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mercredi 8 juillet 2020

Là-haut sur la montagne

On a commencé à faire quelques projets pour ces vacances d'été - il était temps, elles ont déjà commencé.

Un petit chalet est réservé pour deux semaines : il est perdu dans la montagne, n'a pour eau courante que celle de la fontaine, les toilettes sont dans une petite cabane à l'extérieur.

J'ai hâte, vraiment hâte.


On n'emportera ni téléphone portable, ni tablette, ni Switch. Nos activités, ce sera de se balader, de faire des barrages avec des pierres dans les torrents, d'attraper des sauterelles, d'écouter les cloches des vaches. Avec un peu de chance, il y aura des buissons de myrtilles, pas loin.

Quand on sera fatigué, on fera des jeux de société. Le soir, je lirai une BD aux enfants. Ça a l'air idyllique, n'est-ce pas ? J'espère que la réalité se rapprochera de l'idée que je m'en fais, qu'on réussira à laisser les cris et les frustrations à la maison.

Je n'y resterai que la moitié du temps, normalement. La deuxième semaine, je la passerai seule à la maison, pour avoir le temps de travailler. Mon mémoire n'est toujours pas fini, il avance mais je n'en vois toujours pas le bout. Il faudrait que je le rende en septembre...


Je n'aime pas trop cette situation : je sais que je dois avancer mon mémoire, mais j'aimerais (et je crois que je dois) aussi passer du temps avec mes enfants. C'est difficile de partager son temps de manière adéquate, parce c'est difficile d'estimer combien de temps il me faut pour mon master, parce que je ne sais jamais vraiment si le temps que j'y consacre sera vraiment productif, parce que les jours de beau temps donnent envie de sortir... Je me retrouve donc toujours tiraillée entre deux devoirs, celui de travailler et celui de m'occuper de mes garçons.

Si j'avais terminé mon mémoire - au mois de janvier, je m'étais laissée aller à rêver que ça serait le cas - je pourrais me consacrer pleinement à mes enfants, sans arrière-pensée, sans culpabiliser. Si je n'avais pas d'enfants (ou s'ils étaient en camp, en vacances chez leurs grands-parents...) je pourrais me consacrer à mon mémoire - il « suffirait » de résister à l'appel de l'extérieur, des livres, d'internet... D'accord, pas si facile. Le mieux aurait été d'avoir déjà terminé ce fichu mémoire, mais ce n'est pas le cas.


Alors, je vais faire mon maximum. Travailler du mieux que je peux, comme je l'ai fait aujourd'hui. Réserver des moments pour mes enfants, d'autres pour me balader en forêt, profiter du soleil, d'autres encore pour aller voir mes amies. Traverser l'été du mieux possible, et... on verra bien ce qui se passe après.


samedi 23 mai 2020

J'ai fait le test du covid.... et il était négatif

- Aaarrghhaallghhl !

C'est à peu près le son que j'ai produit quand le grand type, au demeurant très sympathique, m'a enfoncé l'écouvillon très très loin au fond de ma narine droite. Celui du fond de la gorge passe tout seul, en comparaison.

- Heu... On ne peut pas se baser sur ses résultats pour savoir si je l'ai ou pas ? a lancé mon mari en plaisantant. Enfin, en plaisantant à moitié, car il n'a pas, mais alors pas du tout aimé l'expérience.

- Je vous inviterai pas à mon anniversaire ! a-t-il grommelé une fois que ça a été fini. Le grand type, amusé, a ri.



Tout avait commencé deux ou trois jours plus tôt, lorsque j'avais dû prendre un paracétamol pour m'endormir à cause d'un gros mal de tête. Je ne suis pas vraiment sujette aux migraines, alors ce n'était pas tout à fait la routine habituelle - mais comme j'avais mes règles en même temps et que ça peut parfois arriver que ça me donne mal à la tête, je ne me suis pas trop inquiétée.

En même temps, ça faisait quelques jours que j'avais des vertiges (en me relevant trop vite, par exemple), et que je me sentais très fatiguée, un peu plus peut-être que d'habitude. J'avais mis tout ça sur le compte du stress, des mauvaises habitudes de coucher, mais quand j'ai commencé à grelotter sous l'effet de la fièvre et à avoir des douleurs aux articulations, le soir suivant, je me suis quand même posé des questions. Dans ma tête, il y avait deux possibilités : soit c'était le covid, ce qui paraissait assez peu probable, soit c'était la borréliose de Lyme, à cause des nombreuses morsures de tiques que j'aie eues ces dernières semaines suite à mes escapades en forêt.



Le médecin nous a demandé d'aller passer le test du covid (mon mari ne se sentait pas très bien non plus à ce moment, mais je dois vous avouer qu'il a une "légère" tendance à être un peu hypocondriaque), et nous a aussi prescrit une prise de sang pour la borréliose.

Après le test du covid, on devait rentrer se confiner chez nous - et ne pas sortir au moins avant d'avoir eu les résultats. C'est là qu'a commencé ma petite phase que j'appellerai parano-maniaque : lavages de mains, spray d'eau de Javel diluée sur les poignées de porte et les interrupteurs... D'un côté, je pensais bien qu'il ne s'agissait pas du covid (ça aurait été quand même étrange, étant donné que je n'étais presque pas sortie et que j'avais plutôt bien respecté les distances de sécurité, que mon mari n'avait finalement aucun symptôme et que notre canton n'était pas très touché...), et d'un autre, j'avais peur, si je l'avais, de contaminer mes enfants, d'avoir contaminé quelqu'un d'autre sans le savoir...



