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jeudi 2 janvier 2020

Une nouvelle année qui commence

Nouvel An, c'est toujours un peu le stress, pour moi. Je ne suis pas une grande fêtarde, je ne tiens pas spécialement à danser jusqu'au bout de la nuit. Mais je n'aime pas non plus ne rien faire, ce soir-là. Aller dormir avant minuit, sans boire un petit verre de champagne, le 31 décembre... je trouve ça quand même ça dommage.

En général, les mois d'avant, j'espère toujours que quelqu'un nous propose quelque chose. Un repas entre amis comme l'année dernière, une soirée jeux de société avec mes parents et mes sœurs comme je ne sais plus quelle année, ou des retrouvailles avec des personnes qu'on n'avait plus vues depuis longtemps comme à la fin 2015, tout me va. Pourvu que quelqu'un l'organise pour moi. Oui, parce que je suis nulle pour organiser des sorties, et une fête, n'en parlons pas.

Des tas de bonnes choses

Cette fois-ci, le 30, on n'avait toujours rien de prévu. On avait déjà dit à mes parents qu'ils n'avaient pas besoin de garder nos enfants - pas moyen de partir faire la fête sur un coup de tête (de toute façon, ce n'est pas ce qui m'aurait le plus emballée, même si mon homme aurait sans doute apprécié). Mais j'ai finalement eu l'idée d'envoyer un petit message à une amie pour l'inviter, elle et son mari, à un petit repas sans prétention, au cas où ils n'avaient encore rien de prévu. Et ils ont tout de suite accepté !

On a donc mangé plein de bonnes choses : j'avais prévu des petites crudités, fait des gato piman, et pour la toute première fois, j'avais essayé de faire du faux gras (un foie gras végétal). Je ne connaissais pas le concept jusqu'à en voir récemment sur un blog (mais lequel ? impossible de me souvenir). J'ai suivi cette recette, parce que c'est celle qui comportait le moins d'ingrédients improbables et que ça avait l'air plutôt facile (je suis une quiche en cuisine). Eh bien, ça a très bien marché, et j'ai trouvé ça délicieux.

Mon délicieux faux gras

Le Grand Loup a raconté en long, en large et en travers à nos invités tout ce qu'on pouvait faire sur Minecraft, Luigi's Mansion et Mario Odyssey - les trois nouveaux jeux vidéo que les enfants ont reçus pour Noël. Quand on lance le Grand Loup sur le sujet, il ne s'arrête plus. Apparemment, ça a donné envie à nos invités puisqu'une fois les enfants au lit, J. a lancé l'idée qu'on fasse une partie de Mario Kart sur la Switch. C. et moi nous sommes regardées en soupirant (« Ah, ces mecs ! »), mais on est quand même allés tous les quatre faire quelques tours du Circuit Champignon et de la Piste de l'Etoile.

A minuit, on a bu le champagne en se couvrant de serpentins. Puis on est passé au délicieux dessert amené par C. Lors de la partie de jeu de société qui a suivi, on commençait déjà tous à être plutôt fatigués... et on a fini par aller se coucher.

Champagne à minuit - oui, notre sapin de Noël est toujours là

J'espère que vous avez vous aussi passé un bon réveillon. Et comme c'est la tradition, je vous souhaite le meilleur pour l'année qui commence... Pour moi, 2019 s'est finalement bien terminée, et 2020 semble avoir bien commencé. J'espère que ça va continuer.

lundi 3 novembre 2014

Maman comme moi

Tiens, cette fille là-bas, cheveux bouclés, me dit quelque chose... Ah, elle pousse une poussette ?

- A. ? C'est bien toi ? 

C'était bien elle.

- Tu as un bébé ?
- Une petite fille ! Toi aussi, à ce que je vois ?

Cela faisait des années qu'on ne s'était plus vues, et voilà que quand on se retrouve, nous découvrons que nos deux petits on juste deux semaines de différence.

