reprendre, de continuer, de faire quelque chose, mais quand ?)
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| Dans les bras de sa deuxième tatie |
Au fond, je ne regrette
rien. Ce n'est pas vraiment mon genre, et puis ça ne sert pas à grand-chose. Le passé est ce qu'il est, et la seule chose sur lequel on ait quelque pouvoir, c'est
l'avenir ! Et je suis très, mais alors très,
très heureuse d'avoir eu mes deux bouts de chou. Je suis ravie d'être encore
plus jeune que beaucoup de mamans de nouveaux-nés que je vois autour de moi - pas parce que j'ai peur de vieillir, je n'en ai justement aucune peur parce que j'ai déjà l'impression d'avoir fait quelque chose. Et quand on me demande en me voyant avec mon tout-petit si c'est mon
premier enfant, je suis très fière de dire que non, et de préciser que mon grand a déjà plus de
trois ans.
Alors, je
croise les doigts, prends mon mal en patience, tente de
profiter de tous les avantages que m'offre le présent... tout en sachant que tout cela n'est que provisoire, et que tout ne peut qu'aller en
s'améliorant !