Deux jours après, les résultats sont arrivés : négatifs pour nous deux. J'étais à la fois soulagée et inquiète. La borréliose, ça ne m'enchantait guère non plus...

Le lendemain, c'était la prise de sang pour voir s'il pouvait s'agir de ça. Ça m'a laissé un immense bleu qui a mis plus d'une semaine à se résorber, mais à part ça, les résultats étaient négatifs aussi !

Ce que j'ai eu reste donc jusqu'à ce jour un mystère. Un autre virus, une bactérie ? Franchement, je n'en ai aucune idée... Mais heureusement, je vais de nouveau bien, tout le monde va bien, la vie à repris son cours. Le soleil est là, les fraises sont arrivées, les concombres et les tomates aussi. Je suis de nouveau motivée à travailler, et aussi à poster sur mon blog ! Il devrait donc enfin y avoir un peu plus régulièrement des articles.

Et vous, comment ça va ?

jeudi 17 janvier 2019

Yoga du matin

Il ne s'agit pas tout à fait d'une bonne résolution, parce que je n'ai pas vraiment l'habitude d'en prendre au début de l'année. Mais j'ai des périodes comme ça, où je suis sur une pente ascendante, pleine d'optimisme et où je me mets à prendre une ou plusieurs nouvelles bonnes habitudes.



La dernière fois, c'était en août l'année dernière, quand j'ai commencé à faire du sport et à manger plus de légumes, mais ça n'a pas duré très longtemps si j'en crois mes souvenirs de novembre et décembre : deux mois entiers passés à manger du chocolat (si si, je vous assure, c'est mon principal souvenir de cette période : les délicieux petits chocolats de Noël. Si vous êtes Suisse, vous savez sûrement de quoi je parle.)



Cette fois-ci, c'est le yoga. Le trois janvier, je me suis dit que j'allais essayer d'en faire tous les matins. Ça s'est imposé à moi comme une évidence, tombé de je ne sais où, peut-être bien du ciel au lieu de la neige qui n'est pas beaucoup montrée. J'ai subitement eu envie de faire de petites séances matinales, pour m'aider à me réveiller en douceur et pourquoi pas retrouver un peu de souplesse. Alors j'ai déroulé le tapis que je n'avais presque jamais utilisé, et je m'y suis mise.

Depuis, je n'ai raté que deux matins.



Au début, je trouvais chaque jour une nouvelle vidéo que j'essayais de suivre tant bien que mal. Plutôt mal que bien, à vrai dire. J'étais toute rouillée et je n'ai jamais été du matin. Et puis je tombais sur des vidéos d'enchaînements beaucoup trop durs pour moi, beaucoup trop rapides, pas du tout ce que je recherchais.



Un matin, j'essayais en vain d'enchaîner un chien tête en bas, jambe levée et une planche, avant de devoir me relever à toute allure pour saluer le soleil de mes bras levés puis de plonger aussitôt en cigogne - quand j'ai dit stop ! J'ai pris mon portable et j'ai rageusement tapé "yoga FACILE" dans la barre de recherche. J'ai cliqué sur le premier résultat qui s'appelait sobrement et très à-propos : "Yoga du matin". Et ma rage est retombée. J'avais trouvé exactement ce que je voulais. Un petit enchaînement facile pour se réveiller vraiment en douceur, respirer calmement et profondément, et s'étirer petit à petit.



La jeune femme qui présente est tellement douce, tellement positive, on a envie de l'écouter et de la suivre. Je fais maintenant cet enchaînement tous les matins. Je mets toujours la vidéo même si j'arriverais sûrement à le refaire par cœur, parce que j'aime bien écouter sa voix. J'enlève mes lunettes et je l'écoute, plus besoin de regarder.



En deux semaines, je me suis déjà beaucoup assouplie, et j'arrive maintenant à profiter des postures, du calme et de l'étirement que cela apporte, sans souffrir le martyr. J'adore ma petite séance quotidienne, c'est tellement bon de commencer la journée comme ça !





Ce matin, mes 15 minutes se sont transformées en une heure et demie à cause de ma petite séance de photos - pas si facile de se photographier soi-même avec un trépied. Pas si facile non plus pour moi de me voir en photo - je suis bien plus souvent derrière l'objectif que devant. Mais j'aime finalement bien le résultat, moi dans ces postures, même si ce n'est pas parfait et que je n'ai pas vraiment le corps des femmes qu'on voit d'habitude sur ce genre de photos !

J'ai aussi pris d'autres bonnes habitudes en ce début d'année, mais ce sera pour un autre article... et vous, alors ? Dites-moi tout en commentaires, je suis curieuse.

samedi 17 novembre 2018

Retour sur la toile ?

Ça fait bien longtemps que je n'avais plus posté. Avant le billet de la photo du mois, je veux dire. Mais là, je crois que j'aimerais tenter un retour sur la blogosphère.

 

Je n'ai plus rien posté, mais pas tout à fait rien écrit. Ces derniers mois, je me suis connectée peut-être quatre ou cinq fois ici, ai commencé la rédaction d'un article, avant de l'abandonner. Bien plus souvent encore, j'ai formulé des phrases dans ma tête, imaginé une introduction, trouvé un titre. Des bribes de billets, sur des choses que j'aurais aimer raconter plutôt que de les garder pour moi. Sans pour autant sauter le pas pour de vrai.