Depuis, A. et moi, on se revoit régulièrement. Près d'une place de jeux pour que le Bibou puisse jouer pendant qu'on cause, nos bébés sur les genoux. Au bord du lac pour une petite balade, bébés dans la poussette et Bibou qui trottine. Ou même au café du centre commercial, quand il fait moche, les bébés avec nous et le Bibou... à la garderie.



Et quand on se rencontre, on parle bébés.

- Et ta petite, elle dort la nuit ?
- Oui, elle ne se réveille plus qu'une fois, tète cinq minutes et se rendort. Et sinon, le tien, il suce aussi ses doigts ? La mienne les a découvert il y a quelques jours, et depuis ils sont en permanence dans sa bouche.
- Le mien tète ses doigts, et il attrape aussi tout ce qui passe à sa portée pour le suçoter... A part ça, qu'est-ce qu'elle fait niveau caca, la tienne ? Parce que le mien, il n'a rien fait pendant deux semaines, et là depuis dimanche c'est trois fois par jour !

Vous voyez le genre. Des petits blablas de mamans. Et quand j'ai eu à laisser mon bébé toute une journée, c'est naturellement à elle que j'ai demandé conseil sur le tire-lait et compagnie.

Une ancienne amitié renouvelée... des points communs qui rapprochent... ça fait du bien !

lundi 20 janvier 2014

Visites de début d'année : la maison eurêka

Début janvier, une petite parenthèse dans nos préparatifs de départ : la venue de deux amies de Suisse, qui ont passé quelques jours chez nous - et nous ont emmenés ailleurs.

La maison Eurêka, à Moka : notre première visite ensemble
Elles sont arrivées un jour de cyclone ; c'est la pluie et le vent qui les ont accueillies en lieu et place du soleil tropical auquel elles s'attendaient sans doute.

Dans la cour, des fleurs extraordinaires
Après deux jours à la maison, on a enfin pu se risquer un peu plus loin. Il faut dire que le cyclone est passé relativement loin de Maurice (il n'a par contre par épargné la Réunion où il y a eu beaucoup de dégâts et même des blessés).

Il avait encore un joli son ! Quant à savoir s'il était accordé...
Nous avons donc pris le bus jusqu'à Moka pour visiter la maison Eurêka, une vieille bâtisse coloniale gardée quasiment en l'état et que l'on peut visiter comme un musée. Cela faisait longtemps que j'avais envie de la visiter, mais je n'en avais encore jamais eu l'occasion.

Je ne sais pas bien ce que c'est, mais j'ai trouvé ça plutôt photogénique
Il y a normalement une visite guidée, à laquelle nous n'avons pas eu droit, à cause - vraisemblablement - d'un petit malentendu à l'accueil. Mais ce n'était pas si mal ; nous avons pu prendre des photos à notre guise et avons pu toucher ce que nous voulions... du moins certains d'entre nous, moi je n'ose pas !

Du temps où on avait le temps et les moyens de faire des meubles si ouvragés...
Des meubles anciens tous plus beaux les uns que les autres, plus ou moins bien conservés. On a un peu l'impression que chaque chose a été laissée à sa place d'origine, qu'un jour on a simplement arrêté de les utiliser et qu'on n'y a plus touché. Ça change beaucoup du Château de Labourdonnais où tout est si propre et a été rénové, où rien ne traine.

La jeune fille à la colombe
Dehors, le vent soufflait et la pluie tombait, par moments très fort. A l'intérieur, on était bien... Les fenêtres étaient ouvertes sur la varangue, laissant circuler l'air humide et chaud.

Il a testé et il l'affirme, même plusieurs dizaines d'années plus tard, les fauteuils sont toujours confortables.
La maison, construite par un certain M. Carr, a ensuite appartenu à la famille Leclézio - si si, vous savez, l'écrivain.

On se croirait en un après-midi pluvieux de la fin du XIXe siècle, non ?
L'un des fils du premier Leclézio, Henry, a eu avec son épouse Genny pas moins de 17 enfants. J'ai de la peine à imaginer à quoi pouvait ressembler la vie de cette femme qui a dû passer la majeure partie de sa vie enceinte. Pour s'occuper de ses enfants et de la maison, elle avait par contre droit à l'aide de plusieurs dizaines de serviteurs.