Aujourd'hui, je suis là et je vais essayer de revenir poster de temps en temps. Je ne suis pas encore sûre de la direction que cela va prendre - j'ai plein d'idées en tête et pas vraiment de ligne directrice - mais on verra bien. En tout cas, ça parlera de moi. De ce que j'aime, ou pas. Il y aura des photos bien sûr. J'espère que ça pourra vous intéresser !



Rendez-vous donc dans quelques jours pour le prochain article.

samedi 12 décembre 2015

Comment être fatiguée...

Comment réussir le coup de maître(sse) : se sentir fatigué(e) à 7 heures du mat' tout en étant allé(e) se coucher à 20 heures le soir d'avant ? Je vous livre la recette en quelques étapes faciles.

Ingrédients :

- Des enfants en bas âge
- Une addiction à l'ordinateur
- Un mari (respectivement, une femme) absent(e) pour une semaine

Préparation :

1) Allez vous coucher tard plusieurs soirs de suite à l'aide de l'ingrédient n°2.

2) Au 5 ou 6ème soir, tombez de sommeil juste après 20h (la vaisselle sale doit rester dans l'évier et la maison doit être en désordre, très important)

3) Réveillez-vous en sursaut plusieurs fois pendant vos premières heures de repos en étant persuadé(e) qu'il arrive quelque chose à vos enfants (alors que pour une fois, et pour le moment, ils dorment tous deux comme des loirs)

4) Faites-vous ensuite réveiller vers une heure du matin par votre grand qui a fait un mauvais rêve. Réconfortez-le, il devrait se rendormir facilement.

5) Faites-vous ensuite réveiller encore une fois, vers cinq heures, par votre petit qui... a fini sa nuit ? Hein ? En tout cas, réclame à téter, PUIS un biberon (oui, j'ai tendance à céder à mes gamins quand je ne tiens pas les yeux ouverts).

6) Rendormez-vous pour l'heure et quart restante et... tadaaam ! A 7 heures, vous serez (presque) aussi épuisé(e) que la veille au soir.

A déguster de préférence en compagnie de votre sœur qui vous donnera un coup de main pendant que vous choisissez de nouvelles lunettes, puis de votre meilleure copine qui occupera vos (ou au moins un des) petit(s) monstre(s) le temps de quelques parties d'un jeu de société.

Si vous testez la recette ou en essayez une variante, n'hésitez pas à me le raconter ;)



PS : Ah, et si vous jetez un œil à l'heure à laquelle ce billet a été publié, vous aurez la réponse à Comment être épuisé(e) le jour d'après également !

dimanche 15 novembre 2015

Mémoire

Quand j'étais petite, je savais voler. En promenade avec ma maman, je tenais la poussette de ma petite sœur d'une main et mes pieds décollaient du sol. Je flottais alors à un mètre du sol pendant quelques instants, de longs instants.

Une fois, j'ai même pu faire le tour de ma chambre en volant, m'approcher du plafond, tourbillonner, avant de me poser tout doucement.

Maintenant que j'ai grandi, je sais que ce n'est pas vrai. Mais pendant plusieurs années, ces souvenirs - c'étaient bel et bien des souvenirs ! - étaient profondément ancrés dans ma mémoire. A six ans, on ne m'en aurait pas fait démordre : quand j'avais quatre ans, je savais voler.

Ces souvenirs étaient probablement des rêves, qui dans mon esprit d'enfant faisaient partie de la réalité. De faux souvenirs.

Le fonctionnement de la mémoire est fabuleux. Étonnant. Fascinant. Une partie de ce qu'on a vécu, de ce qu'on est, est en fait ce que l'on croit être. Comme je le lisais dans un article du magazine de Science & Vie : Puisqu'il n'est pas possible de faire la distinction à coup sûr entre les vrais et les faux souvenirs, « il faut donc accepter l'idée qu'une part de ce qui fait notre identité, notre histoire vécue, est imaginaire... »

Mémoire, c'est le thème de la photo du mois de novembre. Voici donc mon image, mon fils en train de prendre son envol... qui sait ce qui lui restera en mémoire quand il sera plus grand !


Bibou volant

Pour analyser le contenu de la mémoire des autres participants... C'est par ici :

Un jour, une vie, Chat bleu, Testinaute, Chloé, Marie, DelphineF, E, Calamonique, Mon Album Photo, Tuxana, Alexinparis, Dom-Aufildesvues, Thalie, Carole en Australie, Danièle.B, Galéa, Cara, Dr. CaSo, MauriceMonAmour, Guillaume, Laulinea, Memories from anywhere, A'icha, Loulou, Julia, Brindille, Nicky, Sinuaisons, MyLittleRoad, Sous mon arbre, Homeos-tasie, Estelle, El Padawan, Kenza, Les bonheurs d'Anne & Alex, Koalisa, Julie, Lavandine, Christophe, CécileP, Pixeline, Lau* des montagnes, Visites et voyages, Aude, Alban, Krn, Nanouk, Xoliv', Tambour Major, Morgane Byloos Photography, Lyonelk, BiGBuGS, Josette, Rosa, Céline in Paris, N. Madiot, Pilisi, Milla la galerie, Eva INside-EXpat, La Fille de l'Air, Suki, Blogoth67, Renepaulhenry, Woocares, J'habite à Waterford, Rythme Indigo, Mimireliton, Luckasetmoi, Cricriyom from Paris, Les Filles du Web, Pat, Voyager en photo, Philae, François le Niçois, Philisine Cave, Les Bazos en Goguette, Autour de Cia, Laurent Nicolas, ratonreal, AF News, Champagne, Akaieric, Frédéric, Canaghanette, magda627, Noz & 'Lo, Gilsoub, Lavandine83, Chiffons and Co, Mamysoren, Dame Skarlette, KK-huète En Bretannie, Giselle 43

(PS: Une pensée pour ce qui s'est passé vendredi soir à Paris... Pour ce qui se passe ailleurs dans le monde aussi, d'ailleurs. Le monde est fou, et ça n'a pas l'air de vouloir cesser. J'ai de la chance, de vivre dans ma bulle...)

mercredi 14 janvier 2015

Sur le chemin du travail

Je disais il y a peu qu'un de mes objectifs pour cette année était de me trouver un "vrai" travail. C'est que pour le moment, je n'ai pour ainsi dire qu'un semblant d'emploi.

Attendre quelques minutes... que LE moment se produise. (Berne, Suisse)

Tous les lundis, je me rends dans notre charmante ville fédérale pour y donner un cours de français. Une fois par semaine, je suis donc absente de chez moi pendant plus de cinq heures pour donner une heure et demi de cours à une quarantaines de kilomètres de chez moi. Je redépense donc à peu près un tiers de ce que je gagne en billets de train ; autant dire que si je devais en plus faire garder mes enfants par quelqu'un d'autre que ma gentille et bénévole maman, ça ne vaudrait même pas la peine de me fatiguer. Si ce n'est pour grapiller un peu d'expérience, et pour profiter d'une matinée (presque) rien qu'à moi.

Au même instant, la façade du Palais fédéral s'illumine.


Le Palais a des airs de château fort...
C'est que tout le reste du temps, ou presque, je suis avec mes deux petites terreurs adorables garçons. Et même s'il arrive que le petit dorme et que le grand joue tranquillement, me laissant un peu de répit, ils ne sont jamais bien loin, et à n'importe quel moment, l'un peut se mettre à pleurer ou l'autre à brailler « Maman ! » comme si sa vie était en jeu (« Oui mon chéri, je viens jouer aux rails... faire rouler Thomas, ou Rosie ou qui tu veux »).

Palais fédéral et maison typique, Berne, Suisse.

Le lundi, j'ai donc ma matinée à moi. Dans le train, je peux lire, je peux rêver, regarder le paysage (en ce moment, de magnifiques paysages givrés, gris-verts, avant le lever du soleil) - ou revoir mes notes. Arrivée à destination, j'ai un peu de temps pour flâner avant le début du cours. J'ai testé à chaque fois un chemin différent pour me rendre dans l'entreprise où mon élève m'attend. À la recherche du trajet le plus court, mais aussi pour partir à la découverte de ruelles pittoresques, de maisons impressionnantes ou de détails étonnants.

Piste cyclable, Berne, Suisse

En ce moment, j'arrive là-bas juste à l'heure où le soleil se met à pointer au-dessus des Alpes, embrasant les bâtiments et faisant ressortir la fumée qui s'échappe des cheminées. Je suis ébahie à chaque fois.

Brins de gazon.
Cette semaine, je me suis enfin décidée à emmener mon appareil photo et ses trois objectifs (plutôt encombrants). Et je m'en suis donnée à cœur joie.

Cristaux sur une haie.
J'ai avancé lentement, je me suis arrêtée, j'ai cherché du regard tout ce qui pouvait m'intéresser, des monuments aux petits détails. La combinaison du givre déposé un peu partout et du soleil levant était juste incroyable. Et pas de poussette à trimballer ni de gamin à empêcher de se jeter sur la route. Le calme.

Saurez-vous deviner ce que l'on voit au premier plan ?
Au retour, la lumière avait perdu un peu de son enchantement, mais j'avais toujours du temps devant moi, alors j'ai continué.

Un peu d'amour...

Au bord de l'Aar.

Faune citadine.
En repassant devant le Palais fédéral, j'ai aperçu un attroupement et entendu le son de mégaphones.

Si vous regardez bien, vous apercevrez de drôles de créatures dans la foule...
Des orateurs étrangement déguisés s'exprimaient sur le recueil de signatures fructueux contre le percement d'un nouveau tunnel routier sous le Gothard.

Protégeons... les bouquetins ?
J'ai hésité à rester quelques minutes et à me joindre à la foule, alléchée par les tables couvertes de petits fours destinés à être dégustés une fois les discours terminés, mais j'avais quand même un train à prendre... alors j'ai passé mon chemin.

dimanche 4 janvier 2015

Puisqu'il paraît que c'est de saison...

Puisqu'il paraît que c'est de saison, je vous souhaite une bonne année !


Et puisqu'il paraît que c'est la période aussi, voilà....