Dans la salle à manger, la table était mise. Elle était très grande, mais je me demande tout de même
si les dix-neuf membres de la famille pouvaient prendre leur repas tous ensemble.
Quand la dernière tante à avoir hérité de la maison, Simone Leclézio, est décédée en 1980, 104 héritiers se sont présentés pour la succession... Tu m'étonnes, avec des familles aussi nombreuses ! La maison a ainsi finalement été vendue, et appartient aujourd'hui à Jacques de Maroussem.

La varangue sert désormais de restaurant... nous n'avons pour notre part goûté que leurs brownies et leur jus de fruits.
La visite de la maison se poursuit au jardin. On peut normalement se rendre jusqu'à des cascades au fond d'une gorge, mais vu le temps et les terrains détrempés ce jour-là, ce n'était guère possible.

Les volets de bois centenaires battaient au vent et les meubles de rotin prenaient l'eau sur la varangue de derrière.
Nous avons donc simplement erré dans le grand parc qui entoure la maison, entre pelouse bien entretenue et bosquets d'arbres.

La végétation reprend-elle le dessus ?
Dans un coin du parc, se dresse une petite bâtisse devant laquelle s'étend une piscine pavée de superbes pierres bleues...

Sploutch !
...dans laquelle s'égayaient des dizaines de petites grenouilles (crapauds ? Disons batraciens pour être plus sûrs, comme l'a suggéré une commentatrice la dernière fois).

Coâââ !
Une belle découverte que cette maison, et une visite à conseiller.

mardi 10 décembre 2013

Grillades et plus si affinité

C'est pas banal...

Un dimanche d'été sous les tropiques, il fait 30 degrés. Les moustiques virevoltent et nous piquent allègrement les mollets. Les enfants se bagarrent pour la petite moto en plastique pendant qu'on fait une partie de Time's up en riant beaucoup.

Puis on allume le gril, des saucisses pour les enfants et des poissons pêchés le jour même par l'un des convives pour les grands. On se régale, rien de plus savoureux. Mais ce n'étaient que les gadjaks. Car pour le dîner, sous nos tropiques, par trente degrés, nos amis ont sorti caquelon et longues fourchettes, et nous avons dégusté... de la fondue ! Celle au fromage, que les Français nommeront "savoyarde" mais dont je sais bien qu'elle est suisse.

Eh bien, laissez-moi vous dire que c'était un régal. Une métairie dans les hauteurs ou un jardin à Pereybère, c'est kif-kif, la fondue est toujours aussi bonne. La super ambiance qui a régné tout le week-end y était sans doute aussi pour quelque chose.

Merci les amis pour ces délicieux moments ! Vous allez nous manquer...

La photo n'a rien à voire, ça c'était en août

PS: Après, je suis tombée malade, mais ceci est une autre histoire :S

lundi 3 septembre 2012

Ca fait du bien !

Des amis ont passé le week-end chez nous. Le cousin de mon chéri, son épouse et leur petite puce de deux ans sont arrivés vendredi soir et ne sont repartis que dimanche. Le temps de partager quelques bons moments...

La journée, on s'occupe des minus qui tantôt se disputent pour des jouets et tantôt se font des bisous tout doux. Et quand vient le soir, un dîner, puis les petits vont enfin se coucher. On se retrouve alors ensemble, on boit un peu d'alcool (avec modération, naturellement), on plaisante, on joue aux cartes, on plaisante encore, on refait le monde.

On se sent jeunes à nouveau et pas seulement parents.

C'est fou comme ça fait du bien.

mercredi 22 août 2012

Excursion au Jardin Balfour

Il y a quelques temps (mes parents étaient là), j'avais lu dans le journal que la municipalité de Beau-Bassin / Rose-Hill essayait désespérément de se débarrasser de petits intrus. Des singes avaient en effet élu domicile dans un parc public, le jardin Balfour.

Du coup, on était allé y faire un tour avec A & A, deux amis de Suisse qui ont passé quelques jours chez nous.