...ce que j'ai fait en 2014 :

- Quitté l'Ile Maurice après 4 ans et demi de vie là-bas, pour retourner vivre en Suisse, mon pays natal.
- Donné naissance à mon deuxième enfant, mon Tout-Petit, un deuxième petit mec, dans la douceur d'une Maison de naissance.
- Fait l'acquisition de ma toute première voiture (d'occasion) avec mon mari, et (dans la foulée, ou presque) de ma deuxième voiture, suite à la panne de la première.
- A nouveau fêté Noël avec ma famille, proche et plus éloignée, mais ressenti le manque de la belle-famille loin là-bas.

...ce que je dois/vais/aimerais faire en 2015 :

- Trouver un vrai travail.
- Perdre un peu de poids (le "régime-Bibou" n'ayant pas fonctionné aussi bien cette fois-ci).
- Organiser un joli anniversaire pour mon grand en février, puis un autre pour mon Tout-Petit, en juin.
- Régler toutes mes dettes. Ou au moins une partie.
- Trouver un appartement, s'installer, enfin...
- Et pourquoi pas un voyage à l'Ile Maurice en décembre ? Ouais c'est ça, rêve toujours.

Réalisable ou pas ?

lundi 29 décembre 2014

Dors mon bébé, dors

L'autre jour, j'ai amené mon Tout-Petit à une séance de kinésiologie pour essayer de venir à bout de ses petits soucis de sommeil. Depuis quelque temps, il ne s'endormait plus tout seul et hurlait dès qu'on le déposait dans son berceau, parfois même AVANT qu'on ne l'y pose, comme si on lui faisait subir une atroce torture. Il se réveillait aussi toutes les nuits. Comme depuis sa naissance. Mais si il y a un mois ou deux, il ne se réveillait plus qu'une ou deux fois, depuis quelques semaines c'était passé à trois ou quatre fois (!!!) entre minuit et sept heures du mat'. L'enfer.

Mésange dans la neige
Une mésange, dans les rayons de soleil du matin...

Je l'ai donc, suivant le conseil de ma maman, emmené voir une kinésiologue. Si là vous vous dites : kinési-quoi ? vous avez à peu près la même réaction que moi. Mais la kiné en question étant une amie (que je n'avais plus vu depuis très longtemps), je savais que je pouvais lui faire confiance.

Mésange dans la neige
La neige s'est fait désirer cette année, mais elle s'est bien installée !

La séance a été plutôt agréable. La pièce sentait bon, la kiné était gentille (forcément, c'est ma copine ;), très délicate avec le petit. Elle a commencé par lui toucher le ventre et a dit avoir dénoué son intestin, puis lui a fait écouter des sons à l'aide de diapasons, chacun pour un organe différent.

Alors bon, j'ai un peu du mal à comprendre, à croire vraiment que ça marche. Mais n'empêche. N'empêche que dès l'après-midi, le Tout-Petit s'endormait tout seul dans son berceau pour la sieste. Alors que les jours d'avant, il se mettait dans un état pas possible à chaque fois et qu'on était obligé de le bercer ou de faire un tour en poussette pour qu'il se calme.

Mésange dans la neige
Je me demande toujours...

Aujourd'hui, plusieurs jours après, il s'est à nouveau endormi en deux minutes chrono, calmement. Le grand, je l'ai installé à une table avec un livre de coloriage, et il a dessiné tranquillement. Moi, j'ai eu le temps de faire un peu de ménage, puis de venir m'installer ici... Ça peut paraître banal, mais si j'avais lu ce récit il y a quelques semaines sur un autre blog, j'aurais été incroyablement jalouse !

Pinsons dans la neige
...comment font les oiseaux pour ne pas se geler les pattes.

Est-ce que c'est moi qui ai changé d'état d'esprit ? La période la plus difficile a coïncidé avec une période de gros stress pour moi, qui s'éloigne petit à petit. Ça a dû jouer.

Bon, par contre, il se réveille toujours trois fois par nuit. Ouais. Mais on y travaille. On y travaille. Peut-être que ma première nuit complète de sommeil depuis plus de six mois est pour bientôt. On y croit !

mercredi 10 décembre 2014

Comme un goût amer...

Pourquoi est-ce que juste au moment où on a l'impression que tout va enfin rentrer dans l'ordre, se stabiliser, survient un évènement qui nous donne l'impression d'un retour à la case départ ?

Nos soucis, je les ai peu étalés ici. Par pudeur, parce que beaucoup de monde que je connais dans la vraie vie lit mon blog, que je ne suis pas vraiment anonyme. Et puis parce que je ne veux pas passer mon temps à me plaindre alors qu'il y a des situations bien pire que la nôtre. Il n'empêche que déménager comme ça en n'emportant presque rien, retrouver du travail, redémarrer, repartir à zéro en somme, n'a pas été et n'est toujours pas si facile que j'ai pu le laisser paraître.

Je dis repartir à zéro, mais en réalité on a plutôt commencé dans les négatifs. On se fait aider, héberger. On emprunte. On reçoit. Heureusement, nous avons nos anges gardiens.

Et là, on devait enfin commencer à gagner plus que ce qu'on dépensait. On se voyait commencer à rembourser, à rendre la pareille, mais aussi à finalement obtenir notre indépendance. Quand un gros problème, une grosse dépense en imprévue, est venue éloigner tout ceci un peu plus. Comme si un fort courant nous avait tout à coup éloignés du rivage auquel on s'apprêtait à accoster.

Le pire, c'est ce sentiment qu'on a sans doute fait de mauvais choix, récemment ou dans un passé plus lointain. Pris de mauvaises décisions. Qu'on a raté quelque chose. Qu'il aurait suffi ou en tout cas fallu qu'on agisse différemment à certains moments de notre vie pour que tout soit différent, que tout soit plus facile.

Enfin. Tout pourrait être bien pire. On ne peut pas vraiment se plaindre. On va bien, on a un toit, on est bien entourés de personnes qui nous aiment et que l'on aime. Et on a l'espoir que tout sera bientôt plus facile. C'est déjà ça.

PS : Ce billet a été écrit il y a quelques jours. Maintenant je me sens déjà un peu mieux, même si les soucis sont toujours là, diffus...

lundi 3 novembre 2014

Maman comme moi

Tiens, cette fille là-bas, cheveux bouclés, me dit quelque chose... Ah, elle pousse une poussette ?

- A. ? C'est bien toi ? 

C'était bien elle.

- Tu as un bébé ?
- Une petite fille ! Toi aussi, à ce que je vois ?

Cela faisait des années qu'on ne s'était plus vues, et voilà que quand on se retrouve, nous découvrons que nos deux petits on juste deux semaines de différence.

Depuis, A. et moi, on se revoit régulièrement. Près d'une place de jeux pour que le Bibou puisse jouer pendant qu'on cause, nos bébés sur les genoux. Au bord du lac pour une petite balade, bébés dans la poussette et Bibou qui trottine. Ou même au café du centre commercial, quand il fait moche, les bébés avec nous et le Bibou... à la garderie.



Et quand on se rencontre, on parle bébés.

- Et ta petite, elle dort la nuit ?
- Oui, elle ne se réveille plus qu'une fois, tète cinq minutes et se rendort. Et sinon, le tien, il suce aussi ses doigts ? La mienne les a découvert il y a quelques jours, et depuis ils sont en permanence dans sa bouche.
- Le mien tète ses doigts, et il attrape aussi tout ce qui passe à sa portée pour le suçoter... A part ça, qu'est-ce qu'elle fait niveau caca, la tienne ? Parce que le mien, il n'a rien fait pendant deux semaines, et là depuis dimanche c'est trois fois par jour !

Vous voyez le genre. Des petits blablas de mamans. Et quand j'ai eu à laisser mon bébé toute une journée, c'est naturellement à elle que j'ai demandé conseil sur le tire-lait et compagnie.

Une ancienne amitié renouvelée... des points communs qui rapprochent... ça fait du bien !

dimanche 5 octobre 2014

Il y a cinq ans

Il y a cinq ans, j'arrivais à l'Ile Maurice après de longues heures de vol, fatiguée, mais heureuse de me retrouver dans les bras de mon homme. J'avais mis une vingtaine de kilos d'affaires dans ma valise et pris un aller simple, prête à changer radicalement de vie. Je venais de finir mes études et m'apprêtais à me marier à l'autre bout de la planète, puis à trouver du travail pour la première fois de ma vie...

Quand je revois mes premiers articles, je me rends compte que beaucoup de choses ont changé.


Mare Longue, Ile Maurice, décembre 2009


Le Landeron, Suisse, juillet 2014

Mes photos, d'abord, ont changé, se sont améliorées. J'aimais déjà beaucoup en faire, mais je n'avais aucune technique, et je ne m'y intéressais pas vraiment. Depuis, j'ai lu (et visionné) des dizaines de tutoriels sur des blogs photo (comme Photo Tuto ou Objectif Photographe), j'ai acheté un peu de matériel (j'ai maintenant un réflex et plus un bridge, un trépied, Lightroom). Et je pense que ça se voit, même si c'est encore loin d'être parfait (est-ce que ça peut l'être un jour, d'ailleurs ?)

Ma manière d'écrire a aussi évolué. A défaut d'avoir vraiment un style particulier, j'ai trouvé un style typographique, et je tente de respecter les règles de base de la rédaction sur internet... Dire qu'il fut une époque où je ne mettais même pas de titres à mes billets !

Caudan, Port-Louis, Ile Maurice, mai 2010

Canton de Neuchâtel, Suisse, août 2014

Et puis moi, j'ai changé. Mûri un peu, sans doute. Je suis devenue maman. J'ai soufflé quelques bougies. Est-ce que j'ai vieilli ? Non, pas vraiment, pas encore... même si certains événements de ma vie, certaines choses que j'ai vues, m'ont fait évoluer, devenir moins naïve peut-être, plus réfléchie, et paradoxalement davantage tournée vers l'avenir et un peu moins centrée sur le présent.

Et voilà que je ne vis même plus à l'Ile Maurice. La raison qui m'a poussée à commencer un blog (partager mes nouvelles expériences avec mes proches, intéresser des lecteurs inconnus à ma vie dans un lieu "exotique") n'existe plus. Je me suis posé la question à mon retour. Est-ce que j'allais encore trouver des choses à raconter, est-ce que des lecteurs seraient encore intéressés à me lire ?