J'aime beaucoup ce parc. De l'herbe verte, de hauts arbres, de petits ruisseaux qui courent ça et là. Des jeux pour les enfants : un bateau, un petit train, des balançoires... Dans un enclos, de grosses tortues.

Tortue au Jardin Balfour

Les singes, on les a aperçus en haut des arbres. Mais ils sont timides, ils filent à tout vitesse et restent bien à l'abri tout là-haut. Malgré les talents d'escalade d'A et moi, ils restaient encore largement hors de portée. J'ai tout de même réussi à faire une ou deux photos, floues à cause du manque de lumière.

Singes...

On a aussi vu les cages installées pour essayer de les attraper... Sans succès, vraisemblablement.

Non mais, on les prend pour qui ? C'est malin, un singe...

Sinon, il y a avait une drôle de petite bête qui avait l'air de bien prendre son pied sur le petit train rouge !

Le Bibou s'éclate


lundi 11 juin 2012

A la mer

Hier matin, avant dix heures (miracle !), notre petit aventurier, casquette rouge à croix blanche sur la tête et sac sur le dos, était prêt à partir. Pour aller où ? Chez de nouveaux amis de ses parents, pour manger un bon repas, puis se rendre tous ensemble... à la mer !


Chez G. et P. (une Suissesse et un Mauricien, juste comme nous), on a très bien mangé, et on a beaucoup discuté - de l'état des hôpitaux mauriciens au nombre de touristes, en passant par la manière d'élever les enfants. Les enfants ? On ne les a quasiment pas entendus. Le Bibou m'a impressionnée : il a joué tranquillement (je n'ai pas dit calmement) avec les deux grands (un p'tit gars de 2 ans et demi et une charmante petite fille de 7 ans). Il n'a jamais été aussi tranquille et indépendant - d'habitude, il joue cinq minutes puis vient pleurnicher vers nous.


Vous n'allez pas me croire, mais cela faisait presque cinq mois qu'on n'était plus allés à la plage. Ça me faisait d'ailleurs rire de me dire que mes parents y étaient allés plus récemment, alors qu'ils vivent dans un pays qui ne touche pas la mer. Quand je pense que certaines personnes à qui ma maman raconte que sa fille vit à l'Ile Maurice m'imaginent dans un charmant bungalow au bord de l'eau, une noix de coco à la main...

Autant dire que le Minus découvrait pour ainsi dire l'océan. A 11 mois, la dernière fois qu'on avait passé une journée à la plage, il était quand même nettement moins conscient de ce qui l'entourait. Et surtout, il ne marchait pas encore, et ne pouvait pas encore explorer son environnement à sa guise... Là, il a un peu ronchonné quand la première vague a mouillé ses pieds. Il a fallu un peu de persévérance, mais il a finit par apprécier... Son papa l'a même emmené dans l'eau, malgré le "froid" - moi, je n'ai pas eu le courage, je ne me suis trempée que jusqu'aux cuisses... sauf pour la photo !

On a très peu de photos de famille... Celle-ci est plutôt réussie !
Le Minus a pu s'essayer au football (il suivait de loin les grands qui, eux, touchaient le ballon de temps en temps), creuser des trous et faire des châteaux de sable (il a surtout regardé les grands en creuser et en monter), et a goûté quelque chose de nouveau... le sable ! Bizarrement, il a eu l'air d'apprécier, puisqu'il en a repris une pleine poignée, malgré nos protestations.


Le Minus a en outre eu l'occasion de voir deux merveilles ce jour-là. Il a d'abord vu passer un "manon pipié", puis a vu sautiller trois "papins". Je vous laisse deviner de quoi il s'agit, même si le deuxième est plus facile à trouver (surtout qu'il doit être dans le dico Bibou-français).

Bref, une journée drôlement sympa, qu'on ne devra pas trop tarder à répéter !

mercredi 7 mars 2012

Rencontres

Dimanche soir, nous étions quatre à table, plutôt que trois. Et le jour de l'anniversaire du Bibou, il y avait deux invitées qui ne faisaient pas partie de la famille... C'est que nous avons fait quelques jolies rencontres, ces derniers temps.