J'ai la réponse à la première question, vous me donnerez celle à la deuxième.

mercredi 30 juillet 2014

Légèreté

Comme un sentiment de légèreté aujourd'hui, de bien-être, le sentiment d'être heureuse... Pour de petites choses, presque rien...

x Un rendez-vous avec la sage-femme pour voir que tout s'était bien remis en place après l'accouchement. Tout allait bien, tout va bien, j'étais contente de la revoir et de lui montrer mon Tout-petit qui avait bien sûr bien grandi depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu.

x Une visite guidée privée de l'exposition temporaire du musée d'ethnographie de la ville, par une amie qui a participé à sa réalisation... Vraiment vraiment top !

x Une rencontre inattendue à la gare, d'une amie du temps du lycée... avec une poussette ! Il se trouve que sa petite fille a juste une semaine de moins que mon Tout-Petit. C'était super de bavarder avec elle pendant le trajet en train.

x Un moment en pleine journée à partager avec mon homme, rentré à la maison entre deux rendez-vous...

Plein de petits bonheurs, qui, compilés, font beaucoup de bien.

vendredi 11 juillet 2014

La vie de famille (élargie)

En ce moment, on est un peu comme ces familles qui dans d'autres pays ou d'autres cultures, vivent réunies sous le même toit. Mes deux sœurs, qui étudient toutes les deux tout près d'ici, vivent toujours sous le toit familial (après un petit détour par l'Amérique centrale pour l'une, qui s'apprête d'ailleurs à y repartir). Nous, nous sommes là en attendant d'avoir mis un peu de sous de côté, avec nos désormais deux bouts de chou - et je ne sais pas comment nous aurions fait sans mes parents, ils nous ont beaucoup, beaucoup aidés.

Le Bibou cuisine avec sa Mamie-Ange

Pour les enfants, c'est vraiment le paradis. Il y a (presque) toujours quelqu'un pour jouer avec le Bibou, faire un puzzle avec lui, lui lire une histoire. Quand le Tout-Petit pleure, il y a de fortes chances pour qu'une de ses taties le prenne dans les bras et le berce. Pour les parents aussi, c'est plutôt agréable - on trouve souvent une bonne âme d'accord de changer une couche, d'habiller le grand pendant que je donne à téter au petit, de faire la baby-sitter pendant que je fais la sieste avec le tout mini.

Le Tout-Petit sur les genoux de sa tatie

Pourtant parfois, j'en ai assez de cette situation... De cette impression de ne pas être en contrôle de ma vie. De devoir constamment compter sur quelqu'un d'autre. Je me sens parfois comme retombée en enfance (ou du moins, en adolescence), à laisser ma maman cuisiner pour nous, faire la lessive... Cette langueur qui m'assaille et me pousse à trainer plutôt que de me prendre en mains. Et puis il y a cette petite voix qui me dit que peut-être, j'aurais dû faire d'autres choix... D'autres études peut-être, quelque chose de plus appliqué, faire un master au lieu de m'arrêter avant. (J'ai en projet de reprendre, de continuer, de faire quelque chose, mais quand ?)

Dans les bras de sa deuxième tatie

Au fond, je ne regrette rien. Ce n'est pas vraiment mon genre, et puis ça ne sert pas à grand-chose. Le passé est ce qu'il est, et la seule chose sur lequel on ait quelque pouvoir, c'est l'avenir ! Et je suis très, mais alors très, très heureuse d'avoir eu mes deux bouts de chou. Je suis ravie d'être encore plus jeune que beaucoup de mamans de nouveaux-nés que je vois autour de moi - pas parce que j'ai peur de vieillir, je n'en ai justement aucune peur parce que j'ai déjà l'impression d'avoir fait quelque chose. Et quand on me demande en me voyant avec mon tout-petit si c'est mon premier enfant, je suis très fière de dire que non, et de préciser que mon grand a déjà plus de trois ans.

Alors, je croise les doigts, prends mon mal en patience, tente de profiter de tous les avantages que m'offre le présent... tout en sachant que tout cela n'est que provisoire, et que tout ne peut qu'aller en s'améliorant !

lundi 12 mai 2014

Petits cadeaux de fête des mères

Après plus d'un mois d'absence... me revoici ! Il y a beaucoup à raconter, mais pour le moment, on va faire du facile et juste résumer le reste :

- Le papa du Bibou est enfin parmi nous. Ouf, ça faisait vraiment longtemps !

- Il est à la recherche d'un emploi, et ce n'est pas si facile... Quant à moi, j'ai un peu laissé tomber les recherches. Le bébé arrive dans moins d'un mois, et je compte jouer les femmes au foyer pendant quelque temps encore.

- Nous habitons toujours chez mes parents. Nous avons aménagé ma chambre d'enfant et de jeune fille de manière à nous contenir tous les trois, et bientôt tous les quatre. Heureusement, la  maison est grande et tout le monde s'entend bien.

- Je n'étais pas vraiment dans mes baskets ces derniers temps... d'où mon absence du blog, et le fait que j'aie même raté le rendez-vous de la photo du mois. Mille excuses à tous ceux qui sont passés par là et sont repartis déçus...

Sinon, en Suisse, nous avons fêté la fête des mères ce dimanche. L'occasion pour mes sœurs, mon père et moi de cuisiner pour ma maman et pour nous tous de passer de bons moments ensemble (à l'intérieur, pluie oblige...).

Quant au Bibou, il m'avait confectionné un magnifique petit cadeau au jardin d'enfants, je vous laisse admirer :

Cadeau de fête des mères

La boîte contient de petits chocolats en forme de cœurs et la carte une belle poésie, que le Bibou m'a récitée d'une toute petite voix. Mignon tout plein.