Il y a quelques mois, par l'intermédiaire du site Couchsurfing, j'ai reçu un mail d'une femme qui projetait de venir passer quelques temps à Maurice avec sa fille. Je lui ai donné les quelques renseignements que je pouvais, et à peine une semaine plus tard, elle m'annonce qu'elle vient de réserver un vol, trois ou quatre jours plus tard, pour venir ici.

On n'a donc pas tardé à se rencontrer. Bibou, Chéri et moi étions donc allés faire un petit tour du côté d'Albion, dans l'ouest, où elle loue une jolie villa. Silke s'est avérée très gentille, et ravie d'avoir enfin quelqu'un avec qui discuter. Sa petite puce de deux ans ne parle en effet pas encore beaucoup, mais est vraiment adorable. Après un bon repas et un lait de noix de coco, nous sommes allées à la plage, nous asseoir sur un tronc d'arbre pour refaire le monde pendant que les deux Minus dormaient dans leurs poussettes respectives.

La "petite puce" sur la plage

J'ai appris beaucoup de choses, ce jour-là. J'ai appris, par exemple, que certaines personnes considèrent le sucre comme un drogue (c'est vrai qu'on y est facilement accro !), et qu'il est possible, pour un temps au moins, de ne vivre pratiquement que de mangues. Depuis ce jour-là, nous avons également pris une nouvelle habitude : Chéri et moi adorons désormais croquer de temps en temps... un bon bout de concombre ! Ça passe aussi bien la soif qu'un verre d'eau, c'est croquant a souhait, et a un délicieux petit goût. Dommage que leur prix ait radicalement augmenté depuis quelques semaines, mais ceci est une autre histoire.

Ce fut donc notre première rencontre de l'année, qui nous a également donné deux invitées pour l'anni du Bibou.

La deuxième rencontre, ça a été celle de Maisa, une Hollandaise résidant en Espagne dont la mère est Mauricienne et le père Surinamais. Couchsurfeuse elle aussi, elle passe son séjour chez une de ses cousines, à Rose-Hill, mais nous a rejoints chez nous dimanche dernier. Pendant le repas (du rougail saucisse, miam !) cuisiné par mon Chéri, nous parlons un peu de nous... avant d'aller faire un tour au Caudan, en n'oubliant pas de jouer les guides touristiques sur le passage - "Là, c'est la Cathédrale St-Louis, où on s'est mariés", "Là, le Café du Vieux Conseil, où on a organisé la réception" (oui, on choisit les bâtiments qu'on montre selon des critères très objectifs).

Maisa a ensuite passé la nuit chez nous - c'est le principe de Couchsurfing, on propose son "couch" (son canapé !) aux voyageurs qui le souhaitent. Le lendemain, elle partait pour la plage, nous pour le travail et l'université. Au revoir, si vous passez en Espagne, n'hésitez pas à venir me voir ! Oui, on y pensera, si...

dimanche 7 août 2011

Pot-Pourri

Prenez 6 personnes, au hasard : un Mauricien, une Suissesse, un Réunionnais, une Allemande, un Anglais et une Mauricienne.

Disons que la Suissesse était mariée au Mauricien et que tous deux résidaient à Maurice, avec leur Mini. Que l'Anglais avait pour épouse la Mauricienne, et que tous deux venaient de s'établir sur la petite île de l'Océan Indien, après plusieurs années au pays de la Reine Elisabeth. Disons enfin que l'Allemande et le Réunionnais ne s'étaient (presque) plus quittés depuis leur rencontre sur l'île au volcan, qu'ils résidaient en ce moment en Grande-Bretagne et étaient juste de passage dans les Mascareignes.

Mettez enfin tout ce petit monde sur un balcon autour de verres de jus de fruit ou de vin puis d'un bon repas, et vous verrez comme ils prendront plaisir à refaire le monde, à parler, en vrac, de thé entre collègues, des Chagos, d'assurance chômage, des parents mauriciens ou de voyages en éthiopie.