Ma maman, elle, a profité de son dimanche pour faire un peu de couture... et elle n'a pas cousu n'importe quoi : un sac à langer pour notre futur bébé ! C'est moi qui ai choisi les tissus, et elle qui s'est chargée de tout le reste. Je suis ravie du résultat, il est magnifique, et plein de petites poches pratiques ou ranger couches, lingettes, biberons, habits de rechange...

Sac à langer

Bon. Il ne me reste plus qu'à me remettre à la photo, que j'avais laissé de côté pendant bien trop longtemps... et de manière générale, à recommencer à me bouger un peu.

vendredi 21 mars 2014

Avec mon petit garçon

Je crois pouvoir dire que je traverse en ce moment une période d'incertitude. Je n'ai pas encore de travail, ne sais pas exactement ce que j'aimerais faire ni ce qui sera compatible avec l'arrivée de notre tout petit. Mon homme n'est pas encore arrivé (même s'il a enfin eu son visa !), il me manque, il manque à son fils... Je ne sais pas où je serai dans trois mois, ou dans quatre. Ici ? Dans un petit appart' rien qu'à nous ? On verra.

En attendant, même si je passe beaucoup de temps à ne rien faire, j'essaie aussi de profiter des petites choses qui seront plus difficiles à faire quand notre deuxième minus sera arrivé, ou que j'aurai un travail. Comme passer des moments seule à seule avec mon Bibou. Des journées mère-fils, comme mercredi, où nous avons pris le train ensemble pour nous rendre à Neuchâtel.

Nous sommes d'abord allés à un espace appelé la Courte Echelle. C'est un lieu d'accueil pour les enfants, qui viennent avec un accompagnant, leur maman ou quelqu'un d'autre. Il y a une grande salle remplie de jouets, des petites voitures, des livres, un coin pour jouer avec de l'eau, de la pâte à modeler. Une petite pièce toute rembourrée où on peut se rouler par terre et sauter sans se faire mal. Un autre endroit avec des petites voitures sur lesquelles rouler. Bref, tout pour plaire à mon petit mec, qui ne savait plus où donner de la tête.


C'est aussi l'occasion de rencontrer d'autres parents (bon, surtout des maman et des grand-mamans, à vrai dire) et de discuter avec les deux animatrices du lieu. Très sympa.

Ensuite, on est allé manger. Tous les deux, juste le Bibou et moi, dans le restaurant d'un grand magasin. Comme j'aime marcher dans la rue avec mon grand garçon qui me tient par la main ou marche près de moi. Prendre le bus avec lui. Monter en escaliers roulants jusqu'au restaurant. Manger en tête à tête avec lui. Mon petit mec à moi.

On est aussi allé au Musée d'histoire naturelle, où le Bibou a aimé voir les animaux empaillés. Il est à l'âge où il n'arrête pas de poser des questions tout le temps ; il passait d'une vitrine à l'autre en me demandant : "C'est quoi comme animal, ça ?" - "Et ça s'appelle comment, cet animal ?" - "Mais il s'appelle comment d'autre ?". A la salle des oiseaux, il a adoré appuyer sur les boutons pour entendre leur chant. Enfin, surtout appuyer sur les boutons, en fait, il n'écoutait pas vraiment ce qui se passait après.

La journée n'était pas encore finie, puisque nous avons encore pris un funiculaire pour aller jouer à une jolie petite place de jeux dans les hauteurs. C'est là que j'ai pris la seule photo de la journée, avec mon téléphone.


Du coup, en rentrant, le Bibou était épuisé. A tel point qu'il a fait une énorme crise de nerfs avec hurlements, sanglots et larmes et qu'il refusait d'entrer dans la maison, mais ne voulait rien faire dehors non plus... Il a fini par s'endormir dans mes bras, au milieu de la salle à manger.

vendredi 31 mai 2013

Je me suis trompée d'appartement... ou pas.

En rentrant, ce soir, je me suis demandé chez qui j'étais entrée.

A qui donc appartenait cet appartement ? Il n'était pas dans son état normal.

Propre comme un sou neuf et parfaitement rangé, aucun jouet ne trainait sur le sol. La lapine était tranquillement installée dans sa cage à l'entrée, sa litière sentait bon les copeaux de bois. Les chaussures étaient sur leur étagère, bien alignées. La table, habituellement encombrée de journaux et de papiers en tout genres, était complètement dégagée, et il n'y avait pas de vaisselle sale dans l'évier.

La vaisselle que vous voyez dans le miroir est propre et en train de sécher

Tiens ?

Ah ben si, c'était bien chez moi. J'avais oublié que mon homme et moi avions fait le ménage à fond le soir précédent et le matin même, en prévision de la venue d'invités qui nous ont lâchés au dernier moment n'ont finalement pas pu venir.

Eh bien vous savez quoi, je me suis sentie toute dépaysée. Si.

Mais rassurez-vous, le sentiment n'a pas duré longtemps. Le Bibou s'est vite chargé de me faire me sentir plus à mon aise.

- On met le ballon à sa place ! a-t-il déclaré en le posant sur la table.

La "place" du ballon, selon le Bibou

- Et la voiture de police aussi, a-t-il ajouté en la posant par terre. Et le train. Et le camion de pompier. Et...

La voiture rouge...
Merci, Bibou.

Ouf, enfin chez moi